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Naissance du syndicat autonome des retraités de l’éducation nationale: La SAREN entre en jeu

Actualités

Dans une déclaration parvenue à notre rédaction, Bachir Hakem, un ancien syndicaliste du CLA, nous annonce la naissance du SAREN (Syndicat Autonome des Retraités de l’Education Nationale). Le congrès constitutif de cette nouvelle organisation syndicale aura lieu au courant du mois de Février de l’année en cours, indique la déclaration.

Le même texte qualifie la SAREN «de première organisation à prendre particulièrement en charge les revendications des travailleurs retraités qui, jusqu’à ce jour, ont été ignorés ».

La déclaration arrête les tâches et les objectifs que se fixe ce syndicat. En sus de la défense des intérêts sociaux et moraux des retraités de l’Education Nationale, le SAREN cherche à « développer, diriger, améliorer et contrôler les services sociaux des œuvres sociales au profit des retraités et de leurs familles, et adapter un mode de gestion et d’utilisation de toutes les activités visant à améliorer les services sociaux offerts aux retraités« .

Parmi les premières revendications que formule ce syndicat figure «la baisse du taux des IRG». Et d’expliquer que «les retraités payent plus que les commerçants».

Le SAREN appelle à la révision à la hausse du «taux de revalorisation des retraites» actuellement de l’ordre de 2,5 % annuellement. Il propose une revalorisation de l’ordre de 25% pour les retraités d’avant l’application de la nouvelle grille de salaires et 10% pour le reste.

Par ailleurs, il réclame une prime de retraite équivalente à 36 mois de salaires.

Les Oranais continuent de se mobiliser pour leur patrimoine: Foule à la Casbah

Actualités/Arts & Culture

 

Suite à l’appel de l’Association Bel Horizon et des signataires de la Déclaration d’Oran, une visite de la Casbah d’Oran a eu lieu samedi 20 janvier 2018. La visite, menée par les membres de Bel Horizon, avec le concours d’agents de l’Office de Gestion et d’Exploitation des Biens Culturels Classés (OGBEC) a été décidée suite à la lettre ouverte adressée au Ministre de la Culture et le Wali d’Oran, concernant le sort réservé au quartier de Sidi el Houari, le centre historique de la ville d’Oran, notamment depuis la dernière opération de relogement de 500 familles.

La lettre en question, publiée également sur le site Aavaz.Org (https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_Ministre_de_la_culture_et_le_Wali_dOran_Lettre_ouverte_a_Monsieur_le_Ministre_de_la_culture_et_a_Monsieur_le_wali_) a connu un grand retentissement puisqu’elle a recueilli de nombreuses signatures.

Concrètement, la visite a démarré quelques minutes avant 10 heures du matin, à partir de la place du 1er Novembre (ex-d’armes), pour prendre les escaliers qui descendent du théâtre vers l’ex-rue des Jardins, où une première halte a été observée à hauteur du mur de soutènement qui a été érigé après l’effondrement d’une partie de cette voie, en 2011.

Durant cette halte, Kouider Metaïr, président de Bel Horizon, a fait part de la proposition de l’association pour qu’il y ait, à partir de cet endroit, une jonction, sous forme de paliers, avec le boulevard Stalingrad.

Le cortège, fort de plus de 300 personnes, s’est ensuite rendu près du Tambour San José, cette tour où se rejoignent des kilomètres de tunnels, qui faisaient partie du système défensif de la ville, durant son occupation par les Espagnols (1509 – 1792).

Après une prise de parole centrée sur la nécessité de la mise en valeur de ces souterrains, les participants ont franchi ce qui reste de la porte de Tlemcen. Un militant associatif a pris la parole pour une première présentation de la Casbah, première forteresse, érigée dès la fondation de Wahran, en 902 et a invité les participants à le suivre jusqu’au niveau de la Porte d’Espagne : une seconde intérieure érigée tant pour défendre la ville que pour impressionner les visiteurs.

