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Projet de construction de 1800 logements aux Planteurs : La mort “programmée” du Murdjajo

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Le projet de construction de 1800 logements LPA sur le site des Planteurs mérite que l’on s’y arrête. D’autant plus qu’il s’agit d’un projet d’urbanisation que les pouvoirs publics préfèrent annoncer presqu’en catimini à des journalistes triés sur le volet et à des moments qui ne doivent rien au hasard. 

Le journaliste, a qui fut fait le «privilège» d’annoncer la chose à la société oranaise, commence par une déclaration très intéressante de l’actuel wali. Ainsi donc durant les 10 dernières années “rien n’aurait été fait comme prévu en ce qui concerne le site des Planteurs. Ce qui veut dire qu’au moins les trois prédécesseurs de Mr Cherifi ont failli à leurs missions (ce qui n’étonne certainement pas le citoyen lambda).

Pourtant deux des précédents walis furent promus ministres. Ils le furent non pas pour leur appartenance à un «clan» politique mais bien en tant que technocrates, ce qui veut dire qu’ils l’ont été pour leur haut niveau de «compétence» dans la gestion des affaires publiques.

En vérité il s’agit de trois ministres qui doivent leur promotion justement à cette affaire des Planteurs, si l’on compte l’actuel ministre de l’habitat, véritable cheville ouvrière, qui gère le dossier depuis au moins un quart de siècle et qui d’ailleurs, connait une forte accélération depuis que monsieur Temmar règne sur le devenir de nos villes.

Cette déclaration nous démontre surtout que la non-gestion, volontaire, du dossier durant une décennie, constitue en quelque sorte, la première étape du vaste projet de détournement du foncier forestier. Alors que l’actuelle phase, que l’on justifie par l’incompétence des précédents walis,en serait la deuxième étape qui bien entendu prépare une troisième.

En guise d’argument, et pour justifier l’injustifiable, rien ne vaut mieux que la sainte parole d’un responsable fut-elle apocryphe. Rien n’empêchait donc monsieur le wali d’entreprendre ce que ses prédécesseurs n’ont pas fait en reboisant les décombres des bidonvilles rasés.

Et si cela n’a pas été fait, c’est qu’il n’en avait pas la mission et encore moins le pouvoir. Lui qui déclarait la main sur le cœur au fameux journaliste : «Je suis un amoureux de la verdure et un fervent défenseur de la nature. Je voudrais bien qu’il y ait, au lieu et à la place de ces horreurs architecturales, une forêt urbaine. J’ai à cœur de voir celle-ci régénérer, renaître de ses cendres... »

Le projet de bétonisation du Murdjajo ne garantit certainement pas la fin de l’horreur architecturale. D’ailleurs, toute l’histoire urbaine post-indépendance nous le rappelle à chaque coin de rue.

L’exemple de l’hideuse bâtisse de la place Zeddour Brahim est suffisamment éloquent quant à l’incapacité notoire de l’administration publique à faire respecter ses propres lois et règlements. Il est tout à fait naïf de croire et tout à fait malhonnête de faire croire à l’opinion publique que l’urbanisation des Planteurs apportera un plus qualitatif dans l’image de la ville. Car il s’agira pour les promoteurs de rentabiliser les nombreux investissements officiel et officieux consenties.

                                         La privatisation des Planteurs

Toujours selon notre journaliste, le terrain, qui englobe 203 ha sera “meublé”. Entendre par là construit au 3/4. Sauf que dans le même article, il souligne qu’il s’agit d’un terrain “au relief accidenté et que le bon sol se trouve à 10 mètres de profondeur”. Voir plus selon les promoteurs publics qui apparemment rechignent à se laisser entraîner dans une affaire, où ils laisseront forcement des plumes (même s’ils sont couverts par la hiérarchie…. ministérielle.)

Ces promoteurs n’ignorent pas que leurs engagements vont en réalité juste servir à ouvrir les portes aux nombreux “Kamel Boucher” et consorts tapis dans l’ombre de la République.

Que représente donc, en matière d’assise au sol, les 1800 logements du type collectif et semi-collectif attribués au secteur public ?

