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“Fakhamatouhou Echaâb El Djazaïri”

dans Chroniques/Contributions

Enfin ! Son Excellence (« Fakhamatouhou ») le Peuple Algérien clame son existence au grand dam des simiesques rejetons du néolibéralisme «sauce locale». Par-delà la scène politique algérienne, la gifle historique est assénée à quiconque de par le monde a pris l’habitude de penser — toujours sous l’influence d’une idéologie néolibérale extrêmement toxique impulsée historiquement, par Reagan et Thatcher, à l’amorce de la décennie 1970, pour instaurer la suprématie de l’individualisme et du capitalisme financier à travers la planète entière — que toute référence à quelque chose qui s’appellerait « le Peuple », ne serait que chimère.

                                                                                                      Crédit photo Fayçal Anseur.

Ce peuple-là, algérien, suscite l’admiration à l’échelle internationale de par son pacifisme, son intelligence politique, sa pertinence dans les énoncés des enjeux qu’il entend relever, mais cela-même l’expose encore plus que de par le passé, dans le champ des stratégies géopolitiques occultes, comme peuple à abattre coûte que coûte.

Nous venons tous autant que nous sommes en tant que peuple de rentrer de plain-pied dans la gueule du loup. Nous devrions nous attendre à subir les contrecoups de fortes répliques sismiques de la part des «siono-otano-yankees», de leurs alliés esclavagistes et de tous leurs affidés au sein-même de notre pays. Jusqu’au 22 Février 2019, le peuple algérien, celui-là même qui manifeste sa belle identité chaque vendredi, en était à se prémunir contre les morsures du loup impérialiste et de ses valets du cru local. Il s’est soudain engagé dans une stratégie inouïe, époustouflante de par son honorable radicalité et sa belle outrecuidance, en scandant «y’en a marre ! vaille que vaille ! coûte que coûte ! la dignité ou la mort !», et a bondi dans la gueule de la Bête Immonde (au lieu de s’en dégager) pour y déposer la grenade de sa revendication pacifique et de sa volonté de vaincre toutes les oppressions longtemps, si longtemps, endurées.

Quand Son Excellence le Peuple Algérien a victorieusement affronté le tsunami du terrorisme nonobstant les ondes de choc des pressions politiques, économiques, sociales et culturelles qui s’abattaient sur l’Algérie pendant la Décennie Noire, personne parmi les experts, consultants et autres analystes les plus avisés qui soient au monde n’a véritablement compris quels ont été — et sont et seront encore et toujours ! — les ressorts profonds de notre résistance populaire.

L’Armada des Superstars de l’Expertise et de la Consultance Mondialisées spécula plutôt sur la supposée «violence intrinsèque des algériens» pour expliquer pourquoi le sang a pu couler entre nous : nier ce peuple qui tient à vivre de ses aspirations, au prolongement d’une Histoire (oui, et non de seuls «événements») qu’il décrypte à sa façon tout en clamant que sa singularité, ou son idiosyncrasie, est dépositaire de l’Universel et qu’il a le droit de l’exprimer comme il l’entend : pacifiquement — qui plus est !

Constatons que les adversités qui devaient nous détruire tous (à l’exception des «1%» parmi nous qui étaient et sont toujours aux ordres d’un «système» de type féodal) ont au contraire aguerri les 99% d’algériennes et d’algériens qui n’ont aucune intention de déserter leurs propres peaux et demeurent allergiques à quoi que ce soit qui ne sente pas bon la fabuleuse terre d’Algérie ; la patrie éternellement assiégée d’où émanent nos fiers et chauds symboles, l’émoi qui nous étreint face au cynisme de ceux qui eussent dû séduire notre patience plutôt que de nous martyriser, ce même émoi qui — à peine ressenti — inspire la fière résistance face aux crapules ; la nation dont on ne cesse chacun pour tous et tous pour un de peaufiner l’épure en puisant dans notre génie propre, ce même génie qui s’affirme chaque vendredi désormais, et échappe à l’entendement de la Secte Globalisée des Experts et Consultants de Pacotille ; l’Etat-Nation qui, s’il ne s’est toujours pas réalisé et accompli sous sa forme républicaine, n’en demeure pas moins en fusion dans les tripes et du Soi et du Nous Algériens Fiers et Indépendants !

Non, personne n’aura raison de ce Nous, de ce Peuple miraculé, miraculeux. Il ne doit à personne d’autre que ceux qui le constituent authentiquement la paix qu’il a déjà gagné en payant le prix du sang, des larmes, et de l’atroce souffrance lovée jusque-là (jusqu’au 22 Février 2019) dans un mutisme qui n’a jamais été celui des lâches et des ripoux. Son silence est celui des justes qui, longtemps, très longtemps, laissent monter du tréfonds d’eux-mêmes l’indignation : quand elle atteint son « seuil-critique », ils la déchaînent tel un orage.

