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Haddad, …… le retour raté.

dans Chroniques

Après une éclipse de plusieurs semaines, coïncidant avec l’éclatement de l’affaire des 701 kilos de cocaïne saisis au port d’Oran, Ali Haddad le patron du FCE essaye de réoccuper l’espace médiatique. Pour cela, il a choisi un média africain (l’agence écofin) pour ressasser ce qu’il estime être ses réalisations ou ses hauts faits de guerre. Le procédé n’est pas nouveau et même le choix d’une tribune étrangère est éculé en Algérie ou certains magazines africains ont toujours été sollicités moyennant l’achat de pages publicitaires.

Plus proche de nous, quand le gouvernement Tebboune a tenté des mises en demeure au groupe ETRHB, Haddad a choisi un média africain pour «répliquer».  Au fait le président du FCE dans l’interview en question, dont nous ignorons les conditions de sa réalisation (est ce en direct ou décalée par écrit), n’a rien apporté de nouveau. Mais en n’apportant rien, il a révélé tout, ou l’essentiel.

Ali Haddad, n’a fourni aucune donnée statistique sur l’économie algérienne. Or, la statistique appelle la comparaison mais surtout relève d’une logique de transparence. Ce qui n’est pas le fort des oligarques algériens, rompus à puiser des crédits bancaires sur injonction de tel ou tel homme fort du moment.

Quant à la bonne gouvernance, le sujet à peine effleuré par Haddad, au début de ses réponses. L’autre carence dans cette interview, d’un point de vue formel s’entend, c’est l’absence de référence à un socle théorique sur lequel Ali Haddad (et consorts) bâtissent leur vision économique. Si on admet qu’ils en ont une, à part la roublardise et la prédation.

Haddad, évoque dans cet entretien, un mort né, en l’occurrence le P.P.P (Partenariat Public-Privé) dont nous ignorons le devenir. Juste après le show, de mauvais goût où le syndicaliste à vie Sidi Saïd a été distribué, personne ne parle plus de ce projet.

Présenté par le patron du FCE comme un des atouts de l’Algérie, dans sa marche triomphante vers l’acquisition des marchés africains, Haddad oublie de mentionner la guerre qui l’oppose à la représentante de l’organisation patronale du public. Cette dernière a prédit tout récemment sa chute inéluctable, lui le simple président d’une association et non d’un syndicat des patrons privés.

En parlant de l’Afrique, Haddad, égo démesuré oblige, rappelle son déplacement à Abidjan à la tête d’une délégation du FCE. Mais il a omis volontairement d’évoquer le Forum d’Alger des leaders économiques africains qui a été un super ratage, à cause de sa maladresse d’empêcher Lamamra, l’ex ministre des affaires étrangères de prononcer son discours lors de la cérémonie d’ouverture.

Probablement, Ali Haddad, non encore départis de certains clichés coloniaux, croit qu’on pénètre les marchés africains comme on accède à une auberge espagnole. Il ignore ce que tous les spécialistes avertis attestent que l’Afrique porte la croissance économique mondiale. Et que ce continent recèle de compétences qui font le bonheur des entreprises de leurs pays.

Avant de songer à s’aventurer à l’aveuglette, il ferait mieux de susurrer à son ami Hadjar (qui n’en a cure du prix Nobel) d’ouvrir des chaires de l’économie africaine, de l’anthropologie africaine, de l’histoire de ce continent……

Haddad qui a recensé les créneaux ou l’Algérie peut être performante et avoir des avantages comparatifs à l’instar des TIC. Ce qui témoigne qu’il passe peu de temps devant un ordinateur connecté au monde économique mondial. Sur ce chapitre encore, il n’a pas fait preuve d’imagination. Il a épousé un discours désuet en surfant sur l’après pétrole.

Or, les dérivés de cette matière première ont encore de l’avenir devant eux. La pétrochimie est l’un des créneaux que le pays a délaissé lors du règne de Chakib Khelil.

Pour autant, nous devons à Haddad de vifs remerciements : celui de ne pas avoir soutenu que l’Algérie envisage de concurrencer la Chine au niveau africain.

  • Par ZIAD SALAH.