Une douzaine voire même une quinzaine d’hectares tout au plus disent les connaisseurs. Toutefois, l’éparpillement intentionnel sur plusieurs sites cache mal les intentions de phagocyter l’ensemble de la montagne.

                  Un urbanisme émietté pour un habitat dispendieux

Selon les donneurs d’ordres, cette urbanisation éparpillée serait due à des contraintes liées aux contraintes juridiques du sol. Un argument qui bien entendu ne tient pas la route. En effet, l’Etat, de par la multiplicité de ses droits, dont le moindre est certainement celui de l’utilité publique, est en mesure de remembrer le site et de constituer un lotissement urbanisable au lieu et place d’un émiettement qui n’a rien à envier à la bidonvilisation que l’on prêtant combattre.

Ce problème de sol soulève aussi un problème épineux certain. L’acte de construire, dans les conditions du site des Planteurs, génère nécessairement des surcoûts nous dira doctement le journaliste.

En fait, à travers cette sentence, les donneurs d’ordres annoncent d’ores et déjà la couleur et font dire au journaleux de service, que le logement ne sera pas à la portée de tout le monde et qu’il sera plutôt réservé aux nombreux copains et aux abondants coquins de la République. Ce qui n’est pas nouveau en soit et ne trompe personne.

Du temps même de l’ex-wali Kouadri, initiateur du projet dans les années 2000, nous avions explicitement souligné qu’il s’agissait en fait de la création d’un Sidi Yahia bis. Information qui par ailleurs, ne fut jamais démentie.

Cette approche confirme aussi que le projet ne doit rien à l’actuel wali. N’en déplaise donc au plumitifs de la “chitta“, qui encense le prince du moment par le compliment et le mensonge. Il semblerait donc que l’histoire nous donne malheureusement raison.

Tout comme elle confirme la déclaration d’un ancien wali, qui n’a pas promu ministre et qui à l’occasion de son départ de notre chère ville, dira : «je n’ai été qu’un chargé de mission.» Une petite confidence qui en dit long.

                                 Annonces publicitaires contre intox.

Le laisser-faire d’une rédaction, bien plus préoccupée par les annonces publicitaires des promoteurs immobiliers que par l’honnêteté intellectuelle de son journaliste, est assez explicite sur l’esprit d’éthique qui plane dans la presse locale.

A défaut d’un argumentaire fondé et solide ou même juste logique, notre incorrigible gribouilleur se répand dans des digressions qui ne servent en réalité qu’à justifier «les dessous de tables.»

Ainsi donc, porter un œil critique sur le projet de ses «employeurs» constitue un idéalisme écologique déplacé et rappeler l’histoire du site, c’est faire preuve de passéisme et de nostalgie.

C’est la méconnaissance de l’histoire des sites qui a aboutit à des catastrophes dans la ville d’Oran et dont la plus visible est la bâtisse du Château neuf et la dernière, l’aménagement raté de l’extension de la Place d’Armes.

Quant à la végétalisation urbaine que notre journaleux confond (par inculture plus que par bêtise) avec l’écologie, est une donnée incontournable que de nombreuses études scientifiques réalisées, tant au niveau national qu’au niveau international, ont rendu incontournables.

Non déplaise donc à ce journalisme de caniveau, l’avenir de la ville moderne n’est pas dans sa bétonisation mais bel et bien dans sa végétalisation. Donc acte.

  • Par Samir Slama.

Lire aussi :

https://www.oranais.com/patrimoine/1200-ans-dhistoire-menace-par-la-predation-il-faut-sauver-le-mont-aidour.htm

Oran : Chute d’un baron trop longtemps…”protégé”.

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A peine installé à la tête de la DGSN, le nouveau patron de la police nationale aura à traiter son premier dossier épineux. Il s’agit de cas des policiers, dont des officiers, ayant des relations avec un baron du kif recherché depuis des années. En effet, la chute de “Tataya”… (sobriquet imprononçable) a entraîné dans son sillage l’interpellation de treize policiers selon certaines sources.

Le dealer en question cumule pas moins d’onze mandats d’amener. Autrement dit, il n’est pas méconnu des services de police et encore moins de la Justice.

