Tag archive

justice

Primaires des sénatoriales à Oran: Coup de théâtre sur coup de …

dans Actualités

Quatre candidats se sont présentés dans le cadre des primaires pour les sénatoriales pour le compte du FLN à Oran. Parmi eux, celui pressenti depuis déjà un moment et qui occupe actuellement le poste de P/APW. Il avait pour concurrent un autre élu, disposant lui aussi de solides appuis au niveau de l’appareil central du parti et surtout d’une surface financière lui permettant “d’acheter” les voix des “grands électeurs”.

Les deux candidats des femmes, ont réellement fait la figuration. Les élections ont eu lieu mercredi dernier. Le concurrent du P/APW, grâce à l’argument de la «chkara» a obtenu une majorité confortable puisque 247 élus ont voté pour lui.

Réellement, il a dépassé son adversaire d’une centaine de voix. Donc, dans la soirée du mercredi à jeudi, et au terme de ces primaires, c’est ce candidat qui doit affronter ceux des autres formations politiques le 29 Décembre prochain. Il semblerait qu’il a même fêté cette victoire avec certains de ses mentors.

Coup de théâtre jeudi matin. Il a été convoqué au niveau de la wilaya d’Oran. On lui a signifié l’ordre de se désister au profit du P/APW. L’argument avancé pour l’amener à prendre cette décision : des vidéos le montrant entrain de négocier avec des élus pour qu’ils lui accordent leurs voix. Bien évidemment, en échange d’une certaine somme d’argent.

Les bénéficiaires de cette somme devaient prêter serment sur le livre saint pour respecter leur engagement. Selon des témoins, la vidéo ne souffre d’aucune ambiguïté parce que réalisée par une caméra performante mais surtout invisible.

Menacé d’être traduit devant la Justice, ce candidat aurait cédé. Surtout que son principal appui, le désormais ex SG du parti, n’est plus en poste. Mais la situation demeure confuse. Autant, des sources de l’intérieur de l’APW affirment que son sort est scellé, c’est-à-dire qu’il a été obligé d’admettre le fait accompli, autant d’autres voix, intéressées par son accession à la première Chambre persistent à distiller des informations parlant du maintien de cette candidature. Cette affaire, très significative sur les us politiques, reste à suivre….

  • Par Halim Segheir

 

Communiqué: après Semmar et Boudiab, le SAEPE toujours mobilisé pour libérer ses autres confrères

dans Actualités

Le tribunal de Bir Mourad Rais a prononcé dans la soirée de jeudi 08 novembre la relaxe de notre collègue Abdou Semmar éditeur de Algérie Part et de l’administrateur du site Merouane Boudiab, avec complément d’enquête. Le procès a démontré que nos confrères ont été mis en détention préventive pour des publications de presse et pour rien d’autre, contrairement à tout ce qui a pu se dire à ce sujet notamment par une des deux parties plaignantes, la télévision Ennahar.

Le procès a révélé une grave atteinte à la constitution algérienne et à la loi qui protège la liberté de la presse et qui exclu l’emprisonnement des journalistes pour leurs écrits. Il a aussi montré que les plaintes des parties adverses sont intervenues après le début de la garde à vue chez la gendarmerie nationale. L’audience a même, circonstance révélatrice d’une volonté pure de réprimer, montré que Merouane Boudiab a été mis en mandat de dépôt sans qu’aucune plainte ne soit enregistrée contre lui, mais simplement parce qu’il travaille à Algérie Part.

Le syndicat algérien des éditeurs de la presse électronique, SAEPE, se félicite de cette issue et appelle, comme il l’a fait depuis le début de cette affaire, à une enquête sereine de la justice face aux plaintes d’éventuelles parties contre des faits de presse. Les citoyens ont le droit d’être mécontent des publications de journalistes. Les professionnels de l’information ont, de leur coté, le droit d’exercer leur métier loin des pressions, notamment la menace de l’emprisonnement préventif abusivement utilisée ces dernières semaines contre notamment les web-journalistes dans une des dérives les plus graves contre la liberté de la presse.

– Le SAEPE salue la mobilisation décisive de ses membres, des confrères de la presse, et celle des associations de la société civile défenseures des libertés en Algérie. Il remercie en particulier les robes noires pour l’engagement spectaculaire de 57 avocats au profit de nos collègues journalistes. Les plaidoiries d’une grande partie d’entre eux ont permis de mesurer combien l’affaire de Algérie Part était entachée par une série inquiétante d’atteintes à la loi et au code de procédure pénale.

