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Championnat du monde de Jujitsu en Suède : 5ème participation du club “Le Départ d’Oran”…un record

Actualités/Sports

Le Club Sportif Oranais Amateur Le Départ d’Oran (C.S.A.D.O) continue son ascension dans le domaine des arts martiaux, que ce soit au niveau national qu’international, en décrochant un nouveau ticket pour participer au prochain championnat du monde de Jujitsu qui aura lieu à Malmöe, en Suède, du 23 au 25 novembre prochain.

En effet, après la Pologne (en 2015), la France et l’Allemagne (en 2016), Abu Dahbi (en 2017) et le championnat d’Afrique en Tunisie (en 2015 et 2017), Anseurs Sports, qui s’est formé en association récemment- C.S.A.D.O-, s’envolera pour le pays des Vikings pour disputer son cinquième championnat du monde, qui verra la participation de 592 d’athlètes, venus de 54 pays.

Organisé par la Fédération Algérienne de Jujitsu, ce voyage marque la première participation officielle de l’équipe nationale de Jujitsu à un championnat du monde.

Plusieurs athlètes algériens sélectionnés dans les différents clubs affiliés à la fédération à travers tout le territoire national, prendront part à cet événement. Parmi eux, les athlètes Dish Iliès et Agrane Sami du CSADO, qui ont déjà participé au championnat du monde d’Abu Dahbi, en 2017

Ce jeune club, qui a ouvert ses portes il y a seulement 5 ans, a déjà formé des dizaines d’athlètes dans différentes disciplines comme le Jujitsu, le Judo, le Kick Boxing, ou encore le Karaté : il compte dans son palmarès plusieurs titres nationaux et s’est ainsi forgé une réputation de sérieux et de professionnalisme, qui font de lui aujourd’hui  un acteur incontournable de la vie sportive oranaise et il continue à participer activement dans la promotion des sports de combat à Oran et au-delà.

Soutenu dans sa démarche par la Fédération Algérienne de Jujitsu, le fondateur du C.S.A.D.O, le coach Hichem Anseur, se réjouie des résultats obtenus par son club.

«Je remercie Mr Kamel Keziz et Mr Saïd Faci, respectivement le président et vice-président de la fédération, pour leur aide et les efforts consentis dans la promotion et le développement de ce sport (JuJitsu) en Algérie » a déclaré ce dernier, qui est le premier à Oran à avoir fait découvrir, dans sa salle, le Jujitsu et les Arts Martiaux Mixtes (MMA) aux jeunes.

Et de continuer : «Il est admis depuis toujours que le sport, notamment les arts martiaux, joue un rôle fondamental dans l’épanouissement et l’accomplissement personnel et collectif dans une société, a fortiori en Algérie où la jeunesse est en proie aux dangers de la drogue, de la délinquance, etc. Le sport est l’une des meilleures alternatives que l’on puisse proposer à notre jeunesse pour se forger un esprit sain dans un corps sain».

L’association sportive est aujourd’hui à la recherche de partenaires et de sponsors pour développer d’avantage ce sport en Algérie et ainsi permettre au club de former de nouveaux athlètes, des symboles pour notre jeunesse, qui défendront avec fierté les couleurs du pays partout dans le monde.

  • Fayçal Akermi.

 

 

Procès de Semmar et Merouane : Un témoin si particulier

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Durant la journée de jeudi dernier aux abords du Tribunal de Bir Mourad-Raïs où devait avoir lieu le procès d’Abdou Semmar et Merouane Bendiab, un grand Monsieur n’a pas échappé à notre attention. En premier lieu, en suivant avec intérêt le rassemblement des membres du SAEPE (Syndicat Algérien des Editeurs de la Presse Electronique). Un peu intimidé, il a longuement fixé la banderole où figure le portrait de son fils. Il s’agit du père de Merouane.

“Aami” Boudiab à droite de la photo, en compagnie d’un militant des Droits de l’homme lors du procès de son fils Merouane.

Après l’ébranlement du rassemblement, il passait d’un groupe, prêtant l’oreille à ce qui s’échangeait entre confrères ou militants politiques présents sur les lieux. Des fois, il plaçait une phrase et d’autres il observait le silence. Notamment quand il s’agissait de robes noires qui s’échappaient de la salle d’audience pour griller une cigarette à l’entrée du tribunal.

Dans l’après midi, bien avant le coup d’envoi du procès de son fils et son camarade, “Ammi” Boudiab ne pouvait plus dissimuler son inquiétude. Il devait se poser moult questions sur le sort de son enfant. Peut être, il s’attendait au pire.

Mais après le départ des avocats des plaignants et les premières plaidoiries des défenseurs des deux journalistes accusés, il a bizarrement repris quelques couleurs. Il est devenu plus facile à aborder. Et surtout plus fier et plus digne que son humilité mettait en valeur.

Une dignité que ceux qui cherchaient à enterrer son fils en prison ne pourront jamais avoir, en dépit de l’étendue de leur pouvoir et de leur fortune matérielle. Quand nous lui avons appris que nous nous sommes déplacés d’Oran pour manifester notre solidarité avec son Abdou et Merouane, spontanément il nous a proposé de nous héberger chez lui.

