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Eviction de Moatassem Boudiaf : Renoncement au développement de l’économie numérique?

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Si l’on croit le quotidien  gouvernemental El Moujahid dans sa livraison du 22 mai dernier, Moatassim Boudiaf, Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Finances chargé de l’économie numérique, doit se trouver en Inde du 22 au 26 mai pour assister à la rencontre des BAD. Autrement dit, Moatassim Boudiaf est le second ministre de la République à être relever de son poste alors qu’il était en mission à l’étranger. Ce qui dénote du respect des hauts cadres de l’Etat.

Par ailleurs, ce ministre, né en 1965, donc le plus jeune de l’ex-équipe dirigée par Sellal, bardé de diplômes et chargé d’un secteur stratégique (l’économie numérique) n’a pas trouvé sa place dans le nouveau gouvernement dirigé par Tebboune.

Le portefeuille de l’économie numérique, ministère à part entière, décidée par Emmanuel Macron, le jeune président français, a été attribué à un jeune français d’origine maghrébine à peine trentenaire. Visiblement, l’Algérie, pays encore retardataire dans le domaine numérique, ne semble pas considérer ce secteur comme stratégique. C’est du moins l’impression que donne le dernier changement gouvernemental. Puisque ce ministère a été réduit à un simple département attribué au ministère des Postes et Télécommunications.

Dans un pays ou l’improvisation est reine et où les hauts cadres ne bénéficient d’aucun égard puisqu’on les remercie même quand ils sont en mission pour représenter leur pays dans les rencontres internationales, on peut difficilement réclamer l’ouverture d’un débat sur ce qui est censé être secteur stratégique ou non. Le dernier remaniement ministériel nous offre deux cas : celui de Bouterfa et celui de Boudia Moatassim.

  • Par Z.S

Changement à la tête du ministère de l’énergie: De grosses interrogations.

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La nouvelle équipe gouvernementale, nommée ce jeudi, soulève quelques interrogations. Si certaines évictions ont été saluées, notamment celle d’Abdelmalek Boudiaf, ministre de la santé, ou celle de Bouchouareb, ministre de l’industrie et des mines et qui avait l’œil sur l’énergie, d’autres ont suscité des interrogations et ne trouvent pas d’explication jusqu’ici. C’est le cas de Mustapha Guitouni, dont la promotion à la tête de Sonelgaz, entreprise où il a coulé pratiquement sa carrière, a déjà été jugée trop grande pour lui.

Le voilà nommé à la place de Bouterfa, son ex-patron à la Sonelgaz et en tant que ministre de l’énergie. Disons les choses simplement. Nouredine Bouterfa compte à son actif ce qui est désormais connu dans l’histoire du marché pétrolier : «l’accord d’Alger».

Cet accord qui a réussi l’impossible pari de réunir les pays producteurs de l’OPEP et ceux hors-OPEP autour d’un objectif : réduire la production pour éponger une partie du surplus de l’offre et permettre un raffermissement des prix. Depuis cet accord, les prix n’ont pas franchi, à de rares exceptions, la barre des cinquante dollars dans le sens de la baisse s’entend. D’ailleurs Bouterfa se trouve à l’étranger où il participe à la reconduction de cet accord sur une période de neuf mois. Autant dire qu’en l’espace de quelques mois le ministre algérien de l’énergie s’est illustré sur la scène énergétique mondiale.

Pour ou à cause de ce succès, il a été remercié et remplacé par son éternel subalterne. Mustapha Guitouni qui quitte la Sonelgaz en laissant une situation sociale des plus critiques puisque le syndicat autonome de cette entreprise fait toujours parler de lui.

Quid de la situation financière de la situation financière de la Sonelgaz qui doit recouvrir presque une centaine de milliards de DA pour échapper à l’asphyxie.

En tout cas, durant son règne, bref certes, Guitouni s’est illustré par une seule et unique déclaration publique où il a cherché à culpabiliser les citoyens en les qualifiant des premiers consommateurs de l’énergie à l’échelle universelle. Ce qui reste à prouver.