– Le SAEPE se déclare mobilisée pour la remise en liberté des autres confrères toujours détenus dans des affaires liées à l’exercice de leur métier similaires à celle de Algérie Part. Nous demandons les libérations sans délais de Adlene Mellah (DzairPress), Lies Hadibi (Al Djazair24), Abdelkrim Zeghilache (Sarbacane), Said Chitour (Indépendant), et le retour à des procédures judiciaires sereines, respectueuses de la loi, du droit des accusés d’être instruits à charge et à décharge et au non recours à la prison dans les cas de délit de presse comme le prévoit le droit.

– Le SAEPE espère que cette très pénible situation par laquelle passe le web- journalisme et l’édition de presse électronique servira à faire prendre conscience à l’opinion combien il est aujourd’hui important, pour l’indépendance de l’information au profit du citoyen, de protéger nos métiers et nos médias. La presse électronique était marginalisée par les pouvoirs publics et c’était déjà inacceptable. Elle est aujourd’hui l’objet d’une campagne de répression sans limites à laquelle la justice peine à donner une couverture juridique. Nous espérons que les pouvoirs publics vont à leur tour se rendre compte de l’affaiblissement de la vie publique et de l’image de l’Algérie que provoque cette campagne comme les médias électroniques et plus généralement contre la liberté de la presse. Le SAEPE réitère son appel au dialogue avec le ministère de la Communication pour organiser l’avenir de la filière.

Les suites de l’affaire des 701 kilos de cocaïne : Opération mains propre ou simple règlements de comptes

dans Actualités

Le limogeage d’Abdel Ghani El Hamel, ex DGSN, de la manière que l’on sait a suscité un espoir chez de très nombreux citoyens. Certains y ont décelé l’entame d’une vaste opération «mains propres», venue, à temps stopper l’entreprise de dépeçage des richesses de la collectivité nationale, au vue et au su de tout le monde. Le constat fourni par El Hamel lui même, quelques heures avant son éviction ne souffre aucune ambigüité sur l’ampleur de la prédation dont souffre le pays depuis deux décades.

Pendant des jours, des citoyens devenus attentifs à n’importe quelle information se rapportant à un tel ou tel «dignitaire», cité auparavant dans des scandales de corruption ou de passe droit. Certains n’ont pas hésité à formuler le vœu de voir un tel ou tel prédateur convoqué par la Gendarmerie ou faire l’objet d’une enquête initiée par un quelconque corps de sécurité.

On a, à titre d’exemple, souhaité l’activation et la réactualisation des mises en demeure adressées à l’ETRHB, groupe de Haddad, émises par le gouvernement de Tebboune et même par le MDN. Mises en demeure reléguées aux oubliettes dès le dégommage de l’ex-premier ministre de son poste.

On s’est interrogé sur le sort des révélations, des fois fracassantes, de certains médias concernant certaines grosses fortunes de l’Algérie actuelle.

Malheureusement, jusqu’ici, uniquement El Hamel qui a été mis hors course des présidentielles, selon certains analystes. Cependant, sur les réseaux sociaux, espace virtuel offrant la liberté d’expression, les citoyens ont donné libre cours à leurs souhaits, voire leurs fantasmes.

En moins d’une semaine, la moitié des responsables, notamment des institutions sécuritaires locales ou nationales, ont été limogés ou mis fin à leur fonction. Même Gaid Salah, le chef d’état-major et vice-ministre de la défense et qui est supposé être derrière le déboulonnage d’El Hamel, n’a pas échappé à cette campagne de fake-news.

Bien évidemment, certains se sont empressés de publier des démentis concernant leur carrière. Le dernier haut gradé «dégagé» n’est que le patron de la Gendarmerie, rumeur pourtant bien confirmée par la suite. L’absence de communication officielle ou institutionnelle favorise cet envahissement de la rumeur. La création d’un porte parole au niveau au moins des institutions régaliennes s’avère désormais incontournable.

Mais cette profusion de rumeurs sur les démêlés des hauts dignitaires du régime avec la Justice ne peut être interprétée comme la traduction d’une volonté enfouie de changement et de justice sociale. Devant la vaste opération de dépeçage que subit le pays, le simple citoyen y assiste en impuissant spectateur. Chaque jour que Dieu fait, il est inondé par des informations avérées ou de simples rumeurs sur ce que s’est adjugé un tel enfant de la nomenklatura comme terrains ou autre avantage.

Lui qui ne peut prétendre à un modique crédit bancaire pour financer un simple projet. Privé d’un cadre organisé pour exprimer son mécontentement, atomisé, il se transforme, le plus souvent à son insu, en vecteur même de la rumeur.

Ceux qui prétendent encadrer la société doivent impérativement prendre en considération ce désir de changement qui prend pour le moment cette forme d’expression. Elle peut épouser une autre, plus violente et plus coûteuse au pays.

