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70 ressortissants marocains refoulés à partir de l’aéroport d’Oran

dans Actualités
  • Par ZIAD Salah

70 ressortissants marocains, des 278 ayant accompli une escale technique à l’aéroport d’Alger, ont été refoulés vers leur pays à partir de l’aéroport Ahmed Ben Bella d’Oran.

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D’Alger, ils ont été envoyés vers Oran d’où ils ont pris un vol d’Air Algérie en direction de Casablanca. Ces ressortissants marocains devaient initialement regagner la Libye et étaient porteurs d’un permis de travail de ce pays devenu carrefour des jihadistes de Daech.

Les autorités aéroportuaires d’Alger les en ont empêché de rejoindre la Libye par crainte d’aller grossir les rangs de ce groupe terroriste qui constitue une menace pour l’Algérie et tous les pays de la région.

Rappelons que le ministre des affaires maghrébines Messahel, a pris langue avec l’ambassadeur du Maroc à Alger pour lui faire part des inquiétudes de notre pays concernant ces immigrants.

Certains supposent que ces marocains devaient aller en Libye pour tenter de rejoindre les côtes européennes à bord des embarcations de la mort.

A l’aéroport d’Oran, ces 70 marocains ont été placés dans un chapiteau sous bonne escorte. Le CRA (Croissant Rouge Algérien) s’est chargé de leur prise en charge en attendant leur envoi vers leur pays d’origine.

Le wali d’Oran s’est rendu sur place pour veiller à ce que ces hôtes ne manquent de rien.

Précisons que jusqu’ici, on n’a pas encore relevé de réaction marocaine, notamment au niveau des médias, se rapportant à cette affaire. Parce qu’il est de notoriété publique que le Maroc et la Tunisie sont devenus de grands pourvoyeurs en hommes de l’organisation terroriste dite Daech.

Arrêt des travaux dans la forêt et soupçons de détournement d’assiettes: La “bataille de Canastel” acte II

dans Actualités
  • Par B. N

L’affaire de la forêt de Canastel connait de nouveaux rebondissements. Après le lancement des travaux de construction par un particulier dans la forêt et la polémique qui en a résulté, le wali d’Oran s’est déplacé sur les lieux mardi dernier (3 novembre), accompagné des membres de l’APC, à leur tête le maire d’Oran, et une délégation représentant l’association ARC. Cette visite inopinée mais “attendue”, avait pour objectif de constater de visu les «chantiers de la discorde» dans l’espace forestier de Canastel.

canastelAprès avoir écouté les explications des uns et des autres, Abdelghani Zaalane a interpelé les représentants de la commune sur la validité des permis de construire ayant “permis” l’entame des travaux. Ces derniers répondront par la négative et ont assuré qu’ils ont saisi le propriétaire pour arrêter le chantier.

Le 1er responsable de la wilaya a aussitôt ordonné de clôturer le reste de la forêt et de lui transmettre dans les plus brefs délais le dossier des 5 permis de construire objets de litige.

Pour rappel, dès que le Conseil d’État a rendu son verdict concernant l’annulation des permis de construire délivrés par l’APC, les travaux ont démarré en trombe.

Pourtant, dans son arrêt, cette haute juridiction a, surtout, statué sur la forme en ne reconnaissant pas “la qualité” à l’association «d’introduire une demande d’annulation des permis de construire», sans pour cela statuer sur la légalité des permis de construire.

Ainsi concernant le fond, l’instance suprême n’a pas pipé mot sur l’urbanisation du domaine forestier. Et comment pourrais-t-elle le faire sachant que le dossier présenté par ARC était en béton.

Ainsi il s’avère que les fameux permis de construire sont la résultante d’une délibération qui a octroyé 28 lots à bâtir. Le “hic” est que cette délibération a été élaboré avant l’élaboration du POS (Plan d’Occupation du Sol). Plus grave encore est l’instruction de l’ex-wali Sekrane (et qui fait force de loi) d’interdire toute urbanisation du site en question.

C’est, enfin, de cela que les services du Wali devront se pencher sachant déjà (et ce n’est pas une gageure) que les bénéficiaires sont de gens puissants et connus pour leur proximité avec les hautes sphères.