Les éditeurs de la presse électronique demandent la libération immédiate du journaliste Saïd Boudour.

dans Actualités

Notre collègue Saïd Boudour, éditeur de JCA et membre co-fondateur du syndicat algérien des éditeurs de la presse électronique (SAEPE) a été arrêté sur la voie publique ce vendredi soir à Oran par les services de sécurité selon un procédé digne de la lutte anti-terroriste. Said Boudour est membre de la délégation qui doit rencontrer le ministre de la communication Djamel Kaouane dans les prochains jours. Il était l’un des porte- parole du SAEPE lors de la conférence de presse du 02 mai dernier à Alger.

Il s’agit d’un journaliste et éditeur connu, militant humanitaire en plus au sein de la LADDH dont il quittait les locaux lorsqu’il a été proprement enlevé place des Victoires à Oran.

Le procédé pour l’interpeller est intolérable. Les membres éditeurs du collectif du SAEPE (en cours de constitution) dénoncent cette arrestation brutale, illégale et exigent la mise en liberté immédiate de Saïd Boudour. Rien ne justifie un tel retour aux pratiques d’un autre âge avec les professionnels de la presse.

Les premières informations recueillies auprès de la LADDH à Oran indiquent que Said Boudour serait poursuivi pour son article sur JCA et Algérie Part sur l’affaire de la saisie des 701 kg de cocaïne sur un bateau au large d’Oran.

L’interpellation, le même jour, du lanceur d’alerte Nourredine Tounsi, travaillant au port d’Oran tend à confirmer cette piste.

Un autre journaliste de la presse électronique, Khelaf Benhada et son éditeur Adlene Mellah (Algerie Direct et Al jazair presse) sont injoignables depuis vendredi soir, après que des convocations leur aient été adressées par les services de sécurité. Khelaf Benhada a repris dans une publication une partie de l’article de Said Boudour.

Qui veut empêcher la presse électronique et la presse en générale de traiter de cette affaire de trafic de cocaïne qui a choqué l’opinion algérienne ?

Nous éditeurs membres du collectif du SAEPE nous exprimons notre très vive inquiétude face à cette dérive de la répression qui s’abat sur la presse électronique. Les moyens utilisés sont excessifs et scandaleux. L’urgence est de protéger les Algériens des méfaits de la cocaïne et de leur dire la vérité sur le trafic qui la rend possible.

Elle n’est pas d’enlever des journalistes et des lanceurs d’alerte. Il existe des moyens judiciaires civilisés pour poursuivre les contenus jugés diffamatoires. Le collectif de la SAEPE est attaché à la présomption d’innocence et à la préservation de la dignité des citoyens.

L’État peut la faire respecter sans porter atteinte à son tour à la dignité des journalistes arrêtés brutalement comme des terroristes au mépris de toutes les lois. Pour la libération immédiate de Said Boudour et de Nourredine Tounsi.

  • Maghreb Emergent, TSA, Algerie 1 , Zeinelle , Djadet, Algerie Part, Cherchelle News , Autojazair, Dzair Talk, Algerie Tube , Al Jazair Elyoum, Sawt Setif, Journal De L’Oranais, Radio M , JCA , Huffpost Algérie, Live News Algérie, Dz Foot, DZMOTION, Bouzeguenepost DZ, DIA, l’Express DZ, Tariq News

Grève du CNAPEST: Les syndicats autonomes montent au créneau et fustigent le ministère de l’éducation

dans Actualités

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le SIEN (Syndicat des Inspecteurs de l’Education Nationale) exprime sa position quant à la grève que mène le CNAPEST et qui perdure depuis plusieurs semaines au point où le spectre de l’année blanche se profile dans certaines régions du pays.

Dans son communiqué, ce syndicat déplore l’échec des négociations entre les deux partenaires sociaux, en l’occurrence le ministère de l’Education Nationale et le Cnapest.

Par ailleurs, le SIEN refuse de se positionner en faveur de l’un ou de l’autre. Mais une fois ces réserves émises, le SIEN constate le non respect par le ministère des mots d’ordre de «bonne gouvernance», «professionnalisme» et «dialogue pédagogique» qu’il a prétendu sien.

Versant visiblement dans une sorte de réquisitoire, le SIEN estime que «le projet de réforme» prétendu par le ministère a connu un cuisant échec en raison «de la marginalisation des cadres compétents» et «le recours aux affinités régionales et allégeances politiques dans le choix des cadres » à qui on a confié de hautes responsabilités dans le ministère de l’Education Nationale.

