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La chanson oranaise à la croisée des chemins : L’urgence d’un diagnostic

Actualités/Arts & Culture

Loin de nous l’idée de faire le procès du fait culturel et artistique qu’est la chanson oranaise. Nous tentons de poser des questions, de faire des remarques et de rappeler des faits, afin que, artistes, pratiquants directs, spécialistes et responsables puissent faire de notre réflexion, une halte pour établir le diagnostic, procéder au bilan et faire des propositions concrètes. Tout cela pour permettre à la chanson oranaise, de vivre très longtemps et de continuer à exister sur la voie du développement et de l’amélioration continue.

Six facteurs pour comprendre

Que faut-il faire maintenant après la clôture de la 10ème édition du festival de la chanson oranaise?

Si les organisateurs doivent penser, dès à présent, à la prochaine édition, tout le monde, les amoureux de l’art principalement, sont dans l’obligation de réfléchir sérieusement à l’avenir du genre très cher aux défunts Wahby, Blaoui, Ahmed Saber et Benzerga.

Dix années, le temps qu’a duré le festival local, jusqu’à aujourd’hui et auquel on souhaite longue vie, suffisent pour tirer des leçons et appréhender le futur avec plus de rigueur, de sérénité et d’organisation. Les fausses notes, comme les bonnes, doivent constituer le capital expérience afin de minimiser les faiblesses et étayer les forces motrices. Il est temps de procéder au diagnostic.

La tenue, coûte que coûte, du festival, qui est en elle-même une réussite, ne doit pas constituer l’arbre qui cache la forêt. Il faut avoir le courage de dire que «la chanson oranaise vit une véritable crise», et il est urgent d’en identifier la nature et les causes, objectivement, en toute sincérité, responsabilité et honnêteté. Il est nécessaire de nommer les problèmes réels pour pouvoir prescrire les remèdes efficaces et agir en conséquence.

Les volontés pour améliorer la situation existent et il est surtout recommandé de les inciter sereinement, les rassurer et les encourager. Il faut trouver intelligemment les motivations adéquates pour que nul ne se décourage ou ne baisse les bras.

A notre sens, ce sont six (06) facteurs essentiels, constituant par là, même un hexagone ou polygone à six (06) côtés qui peuvent permettre l’amélioration de la situation actuelle. Il s’agit des acteurs directs et indirects dans le et du fait culturel et artistique qu’est la chanson oranaise ou le genre musical, El Wahrani.

Il s’agit, dans un ordre comme dans un autre, des acteurs suivants : les pratiquants, constitués par les chanteurs, les musiciens et les paroliers, les pouvoirs publics, le large public, constitué des fans et des amoureux de la chanson oranaise, les sponsors, les médias et les chercheurs et les universitaires.

Les pratiquants : une lourde responsabilité

Les pratiquants, acteurs directs et premiers concernés, doivent se prendre en charge. Aucune délégation de pouvoir n’est tolérée dans le fait culturel et artistique. Par amour ou par passion, ou même par besoin matériel, l’art est avant tout une expression d’âme et du cœur. Chanteurs, paroliers et musiciens doivent s’impliquer pleinement, voire accepter de faire des sacrifices.

Tout d’abord, en ce qui concerne les chanteurs, nous signalons que les voix existent et ne demandent qu’une prise en charge honnête et réelle. Il suffit de les diriger pour que les jeunes puissent s’imposer à différents niveaux ; local, régional et national. Nous en citons les noms des lauréats des différentes éditions du festival de la chanson oranaise comme Aida Adda, Omar Reffas, Houria Boulandji, Sabrina, Romaissa et Mansour Bengacemi.

La liste, non exhaustive, ne peut exclure des voix qui se sont imposées ces dernières années comme Houari Oualhaci, Abdallah Sai, Houari Sifaoui ou Bachir Bouguedra. Cet échantillon renforcé par d’autres noms, peut remplacer les Baroudi Bekhedda, Maati El Hadj, Houria Baba, Malika Meddah, Rahal Zoubir et Abdelkader Cherigui, dont l’avenir est derrière eux. Alors qu’ils n’ont rien à prouver, ces derniers  peuvent constituer un véritable encadrement pour les jeunes générations.