Ce qui lui a valu une étreinte chaleureuse de la part de notre “Pica” (Noureddine Tounsi). Il nous dira qu’il était enseignant et même directeur d’un établissement scolaire. Il ajoutera qu’il est issu d’une famille qui a fourni des cohortes de chouhadas et de moujahidines. Manière d’exprimer son désarroi devant la situation qui prévaut dans son pays où la justice brille par son iniquité.

Dans ces moments, la prison,  où son fils a croupi durant deux semaines, lui rappelait l’ère coloniale qu’il croyait définitivement révolue. Sur un ton coléreux, il nous dira, en exhibant sa canne, qu’il était capable de rentrer dans la salle et administrer une correction à ceux qui ont essayé de salir la réputation de son fils, issu d’une famille des plus respectables. Mais vite, il se ravisa en entendant pester un avocat contre l’innommable patron de presse, plaignant dans ce procès. A-t-il saisit à ce moment que le combat de son fils n’était pas irrémédiablement perdu ? Allez savoir….

A la tombée de la nuit, et la sortie de plus en plus d’avocats que les caméras des télévisions sollicitaient pour des déclarations, nous avons perdu de vue “Ammi” Boudiab. Mais son humilité et sa dignité, propres à certains algériens qui ont enduré, des épreuves durant, en silence ne s’effaceront pas de sitôt de notre mémoire.

  • Par Z/S

 

Communiqué: après Semmar et Boudiab, le SAEPE toujours mobilisé pour libérer ses autres confrères

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Le tribunal de Bir Mourad Rais a prononcé dans la soirée de jeudi 08 novembre la relaxe de notre collègue Abdou Semmar éditeur de Algérie Part et de l’administrateur du site Merouane Boudiab, avec complément d’enquête. Le procès a démontré que nos confrères ont été mis en détention préventive pour des publications de presse et pour rien d’autre, contrairement à tout ce qui a pu se dire à ce sujet notamment par une des deux parties plaignantes, la télévision Ennahar.

Le procès a révélé une grave atteinte à la constitution algérienne et à la loi qui protège la liberté de la presse et qui exclu l’emprisonnement des journalistes pour leurs écrits. Il a aussi montré que les plaintes des parties adverses sont intervenues après le début de la garde à vue chez la gendarmerie nationale. L’audience a même, circonstance révélatrice d’une volonté pure de réprimer, montré que Merouane Boudiab a été mis en mandat de dépôt sans qu’aucune plainte ne soit enregistrée contre lui, mais simplement parce qu’il travaille à Algérie Part.

Le syndicat algérien des éditeurs de la presse électronique, SAEPE, se félicite de cette issue et appelle, comme il l’a fait depuis le début de cette affaire, à une enquête sereine de la justice face aux plaintes d’éventuelles parties contre des faits de presse. Les citoyens ont le droit d’être mécontent des publications de journalistes. Les professionnels de l’information ont, de leur coté, le droit d’exercer leur métier loin des pressions, notamment la menace de l’emprisonnement préventif abusivement utilisée ces dernières semaines contre notamment les web-journalistes dans une des dérives les plus graves contre la liberté de la presse.

– Le SAEPE salue la mobilisation décisive de ses membres, des confrères de la presse, et celle des associations de la société civile défenseures des libertés en Algérie. Il remercie en particulier les robes noires pour l’engagement spectaculaire de 57 avocats au profit de nos collègues journalistes. Les plaidoiries d’une grande partie d’entre eux ont permis de mesurer combien l’affaire de Algérie Part était entachée par une série inquiétante d’atteintes à la loi et au code de procédure pénale.

– Le SAEPE se déclare mobilisée pour la remise en liberté des autres confrères toujours détenus dans des affaires liées à l’exercice de leur métier similaires à celle de Algérie Part. Nous demandons les libérations sans délais de Adlene Mellah (DzairPress), Lies Hadibi (Al Djazair24), Abdelkrim Zeghilache (Sarbacane), Said Chitour (Indépendant), et le retour à des procédures judiciaires sereines, respectueuses de la loi, du droit des accusés d’être instruits à charge et à décharge et au non recours à la prison dans les cas de délit de presse comme le prévoit le droit.

– Le SAEPE espère que cette très pénible situation par laquelle passe le web- journalisme et l’édition de presse électronique servira à faire prendre conscience à l’opinion combien il est aujourd’hui important, pour l’indépendance de l’information au profit du citoyen, de protéger nos métiers et nos médias. La presse électronique était marginalisée par les pouvoirs publics et c’était déjà inacceptable. Elle est aujourd’hui l’objet d’une campagne de répression sans limites à laquelle la justice peine à donner une couverture juridique. Nous espérons que les pouvoirs publics vont à leur tour se rendre compte de l’affaiblissement de la vie publique et de l’image de l’Algérie que provoque cette campagne comme les médias électroniques et plus généralement contre la liberté de la presse. Le SAEPE réitère son appel au dialogue avec le ministère de la Communication pour organiser l’avenir de la filière.