Mieux encore, le wali s’est publiquement engagé dans une conférence de presse que ‘tant qu’il est en poste, aucun arbre ne sera arraché”. Idem pour le maire d’Oran qui, selon les dires du président d’ARC Hassan Bouridane, aurait promis de ne pas “délivrer de nouveaux permis de construire sur le site”.

Et il ne peut pas en être autrement car un nouveau élément s’est greffé comme une cheveu sur la soupe: l’opposition de la direction des forêts. La boucle serait-elle, pour autant, bouclée?

Apparemment non car des solutions de “substitution” semblent s’ébaucher du coté de la mairie d’Oran, si l’on se fie aux déclarations de ARC sur sa page Facebook qui dénoncent un “détournement d’assiettes des équipements publics à Canastel“.

Pour l’association “une réunion devait se tenir au siège de l’APC d’Oran et présidé par le maire avec ordre du jour: le transfert des assiettes des équipements publics Canastel au profit de l’agence foncière“. Au dernières nouvelles, cette réunion aurait été annulée in extremis. Nous y reviendrons.

 

Les constructions reprennent dans la forêt de Canastel : Quand silence rime avec complicité

dans Actualités
  •  Par S. Slama

L’Association des Résidents de Canastel (ARC), qui avait choisi de faire le dos rond depuis quelques temps, a décidé de réagir par le biais d’un communiqué, par lequel elle dénonce les agissements du directeur du secteur El Menzeh (Canastel). Selon cette association «Monsieur Khatir Kaddour serait le principal complice dans la reprise des travaux de construction de Monsieur Boukhatem Abdelkader dans l’ilot B2 de la forêt de Canastel”.

foret.jpg3A noter que cet individu n’aurait rien avoir avec Boukhatem Nourredine, maire de la ville d’Oran. Il s’agirait tout au plus d’un homonyme nous dira t-on.

Mr Khatir Kaddour a donc passé outre l’opposition formulée par la Conservation des forêts et l’association des résidents dont le président honneur est, faut-il le souligner, monsieur le wali d’Oran.

Le directeur du secteur de Canastel n’est pas un novice en la matière et cette «nouvelle» affaire n’est pas due à l’excès de zèle, ni même à une erreur d’appréciation d’un fonctionnaire de la municipalité.

Selon le président de l’association «elle constitue un ballon d’essai pour tester la résistance et la combativité de la société civile

En fait, il est pour le moins assez explicite que cette affaire démarre juste après que le Conseil d’État est rendu son verdict concernant l’annulation des 28 permis de construire délivrés par l’APC et cautionné par toute l’administration locale de l’époque.

Dans son arrêt, cette haute juridiction ne reconnait pas à l’association la qualité d’introduire une demande d’annulation du permis de construire, sans pour cela statuer sur la légalité des permis de construire.

Pour rappel, les permis de construire attribués, par la précédente équipe communale, qui n’est pas très différente de l’actuelle, à des particuliers dont l’identité reste à ce jour, énigmatique.

Ces permis furent annulés par les instances judiciaires locales et sont donc caducs puisque le Conseil d’État n’a pas statué sur le fond, en l’occurrence l’urbanisation dans le domaine forestier.

Il est vrai aussi que l’administration des forêts «n’a pas vu d’arbres dans cet espace», c’est du moins, ce qu’elle a écrit dans sa réponse à la requête introduite devant le tribunal administratif par l’association en 2013.

Il semble que la chose n’a pas beaucoup évoluée, puisque malgré le fait que le code forestier attribue à l’administration un pouvoir de police judiciaire, cette dernière se refuse d’intervenir alors que le chantier de monsieur Boukhatem avance à grand pas.

Il semble donc que l’opposition supposée avoir été transmise à toutes les instances, ne l’a été que pour la forme. Aussi, les services de l’urbanisme, sensées être les gardiens du temple, préfèrent, pour l’instant, regarder ailleurs.

