Tag archive

environnement

Forum sur la gestion des déchets : “Jeter les jalons d’un modèle économique cohérent”

dans Actualités

L’association Aspein (Entreprenariat et Innovation) organise du 18 au 23 Mars prochain un Forum sur l’Entreprenariat Vert. C’est ce qu’a annoncé Monsieur Rachdi, président de cette association lors d’un point de presse, organisé ce matin au TRO. Le conférencier a exposé les grandes lignes de cette manifestation, la première du genre, qui regroupera tous les intervenants dans le domaine de la gestion des déchets, entre autres.

Les quatre jours de ce Forum seront répartis : deux jours seront consacrés à «l’économie circulaire. Une occasion pour les 20 TPE (Très Petite Entreprise) ayant participé au processus d’incubation (…) de prendre la parole devant les parties prenantes de la collecte, du tri et de la valorisation des déchets».

En fait, Aspein, en collaboration avec CTB Algérie, assure depuis plus de quatre mois l’accompagnement d’une vingtaine de petites entreprises se déployant dans le domaine de la récupération et le recyclage des déchets.

Ce Forum sera une opportunité pour ces jeunes chefs d’entreprises de rencontrer les «grands patrons» des groupes industriels, publics et privés, pour envisager des stratégies communes pour envisager une meilleure exploitation d’un créneau porteur économiquement.

Bien évidement, d’autres acteurs sont attendus lors de ce Forum, notamment les banquiers, les experts et les responsables des institutions chargées des questions de l’environnement. Il s’agit «de jeter les jalons d’un modèle économique cohérent» dira Monsieur Rachedi.

Le second événement concerne «L’Académie de Entrepreneuriat Vert». Quatre jours durant, les membres de cinquante associations, de vingt clubs scientifiques, de nombreux étudiants en master spécialisé à l’Université de Blida seront répartis en vingt cinq ateliers pour débattre des questions concrètes se rapportant à un segment économique qui peine à dépasser les professions de foi.

En somme, l’expérience pratique de ces nouveaux ou futurs entrepreneurs sera au centre des débats et échanges des différents ateliers. Les experts présents apporteront leur éclairage et ajusteront par la même occasion leur perception ou leur conclusion. «Notre souci demeure l’inclusion» signale le conférencier. «Nous cherchons à enlever les cloisons entre tous les intervenants dans ce domaine» ajoutera-t-il.

Lors des débats, Monsieur Rachedi validera le constat que la récupération et le recyclage du plastique demeure l’activité dominante de cette filière. Même sur ce plan, il affirmera que cette activité est très loin de la saturation. Versant dans une comparaison, il signalera que la Tunisie planche sur un ambitieux projet de récupération du matériel informatique hors d’usage où l’Algérie est considérée comme un gisement.

Il terminera en émettant le souhait que ce Forum sera pérennisé dans l’intérêt d’un gisement économique toujours délaissé. Signalons que Cevital sponsorise cette manifestation organisée avec le soutien de la Coopération Technique Belge.

  • Par Ziad Salah

Un énième projet de forêt à Oran: L’écologie, tendance ou…alibi

dans Actualités

Un  groupe de citoyens oranais, dénommé «un jour, un déchet», qui active dans l’hygiène publique, a décidé de lancer un projet d’envergure, qui consiste à élargir la célèbre et très controversée forêt de Canastel, en plantant 10.000 caroubiers dans son prolongement du coté Est de la forêt existante, étant donné que tous les autres cotés à forte valeur ajoutée  sont déjà largement privatisés. Cette plantation de 10.000 caroubiers représente environ un peu plus de cinquante hectares, sur des terrains nécessairement marginaux et donc difficiles.

C’est, nous semble-t-il un peu trop gros pour un simple groupe de bénévoles du week-end, sans grande ampleur, sans gros moyens et, surtout, sans grande expérience !

Dans son appel audio, lancé sur la toile, vendredi dernier, le principal animateur de ce groupe fait du pied au wali d’Oran, qu’il étiquette “d’écolo” au passage, au service des forêts de la wilaya d’Oran, à madame la Secrétaire d’Etat à l’environnement enfin et, accessoirement, aux citoyens d’Oran, à qui il demande de procéder à une large diffusion de son appel.