Cette fois-ci, «El-Issaba» a la chance que Son Excellence le Peuple Algérien ait décidé de lui en remontrer pacifiquement : par la fraîcheur d’âme et les vertus citoyennes que personne, parmi les oligarques et autres ploutocrates qui ont promu l’encanaillement comme mode de vie, n’a daigné lui reconnaître. Les clowns, pitres, minables et grotesques personnages qui ont orchestré le pillage et le siphonnage des richesses du pays sont mis en demeure par Fakhamatouhou Echaâb El Djazaïri d’admettre enfin ce qu’ils sont de fait : des marionnettes au service d’une stratégie géopolitique scélérate.

Elle consistait pour le monarque en puissance (désormais déchu) à aligner impérativement l’Algérie sur le modèle politique et institutionnel des monarchies du Golfe (nonobstant la monarchie Chérifienne) afin que la Région MENA (Middle East and North Africa) se réalise sans entraves (les forces de la finance internationale n’ont pas de temps à perdre) ; que de la côte atlantique marocaine au Nil, s’étende à l’avenir un vaste territoire qu’une Amazighité fabriquée par une Internationale des Spécialistes de la Psychologie Opérationnelle recouvrerait enfin pour que plus jamais n’y naquisse quelque Etat-Nation que ce soit hormis (à l’Est) les monarchies esclavagistes et (à l’Ouest), le Royaume Chérifien (peut-être aussi l’Algérie, si celle-ci renonçait à tout rêve de puissance) ; que cette Amazighité qui ne correspond en rien au vécu de la majorité écrasante des amazighs algériens se conjugue avec l’islamisme trans-frontière (comme c’est déjà le cas au Maroc alors qu’en Algérie l’amazighité ancestrale réfute tout badinage pseudo-religieux) et que sur ce vaste territoire les monarques de la Région MENA s’y amusent à régner en maîtres sur des peuples fractionnés en grumeaux ; que le Sahel soit à son tour une sorte de Confédération de tribus fabriquées artificiellement et soi-disant consentantes à l’allégeance aux mêmes pouvoirs féodaux cités précédemment…

Celui qui affirmait pompeusement, à Davos, qu’il incarnait à lui tout seul «l’Algérie toute entière» pensait peut-être qu’il la sauverait de la partition en érigeant pour son bon plaisir et celui des gens de son Sang une sorte de «Monarchie Présidentielle» qui lui attirerait les bonnes grâces des Etats impérialistes.

Son Excellence le Peuple Algérien lui a signifié qu’un peuple est quelque chose de trop vaste pour être contenu dans la peau d’une personne, fût-elle Abdelaziz Bouteflika. Et que le prochain Président de la RADP devra s’échiner à «représenter» humblement le peuple et non «l’incarner». Jésus n’est pas duplicable.

Par Nourine Djelouat.

 

Les oligarques rattrapés par la Justice : Le dramatique héritage de Bouteflika

dans Actualités

L’information de l’interpellation des Kouninef, les plus proches du monarque déchu Saïd Bouteflika, a été reçu comme un séisme juridico-politique. Beaucoup n’ont pas réussi à dissimuler leur soulagement, voire leur satisfaction, de voir des intouchables, il y a à peine quelques semaines traduits devant une autorité pour répondre à des questions. Des «puissants que les ministres et même les officiers supérieurs faisaient des pieds et des mains pour pouvoir les approcher.

Dans le cas des Kouninef et Haddad, il est surhumain de ne pas céder au sentiment de revanche tant ces personnages ont alimenté la chronique de la prédation et passe-droit. Mais au-delà, notamment des personnages qui ne méritent pas qu’on s’y intéresse dans d’autres circonstances, la traduction de «Ces gens là» (de J. Brel) devant la justice, ce qui s’apparente pour eux à l’ultime humiliation, a quelque chose de dramatique.

Elle nous rappelle l’incapacité de notre pays de se doter d’une classe, ou juste une caste, d’entrepreneurs, avides de réussite et armés de motivation et de détermination. Des capitaines d’industrie, même bénéficiant de toutes les largesses de l’Etat, décidés de bâtir une économie performante, courant tous les risques, y compris celui de concurrencer les étrangers, pour s’accaparer des parts du marché intérieur et pourquoi pas régional.

Au contraire, l’ère de Bouteflika, avec toutes les recettes engendrées par l’envolée des prix des hydrocarbures n’a fait qu’encourager les rapaces, les prédateurs et les incompétents. Haddad, a maintenant tout le temps de cogiter sur le développement de son groupe à l’international et notamment son déploiement au niveau du continent africain.

