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Les oligarques rattrapés par la Justice : Le dramatique héritage de Bouteflika

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L’information de l’interpellation des Kouninef, les plus proches du monarque déchu Saïd Bouteflika, a été reçu comme un séisme juridico-politique. Beaucoup n’ont pas réussi à dissimuler leur soulagement, voire leur satisfaction, de voir des intouchables, il y a à peine quelques semaines traduits devant une autorité pour répondre à des questions. Des «puissants que les ministres et même les officiers supérieurs faisaient des pieds et des mains pour pouvoir les approcher.

Dans le cas des Kouninef et Haddad, il est surhumain de ne pas céder au sentiment de revanche tant ces personnages ont alimenté la chronique de la prédation et passe-droit. Mais au-delà, notamment des personnages qui ne méritent pas qu’on s’y intéresse dans d’autres circonstances, la traduction de «Ces gens là» (de J. Brel) devant la justice, ce qui s’apparente pour eux à l’ultime humiliation, a quelque chose de dramatique.

Elle nous rappelle l’incapacité de notre pays de se doter d’une classe, ou juste une caste, d’entrepreneurs, avides de réussite et armés de motivation et de détermination. Des capitaines d’industrie, même bénéficiant de toutes les largesses de l’Etat, décidés de bâtir une économie performante, courant tous les risques, y compris celui de concurrencer les étrangers, pour s’accaparer des parts du marché intérieur et pourquoi pas régional.

Au contraire, l’ère de Bouteflika, avec toutes les recettes engendrées par l’envolée des prix des hydrocarbures n’a fait qu’encourager les rapaces, les prédateurs et les incompétents. Haddad, a maintenant tout le temps de cogiter sur le développement de son groupe à l’international et notamment son déploiement au niveau du continent africain.

Lui qui a saboté une rencontre du conglomérat  «d’hommes d’affaires» qu’il dirigeait avec des partenaires africains en ridiculisant publiquement l’ex ministre des Affaires Etrangères du pays hôte. Tant sa proximité avec Saïd Bouteflika lui offrait l’impunité et la transgression même des règles protocolaires élémentaires.

Feu Houari Boumediene, au nom du socialisme spécifique, a ouvertement empêché l’émergence d’une classe d’entrepreneurs. Le terme de «bourgeoisie compradore» était souvent galvaudé dans sa bouche. Il a sacrifié une accumulation des premières expériences entrepreneuriat initiées par certains hommes d’affaires au prix de luttes et de sacrifices.

Bouteflika, qui s’est déclaré ouvertement libéral, pour preuve sa participation au Forum de Crans Montana dès son intronisation, exactement au moment ou le mouvement altermondialiste manifesta sa naissance, a encouragé l’émergence de l’incompétence au détriment de la probité morale et la volonté d’aller de l’avant. Son ego, lui qui «incarnait l’Algérie» (selon une de ses célèbres déclarations) ne lui permettait d’admettre l’existence d’hommes ou de femmes audacieux engagés dans des aventures d’innovation.

Les Algériens se rappellent encore de la réflexion adressée à une jeune dame qui s’est lancé dans l’industrie du chocolat lors d’une inauguration de la Foire internationale d’Alger. Au lieu de l’encourager, il l’a presque accusé de vouloir «concurrencer les Suisses».

Bouteflika, pour des objectifs clairs dans sa tête oserions nous dire, a opté pour la médiocrité. C’est lui l’initiateur et le fondateur de la médiocratie qui ne pouvait exceller que dans la prédation. Au mieux, elle a acquis des biens immobiliers à l’étranger pour assouvir ses frustrations ataviques.

En fait, les Kouninef, Haddad et consorts sont aussi les victimes d’un monarque sans gloire et sans épaisseur. Au même titre que les centaines de jeunes qui ont péri en pleine mer…..dans leur tentative d’atteindre des horizons plus cléments.

Par Ziad Salah.

Primaires des sénatoriales à Oran: Coup de théâtre sur coup de …

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Quatre candidats se sont présentés dans le cadre des primaires pour les sénatoriales pour le compte du FLN à Oran. Parmi eux, celui pressenti depuis déjà un moment et qui occupe actuellement le poste de P/APW. Il avait pour concurrent un autre élu, disposant lui aussi de solides appuis au niveau de l’appareil central du parti et surtout d’une surface financière lui permettant “d’acheter” les voix des “grands électeurs”.

Les deux candidats des femmes, ont réellement fait la figuration. Les élections ont eu lieu mercredi dernier. Le concurrent du P/APW, grâce à l’argument de la «chkara» a obtenu une majorité confortable puisque 247 élus ont voté pour lui.