Il est également désolant, voire indécent, de constater que de plus en plus de chanteurs, même les plus anciens, ont souvent recours à la lecture, sur les pupitres, de leurs «lyrics», alors qu’ils doivent vivre la chanson pour pouvoir attirer l’attention de leur public. Ce fait, qui s’est produit plusieurs fois durant la 10ème édition, s’est propagé auprès des chanteurs «séniors», imités malencontreusement par les «juniors».

A ce niveau, la crise est accentuée quand on parle de la composition musicale. Par manque de volonté ou de compétences ou même de goût, les noms des compositeurs, pouvant assurer la besogne, selon une méthodologie classique, se comptent sur les doigts d’une seule main. Les musiciens sont appelés à s’impliquer davantage et sérieusement dans l’ouverture et le développement du genre El Wahrani, par des œuvres de qualité et des recherches musicales originales.

Le véritable maillon faible est constitué par les paroliers, car il existe très peu de poètes de la trempe de Sidi Lakhdar Benkhlouf et Belguitoun, par exemple, qui sont capables de créer. Cette catégorie d’acteurs directs compose l’écorce fine et vulnérable de la chanson oranaise. Si pour les œuvres devenues classiques de Wahby, Blaoui, Benzerga et Ahmed Saber, le succès a été assuré, les chansons enregistrées récemment et durant les dernières années, et mises à part quelques unes très rares, la médiocrité s’avère la caractéristique dominante.

Cela est certainement le produit d’un environnement social et culturel très particulier, où la médiocrité est presque généralisée, mais le niveau de ceux qui écrivent les textes des chansons, excepté un ou deux, pose énormément de questionnements, surtout au lendemain de la disparition du feu Belhadri Belhadri.

Quand on parle de paroles on évoque forcément le thème de la chanson. A ce titre, nous avons constaté que plus de 80% des textes chantés sont du type nostalgique, liés à l’histoire et à… la géographie d’Oran.

Pire, les paroles n’apportent rien de nouveau au niveau esthétique et vocabulaire, si ce n’est une médiocrité incohérente. Pour illustrer cette médiocrité, nous citons l’exemple de la chanson «donnée» par Bey Bekkey au jeune Mansour Bengacemi et dont le titre «wahrane, ostorate ezzamane» (Oran, une légende du temps), est très réducteur de l’histoire de Wahrane. Non, Messieurs, Oran n’est pas une légende. C’est une réalité.

Ainsi, dans les paroles ou les lyrics, qui ne font plus partie de la poésie melhoun, on ne retrouve plus de la créativité. Mis à part quelques cas très rares, les paroliers sont tombés dans la facilité et ne font que rassembler des mots et expressions, le plus souvent, dans une redondance terrible et un agencement laid.

Ainsi, les trois ingrédients de base, pour la réussite d’une chanson, et qui sont la voix, la musique et les paroles, évoluent «aisément» dans un contexte défavorable. Ils participent, tout simplement, au déséquilibre et au déclin de la chanson oranaise.

Les pouvoirs publics doivent et la politique culturelle

Si, au niveau local, la direction de la culture doit promouvoir et multiplier les événements, elle doit aussi améliorer ses prestations en matière d’écoute, de prise en charge et d’accueil des artistes. Nous ne voulons pas remuer le couteau dans la plaie, mais les locaux et les bureaux des bureaucrates et administrateurs sont devenus de véritables cimetières, où reposent dans une totale et insolente indifférence, les projets, les rêves et les espoirs de plusieurs artistes, hommes et femmes de la culture.

Pour de nombreuses personnes, la situation est déprimante, tout au long de l’année, malgré les promesses et les déclarations des responsables. Oran, pourtant wilaya multiculturelle, vit dans un marasme à telle enseigne que beaucoup de gens se demandent si, à part le Raï, la ville a encore un ancrage culturel.