Par ailleurs, l’ex PDG de Sonelgaz ne peut pas se prévaloir d’un CV ou de compétences scientifiques et académiques justifiant cette ascension fulgurante au déclin de sa vie. A part qu’il est de Relizane alors que son prédécesseur est de Kenchela. Déjà, à Oran, certaines doigts pointent la zone d’influence qui serait derrière cette super-promotion.

Quant à Bouterfa, il aura pour consolation qu’il n’est pas le premier ministre dégommé alors qu’il était en mission au service des intérêts majeurs de la Nation. L’économiste Hocine Benissaad, alors ministre de l’économie l’a devancé sur ce chapitre quand il a remercié alors qu’il était à Tokyo pour négocier des facilitations de payement pour son pays.

Le cas de Guitouni interdit à Tebboune et ceux qui l’ont placé et lui ont dicté la composition de son gouvernement de développer la thèse du recours aux compétences. Au contraire, ce sont d’autres critères qui président au choix des hommes qui dirigent les affaires du pays…ou les affaires d’un clan de ce pays.

  • Par ZIAD Salah

Sellal consulte les leaders des partis politiques: Que reste-t-il des usages de la République?

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Nous l’avons appris de la bouche même de Mokri, numéro un du MSP, mais voilà que Ould Abbès, SG du FLN nous le confirme aujourd’hui dans l’entretien qu’il a accordé à El Khabar. Sellal, premier ministre sortant, mène les consultations pour la formation de la prochaine équipe gouvernementale. Il a déjà pris langue avec Benyounès, le patron du MPA et Ghoul, chef de TAJ. Bref, les contours du prochain gouvernement commencent à se dessiner : il sera composé du FLN, RND, MPA et TAJ. La participation du MSP n’est pas encore acquise.

Mais la question que se posent certains observateurs concerne la nature de la mission de Sellal, promu à reconduire le prochain gouvernement selon toutes vraisemblances. C’est évident que c’est la personne ou le collège ou le clan qui prend les décisions au nom du Président de la République handicapé par sa maladie qui l’a chargé de la mission d’engager des pourparlers avec ceux supposés être les gagnants des dernières législatives du 4 Mai dernier. Mais l’ordonnateur ou les ordonnateurs, dans leur précipitation et leur indigence, ont sacrifié la forme.

En bonne logique, Sellal doit présenter sa démission, et donc celle de toute son équipe, avant d’être investi par la nouvelle tâche de mener des tractations et proposer une équipe gouvernementale. Encore une entorse aux peu d’us et coutumes encore usage dans ce qui reste de la République. Cette transgression des usages, sûrement consignés dans les textes régissant le fonctionnement de la République, est lourde de sens.

Elle dévoile la nature autoritaire du régime politique qui nous gouverne, qui ne se soucie même plus des formes. Quid de l’opinion nationale ou même internationale ???

Désormais, nous sommes dans une ère où ceux qui détiennent les rennes sont de plus en plus persuadés qu’ils sont les seuls sur la sphère politique, ce qui leur permettront de s’accaparer la sphère économique.

La cécité de ceux qui gouvernent les empêche de décrypter à leur juste titre les résultats du dernier scrutin. Sur un corps électoral de vingt trois millions de voix, dix huit ont manifesté leur désapprobation du régime politique actuel soit en boycottant les élections, le cas de la grande majorité, ou en annulant le bulletin de vote. Ce qui devrait en bonne logique pousser les tenants du pouvoir à mobiliser toutes les compétences nécessaires pour élucider ce rejet massif de l’initiative du pouvoir.

Avec la fraude et le bourrage des urnes relevés un peu partout, le FLN et le RND, les deux partis siamois et gagnants et qui constitueront l’ossature du gouvernement et du parlement ne représentent que 11% du corps électoral. Difficile de revendiquer une quelconque légitimité dans pareil cas.