Réellement, il a dépassé son adversaire d’une centaine de voix. Donc, dans la soirée du mercredi à jeudi, et au terme de ces primaires, c’est ce candidat qui doit affronter ceux des autres formations politiques le 29 Décembre prochain. Il semblerait qu’il a même fêté cette victoire avec certains de ses mentors.

Coup de théâtre jeudi matin. Il a été convoqué au niveau de la wilaya d’Oran. On lui a signifié l’ordre de se désister au profit du P/APW. L’argument avancé pour l’amener à prendre cette décision : des vidéos le montrant entrain de négocier avec des élus pour qu’ils lui accordent leurs voix. Bien évidemment, en échange d’une certaine somme d’argent.

Les bénéficiaires de cette somme devaient prêter serment sur le livre saint pour respecter leur engagement. Selon des témoins, la vidéo ne souffre d’aucune ambiguïté parce que réalisée par une caméra performante mais surtout invisible.

Menacé d’être traduit devant la Justice, ce candidat aurait cédé. Surtout que son principal appui, le désormais ex SG du parti, n’est plus en poste. Mais la situation demeure confuse. Autant, des sources de l’intérieur de l’APW affirment que son sort est scellé, c’est-à-dire qu’il a été obligé d’admettre le fait accompli, autant d’autres voix, intéressées par son accession à la première Chambre persistent à distiller des informations parlant du maintien de cette candidature. Cette affaire, très significative sur les us politiques, reste à suivre….

  • Par Halim Segheir

 

Communiqué: après Semmar et Boudiab, le SAEPE toujours mobilisé pour libérer ses autres confrères

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Le tribunal de Bir Mourad Rais a prononcé dans la soirée de jeudi 08 novembre la relaxe de notre collègue Abdou Semmar éditeur de Algérie Part et de l’administrateur du site Merouane Boudiab, avec complément d’enquête. Le procès a démontré que nos confrères ont été mis en détention préventive pour des publications de presse et pour rien d’autre, contrairement à tout ce qui a pu se dire à ce sujet notamment par une des deux parties plaignantes, la télévision Ennahar.

Le procès a révélé une grave atteinte à la constitution algérienne et à la loi qui protège la liberté de la presse et qui exclu l’emprisonnement des journalistes pour leurs écrits. Il a aussi montré que les plaintes des parties adverses sont intervenues après le début de la garde à vue chez la gendarmerie nationale. L’audience a même, circonstance révélatrice d’une volonté pure de réprimer, montré que Merouane Boudiab a été mis en mandat de dépôt sans qu’aucune plainte ne soit enregistrée contre lui, mais simplement parce qu’il travaille à Algérie Part.

Le syndicat algérien des éditeurs de la presse électronique, SAEPE, se félicite de cette issue et appelle, comme il l’a fait depuis le début de cette affaire, à une enquête sereine de la justice face aux plaintes d’éventuelles parties contre des faits de presse. Les citoyens ont le droit d’être mécontent des publications de journalistes. Les professionnels de l’information ont, de leur coté, le droit d’exercer leur métier loin des pressions, notamment la menace de l’emprisonnement préventif abusivement utilisée ces dernières semaines contre notamment les web-journalistes dans une des dérives les plus graves contre la liberté de la presse.

– Le SAEPE salue la mobilisation décisive de ses membres, des confrères de la presse, et celle des associations de la société civile défenseures des libertés en Algérie. Il remercie en particulier les robes noires pour l’engagement spectaculaire de 57 avocats au profit de nos collègues journalistes. Les plaidoiries d’une grande partie d’entre eux ont permis de mesurer combien l’affaire de Algérie Part était entachée par une série inquiétante d’atteintes à la loi et au code de procédure pénale.

– Le SAEPE se déclare mobilisée pour la remise en liberté des autres confrères toujours détenus dans des affaires liées à l’exercice de leur métier similaires à celle de Algérie Part. Nous demandons les libérations sans délais de Adlene Mellah (DzairPress), Lies Hadibi (Al Djazair24), Abdelkrim Zeghilache (Sarbacane), Said Chitour (Indépendant), et le retour à des procédures judiciaires sereines, respectueuses de la loi, du droit des accusés d’être instruits à charge et à décharge et au non recours à la prison dans les cas de délit de presse comme le prévoit le droit.