En outre, il est demandé à l’ONDA, Office chargé de la protection des œuvres artistiques, de se retrouver une dynamique autre que celle de former un «coffre fort» pour enterrer les œuvres. Cela demande un minimum de créativité et d’esprit d’initiative, un terrain ignoré, inexploré et anormal pour nos bureaucrates.

Le plus gros et le plus important travail revient à la volonté des pouvoirs publics, l’Etat et le gouvernement, représentés par le ministère de la Culture. Il est surtout attendu que les pouvoirs publics donnent «le coup de pousse» nécessaire à la chanson oranaise. En le confinant dans son caractère local, cela semble être un genre d’humiliation à la chanson oranaise qui revendique sa vocation nationale. Rabah Driassa, Mohamed Ouejdi, Nora, Seloua et Keltoum, pour ne citer que ces noms, au sommet de leur popularité, n’ont-ils pas pris, dans leurs chansons et par leurs tripes, les airs et les mélodies d’El Wahrani?

Revendiquer ne suffit pas, car en parallèle, il faut s’imposer auprès des jeunes générations comme l’a fait auparavant le Raï enfanté (faut-il le rappeler?) par le genre El Wahrani, et qui est devenu genre musical…universel.

La chanson et la musique oranaises ont besoin d’être considérées et reconnues concrètement pour ne pas rester confinées et citées dans des discours circonstanciels, occasionnels et conjoncturels, surtout que la constitutionnalisation de l’acte culturel lui est favorable.

Après l’APICO, le vide total

Il est vrai que, d’un point de vue sociologique, Oran a beaucoup changé, depuis quelques années. Elle a subi des mutations en profondeur de sa composante sociale qu’est la population. Oran, pôle commercial et industriel par excellence, a attiré, et continue d’attirer, les populations des autres régions du pays. Elles y viennent, y vivent et s’y installent. Fixées, culturellement et socialement, ces populations ramènent avec elles des traditions, des pratiques et des us qui ne sont pas sans conséquences sur le genre musical local qu’est El Wahrani, et qui n’a pas trouvé le soutien nécessaire pour sa pérennisation et sa…survie.

Pour le constat, notons qu’aucune association n’est créée pour la promotion de la chanson oranaise, depuis la dissolution de la fameuse APICO, il y a quelques années. Pis encore, on n’écoute plus El Wahrani comme autrefois, c’est-à-dire en famille, lors des fêtes sociales comme les mariages, dans les cafés, ou entre amis, comme c’est le cas pour le Raï, qui continue à s’imposer même dans sa version «hard».

Rappelons, avec beaucoup d’amertume et de désolation, que récemment, le printemps dernier, lors d’une soirée gala organisée par l’ONCI, où devaient se produire, entre autres, les Houria Baba, Maati El Hadj et Baroudi Bekhedda, des noms lourds dans la chanson oranaise, la salle du cinéma Maghreb (ex Régent) n’a enregistré que la vente d’une dizaine de billets. C’était une véritable catastrophe, non médiatisée certes, mais qui a laissé beaucoup de séquelles dans la scène culturelle locale et a eu des répercussions néfastes au niveau central.

Le public répond favorablement quand il y a de la matière à voir et à écouter. Celui de la 10ème édition était fidèle, même en petit nombre. Le public de la chanson oranaise n’est pas vraiment jeune, mais se situe dans la tranche d’âge 40-60 ans, qu’il faut cibler et intéresser. Ce public se déplace en familles et en groupes d’amis et de copains.

En dehors de la maison, la chanson oranaise s’apprécie en salles «indoors». Ces données doivent être exploitées pour le futur.

Le nécessaire marketing culturel

Personne ne peut nier le rôle des médias et de la communication, même si l’internet s’accapare la part du lion, dans la promotion du fait culturel, de la chanson, en particulier. D’un point de vue professionnel, les techniques et les outils de communication sont exploités par le marketing culturel, une réalité que semblent ignorer les responsables du fait culturel, chez nous.

A Oran, il est malheureux de dire qu’on respire l’amateurisme, on aime le bricolage et on est fans du laisser-aller. Cela semble être le mot de passe à tous les niveaux. Ce qui tue le talent chez nous, ce n’est pas seulement le manque de compétences professionnelles, mais c’est surtout cette indifférence banalisée quotidiennement, ce rejet de la critique et cette dépendance et presque sacralisation de tout ce qui est centralisée, de tout ce qui vient d’Alger, plus précisément.