Lui qui a saboté une rencontre du conglomérat  «d’hommes d’affaires» qu’il dirigeait avec des partenaires africains en ridiculisant publiquement l’ex ministre des Affaires Etrangères du pays hôte. Tant sa proximité avec Saïd Bouteflika lui offrait l’impunité et la transgression même des règles protocolaires élémentaires.

Feu Houari Boumediene, au nom du socialisme spécifique, a ouvertement empêché l’émergence d’une classe d’entrepreneurs. Le terme de «bourgeoisie compradore» était souvent galvaudé dans sa bouche. Il a sacrifié une accumulation des premières expériences entrepreneuriat initiées par certains hommes d’affaires au prix de luttes et de sacrifices.

Bouteflika, qui s’est déclaré ouvertement libéral, pour preuve sa participation au Forum de Crans Montana dès son intronisation, exactement au moment ou le mouvement altermondialiste manifesta sa naissance, a encouragé l’émergence de l’incompétence au détriment de la probité morale et la volonté d’aller de l’avant. Son ego, lui qui «incarnait l’Algérie» (selon une de ses célèbres déclarations) ne lui permettait d’admettre l’existence d’hommes ou de femmes audacieux engagés dans des aventures d’innovation.

Les Algériens se rappellent encore de la réflexion adressée à une jeune dame qui s’est lancé dans l’industrie du chocolat lors d’une inauguration de la Foire internationale d’Alger. Au lieu de l’encourager, il l’a presque accusé de vouloir «concurrencer les Suisses».

Bouteflika, pour des objectifs clairs dans sa tête oserions nous dire, a opté pour la médiocrité. C’est lui l’initiateur et le fondateur de la médiocratie qui ne pouvait exceller que dans la prédation. Au mieux, elle a acquis des biens immobiliers à l’étranger pour assouvir ses frustrations ataviques.

En fait, les Kouninef, Haddad et consorts sont aussi les victimes d’un monarque sans gloire et sans épaisseur. Au même titre que les centaines de jeunes qui ont péri en pleine mer…..dans leur tentative d’atteindre des horizons plus cléments.

Par Ziad Salah.

L’anonyme des marches de la Révolution du sourire.

dans Actualités

Peu importe son nom, son âge, son accoutrement….Elle est dans sa bulle, sommes nous tenté de dire. Arborant calmement sa pancarte, elle marche dans la rue sans soucier des carrés de manifestants qui la devancent et ceux qu’elle précède. Parce qu’elle est en avance d’un siècle ou un millénaire par rapport à des centaines, voire des milliers, de marcheurs qui ont investi la rue pareillement à elle. Elle a un message à transmettre, elle l’exhibe à celle ou celui qui daignerais s’y intéressé.

Crédit photo Jamila Loukil

Par respect à l’autre, elle ne cherche aucunement à imposer ce qu’elle pense. Parce qu’elle a une haute idée d’elle-même et à juste titre. Elle est citoyenne au sens fort du terme et elle se déploie sur un espace public encore en gestation. Donc, elle a transcendé son ego en avantageant son esprit et sa raison.

Son refus de se fondre dans la foule ne dénote pas d’une attitude dédaigneuse à l’égard des milliers de personnes qui sacrifient le confort de la sieste du vendredi pour clamer leur ferme volonté de changer un système qui a bridé autant l’individu que le groupe. Elle est totalement avec celles et ceux qui l’entourent. Elle partage avec eux leur revendication d’une Algérie où l’individu, donc le citoyen, peut jouir de ce droit inaliénable d’exprimer son point de vue, sans pour autant heurter les sentiments ou les croyances des autres.

Consciente de l’opportunité qu’offre cette Révolution du sourire, qui mérite bien son nom, elle en profite pleinement. Et c’est par le sourire qu’elle réplique aux curieux, notamment les photographes, qui s’intéressent à sa pancarte. Une manière de signifier sa conviction et son assurance. Mais aussi, une invitation au dialogue et à l’échange d’idées. Elle est abordable.

Crédit photo Jamila Loukil

Son message ? En dehors de celui transcrit sur sa banderole, qu’elle a confectionné avec soin et qui coïncide avec les autres que la Révolution du sourire a permis l’éclosion, il faut décrypter celui contenu dans sa démarche. En choisissant de se mouvoir seule sur la chaussée, elle veut signifier à ceux qui l’entourent que l’espace public qui reste à construire doit servir de creuset à la circulation des idées et des idéaux. Et non pas exclusivement un cours pour bolides, acquises avec de l’argent sale, conduites par les enfants de la nomenklatura pour qui la culture se limite au paraître.

Elle veut nous signaler que l’espace public que nous devons construire s’annonce suffisamment large pour laisser place aussi bien à l’individu qu’au collectif. Et non pas un passage monopolisé par les machos et les délinquants. Elle veut nous signifier que s’accepter et accepter l’autre est une des promesses de la Révolution du sourire dont nous vivons les premiers moments.