Autant dire qu’une vaste campagne d’assainissement, en premier lieu des institutions de l’État, est désormais inéluctable. De même, l’assainissement des finances publiques par le recouvrement des créances du Trésor public auprès des «nantis» dont l’échec de produire quoique ce soit est patent ne peut que résorber un minimum le fossé entre la majorité des citoyens et ceux qui représentent les derniers lambeaux de l’État.

  • Par ZIAD Salah

 

L’affaire d’Etat.

dans Actualités/Chroniques

Parti pour prendre la tournure de simplement une grave affaire de délinquance et grand banditisme, la saisie des 701 kilos de cocaïne au port d’Oran s’est hissée inéluctablement en affaire d’Etat. En l’espace de trois jours, cette affaire a été au centre des interventions de deux ministres, de deux patrons de deux corps de sécurité et d’un SG du syndicat des magistrats.

Il s’agit d’Ahmed Ouyahia, qui, en fin politique, a réclamé la peine capitale aux personnes impliquées dans ce genre de trafic, touchant à la sécurité de l’Etat selon son argumentaire. Il a préféré rallier l’opinion de la vox populi et éviter de se positionner avec une telle ou telle partie ayant un lien direct avec le scandale.

Quant au Tayeb Louh, ministre de la Justice, il a consacré l’essentiel d’un point de presse au sujet. En saucissonnant l’affaire en trois blocs, histoire d’alléger le ternissement de l’image du département qu’il dirige, il a parlé du trafic de cocaïne, de blanchiment d’argent et de trafic d’influence dont serait impliqués les quelques magistrats mis en cause.

Cependant, il affirmera que la justice n’épargnera personne, insinuation à l’adresse des «nantis» et de l’entourage de la nomenklatura. On a parlé de la proximité entre «le boucher» et le fils d’un ex premier ministre et du principal accusé avec un chauffeur personnel de l’ex DGSN.

Mais indéniablement ce sont El Hamel, ex patron de la DGSN, et Gaïd Salah, chef d’Etat major et vice-ministre de la défense, qui ont levé des pans de voile sur les luttes engagées autour de cette affaire dans les hautes sphères de l’Etat.

Ce dernier, n’a pas pris de détours pour revendiquer la paternité de l’opération qui a abouti à la saisie record de cette quantité de drogue dure. Mieux, il a tenu à préciser que sur ses «recommandations» et «instructions» prodiguées à la marine nationale que «l’exploit» a été réalisé.

Par ce, il confirme que l’ANP est l’ultime digue protégeant le pays de toute sorte de menaces. Alors que son «concurrent», Abdelghani El Hamel ex DGSN, s’est embourbé dans les lamentations et surtout les menaces ouvertes.

Dans son intervention devant la caméra d’une télé privée, celui à qui on prêtait des prétentions présidentielles, a commencé son intervention en évoquant «les dépassements» dans l’instruction préliminaire que dame Justice a heureusement rattrapé.

Il a récusé le droit d’implication dans l’œuvre de salubrité publique à ceux qui ne peuvent pas prétendre à la probité et à la propreté de leurs mains. En visant qui ? On le saura probablement dans les jours et semaines à venir dans des fuites que publieront les médias qui lui ont été inféodés. A moins qu’il soit lâchement lâché y compris par eux.

Plus grave, El Hamel  a laissé  entendre que même «ses services» (sur qui il n’a plus aucune autorité formelle) détiennent des dossiers à fournir à la Justice.

Bref, celui qui a été limogé à peine quelques heures après sa montée au créneau a menacé de rompre un équilibre des forces en présence déjà précaire et que fragilise le moindre bruissement des rumeurs.

En clair, hier, El Hamel en sa qualité de patron de la DGSN, a reconnu volontairement l’inexistence de coordination entre corps de sécurité. Au moment ou la jonction entre terrorisme et trafic de drogue à l’échelle régionale et planétaire n’est plus à démontrer.

Pour autant, ce déficit de coordination n’est pas uniquement le résultat en partie de l’animosité entre les deux hommes forts du régime. Ce qui se racontait sur le peu de sympathie de Gaïd Salah à l’égard d’El Hamel n’est pas finalement une simple vue d’esprit. L’absence d’un centre où convergent tous les pouvoirs en est la première raison de ce dysfonctionnement.

Dit autrement, la longue maladie de Bouteflika et son éclipse a ouvert la voie à toutes les ambitions, à tous les appétits et surtout à tous les périls. Ceux qui claironnent pour un cinquième mandat doivent y réfléchir.

  • Par Ziad Salah.

1 2 3 7
Allez en Haut