Malgré tout, posons-nous quelques interrogations ; combien y a-t-il d’articles critiques des performances des chanteurs?  Y a-t-il de vrais professionnels de la critique de la chanson et de la musique oranaises? Responsables et artistes, acceptent-ils les critiques? Ces questions, et bien d’autres, resteront posées tant qu’un véritable débat n’a pas été ouvert sur ce plan précis.

En outre, l’implication des médias, dits lourds, doit être effective, pleine et conséquente. La couverture ne doit pas être événementielle et occasionnelle. Cependant, il faudra aussi trouver de la matière à se mettre sous les dents, quand on sait que les événements sont de plus en plus rares.

Sponsoring, dites-vous ?

L’acte culturel doit trouver un autofinancement et une autonomie réelle. Or, en Algérie, le sponsoring est récent et mal compris ou mal utilisé. Il est presque absent de la scène culturelle. A notre sens, pour attirer du sponsoring, la chanson oranaise doit miser pleinement sur les jeunes talents. Ce sont eux, et seulement eux, qui peuvent reconquérir le champ perdu et redorer son blason à la chanson oranaise. Cela sera difficile, mais possible net à la portée, même dans une conjoncture d’austérité et de vaches maigres.

Le marketing culturel et le sponsoring doivent constituer les leviers de base pour remettre sur rails la chanson oranaise. Ils ne sont pas d’actualité dans les calculs quotidiens de nos responsables, mais ils sont des priorités imminentes et urgentes, c’est-à-dire à très court terme.

L’université pour réanimer le champ culturel

Les universitaires et les chercheurs ne doivent pas rester en marge du débat. Ils doivent construire la locomotive pour faire avancer le discours vers l’acte réel de développement et d’épanouissement de la chanson oranaise. Ce patrimoine immatériel a une histoire ancienne, mais aussi moderne et présente qu’il faut analyser et tenter de comprendre. La discographie et les textes sont matière pour des études et pour ce faire, l’université doit s’ouvrir et ouvrir ses portes à la chanson oranaise dans toutes ses dimensions et ses composantes qui font d’elle, avant toute autre considération, un phénomène social et de société.

  • Par MINA H.

Taleb et Pouillon…même destin?

