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Djamel Ould Abbes. Mission accomplie.

dans Chroniques

La nouvelle est tombée comme un couperet. Ould Abbes, le secrétaire général du FLN «démissionne» de son poste. Une surprise au vu de sa proximité et de son légendaire «chiyatisme» qui le lie aux sphères présidentielles.

Celui qui s’est lui-même défini comme «chiyate ou nouss» aurait lui-même été surpris par sa démission puisque certaines informations ont rapporté qu’il fut pris d’un malaise cardiaque et qu’il aurait été évacué en urgence à Aïn Naadja.

Quels seraient donc les griefs retenus en haut lieu pour pousser à la sortie des plus «zélés» des hommes politiques (avec son prédécesseur Amar Saidani) du président de la République et de son règne ?

En premier ses inconséquences politiques qui font le bonheur des humoristes avec des déclarations à l’emporte-pièce.

A cet effet, trois faits majeurs ont motivé la «démission» du valeureux «moujahid».

Primo : l’annonce anticipée de la candidature du président de la République à une énième mandature. Ce qui a eu pour effet d’enlever tout effet de surprise. Marque de fabrique des Bouteflika depuis toujours. Et du coup enlever aux tenants du pouvoir tout suspense fabriqué et ainsi entamer la dernière once de crédibilité à tous les processus électoraux.

Secundo : la gestion chaotique du dégommage du président de l’APN Said Bouhadja. Car le “putsch” contre Said Bouhadja a été dévastateur sur l’image du pays bien qu’il ait été commandité en haut lieu et avalisé par la présidence. Mais le chaos qui a régné durant trois longues semaines avec l’épisode scandaleux des portes de l’assemblée nationale cadenassés ont provoqué l’ire de l’ensemble de l’opinion et surtout de la puissante organisation des anciens moujahidines. Par son inconséquence et son incompétence Ould Abbes a lézardé «la ceinture de sécurité» sur laquelle est “attaché” le pouvoir.

Tercio : sa sortie remarquée sur la polémique Louh/ Ouyahia en ne prenant pas de position claire (lui le pourfendeur en chef du patron du RND) tout en jetant la balle dans le camp de Abdelaziz Bouteflika pour trancher, a surpris plus d’un et a définitivement scellé son sort.

On ne fait pas descendre le «prophète-président» (dixit Ould Abbes lui-même) dans l’arène politicienne. Il doit rester au dessus de la mêlée et il (ou son entourage) prendra les décisions opportunes en temps voulu.

Et le temps est venu. Ould Abbes est «démissionné» comme l’a été son prédécesseur Amar Saidani. Chacun après une mission bien déterminée. Le dernier cité après avoir fait feux de tout bois contre toute opposition supposée ou réelle contre la quatrième mandature (chose faite). Et le second après avoir promue une supposée ou réelle opposition à la cinquième.

Oui deux missions précises pour un même agenda. Pour Saadani diaboliser le système DRS version Tewfik pour asseoir «l’Etat civil» et on l’attend toujours. Pour le second promouvoir l’homme politique le plus impopulaire du pays Ahmed Ouyahia en l’occurrence et mieux vendre le dernier mandat salvateur ou sa … «continuité».

Autant les deux itinéraires des deux derniers secrétaires généraux du FLN se ressemblent, autant celui d’Ahmed Ouyahia semble prendre le même cheminement que l’un de ses prédécesseurs. Nous nommons Ali Benflis.

Car ces deux hommes politiques sont issus de la même matrice et n’ont jamais caché leurs ambitions. Autant Ali Benflis a parfaitement joué le rôle ingrat de lièvre à presque toutes les mandatures et a été le «repoussoir» parfait, autant Ahmed Ouyahia semble être dans la même logique. Même si ce dernier, par sa prudence légendaire attend depuis fort longtemps une «rencontre avec son destin». Mais en Algérie, le destin ne relève pas du droit divin mais de celui du système, avec ses mécanismes, son opacité et ses … «rbouba» (dieux).  Dans ce jeu d’ombres chinoises parfaitement orchestré, les dieux du moment s’alimentent des repoussoirs qu’ils produisent. Et Dieu seul sait ce que l’avenir proche peut réserver.

  • Par B. Nourine

 

Un des rares “héritages” d’El Hamel : Quel sera le sort du GOSP ?

dans Actualités

Que peut-on retenir du limogeage du chef de sûreté de wilaya d’Oran, après celui d’Alger ? Ces deux responsables sécuritaires se sont mis beaucoup plus au service de leur patron qu’à l’institution, leur employeur. Ces changements opérés à la tête des deux plus importantes wilayas du pays augurent ils d’une entreprise de nettoyage de toute trace de l’héritage d’El Hamel, l’ex DGSN, resté huit ans à la tête de la police algérienne ?