La consultation du fichier de son téléphone a surement permis de découvrir l’étendue du réseau de ses relations avec ceux censés combattre le commerce des stupéfiants.

Comme à l’accoutumée, aucune communication officielle, ni du parquet ni de la cellule de communication de la Sûreté de wilaya d’Oran, n’a daigné livrer une version des faits aux citoyens. Ce qui n’empêche pas certains de relater des anecdotes témoignant de «la puissance» de ce dealer avant sa chute.

On raconte entre autres qu’une de ses proches, circulant en 4×4 bénéficiait d’une escorte particulière quand elle devait assister aux fêtes de mariage. Vrai ou faux ? Là n’est pas la question.

Le temps mis avant son appréhension à Sidi Bel Abbès par un simple hasard, dit-on, plaide pour l’existence de taupe au niveau de la police le prévenant à chaque fois que son nom est évoqué. On affirme que de hauts gradés de la police étaient à son service, en raison de sa générosité à leur endroit.

En tout cas, l’affaire, encore à ses débuts, vienne confirmer l’urgence d’un sérieux coup de toilettage des institutions sécuritaires de la République. Ce qui incombe à Lahbiri, le remplaçant du général major Abdelghani El Hamel, responsable, au moins en partie, de ce «pourrissement».

  • Par Z/S.

Coup d’envoi des travaux d’aménagement de la “Marine” et de la Scalera.

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En présence des élus, le wali d’Oran Mouloud Cherifi a assisté au coup d’envoi des travaux de réalisation du branchement devant la pêcherie d’Oran. Cette infrastructure s’inscrit dans le cadre du projet d’aménagement de la place du 1er Novembre et du boulevard du Front de mer en prévision des Jeux Méditerranéens qu’abritera Oran en 2021.

 

La réalisation de cet équipement a été confiée à la Direction des Travaux Publics à qui le wali a exigé le respect des délais de réalisation fixés à deux mois. Ce qui permettra l’entame dans de bonnes conditions d’autres projets, notamment la Pêcherie, le Port de pêche et le bas flan du quartier de Sidi El Houari.

Par ailleurs, lors de cette visite d’inspection, le wali a donné des instructions aux responsables des ressources hydriques d’intensifier les opérations de plantation des arbres aux abords de la Scalera et de la pêcherie, ce qui permettra l’émergence d’une coulée verte.

Ainsi, le chef de l’exécutif a ignoré les propositions de certains présents qui ont essayé d’associer des privés dans l’entreprise d’aménagement de cette place mythique. Par ce, Monsieur le wali n’a fait que souscrire à une décision du président de la République lors d’une visite à Oran où il a opposé une fin de non recevoir à des projets immobiliers dans ce périmètre de la ville.

Dans ce cadre, le wali a réitéré sa décision de dégager la somme de quinze millions de DA pour l’étude préalable aux travaux de restauration du quartier de Sidi El Houari, revendication phare de la Déclaration d’Oran.

A noter que le coût du projet de croisement est de l’ordre de 72 millions de DA en attendant de fixer l’enveloppe financière pour le projet d’une route qui reliera la Pêcherie à d’autres points du quartier et qui permettra le dés-engorgement du centre de ce quartier désormais figurant prioritaire pour les pouvoirs publics au niveau local et central.

  • Par Halim Seghir

 

“I” comme “Icare” et …Ali

dans Actualités/Chroniques

Il y a quelques années, un ex-ambassadeur de la Corée du Sud était passé à l’IDRH (Institut de Développement des Ressources Humaines) à Canastel (Oran) pour évoquer l’expérience de son pays, similaire par plusieurs points à celle de l’Algérie. Aux Débuts des années soixante du siècle dernier, les deux pays sont sortis exsangues de la guerre, de libération nationale en Algérie et celle dite de Corée du sud est asiatique. En soixante cinq, les deux pays ont connu un putsch dirigés par une junte militaire. Mais à partir de cette date, chacun d’eux prend une trajectoire particulière.