Pourtant il existe de multiples textes de lois, de documents d’urbanisme et des instructions fermes à l’instar de l’instruction d’un wali portant le n° 10836 et datée de 2006 adressée aux directions des forêts , de l’environnement et de l’urbanisme et de la construction et dans laquelle il est clairement écrit : «J’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir mobiliser vos efforts pour assurer une protection permanente de ce site contre toute atteinte éventuelle et d’interdire l’installation de tout programme d’équipement ou d’habitat dans cette zone forestière qui est protégée par la loi.» Ces administrations sont alors clairement rendues responsables du devenir de cette forêt.

En 2012, tant la direction des forêts que celle de l’urbanisme donneront leurs accords pour son urbanisation. Cela n’a rien d’étonnant à Oran ou la gestion par le fait accompli et de l’impunité a toujours primé sur les lois de la République, après les jardins, voilà venu le temps des forêts.

canastel.jpg1Cette logique pour le moins «maffieuse» permettra à monsieur Boukhatem Abdelkader, d’établir une plaque d’identification de son chantier des plus fantaisistes. A peine si le n° du permis de construire y est reporté quant à la date de sa validité et sa durée, c’est là des petits secrets bien gardés. Des petits secrets qui ont fait la dite plaque a été changé une deuxième fois.

canastelEn réalité le permis n° 67 établi en 2012 pour une durée de 24 mois a bel et bien été gelé par la justice et sa durée de vie est depuis largement dépassée. C’est donc un document en théorie caduc qui sert à monsieur Boukhatem Abdelkader pour construire.

Sinon, comment expliquer qu’il n’y fait aucune référence dans la plaque d’identification du chantier. Cette histoire de permis de construire n’est pas le seul mystère de ce chantier.

Selon le plan de lotissement et le permis de construire, le sieur Boukhatem Abdelkader serait propriétaire du lot n° 4 d’une superficie de 400 m². Or la limite actuelle du chantier comprend en sus du lot n°4, le lot n° 3 mitoyen d’une superficie de 388 m².

Deux hypothèses sont possible. Soit Mr Boukhatem Abdelkader s’approprie le lot 3 en toute illégalité soit il l’aurait acquis, en toute propriété, et n’a donc pas encore de permis de construire en son nom pour l’aménager. Dans les deux cas, il y a lieu de s’interroger sur le silence des services de l’urbanisme de la ville ?

Les accusations de l’ARC vis-à-vis du directeur du secteur d’El –Minzah semblent fondées mais cela ne dérange pas outre mesure le président d’APC et premier magistrat de la ville (et qui réside dans les lieux), à moins, bien sûr, que le directeur bénéficie de protections occultes.

Le réveil est donc bien dur pour les militants de l’Association des Résidents de Canastel. L’avenir s’annonce plutôt sombre pour la forêt de Canastel et plus particulièrement l’ilot B2.

En réalité, la chose était prévisible et même certaine, puisque lorsque fut formulé et annoncé, en grande pompe, le projet de création des fameuses forêts récréatives, la commission de choix de terrain a pris le soin d’éviter d’y intégrer la forêt de Canastel et la forêt des Planteurs alors qu’ils constituent des espaces récréatives situés au cœur même de la ville et les plus sollicités par les Oranais.

Pour autant, les pouvoirs publics n’ont pas lésiné pour faire de la forêt de Canastel un espace récréatif. Pour l’ilot B2 par exemple, pas moins de 14 millions de dinars ont étés dépensé pour réaliser une clôture. Celle-ci payée rubis sur ongle sur les deniers publics servira donc aux nababs qui y construisent leurs résidences.

Le réveil des militants sincères est d’autant plus dur, qu’aujourd’hui les langues se délient et selon certaines sources, bien au fait de la situation, bien de pseudo défendeurs de la forêt de Canastel se sont avérés, en réalité, que de sordides charognards et se seraient d’ores et déjà attribués et clôturés, en catimini, de belles et spacieuses portions d’espace forestier.

L’affaire de la forêt de Canastel est loin d’être close et le combat semble ardu face aux collusions entre une administration complice et la puissance de l’argent. Il est vrai aussi qu’il est bien loin le temps ou ces mêmes et puissant barons applaudissaient le président de la République déclarait à Oran même «plus jamais personne n’arrachera un arbre dans l’impunité.» La suite de l’histoire nous la connaissons.