Difficile à répondre à une telle question eu égard aux éléments d’informations disponibles en ce moment. Cependant, celui qu’on nomme désormais Icare, parce qu’il s’est brûlé les ailes en nourrissant des ambitions plus larges que sa carrure, a à son actif une seule empreinte :la création du GOSP (Groupement des Opérations Spéciales de la Police) en Mars 2015.

Ce corps d’élite dont la naissance est intervenue, juste après la dissolution du GIS (Groupe d’Intervention Spécialisé), relevant de l’ex DRS, a donné lieu à des lectures les plus contradictoires.

A l’époque, au niveau de certains médias, on n’a pas hésité à y déceler une volonté de museler le pouvoir du général Toufik, l’ex-patron du DRS, alors décrié et vilipendé par Saidani l’ex-SG du FLN.

Certains n’ont pas manqué de lier cette dissolution et cette création avec les tristement célèbres événements de Tiguentourine. Autant d’éléments qui plaident pour l’hypothèse que la création du GOSP n’est pas une simple initiative de l’ex-DGSN, en l’occurrence Abdelghani El Hamel.

Depuis, ce corps n’a pas fait parler de lui. Heureusement comme dira l’autre! Puisque nos villes sont épargnées des forfaits terroristes grâce à la vigilance des éléments de l’ANP, déployés tout au long des frontières, empêchant l’infiltration des armes et de terroristes.

De fait, le GOSP, qui a nourri de l’animosité entre les chefs des corps de sécurité, selon certains observateurs n’a pas de raison d’existence. Sa dissolution et le versement de ses éléments dans les unités de la Police ne peut que couper la route à des suspicions.

Rappelons-nous encore que certains sont partis jusqu’à avancer que ce corps a été créé spécialement pour garantir la sécurité de certains dignitaires du régime. La privatisation des institutions de la République et leur mise au service des personnes et des groupes n’est plus un tabou dans l’Algérie actuelle.

Et El-Hamel, l’ex DGSN, connait un bout sur ce plan. Lui qui a mis trois voitures de la DGSN, luxueuses il faut le préciser, à la disposition de ses enfants à Oran. On nous assure qu’il y a quelques jours, des chauffeurs de la capitale se sont déplacés spécialement pour récupérer ces engins.

Lui, dont le fils disposait de tous les engins du port d’Oran, au détriment des autres importateurs, condamnés à subir ce fait de prince. Dans ce sens, et comme à l’accoutumée, les langues commencent à se délier, parce que libérées des risques de fâcheuses répercussions.

  • Par Ziad Salah

 

 

 

Hadj Abdellah Benmansour tire sa révérence: Oran pleure le doyen de l’Art.

dans Actualités/Arts & Culture

Oran perd un de ses repères, un pionnier de l’art et de la culture. Un homme qui a consacré toute sa vie, de 90 ans, soit presque un siècle aux métiers et aux arts. Il a été à la fois un des premiers artistes peintres, un maître du graphisme, de la calligraphie, de la sculpture de la taille de pierre, un imprimeur et concevait à la main les anciens registres réglementaires qu’on utilisait dans les administrations.

Hadj Abdellah Benmansour est né en 1929 à Tlemcen, dans une famille versée dans l’Art artisanal. Il poursuivra ses études au collège de Slane puis il part pour Paris pour rejoindre «Art Déco» qu’il quittera en 1952. Plusieurs fois honoré. En 2004, à La Rochelle, il reçoit le premier prix sur 260 participants.

Aussi, Il était l’un des rares musulmans de l’époque coloniale à ouvrir une galerie d’art “Sesame” à Mostaganem, la ville de l’autre géant Khadda dont il était proche.

On peut voir et admirer des échantillons de ses oeuvres dans de ce lieu mythique, singulier à Oran, chargé d’histoire. Cette librairie unique en son genre parce qu’elle présente d’objets d’art et de culture rares et anciens et des tableaux chantant la nature, la beauté, les portraits, des calligraphies.. située juste à côté de la Grande Poste sur la rue Mohamed Khemisti.

Cette librairie-galerie qui n’attire pas foule mais demeure une curiosité d’Oran, Hadj Abdallah Benmansour n’acceptera jamais pour tout l’or du monde de la voir servir à autre chose qu’a l’art et la culture.

Un homme d’une modestie qui n’a d’égale que sa vaste culture. Autant il est prolixe quand il s’agit d’art et de culture, autant il demeure discret et ne dit rien sur son passé révolutionnaire dans les rangs du FLN historique en assurant notamment la conception et l’impression de nombreux tracts du FLN durant la guerre de libération.