Les militaires au pouvoir en Corée du Sud, mettant entre parenthèses toute velléité individuelle ou collective à l’expression démocratique, se sont échinés à produire une élite économique. Trente cinq après, la Corée du Sud, avec des labels désormais universels, de l’automobile à la téléphonie, figure parmi le gotha des pays avancés sur le plan technologique.

Pendant que notre dépendance vis-à-vis de l’étranger s’est aggravée. Des propos de l’ex ambassadeur, nous comprenons que notre échec est latent dans l’incapacité de produire une élite économique, jalouse de son indépendance vis-à-vis des institutions de l’Etat et soucieuse du respect des règles de jeu que formalisent les lois de la République.

Si on peut ramasser l’expérience nationale sur ce sujet, nous dirons qu’après plus d’un demi-siècle d’indépendance, les embryons des élites en gestation ont été laminés et remplacés par des «prédateurs», sans morale et surtout incultes. Ce qui a donné que cycliquement, on assiste à l’émergence à une vitesse supersonique d’un homme ou groupe d’hommes d’affaires dont les empires s’écroulent à la même cadence.

Ali Haddad, le patron du FCE, qui focalise l’attention médiatique ces derniers jours, est l’illustration parfaite de cette incapacité atavique de construire une élite économique battante, patriotique et décidée à négocier sa place dans le cadre d’une économie globalisée.

Comme ses prédécesseurs (Khalifa Abdelmoumen et d’autres), il est accroché à la mamelle de l’Etat. Mais le voilà devenu gourmand, il veut ce sein nourricier uniquement pour lui, quitte à priver des millions d’autres des besoins élémentaires tel que les soins médicaux et l’accès à la scolarité.

Si l’on croit les chiffres qui circulent sur les dettes d’Ali Haddad, ou disons les fonds dont il a bénéficié pour des projets qu’il n’a jamais réalisé ou qui accusent des retards de plus de sept ans pour certains, l’homme et ses soutiens doivent être traduits devant une juridiction spéciale.

Le tort de celui qui a émis des promesses de partenariat d’affaires aux managers africains (devenus sérieux et très écoutés à travers le monde) est incommensurable. Il a aggravé le déficit de crédibilité dont souffre l’Algérie depuis au moins une décennie et dont profite le Maroc pleinement.

Avec le tarissement des revenus des hydrocarbures, nous risquons de nous retrouver dans un autre isolement, pire que celui qui nous a été imposé durant la décennie de feu et de sang. En révélant sa nature «d’homme d’affaires» profitant de sa proximité réelle ou supposée avec le cercle du frère conseiller du président de la République pour accéder à des financements des projets presque fictifs, Haddad a détruit ce qui restait d’immunité à l’Etat algérien.

Notre Trésor public, symbole de la souveraineté, n’est pas à l’abri : il suffit d’une simple cooptation pour y accéder et se servir. Nous sommes un pays où le détournement des deniers public est extrêmement aisé pour ceux qui gravitent autour des centres du pouvoir. A cause du manque de transparence et de l’absence de toute gouvernance.

Voilà ce que Haddad et consorts ont brillamment et brouillement illustré. Le chiffre de quatre milliards de $, dont il a bénéficié depuis cinq ans selon certaines sources médiatiques donne du tournis à la tête la mieux implantée entre les épaules.

Ceux qui veulent présenter ce qui est désormais nommé l’affaire Haddad comme un simple manque de politesse à quelqu’un qui s’est cru désormais faisant partie des notabilités se trompent. Il s’agit d’une somme astronomique que Haddad doit rembourser au Trésor Public parce que ses entreprises aussi innombrables soient elles ne peuvent pas honorer ses contrats avec l’Etat. Il s’agit d’un vent de panique qui s’est emparé d’une couche qui se veut passer pour des «créateurs de richesse» alors qu’ils se sont révélé des personnes qui siphonnent l’argent public.

Il s’agit d’un sale coup asséné à un Etat déjà malmené sur plusieurs plans. Haddad finalement n’est pas un capitaine d’industrie. C’est un homme qui s’est réveillé très endetté et en faillite. Qu’il paye le prix de sa folie, lui qui n’a rien retenu du… mythe d’Icare.

  • Par Ziad. S

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