L’historique de l’affaire Canastel

L’affaire dite de la forêt de Canastel, commence en 2012, du temps ou monsieur Hassam Zineddine fut propulsé par l’administration locale président de l’APC en remplacement de monsieur Benkadda qui dit-on “freinait le développement de la ville”. Cela est certainement vrai, mais admettons alors qu’au vu de ce qui est arrivé à cette ville après son départ que cela est tout à son honneur.

Par contre l’histoire retiendra forcement que la gestion de la ville par Mr Hassam fut surtout faite de déprédations du patrimoine puisque nous lui devrons la disparition des Halles Centrales réduite à une friche urbaine et le bétonnage du patrimoine forestier de la ville.

Certes il ne fut pas le seul et unique acteur dans ces opérations. Bien des élus signeront les yeux fermés l’urbanisation de la forêt en espérant être dans les petits papiers de l’administration de l’époque. Certains le seront et sont aujourd’hui des notables bien installés qui poussent l’outrecuidance à assurer de leur soutien la société civile par «facebook interposé» s’entend. D’autres préféreront se retirer et feront profils bas.

Enfin certains plus opportunistes que jamais, se sont fait les chantres de l’écologie et du développement durable en s’investissant dans l’animation d’une pseudo-coordination des associations écologiques de la ville d’Oran et dans un partenariat unilatéral avec l’administration.Partenariat, qui soit dit en passant n’a pour l’instant servi qu’à entériner l’arbitraire et l’instrumentalisation.

«ARC est une association citoyenne, respectueuse de la loi. Sa mission en tant que telle fut conforme à la loi. A travers toutes ses actions ; elle a transmis un message à qui de droit. » nous dira son président.

Aux dernières nouvelles, l’association ARC réfléchit à une action mais dans le cas ou la réflexion n’aboutit à rien, l’association, qui a décidé de geler son activité, risque fort de s’auto-dissoudre.

La décision du Conseil d’État ne lui reconnaissant pas la qualité pour demander l’annulation d’un permis de construire dans un bien de l’État mais dont l’utilisation …citoyenne ne lui laisse que peu de moyens pour continuer à se battre.

 

Des chantiers de tours de 14 étages, non prévus, entamés: Colère des habitants d’Al-Akid Lotfi

dans Actualités
  • Par ZIAD Salah

 

Une quarantaine de citoyens, dont la plupart sont des femmes, se sont regroupés au milieu de l’après midi devant un chantier en plein cœur du quartier El Akid Lotfi.

Avant de se regrouper, ils ont accroché des banderoles dénonçant le projet de construction de quatre cent logements sur un site destiné initialement à recevoir une piscine et un espace vert.

akid lotfi

Ce projet, décidé dans les ténèbres de l’administration publique, est prévu sur un espace d’un autre projet pas encore fini.

En dehors des désagréments de la poussière et du bruit qu’il causera aux riverains, cette construction privera un certain nombre d’ensembles d’habitats des lueurs du soleil.

Déjà, les femmes rencontrées sur les lieux se plaignent de la poussière qui les empêche d’étendre leur linge sur les balcons de leurs appartements.

D’autres, remarquent qu’au moment où nos enfants sont en pleine période d’examen, le bruit des engins, notamment les brises roches, les empêchent de se concentrer.

Signalons que ces citoyens ont élaboré une pétition, avec une soixantaine de signataires, dont le destinataire a été le wali d’Oran.

Pour le moment, ils attendent une réaction positive des autorités de la wilaya.

Autrement, ils envisagent de passer à des formes de lutte plus parlantes dont le recours à la justice. Ces citoyens relèvent que le projet s’apparente à un fait accompli.

Puisque le promoteur ou les promoteurs n’ont même pas respecté les démarches d’usage : accrocher une pancarte pour indiquer le maître d’ouvrage, l’organisme de contrôle et surtout le numéro du permis de construire et l’administration qui l’a délivré.

Ces mêmes citoyens affirment que le P.O.S 50, couvrant ce périmètre ne prévoit aucunement des tours de quatorze étages.

En tout cas la densification commence à poser un sérieux problème aux citoyens d’Al Akid Lotfi et des rencontres, notamment dans une mosquée, sont prévues pour débattre de ce sujet.

 

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