Le nom de Hadj Abdallah Benmansour est désormais inscrit inscrit en lettres d’or dans l’histoire de la ville et du pays. Qu’il repose en paix…le maître.

  • Par H. Abdelkrim

 

 

 

Avec la fraude massive et l’abstention historique: Peut-on parler de nouvelle carte politique ?

dans Actualités

La poursuite des joutes électorales au niveau des tribunaux, malgré l’expiration du délai des recours, a quelque peu éclipsé les débats sur la nouvelle carte politique issue du scrutin du 23 Novembre dernier. Sur le plan symbolique, le débat initié au niveau de certains tribunaux de la République, est un précédent dont on mesurera peut être la portée dans l’avenir.

Ce débat, circonscrit en ce moment au niveau des tribunaux administratifs, a toutes les chances de se prolonger encore des semaines, voire des mois, devant les tribunaux chargés des affaires pénales.

Le MSP à Oran a introduit des actions en pénal contre certains responsables de certaines daïras accusés nommément d’êtres les artisans de la fraude.

Ce scrutin, donné par certains comme prélude aux présidentielles de 2019, dont la date peut être avancée en raison de l’état de santé du président de la République, a en principe donné une autre configuration politique.

Une première et rapide lecture de ses résultats permettent d’avancer que le FLN est le premier perdant des locales. Premier bénéficiaire de la fraude, si l’on juge les propos de tous les responsables des autres formations politiques, et surtout les vidéos ayant circulé sur les réseaux sociaux et qui font d’avantage l’opinion publique mieux que les déclarations des chefs de partis, son score a terriblement chuté par rapport aux locales de 2012.

Il ne contrôle que 600 communes sur les 1500 que compte le pays. Le parti El Moustaqbal, se classe en troisième position sur un échiquier politique qui ne présente aucune fiabilité.

Cette position a déjà été «attribuée» il y a quelques années au FNA, réduit par la suite à sa plus simple expression et dont l’inamovible SG s’est résolu à faire une grève de la faim pour attirer les regards.

Concernant El Moustaqbal, il est fort à parier que son patron s’estime présidentiable. Ce scrutin aura au moins produit un premier lièvre.

Ce dernier scrutin a aussi tracé la voie à des expériences inaugurales notamment à Alger et en Kabylie ou des indépendants ont réussi à laminer des listes du FLN et RND notamment, grâce à une véritable implication de la société civile. Une expérience à méditer.

Talaia El Houryate marque son entrée dans l’arène politique d’une façon timide certes mais le parti de Benflis, victime de coups bas, se retrouve dans la catégorie des partis microscopiques, ce qui le place devant le défi de restaurer son image avant les échéances électorales à venir.

Bien avant la validation des résultats, la carte politique, conséquente aux élections présente une certaine homogénéité. Le constat est vrai à condition d’omettre de prendre en ligne de compte l’abstention et la fraude. Les chiffres officiels des taux de participation n’ont convaincu personne. Les premiers résultats fournis par le ministère de l’Intérieur ont volontairement évité de signaler ce taux. Même les partis politiques, notamment ceux qui contestent les résultats de ce scrutin, évitent de soulever ce sujet comme s’il s’agit d’un tabou.

Le travail de recoupement effectué par plusieurs personnes à Oran avance un chiffre à peine frôlant à peine les 10 %. Donc, la fraude d’une part et l’abstention d’une autre empêchent de conjecturer sur une carte politique.

Cependant, bien avant la tenue de ces élections, cette supposée carte politique a accusé ses premiers coups de sabre. Le jeu de transvasement des candidats d’un parti à un autre, notamment les cadres des formations politiques ayant pris part à ce scrutin, a vidé cette course de tout sens. Ce qui a motivé les abstentionnistes à «la désertion citoyenne».

Parce qu’ils se sont aperçus que la motivation ultime de certains candidats se limite à l’accession à la voie menant à la prédation ou au mieux à l’affairisme. Dès le lendemain de la tenue des élections, certains candidats, dont des têtes de liste, se sont débarrassés des couleurs des partis qu’ils ont représentés.

Au même moment, les langues se sont diluées dévoilant un pan de la bourse des places sur les listes électorales. Comme il n’est pas exclu que des élus rejoignent d’autres formations politiques pour plus d’avantages.

Sans généraliser, il n’est pas aisé de parler de nouvelle carte politique conséquente au scrutin du 23 Novembre dernier. Parce que cette nouvelle carte est factice, mouvante et loin d’être représentative. Donc elle ne peut pas servir de base ou de point de départ à des projections portant sur les… prochaines présidentielles.

  • Par ZIAD Salah

 

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