Abdou Semmar et Merouane Boudiab libérés: Questions sur un procès qui n’a aucune raison d’être

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C’est vers minuit de ce jeudi qu’Abdou Semmar et son ami et complice Merouane Boudiab ont respiré l’air frais d’Alger, au bout d’un procès qui a démarré en milieu d’après midi. Un procès où un impressionnant collège d’avocats, dont des ténors du barreau d’Alger, se sont constitués volontairement pour plaider la cause des détenus. Mais aussi plaider la cause  de la liberté de la presse et d’expression sérieusement menacées actuellement en Algérie.

Les deux accusés ont obtenu la libération pour complément d’instruction. Une formulation problématique, selon plus d’un avocat. Rappelons que le représentant du Ministère Public a requis dans sa plaidoirie un an de prison ferme pour Abdou et Merouane, peine assortie d’une amende de 2 millions de DA d’amende. Avec un complément d’enquête.

Précisons que le procès a été précédé par un rassemblement le matin des membres du SAEPE (Syndicat Algérien des Editeurs de la Presse Electronique) sur le perron du Tribunal. Certes, certains éditeurs ont brillé par leur absence, mais des militants de certains militants de partis politiques (FFS, RAJ et Jil El Djadid entre autres) se sont joints à ce rassemblement pour exprimer leur solidarité avec la presse et leur refus du projet de musellement de toute forme d’expression libre à la veille de la succession de Bouteflika.

Dans ce procès, dont l’issue a apporté pleine satisfaction à ceux qui se sont mobilisés pour la liberté des deux accusés, la Justice algérienne n’est pas sortie indemne. Et au-delà tout le pays.

Les avocats ont démontré que le dossier qui a servi à l’incarcération des deux accusés est vidé mais surtout mal confectionné dans la précipitation. La plainte déposée par Zoukh, le wali d’Alger, a été formulée par le chef de cabinet de la wilaya d’Alger. Or, l’article incriminé concerne Zoukh en tant que citoyen justiciable en cas d’atteinte aux lois régissant le fonctionnement de la République. Et non pas en tant que commis de l’Etat.

En tout cas la wilaya d’Alger qui a dépensé les frais de ce procès et qui a chargé un de ses cadres de se charger des démarches n’est aucunement concerné par l’article qui a coûté à Semmar et son collègue 20 jours de privation de liberté de manière arbitraire.

Plus grave, l’on apprendra auprès des avocats que la plainte de la wilaya a été déposé en fin de journée du 22 Octobre, jour de mise en détention des deux accusés, alors qu’ils ont été entendu quelques heures auparavant par la Gendarmerie et présentés devant un juge d’instruction qui a ordonné leur enfermement à la prison d’El Harrach. En clair, la Justice et la Gendarmerie ont été délibérément  instrumentalisées dans cette affaire.

Ce qui laisse supposer que ces deux institutions ont été destinataires d’une injonction émanant d’un centre de pouvoir (comment le reconnaître dans ce grand cafouillage que vit la République ?) pour taper sur une voix devenue adresse toute indiquée des dossiers de corruption et de détournements des deniers publics.

Concernant le groupe Ennahar, l’autre plaignant dont ka défense a demandé 2 millions de DA de dédommagement, certains avocats se sont interrogés sur «le silence» de certaines institutions devant les «dérives» de ce média.

On s’est interrogé sur l’absence de suite au «chantage» qu’a exercé le patron de ce groupe de presse sur un officier supérieur d’une institution sécuritaire. Pourquoi le MDN n’a pas actionné la justice ?

Aussi, certains avocats ont rappelé que ce groupe de presse, devenu investi d’un pouvoir exorbitant, sera poursuivi pour avoir publié des photos des journalistes lors de leur emprisonnement, avec l’œil bienveillant des éléments de la Gendarmerie nationale. Ce plan rentre dans une stratégie définie au préalable ou simplement résultant du laisser aller ? A savoir.

Pour notre part, nous retenons que lors de ce procès la question légale de la presse électronique a été soulevée par un des magistrats. Réalité tangible, employant des centaines de personnes, s’imposant lourdement dans le paysage médiatique national en faisant même de l’ombre à la presse écrite, cette presse n’a pas encore bénéficié d’une formalisation de la part des pouvoirs publics, très en retard par rapport à la dynamique sociale. Indiquons que la wilaya d’Alger a empêché la tenue de l’assemblée constitutive du syndicat (SAEPE) de cette presse. Ajoutons aussi que ce syndicat, né au lendemain de la censure qui s’était abattue sur notre confrère TSA, a affiché sa détermination à défendre une expérience journalistique encore très jeune mais qui peut être prometteuse.

Surtout sa détermination à être en phase du monde et de se hisser et s’inscrire dans la dynamique du siècle. Voilà le sens de sa mobilisation en faveur d’Abdou Semmar et Merouane Boudiab.

  • Par ZIAD Salah

 

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