Pourtant lui-même annonce qu’il s’agit là de l’esquisse d’un vague projet. Ce qui veut dire que rien n’est encore décidé et qu’il y a de fortes chances pour que le projet en question n’aboutisse point. Mais il pourrait énormément  tromper !

Peu connaisseur, notre ami annonce un projet dont il ignore, non seulement, le contenu et le volume, mais également et encore plus, l’histoire de la ville, qu’il déclare aimer. Notre docteur, en principe pondéré et réfléchi, avance de nombreuses contre-vérités sur le sujet.

Ainsi et par exemple, il énonce que toutes les forêts d’Oran seraient naturelles, ce qui est, bien entendu, totalement faux. Il n’existe à Oran qu’une seule forêt naturelle, en l’occurrence celle de M’Sila. Tout le reste est artificiel, particulièrement les principales forêts urbaines de Ras el Ain et de Canastel, qui sont, par ailleurs, programmées pour une destruction à plus ou moins court terme.

Ce qui explique, entre autres, la volonté des pouvoirs publics et la feuille de route de Monsieur le Wali qui, dès son installation, a montré sa volonté de reboiser massivement la grande périphérie de la ville.

Pourquoi et comment les pouvoirs publics ont-ils trouvé la volonté et les moyens de boiser 7.500 ha de forêt, alors que pour le projet de Ras el Ain, qui représente à peine une centaine d’hectares, le premier responsable de la wilaya a eu cette formule : «A l’impossible, nul n’est tenu !» ? Ce qui équivaut en réalité à une condamnation sans appel d’un projet de reforestation  d’un site pourtant classé et reconnu, au niveau international, en tant que patrimoine naturel et culturel.

Mais, laissons de coté, pour l’instant, les politiques forestières et les projets immobiliers de nos décideurs et revenons aux contrevérités, probablement soufflées à notre tout nouveau leader écologiste, qui n’hésite pas à faire appel à la fibre patriotique et se positionne déjà en donneur de leçons, à l’instar de ses aînés.

Ainsi et selon lui, les Oranais n’auraient pas contribué à la création de forêts après 1962 et devraient  donc doubler d’efforts et soutenir son projet, qui a tout l’air d’un projet public, porté par une pseudo société civile de service.

Cette contre-vérité est non seulement  fausse mais surtout insultante pour les milliers d’Oranais qui, dès l’indépendance et jusque dans les années 70, ont parcouru, durant leurs journées de repos, des kilomètres à pieds, pour aller planter des milliers d’arbres au lieu-dit Coca-Cola, sur le plateau de Bel Horizon, sur les versants de la Montagne des Lions ou dans la continuité de la forêt de Canastel.

Ce discours, indéniablement tricoté dans les habituels laboratoires, discrédite l’histoire locale, tant décriée auparavant. Malgré les immenses sacrifices de sa population, Oran a toujours été étiquetée, par le passé, de tir-au-flanc de la Révolution. Il n’est donc pas étrange qu’elle soit, encore une fois, étiquetée de tir-au-flanc des efforts de développement patriotiques consentis par tout les Algériens après l’indépendance. Cette  stratégie de culpabilisation d’une société ne peut avoir pour objectif que de mieux faire passer les stratégies de détournement et de dilapidation des biens publics.

Dans un passé récent, notre médecin écologiste avait initié plusieurs opérations de reboisement et de nettoyage dans «sa» forêt fétiche. Ce qui, à notre avis, donnait un peu de caractère à cette pinède sans attraits, malgré tous les investissements et la publicité consentis.

Pourquoi et comment expliquer ce changement opéré par notre écologiste, qui détourne ainsi l’attention de la forêt de Canastel et envisage, d’ores et déjà, l’après-Canastel ? Un après qui, d’ailleurs, s’inscrit aussi bien dans l’espace que dans le temps. Le projet de 10.000 caroubiers serait certainement fabuleux et mériterait que tous les citoyens d’Oran s’impliquent et y participent matériellement, physiquement et moralement, mais à la condition que ce projet s’inscrive au cœur de la cité,  qui ne manque pas de friche, et non dans sa périphérie, où il servira surtout d’alibi dans la stratégie de déforestation du cœur urbain.