En effet, cette porte expose un monumental écusson reprenant les armoiries de l’empire catholique d’Espagne. A ce niveau, Kouider a donné quelques éléments sur la science héraldique, détaillant les différents quartiers du blason.

Après avoir traversé une grande partie de la Casbah, des membres de Bel Horizon ont évoqué l’importance du lancement de fouilles archéologiques. L’on saura que le site de la Casbah, noyau originel de la ville, a connu beaucoup de tourments, beaucoup de batailles, beaucoup d’occupations.

Depuis son évacuation par les squatteurs, réalisée en 2007, avec le relogement des nombreuses familles qui s’y abritaient, l’association ne cesse de demander, puisque le site demeure inhabité, le lancement de fouilles archéologiques. «Oran, dans sa chronologie, souffre d’une page blanche. Depuis sa fondation en 902, jusqu’à l’arrivée des Espagnols en 1509, on ne dispose que de témoignages ou d’écrits d’historiographes et d’historiens. Rares sont les pièces archéologiques datant de cette période. Des fouilles sur le site de la Casbah peuvent révéler des trésors et permettre à mieux écrire cette page blanche qui s’étend sur 6 siècles».

Kouider Metair, un des signataires de la lettre ouverte, précise que, lors de la réunion de la Commission Nationale de l’UNESCO, dont Bel Horizon est membre, la revendication a enfin trouvé un aboutissement. La direction du patrimoine du ministère de la Culture a retenu la proposition et la direction générale de recherche du ministère de l’Enseignement supérieur, a décidé de financer cette opération.

Le cortège s’est ensuite déplacé sur la partie la plus haute de la Casbah où des explications sur le système défensif ont été communiquées aux participants. Plusieurs groupes se sont formés sur les lieux et des débats ont eu lieu.

Djillali Tahraoui harangue la foule du haut de la tour mérinide de la Campana.

Djilali Tahraoui, architecte et animateur de l’équipe ayant porté le projet de plan de sauvegarde de Sidi el Houari a, du haut de la tour de la Campana, pris la parole pour rappeler les différentes péripéties de cette longue aventure, des divers problèmes rencontrés et de la nécessité de continuer la mobilisation pour faire aboutir cette revendication.

Rappelons que la décision de donner un statut de secteur sauvegardé a été prise en 2015. Depuis, rien n’a bougé ! Pire, alors qu’aucune opération ne doit être entamée, avant l’établissement du PPSMVSS (Plan Permanent de Sauvegarde et de Mise en Valeur du Secteur Sauvegardé) sauf cas de force majeure, nous avons assisté à plusieurs opérations de démolitions, les dernières ayant eu lieu juste après le relogement des 500 familles.

La revendication portée est l’élaboration d’un cahier des charges, la désignation d’un bureau d’études et la réservation d’un budget pour l’établissement du PPSMVSS qui attend depuis maintenant 2 ans. «Le cahier des charges a été élaboré et adopté au niveau de la Direction de la culture, mais faut-il le souligner, ceci a pris un temps anormalement long (2 ans et demi) au lieu habituellement de 3 à 6 mois, et dont la conséquence immédiate a été le gel du budget qui lui a été affectée.

La revendication portée est le lancement de l’étude du PPSMVSS, le bureau d’études ayant été déjà choisi par la Direction de la culture. En réaffectant de nouveau un budget, il est possible d’initier rapidement une étude, qui faut-il encore rappeler est une obligation réglementaire. Durant l’étude, il n’est pas dit que tout est «sursis à statuer», des mesures d’urgence peuvent également être menées en accord toujours avec le bureau d’études, qui pourra également, avec le maître d’ouvrage, coordonner les interventions multiples de l’Opgi, de la Duc, de la Seor etc.», ajoute Kouider Metaïr.