Elle est en avance par rapport à celles et ceux qui la devancent ou la précédent parce qu’elle ne prête aucun intérêt à leurs querelles de leadership. Elle est au dessus des appartenances, surtout à des chapelles suintant le vieillot et le suranné. La course au pouvoir ne l’inspire pas. Son pouvoir à elle c’est d’être elle-même, entière, convaincue, décidée à afficher ce qu’elle pense et non ce qu’elle cogite et dissimule. Elle est citoyenne et ce n’est pas à la portée du premier venu de l’être.

Par Ziad Salah.

A quand un dialogue direct entre l’ANP et les représentants du Hirak ?

dans Chroniques

Avec le dernier discours d’Ahmed Gaid Salah  Chef d’Etat Major à partir d’Ouargla, intervention très attendu au fait, un dialogue, même décalé, semble s’installer entre l’ANP et ce qu’on a nommé arbitrairement «Hirak». Aux revendications formulées lors des marches populaires du vendredi, appuyées au courant de la semaine par des manifestations sectorielles, l’ANP, par le biais de son premier responsable, apporte des répliques. Remarquons que lors du discours de ce mardi, AGS s’est exprimé au nom du Haut Commandement de l’ANP, quoiqu’il a usité le «je» et le «nous».

L’instauration de ce dialogue indirecte suppose la reconnaissance de l’autre, en tant que protagoniste faute d’être admis (ou en attendant) en tant que partenaire à part entière. Une requête esquissée dans le slogan scandé par les manifestants «Djeich Chaab khawa khawa».

La formalisation de ce partenariat ferait gagner à la Nation énormément de temps. L’ANP peut engager un dialogue direct avec des personnalités déjà plébiscitées par des dizaines, voire des centaines de milliers de manifestants. Comme elle peut établir un dialogue avec les représentants que chaque corporation pourrait désigner.

Parce que l’ANP, pour des raisons historiques en premier lieu et pour sa part de responsabilité dans la crise qui secoue le pays, se trouve désormais au cœur de la question nationale.

Un tel dialogue permettra de dépasser le souci de respecter les dispositions constitutionnelles, argument auquel s’accroche AGS et l’ANP. Et par la même occasion, une telle entreprise de concertation permettra le dépassement du «dégagisme radical» aux relents nihilistes que scandent les foules.

D’autant que l’ANP, si on s’en tient au dernier discours de son patron «se considère toujours mobilisée aux côtés de tous les dévoués, au service de son peuple et de sa patrie, pour honorer l’engagement qu’elle a pris afin de réaliser les revendications et les aspirations légitimes du peuple, pour construire un État fort, sûr et stable ; un État où chaque citoyen trouve sa place naturelle et ses espoirs mérités.»

Autrement dit, la revendication essentielle des foules qui se sont insurgées contre le mépris de vouloir leur fourguer un impotent pour les diriger pour un autre mandat. Formulée autrement : la Seconde République avec un nouveau contrat social à négocier et à mettre en place.

«Le dégagisme radical» qui semble irriter AGS et l’ANP a malheureusement ce qui le justifie. Attribuer le portefeuille des finances à l’ex-PDG de la BEA et de la Banque Centrale, témoin consentant, au moins, de l’hémorragie du Trésor public, est plus qu’une provocation. Tous les cadres de ces deux banques, notamment ceux écartés pour leur compétence et leur intégrité, peuvent témoigner de l’affairisme du nouvel argentier du pays.

Sa désignation à ce poste, sur ordre des Koulinef dit-on, viserait à détruire les traces des milliers de milliards attribués aux oligarques qui tenaient absolument à un cinquième mandat pour Bouteflika en dépit de la détérioration de son état de santé.

Or, dans son dernier discours, AGS a évoqué cette saignée des deniers publics jamais égalée nulle part ailleurs. On peut dire autant sur d’autre départements ministériels. L’initiation d’un tel dialogue direct entre l’ANP, détentrice de fait du pouvoir, et les représentants du peuple peut ouvrir la voie à une solution politique. AGS ne semble apparemment pas écarter cette possibilité en affirmant « je voudrais réitérer que toutes les perspectives possibles restent ouvertes afin de surpasser les difficultés et trouver une solution à la crise dans les meilleurs délais».

Ce qu’il faut retenir de ce dernier discours D’AGS, c’est presque une incitation à la poursuite de la révolution à qui il faut trouver un nom. «Partant de la solidité des liens de confiance liant le peuple à son Armée, nous avons donné instructions claires et sans équivoques pour la protection des citoyens, notamment lors des marches.» A condition que les marches consacrent toujours son caractère pacifique. Un enjeu que la plupart des manifestants ont saisi dès le départ à tel point d’ériger ce caractère pacifique en «arme de dissuasion».

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