Grine persiste et signe: Trois confrères empêchés d’aller couvrir l’enterrement de Mohamed Abdelaziz

dans Actualités
  • Par ZIAD Salah

Trois confrères travaillant pour des médias, qui ne sont pas en odeur de sainteté avec le département de Grine, ont été empêchés d’accéder à l’avion affrété pour transporter les journalistes algériens devant couvrir la cérémonie d’enterrement du président Sahraoui Mohamed Abdelaziz. Il s’agit de Lahcen Bourbia, journaliste à El Khabar et un des initiateurs de «La Déclaration d’Oran», Rabah Beldjena journaliste à El Watan et Diya Eddine Ziari de la chaine KBC.

Le journaliste Lahcen Bourbia (à gauche de la photo) en compagnie du défunt président sahraoui Med Abdelaziz
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Le journaliste d’El-Khabar Lahcen Bourbia (à gauche de la photo) en compagnie du défunt président sahraoui Med Abdelaziz.

Selon les premières informations, le motif invoqué est la non existence de leurs noms sur la liste des journalistes accrédités par le service de presse de l’ambassade de la RASD. Bien évidement l’argument ne tient pas la route.

Concernant notre confrère et ami Lahcen Bourbia, il n’est plus à son premier déplacement au Sahara Occidental. Il a couvert les travaux du dernier Congrès du Polisario et a eu l’honneur de connaître le défunt président.

Par ailleurs, son ami N.G journaliste également, et qui partage avec lui la solidarité et les sympathies pour la lutte du peuple sahraoui et qui a communiqué son nom en même temps que lui aux services de presse de l’ambassade de la RASD a pu accéder à l’avion officiel. Donc, nous sommes persuadés qu’il s’agit d’un acte délibéré et d’une instruction émanant du ministre de la Communication, sinon plus haut.

L’interdiction de nos confrères d’accomplir leur devoir d’informer intervient exactement 48 heures après la rencontre d’une délégation de RSF, conduite par Yasmine Kacha, responsable du bureau MENA au niveau de cet ONG, avec le ministre Grine, mercredi dernier.

Auparavant, la représentante de RSF a rencontré à Oran les membres de «La Déclaration d’Oran» qui lui ont expliqué leur démarche et surtout leur analyse de la situation catastrophique que traverse la presse algérienne à cause des velléités de son instrumentalisation par le pouvoir en place.

Elle devait transmettre les préoccupations des initiateurs de «La Déclaration d’Oran» au ministre de la Communication. Mais visiblement ce pouvoir, notamment son ministre de la Communication est incurablement autiste.