Quant aux usages présidant l’exercice du pouvoir, relevée dans le cas des consultations engagées par Sellal, sans la présentation préalable de sa démission et celle de son gouvernement, que le b.a.b.a de la sociologie politique nous renseigne que l’exercice du pouvoir va de pair avec le respect d’un rituel donné et de règles précises.

L’omission par Sellal, par ceux qui le dirigent et ceux qu’il mène à son tour, des usages en cours partout dans le monde et depuis toujours, augure-t-elle d’un quelconque changement ? …Perhaps

  •  Par ZIAD Salah

 

Centenaire de Mouloud Mammeri : La pensée «mammerienne» revisitée à Oran

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La pensée «mammerinne» a été revisité ce samedi matin, lors d’un colloque au théâtre d’Oran, sur «l’œuvre de Mammeri et le cinéma», aujourd’hui et demain, dans le cadre du centenaire de l’écrivain, organisé par le haut commissariat à l’amazighité et sous le haut patronage du président de la République et en collaboration avec la wilaya d’Oran ainsi que l’association « Numidya».

Si El Hachemi Assad considéra le colloque comme «un juste hommage à un monument de la culture algérienne et sa dimension amazighe». Le secrétaire général s’est incliné à la mémoire des militants pionniers de la cause amazighe à l’instar de feu Mohand Ouidir Ath Amrane, ainsi que Djouher Amhiss et Da Abdellah Hamane présents au colloque.

A leur adresse, il dira que «ce centenaire est le fruit de votre combat et celui des générations depuis le mouvement national , jusqu’à la réconciliation nationale avec soi, usant d’un discours apaisé, loin des radicalismes et du déni de soi, pour parvenir à un capital commun et une fière appartenance  à cette terre ».

L’intervenant annoncera aussi la signature le 16 mai prochain d’un accord entre le HCA et la représentation de l’ONU pour traduire en tamazight le document sur les objectifs du millénaire du développement durable, suivi d’un cycle de formation le 21 mai pour les agents du greffe sous la houlette du ministère de la justice.

Lors de leur prise de parole le wali d’Oran et le représentant du premier ministre ont chacun insisté sur l’importance du colloque pour la réappropriation du legs de Mouloud Mammeri pour la valorisation de tamazight, surtout après sa constitutionnalisation comme langue nationale et l’une des composantes du triptyque amazighité, islamité et arabité.

De son côté l’universitaire Mme Melha Benbrahim a évoqué le premier texte «la société berbère» écrit par Mammeri en 1938, à l’âge de vingt ans et publié dans une revue marocaine. «Ce texte annonça sa vocation de défenseurs de cette cause pour rendre la voix à cette culture plusieurs fois millénaire, il aborde trois notions de la société berbère qui sont – assefru (poème)- awal (parole) et amusnaw (le sage) ».

Abdelmadjid Bali l’un des élèves de Mammeri insista sur le fait que «le colloque ne doit pas être une fin en soi, mais doit être une amorce pour se réapproprier les combats et les idées de Mammeri afin de consacrer sa dimension, par des approches scientifiques et des outils adéquats à sa préservation et son développement ».

L’universitaire Mohamed Bensalah, quant à lui rappela le déni dont fut victime l’homme de lettres et l’anthropologue reprochant au CRASC d’Oran «le peu d’intérêt accordé aux travaux anthropologique de Mammeri».

Il appela également les spécialistes à faire un travail sur les textes inédits laissé par Mammeri «à la veille de sa disparation », soit une pièce de théâtre et un roman. «Il faut reprendre ses textes pour en faire une œuvre et une analyse comme l’ont fait d’autres sur des fragments de textes laissés par Camus»conclura-t-il.

Enfin, ce fut autour des réalisateurs Ahmed Rachedi et Belkacem Hadjadj ainsi que le cinéaste Ahmed Bejaoui de parler de leur expériences respectives sur les œuvres de Mammeri adaptés au cinéma à l’image du film «L’opium et le bâton » et le documentaire «L’aube des damnés » dont le commentaire fut écrit par Mouloud Mammeri.

  • Par B.D.J

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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