– Le SAEPE espère que cette très pénible situation par laquelle passe le web- journalisme et l’édition de presse électronique servira à faire prendre conscience à l’opinion combien il est aujourd’hui important, pour l’indépendance de l’information au profit du citoyen, de protéger nos métiers et nos médias. La presse électronique était marginalisée par les pouvoirs publics et c’était déjà inacceptable. Elle est aujourd’hui l’objet d’une campagne de répression sans limites à laquelle la justice peine à donner une couverture juridique. Nous espérons que les pouvoirs publics vont à leur tour se rendre compte de l’affaiblissement de la vie publique et de l’image de l’Algérie que provoque cette campagne comme les médias électroniques et plus généralement contre la liberté de la presse. Le SAEPE réitère son appel au dialogue avec le ministère de la Communication pour organiser l’avenir de la filière.

Les suites de l’affaire des 701 kilos de cocaïne : Opération mains propre ou simple règlements de comptes

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Le limogeage d’Abdel Ghani El Hamel, ex DGSN, de la manière que l’on sait a suscité un espoir chez de très nombreux citoyens. Certains y ont décelé l’entame d’une vaste opération «mains propres», venue, à temps stopper l’entreprise de dépeçage des richesses de la collectivité nationale, au vue et au su de tout le monde. Le constat fourni par El Hamel lui même, quelques heures avant son éviction ne souffre aucune ambigüité sur l’ampleur de la prédation dont souffre le pays depuis deux décades.

Pendant des jours, des citoyens devenus attentifs à n’importe quelle information se rapportant à un tel ou tel «dignitaire», cité auparavant dans des scandales de corruption ou de passe droit. Certains n’ont pas hésité à formuler le vœu de voir un tel ou tel prédateur convoqué par la Gendarmerie ou faire l’objet d’une enquête initiée par un quelconque corps de sécurité.

On a, à titre d’exemple, souhaité l’activation et la réactualisation des mises en demeure adressées à l’ETRHB, groupe de Haddad, émises par le gouvernement de Tebboune et même par le MDN. Mises en demeure reléguées aux oubliettes dès le dégommage de l’ex-premier ministre de son poste.

On s’est interrogé sur le sort des révélations, des fois fracassantes, de certains médias concernant certaines grosses fortunes de l’Algérie actuelle.

Malheureusement, jusqu’ici, uniquement El Hamel qui a été mis hors course des présidentielles, selon certains analystes. Cependant, sur les réseaux sociaux, espace virtuel offrant la liberté d’expression, les citoyens ont donné libre cours à leurs souhaits, voire leurs fantasmes.

En moins d’une semaine, la moitié des responsables, notamment des institutions sécuritaires locales ou nationales, ont été limogés ou mis fin à leur fonction. Même Gaid Salah, le chef d’état-major et vice-ministre de la défense et qui est supposé être derrière le déboulonnage d’El Hamel, n’a pas échappé à cette campagne de fake-news.

Bien évidemment, certains se sont empressés de publier des démentis concernant leur carrière. Le dernier haut gradé «dégagé» n’est que le patron de la Gendarmerie, rumeur pourtant bien confirmée par la suite. L’absence de communication officielle ou institutionnelle favorise cet envahissement de la rumeur. La création d’un porte parole au niveau au moins des institutions régaliennes s’avère désormais incontournable.

Mais cette profusion de rumeurs sur les démêlés des hauts dignitaires du régime avec la Justice ne peut être interprétée comme la traduction d’une volonté enfouie de changement et de justice sociale. Devant la vaste opération de dépeçage que subit le pays, le simple citoyen y assiste en impuissant spectateur. Chaque jour que Dieu fait, il est inondé par des informations avérées ou de simples rumeurs sur ce que s’est adjugé un tel enfant de la nomenklatura comme terrains ou autre avantage.

Lui qui ne peut prétendre à un modique crédit bancaire pour financer un simple projet. Privé d’un cadre organisé pour exprimer son mécontentement, atomisé, il se transforme, le plus souvent à son insu, en vecteur même de la rumeur.

Ceux qui prétendent encadrer la société doivent impérativement prendre en considération ce désir de changement qui prend pour le moment cette forme d’expression. Elle peut épouser une autre, plus violente et plus coûteuse au pays.

Autant dire qu’une vaste campagne d’assainissement, en premier lieu des institutions de l’État, est désormais inéluctable. De même, l’assainissement des finances publiques par le recouvrement des créances du Trésor public auprès des «nantis» dont l’échec de produire quoique ce soit est patent ne peut que résorber un minimum le fossé entre la majorité des citoyens et ceux qui représentent les derniers lambeaux de l’État.

  • Par ZIAD Salah

 

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