Les orateurs ont insisté sur la continuité de la mobilisation pour sauver ce qui reste de Sidi el Houari. «Il faut poursuivre l’opération de signature de la lettre ouverte qui porte sur cinq revendications, à savoir, l’arrêt des démolitions et la composition d’une commission ouverte aux compétences pour statuer sur l’état des immeubles et assurer un gardiennage pour éviter le pillage des matériaux, l’affectation ou la réaffectation d’autres chapitres d’un budget pour le lancement immédiat de l’étude du PPSMVSS, l’accompagnement des propriétaires qui veulent rester à Sidi el Houari (assistance, organisation et aide pour réhabiliter leurs immeubles), l’ouverture d’un chantier de fouilles archéologiques à la Casbah et le renforcement en moyens humains du maître d’ouvrage en charge du secteur sauvegardé qu’est la Direction de la culture, qui ne dispose actuellement d’aucun architecte ni urbaniste. Ce n’est pas seulement l’affaire de Bel Horizon ou du seul mouvement associatif, c’est tous les citoyens qui sont concernés par cette revendication»…

C’est à midi passé que les participants ont pris le chemin du retour : une balade sur les rues de la Vieille Casbah, la Rue du Vieux Château, les Boulevard des frères Guerrab (ex-Oudinot) et Khedim (ex-Stalingrad), Place Boudali Hasni (ex-Kléber) la promenade Ibn Badis (Ex-de Létang), qui a abouti sur la rampe du Commandant Farradj (ex-Vallès)…

  • Par Mokhtar el Hadi

 

Sidi El Houari et sa Casbah au menu de la réunion de la commission de l’UNESCO

Actualités/Arts & Culture

 

Profitant de la réunion de la commission nationale de l’UNESCO, tenue samedi dernier, Kouider Metayer, président de l’association Bel Horizon et un des principaux signataires de la déclaration citoyenne d’Oran, a saisi l’occasion pour exposer le cas du quartier Sidi El Houari sous la menace des bulldozers depuis quelques semaines.

Dans son exposé devant une assistance représentant plusieurs ministères, dont celui de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la culture, Kouider Metayer n’a pas manqué de rappeler la mobilisation de la société civile oranaise et la lettre ouverte adressée au wali d’Oran et au ministre de la Culture.

Mourad Bouteflika, directeur du Patrimoine et représentant du ministère de la Culture à cette réunion a donné son accord pour l’entame des fouilles archéologiques au niveau de la Casbah. Pour sa part, le représentant du ministère de l’Enseignement Supérieur s’est engagé devant l’assistance à financer un tel projet.

Dans ses développements, l’émissaire des «défenseurs du quartier Sidi El Houari» a souligné que la Casbah, plus vieille que celle d’Alger, est le noyau de la ville, puisque érigée aux débuts au 10 siècle.

De ce fait, elle a vu défiler toutes les dynasties arabo-berbères qui se sont installées à Oran : les Ommeyades, les Fatimides, les Almoravides, les Almohades, les Mérinides et les Zyanides.

Or, de toute cette succession, peu de traces nous sont parvenus, expliquera t-il. Ce qui rend l’entreprise de fouilles archéologiques urgentes et incontournables pour le recouvrement d’un pan important de l’histoire de la ville et de la région, soulignera-t-il.

Signalons que la nécessité d’engager des fouilles figure parmi les revendications contenues dans la lettre adressée au wali d’Oran et au ministre de la Culture.

Par ailleurs, nous apprenons qu’au courant de ce mois, une délégation des signataires de cette missive sera reçue au niveau du ministère de la Culture pour discuter les autres points figurant dans la lettre en question.

Sur un autre plan, le SG de la wilaya d’Oran, sur instruction du wali, a effectué hier une sortie à Sidi El Houari en compagnie d’une délégation d’architectes et signataires de la déclaration. Le SG qui assure actuellement l’interim du wali en son absence a eu droit à d’amples explications sur les enjeux de préservation de ce quartier historique et a constaté de visu l’ampleur des massacres causés par les bulldozers.