  • Par S. Slama

Projet de Conseil Consultatif de l’Environnement : Les copains d’abord.

dans Actualités/Environnement

La fameuse “chaîne d’or”, qui regroupe les nombreuses associations de la wilaya d’Oran, serait sur le point d’être mise en veilleuse et remplacée par un conseil consultatif de l’environnement qui, dit on, sera installé en juin de l’année prochaine. C’est du moins ce qu’a annoncé l’un des principaux animateurs de cette chaîne d’or, accessoirement grand adversaire de la «chichomania» et protecteur de la morale.

Le remplacement de la chaîne d’or par un conseil consultatif  de l’environnement n’est pas en soi une évolution de la citoyenneté, ni même une prise en charge plus sérieuse et moins populiste des questions environnementales de la wilaya en général et de la ville en particulier. La chaîne d’or a été créé par la précédente administration du temps de l’ex-wali Zaalane (et pilotée par la direction des forêts) dans le seul but d’étouffer l’émergence d’une société civile plus responsable, notamment après l’affaire bien connue sous le nom  «ARC».

Aujourd’hui, la fameuse chaîne d’or a simplement fait son temps en applaudissant à l’ensemble des atteintes à l’environnement  et même les atteintes au patrimoine, à commencer par la forêt de Canastel ou nos amis prennent plaisir à se faire photographier dans des bâtisses en durs, totalement illégales au regard de la réglementation, mais cautionnées par les pouvoirs publics pour services rendus.

L’échec le plus cuisant de cette chaîne d’or restera bien entendu l’opération tri des ordures pilotée par le célèbre R20, l’ONG du non moins célèbre Arnold Schwarzenegger, qui avait promis d’en finir avec la saleté à Oran.

Le constat est plutôt amer. le quartier Akid Lotfi et la cité AADL, premiers terrains expérimentaux du R20 et de la chaîne d’or sont aujourd’hui aussi sales qu’avant. Plus grave encore, l’expérience fut contre productive et a finit par démobiliser les bonnes volontés des résidents.

D’autres expériences et de nombreuses campagnes d’informations et de formations ont été tentés dans  les fiefs de la chefferie de la chaîne d’or, aucune n’a, malheureusement aboutit, Oran n’a jamais été aussi sale.

D’où d’ailleurs la feuille de route du nouveau wali qui sonne le glas de la chaîne d’or d’abord et du R20 ensuite. Il est vraie aussi que la politique d’austérité qui pointe à l’horizon n’est pas très favorable aux amis et bienfaiteurs de l’ami Arnold.

A quoi donc a servie la fameuse chaîne d’or ? La question vaut son pesant d’or. En gros, elle aura permis à certains animateurs de s’installer dans la notabilité de salon et de devenir incontournables pour faire la claque et….. des «selfies» avec les officiels et les stars de cinéma.

D’autres un peu plus ambitieux, attendent un retour d’ascenseur et des strapontins dans les assemblées locales et  garde au chaud l’espoir d’un “destin national”.

A Oran l’exemple de Kada Chafi dit «Rasse», le célèbre et très courtisé président à vie de l’association La Radieuse, qui est désormais ministrable (du moins si tout marche bien pour ces parrains algérois), fait rêver et même courir nos citoyens exemplaires.

Le prochain conseil consultatif sera certainement fait avec exactement les mêmes individus qui polluent la société civile et ruine toute tentative d’émergence d’une démocratie participative critique et constructive.

Il faut juste rappeler que la création d’un conseil consultatif de l’environnement n’est pas nouvelle en soi. Il y a presque 25 ans, Me Henni  Merouan, président de l’assemblée désignée par les pouvoirs publics en remplacement de la municipalité FIS, avait osé tenter l’expérience des conseils consultatifs citoyens. L’expérience sera très vite écourtée par le wali de l’époque qui aura une fin de carrière bien peu glorieuse.