Par ailleurs, le SIEN relève que les mesures répressives prises le ministère contre les grévistes «sont mal étudiées et ne peuvent qu’aggraver une situation une situation déjà très sensible». Et d’ajouter «ceci dénote d’une fausse perception et d’absence de sagesse et de vision». Partant de ces constats, le SIEN affirme «son refus de tout rétrécissement du champ des libertés syndicales et les mesures prises contre les enseignants grévistes».

De même, ce syndicat «refuse le sacrifice des droits des élèves et leur prise comme otage dans un conflit qui les dépasse».

D’un autre côté, le SIEN «refuse la mobilisation du corps des inspecteurs comme des «pompiers» pour circonscrire les conflits que le ministère n’a pas su gérer et maîtriser».

Dans le même ordre d’idée, ce syndicat «condamne les déclarations irresponsables et fallacieuses destinées à induire en erreur l’opinion publique et consistant à affirmer que le ministère a chargé les inspecteurs de se substituer aux enseignants grévistes pour assurer des cours».

Enfin, le SIEN appelle «à la levée de toutes les mesures de rétorsion initiées par le ministère et l’élaboration d’un calendrier pour le rattrapage des cours perdus».

Quant au SATEF (Syndicat Autonome des Travailleurs de l’Education et de la Formation), il est parmi les premiers syndicats du secteur qui a récusé le recours à la ponction des salaires et au renvoi des enseignants grévistes.

Dans un communiqué dont nous détenons une copie, ce syndicat appelle ses adhérents «à refuser les heures supplémentaires» que l’administration envisage de proposer aux enseignants pour rattraper le retard cumulé suite à la poursuite de la grève du Cnapest.

Le SATEF condamne par la même occasion les menaces du ministère du Travail à l’adresse des syndicats autonomes qu’il «a toujours ignoré» remarque le communiqué.

Dans un communiqué rendu public, le SAREN (Syndicat Autonome des Retraités de l’Education Nationale) en voie de constitution dénonce «toutes les décisions en violation des droits des grévistes et qui peuvent avoir des conséquences graves pour le pays», étant donné que «la grève est consacrée par la Constitution».

Aussi, le SAREN avance que «aucun retraité ne doit remplacer un enseignant gréviste» parce qu’un tel agissement «est contraire à l’éthique et solidarité syndicale».

En clair, ce syndicat condamne «toute action tenant à licencier ou à remplacer ou à affamer les grévistes». Le communiqué appelle les deux protagonistes à se départir de leur egos et de s’asseoir autour de la table des négociations et du dialogue.

Un autre syndicat autonome affiche son soutien sans aucune retenue au Cnapest. Il s’agit du SNAP (Syndicat National Autonome des Postiers). «le SNAP affirme son soutien au CNAPEST et son retranchement avec les enseignants grévistes» lit-on dans un communiqué parvenu à notre rédaction. Le syndicat des postiers «condamne la politique de tourmente et de menace suivie par le ministère de l’Education nationale à l’endroit des grévistes» Enfin, le SNAP «refuse le rétrécissement et la criminalisation de l’activité syndicale honorable».

  • Par Ziad Salah

Communiqué de presse : L’AG constitutive du SAEPE «interdite» par la Wilaya d’Alger.

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La commission de préparation de l’AG constitutive du syndicat algérien des éditeurs de la presse électronique (SAEPE) a été saisi ce samedi matin d’un message de la wilaya d’Alger l’informant que l’assemblée générale prévue ce dimanche 04 février 2018 est jugée illégale faute de demande d’autorisation préalable. 

 

Nous n’avons pas rencontré  dans les textes de loi le préalable d’une demande. Nous pensons être dans la conformité. Il  n’est pas prévu de demande préalable pour la constitution d’un syndicat professionnel dans un espace privé un jour de semaine.

Toutefois et pour montrer sa bonne foi, la commission de préparation a décidé, en concertation avec les membres fondateurs, de déposer sans délai à la Wilaya d’Alger une demande formelle de tenue de l’AG constitutive du SAEPE. En conséquence l’assemblée générale de ce dimanche 04 février est reportée.

Le SAEPE est un projet d’organisation professionnelle afin de défendre les intérêts matériels et moraux de l’édition de la presse électronique dans un pays ou elle n’a ni statut ni modèle économique alors que partout dans le monde elle est la locomotive des contenus digitaux. Ce projet ira à son terme car il est vital pour l’avenir des plus de 30 médias électroniques qui y sont d’ores et déjà affiliés.

 

 

 

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