Aussi, des contacts sont engagés avec les habitants de Sidi El Houari qui refusent de quitter leurs demeures. Ils doivent saisirent dans les jours à venir les différentes autorités du pays dans l’espoir de sauver ce qui reste à sauver de cet emblématique quartier dont le nom va de pair avec celui de la ville et qui est grandement convoitée par les spéculateurs du foncier urbain.

  • Par Z/S

 

 

Déclaration citoyenne sur la Vieille Ville : Le Wali d’Oran s’engage.

Actualités

La lettre ouverte citoyenne adressée aux pouvoirs publics, en particulier  au wali d’Oran et au ministre de la culture semble, à priori, porter ses premiers fruits. En effet, une délégation des signataires de l’appel a été reçue, ce mercredi,  par le secrétaire général de la wilaya d’Oran sur instruction du wali.

Il est à rappeler que les signataires de la déclaration ont émis cinq propositions dont l’arrêt des «démolitions anarchiques suite au relogement d’une partie de la population de la vielle ville, la composition d’une commission ouverte aux compétences pour statuer sur l’état des immeubles ainsi que d’installer un gardiennage pour éviter le pillage des matériaux».

Dans cette même missive, les signataires avaient appelé les pouvoirs publics à accompagner les «propriétaires qui veulent rester à Sidi el Houari (assistance, organisation et aide pour réhabiliter leurs immeubles)», ainsi qu’à l’ouverture d’un «chantier de fouilles archéologiques à la Casbah» et le renforcement en moyens humains du maître d’ouvrage en charge du «secteur sauvegardé» qu’est la Direction de la culture.

A cet appel, le Wali et le Sg ont assuré les signataires de leur adhésion à la sauvegarde du patrimoine oranais et la prise en charge des revendications portées dans ladite lettre.

Mais ils ont à préciser que les démolitions anarchiques qui ont eu lieu et qui ont scandalisé l’opinion oranaise ont reçu « l’aval de la Direction de la culture ».

Sur ce point, la délégation a rappelé que la dite direction ne dispose même pas d’architectes d’où la recommandation faite au ministère de la Culture de la «renforcer en moyens humains et matériels pour qu’elle puisse jouer son rôle dans la maîtrise d’ouvrage ».

Le point le plus important est de doter le maître d’ouvrage du budget nécessaire au lancement du PPSMVSS.

Rappelons aussi que ce budget a été gelé car la direction de la culture a mis plus de 2 ans à élaborer un cahier de charges qui n’a aucune originalité puisque on pouvait  s’inspirer des ceux des secteurs sauvegardés de plusieurs villes dont celui de Constantine élaboré par l’éminent et regretté architecte M. Badjaja.

Cette lenteur et force d’inertie de la précédente directrice de la Culture a fait des dégâts sans aucune réaction du ministère de tutelle.

Donc pour ce point qui a été déjà soulevé lors de la 1ere réunion de la Commission d’embellissement, le Sg a assuré la délégation qu’une dotation du budget de wilaya sera effectuée pour lancer l’étude.

D’autres points ont été soulevés comme l’ouverture du chantier de fouilles archéologiques, l’implication du Ministère de la culture et la disponibilité de la Wilaya pour prendre en charge les doléances des pétitionnaires.

A partir de ce premier contact, il a été décidé que d’autres séances de travail suivront en présence du P/APC d’Oran, de la Direction de l’urbanisme, du chef de Daïra ainsi que l’actuel responsable de la direction de la culture pour faire aboutir les revendications.

Pour autant, les pétitionnaires ne comptent pas en rester là car demain samedi 13 janvier, une délégation sera à Alger pour intervenir au niveau du Ministère de la Culture et de la Commission nationale de l’UNESCO jugeant que la situation devient intenable et que tous sera mis en œuvre pour la débloquer.

Par Lylia Myriam 

 

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