Actualités
On a beaucoup parlé de l’homme mais très rarement de son œuvre, il n’est pas le 1er à avoir ce destin, Pouillon pour ne citer que celui là, fut tout autant décrié, insulté et touché dans son honneur. Il sera conduit en enfer, par ses pairs en premier, et une foule formatée par les rumeurs et les fausses confidences, distillées au compte goutte et au gré des intérêts des uns et des autres. «Il ne suffit pas d’être inutile il faut aussi être nuisible», comme disait Francis Blanche, rancœurs et jalousie firent le reste. 
Il a triché !  Dira-t-on, cela se peut bien, mais alors seules ceux parmi tous qui, en leur âme et conscience peuvent prétendre ne l’avoir pas fait, sont en droit de lui jeter la pierre.
Bien plus tard, l’histoire cette grande dame qui sait reconnaître ses enfants…. et le reste, a oublié les détracteurs et reconnu l’œuvre et par voie de conséquence l’artiste.
Le Bahia Center est une œuvre qui  marque et marquera le paysage d’Oran pour, au moins le siècle à venir et d’ailleurs hasard du calendrier peut être ou choix de son bâtisseur, le Bahia Center est né avec le millénaire.  
Ces quatre tours  de verre et d’acier qui brillent de mille feux au soleil couchant ont projeté Oran dans le futur même s’il ne s’agit pas de gratte-ciels à la «Dubaï».
Les tours oranaises n’ont pas la prétention de battre un quelconque record, ni d’étaler aux yeux du monde des prouesses techniques, mais juste de donner une nouvelle apparence à une ville défraîchie qui, un demi siècle après son indépendance, n’a jamais su ou jamais pu renouveler son image.  
Bahia Towers Center qui sont parmi les plus hautes et les plus belles tours d’Afrique, constituent la première mais aussi et malheureusement l’unique rupture avec l’architecture coloniale, dont le boulevard du Front de mer est le symbole et même la fierté des pieds noirs et de leurs descendants, en pèlerinage dans la cité.
Pour cela et aussi parce qu’il s’agit d’un «Mantouj Bladi» comme se plaisent à le répéter les publicistes du FCE, les oranais devraient être fiers et rendre un hommage à l’homme, descendu en flèche par un battage médiatique de service. 
Faisant face à la mer, lorsque d’autres lui tournes le dos. Le Bahia Center est une leçon, il a fait sienne le concept du paysagiste Michel Pena Le travail du paysagiste sur la ville consiste, plus encore qu’à lui donner du vert, à lui donner de l’air, du vent, du lointain. »  
Le Bahia Center domine la baie d’Oran et s’ouvre sur des horizons très lointains. Il invite dans le reflet des carrés de verre, les bleus si particuliers de la Méditerranée, à franchir (enfin) le seuil de la ville.
Le concepteur du Bahia Center (Mobilart pour le commun des oranais), grand seigneur, a choisi pour des raisons évidentes d’esthétique, de bâtir des tours jumelles et d’aménager des ouvertures pour que l’air et le vent s’engouffrent et atteignent l’arrière d’une ville qui n’en finit pas de s’étaler.
Des fenêtres, que de trop nombreux promoteurs et une administration, forcement complice se bousculent pour les « cadenassés », pour des raisons évidentes de dividendes, avec des barres aussi laides que lugubres.
Quand le veuille ou pas, le boom immobilier qu’a connue la ville d’Oran n’est certainement pas bénéfique pour son image de ville moderne, le gaspillage des opportunités paysagères n’a d’égale que la laideur architecturale qui caractérise le nouveau bâti.
Le Bahia Center est donc l’exception à cette laideur urbaine érigée en règle.  Faire du beau lorsque l’on peut faire du laid est probablement le plus grand tort de feu Taleb Ahmed Toufik  
  • Par Samir S.

4ème et dernière soirée du festival de la chanson oranaise: Quand Benchennet émeut le public

Actualités/Arts & Culture

En présence du secrétaire général du ministère de la Culture, M. Smail Oulebsir, et du directeur de l’ONCI, M. Lakhadar Bentorki, la dernière soirée de la 10ème édition du festival local de la chanson oranaise a eu son lot de réussites, d’émotions et de cafouillages, une tendance devenue, sans grande surprise, une marque locale. Explications.

Des satisfactions certainement

 

Côté réussites et satisfactions, nous retenons, pour cette dernière soirée, une affluence assez nombreuse d’un public acquis, dans une ambiance « bon enfant ». Ce qui était apparent, tout au long de cette édition, c’était la présence, en grand nombre, d’un certain public relativement âgé, des septuagénaires et des sexagénaires des deux sexes.

Dans ce volet, il y a le passage sur scène de Houari Benchennet, pour interpréter une chanson en hommage au feu Blaoui Houari, et de Rahal Zoubir, incontestablement, 3ème pilier du genre « El Wahrani ». Il a interprété pour l’occasion, « Wahran Wahran » et « Rani mhayar« , avec de nouvelles distributions musicales, avant de chanter sa « Saadia« .

Les résultats du concours annoncés par le président du jury, M. Abdallah Tammouh, a été sans grande surprise. C’est le jeune Khatir Kessairi qui a été le lauréat du premier prix, suivi respectivement de Othmane Boudia et Abdallah Hamzi, alors que Fayçal Bekhti a obtenu les encouragements des membres du jury.

Les six jeunes candidats au concours de cette année, s’ils sont bien pris en charge, constituent des éléments sûrs au sein du vivier pour l’avenir de la chanson oranaise.

