Le FLN fait son cinéma : Une avant première avant le grand show

dans Actualités
  • Par Z. S.

Encore une fois, le FLN d’Oran se donne en spectacle et offre sa véritable facette. Depuis trois jours, le mouhafed et quelques uns de ses lieutenants, qui lui sont restés fidèles, se barricadent dans le siège de la mouhafada. Ils récusent la décision de leur direction nationale consistant à remplacer Dinar par l’ex ministre Mahi Khelil. Dans les heures ou les jours à venir, les choses risquent de prendre une tournure plus risibles pour certains et plus dramatiques pour d’autres.

Les forces de l’ordre doivent intervenir pour évacuer les lieux et permettre au nouveau promu d’occuper le fauteuil de premier responsable du parti «âatid» (immense) d’exercer ses fonctions.

Hadjouj, un député FLN et membre du Comité Central, chargé par le remplaçant de Saidani de procéder à l’installation du nouveau mouhafed d’Oran, a saisi la Justice pour signaler l’occupation illégale du siège du parti.

Dans un premier temps, il s’est adressé au Commissariat et à la wilaya qui l’ont orienté vers le Procureur Général, ce qui relève d’une méconnaissance des procédures élémentaires d’usage. Ceux qui suivent de près attendent la réquisition de la force publique pour la mise en application d’une décision organique au sein d’un parti au pouvoir depuis l’indépendance. C’est pour vous dire…..

Signalons que la décision de remplacer Dinar par Mahi Khlil, allant à contre sens du «tachbib» (rajeunissement), leitmotiv dans le discours de Saidani, n’a rien de politique. Pour plusieurs militants de ce parti, il s’agit d’un simple règlement de compte. Celui qui est désavoué aujourd’hui et abandonné par ceux qui lui avaient manifesté allégeance quand il était responsable du parti, s’est permis à deux reprises d’ordonner à l’actuel patron de lui céder sa place lors des visites de Saidani à Oran et à Es Senia.

Par ailleurs et après coup, on reproche à Dinar, toujours considéré jeunot d’avoir émis des propos à l’endroit du général Tewfik après son départ en retraite. Du côté de Dinar, il ne s’agit pas d’un simple changement à la tête du parti au niveau d’une ville. Il craint des embrouilles avec la Justice.

Comme d’accoutumée, les langues de ceux qui formaient sa cours commencent à se délier et l’accablent de toutes les accusations. Rappelons que lui aussi, lors de son intronisation, il s’était doté d’une garde prétorienne, pour tuer dans l’œuf toute forme de contestation. Pour certaines de ses victimes, il ne bénéficie d’aucune circonstance atténuante puisqu’il constitue un épisode à effacer de la mémoire collective du parti.

C’est dans ces conditions que le nouveau mouhafed doit prendre ses fonctions et entamer la préparation des prochaines élections législatives. A quelques mois de cette échéance prévue pour le mois d’Avril prochain. Ce qui promet……….des rixes et empoignades.