Le plein d’émotions

En ce qui concerne les émotions, le passage de Houari Benchennet en a été un moment plein. L’interprète de « Ersame Wahran« , ému, a été très inspiré lors de son hommage rendu au feu Blaoui, ce qui lui a valu un « standing ovation » très chaleureux de la part du public, dont certains visages ont été tellement touchés qu’ils ont laissé couler quelques larmes. Le chanteur, lui-même, n’a pas pu se retenir, avant d’essuyer ses larmes et continuer de chanter.

L’autre moment à retenir est le passage de Mekki Nouna qui a pu déclamer quelques vers du « Melhoun » en hommage au feu Blaoui. Avec son humour noir et direct, Nouna a su faire passer des messages aux jeunes générations, lui, qui a été longtemps banni des couloirs et bureaux de la direction et du palais de la Culture.

Le flop

Comme à son habitude, le festival a eu son lot de comportement à classer dans las case « flop ». Le déception est venue de Maati El Hadj, pourtant valeur sûre et expérimenté, n’a pas daigné apprendre les paroles de « ses » chansons, et s’est contenté de lire à partir…du pupitre.

Quant aux responsables, ils ont procédé au rituel échange d’hommages et de distinctions, en s’offrant mutuellement des cadeaux, des bises et des fleurs.

Dans ce cafouillage, le chef de daira et le wali et le maire d’Oran qui est en vacances à l’étranger, ont été, chacun, destinataires d’hommages lors de cette édition, une manifestation purement…culturelle.

  • Par MINA H. 

Festival de la chanson oranaise. Jahida en invitée surprise

Actualités/Arts & Culture

La 10ème édition du festival local de la chanson oranaise a entamé, mardi er mercredi, les 2ème et 3ème soirées, réservées pour les candidats aux trois prix. 
Mardi, c’est Jahida, qui n’était pas prévue, de retour au bercail, a constitué la véritable surprise de cette rencontre artistique.

En se montrant nostalgique aux moments de sa gloire, car elle était, il y a quelques années déjà, la femme chouchoutée par le public oranais, Jahida a gratifié les présents pas des youyous, très tendance, version oranaise.

Le premier jeune candidat, Abdallah Hamzi, en chantant « Kheira » de l’icône d’El Wahrani, Ahmed Wahby, a essayé d’attirer l’attention du jury par sa voix, certes forte, mais qui ne lui a pas permis de coller au style apprécié par les amoureux et les fans de la chanson oranaise.

Le jeune Samir Chikhi, 2ème candidat, a été juste et a fait une honorable prestation, en interprétant « Ya Ouchak Ezzine« , du chantre Ahmed Wahby.

La surprise est venue de la part de Khatir Kessairi, le 3ème concurrent, qui, malgré une chanson aux paroles et musique relativement difficiles à interpréter, « Ma ayite ya galbi« , a pu marquer énormément de points, auprès du public et du jury.

Pour la 3ème soirée, la seconde du concours, le jeune Achraf Didi, en optant pour l’interprétation de « Metwel dellil » a été convainquant par sa voix mais pas vraiment par sa présence.

Quant à la prestation du jeune Fayçal Bekhti, elle n’a pas été à la hauteur, malgré ses capacités vocales. C’est peut être Othmane Boudia, de Mostaganem, qui a pu attirer l’attention par sa tenue traditionnelle et son interprétation de la chanson « Zabana » du feu Blaoui Houari, qui était plus qu’honorable.

Nous pensons que le choix, par les commission des auditions et de sélection a été judicieux car les jeunes ont été bien accueillis, malgré des contraintes comme le trac et l’inexpérience sur scène. Cela leur laisse certainement une grande marge d’évolution pour leur avenir.

Pour départager les concurrents, le président du jury a rappelé les critères. Il s’agit de la voix, la présence sur scène et l’interprétation proprement dite.

Quant aux habitués du festival, rappelons que les anciens talents découverts lors des précédentes éditions ont été mieux sur scènes que certains de leurs aînés professionnels. Nous citons à titre d’exemples, Adda Aida, Sabrina et Reffas Omar.

Nous signalons enfin, que les stars des deux soirées, ont été respectivement Rahal Zoubir et Cherigui Abdelkader.

  • Par MINA H.

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