Ce premier conseil a  néanmoins eu le temps de tracer sa feuille de route et n’avait pas pour vocation de faire des oranais des éboueurs, pour nettoyer une ville confiée aux copains et aux coquins, comme disait feu Abdelkader Safir, mais des citoyens exigeants sur la qualité de leur cadre de vie en général, responsables de leurs bulletins de votes et jaloux de leur ville.

Après les faux parkings et les mosquées, place aux arbres de….camouflage

dans Actualités/Environnement

Aux dernières nouvelles, les pouvoirs publics locaux ont fini par rendre à l’arbre en général et à l’arbre d’alignement en particulier son rôle d’outil d’aménagement. Certes cela est limité uniquement à la seule  fonction esthétisante de l’arbre. Ce qui n’est pas rien, mais c’est un peu trop court pour parler d’une véritable stratégie environnementale à l’échelle de la ville.

Ainsi donc les entrées de la ville d’Oran seront plantées d’arbres.  C’est du moins la décision qui aurait étés prise, certainement dans l’urgence, par les responsables de l’administration locale. L’idée n’est pas nouvelle, ni même originale, elle aurait dû être mise en place il y a quelques années déjà par nos élus locaux qui, en général, préfèrent attendre les ordres qui viennent d’en haut, se contentant de suivre la mode du moment et d’applaudir «les idées lumineuses» de leur tutelle.

Ainsi donc après l’engazonnement des terres pleins d’autoroute, voila venu le temps de l’arbre urbain. Ce qui n’est pas pour déplaire aux citoyens. Bien représenté par ailleurs dans les salons des pouvoirs publics par une société civile qui  n’est pas en reste, et a applaudie, s’est fait prendre en photos et même “facebooké” bien trop souvent pour être clean.

Comme par exemple lorsque les services locaux des forêts se proposaient de dépouiller nos forêts de leurs litières au profit d’une ONG en mal de fabrication de compost…. urbain. Nos associations, trop bien encadrées, ont alors unanimement renvoyées aux calandres grecques le projet de réflexion sur le statut de l’arbre urbain. Ils ne manqueront donc certainement pas encore une fois de joindre leurs applaudissements “citoyens” à ceux de leurs élus.

Le futur programme de plantation est réservé dit-on aux entrées de la métropole oranaise. Il y a lieu de s’interroger sur ce programme qui concerne les grandes pénétrantes routières de la ville. Mais avant d’aborder cet axe dans le détail, abordons donc l’axe aérien.

Avant d’atterrir à l’aéroport d’Es-Senia, premier portail d’Oran, le visiteur doit nécessairement et à base altitude survoler l’immense Chteibo. Mais ici il n’est pas question d’arbre et de……… camouflage.

Cela est d’autant plus vrai que le terrain sur lequel est bâtie cette excroissance urbaine n’est pas vraiment idéal pour l’arbre en général.

Revenons donc à nos axes routiers. Pourquoi donc planter des arbres aux entrées de villes lorsque les paysages sont privatisés ? Les nouveaux riches qui ont remplacé les «faux fellahs» du gouvernement Hamrouche et de l’ex D S A Benhadidi, n’ont pas trouvé mieux que de séquestrer le paysage derrière d’hideux murs le long de leurs parcelles et, par voie de conséquence, sur les principaux axes autour de la ville.

Privatisant par là de longs tronçons de paysages ruraux et même naturels. C’est la première action que les pouvoirs publics devraient entreprendre. C’est à dire qu’au lieu de planter des arbres pour camoufler les murs des autres, ils devraient exiger de ces «gentlemans- farmers» des haies végétalisés. Ce qui serait certainement un mieux pour l’écologie, pour l’esthétique de nos entrées de ville, et même pour l’image d’un pouvoir qui abandonné jusqu’à l’image du pays au puissants lobbys de l’argent.

L’arborisation de nos entrées de ville n’a pas fait l’objet d’une réflexion d’aménagement et encore paysagère. Faut-il planté en mail ou en rond d’oignons ? Faut-il planter des baliveaux ou des cépées ? Faut-il planter en trancher ou au trou ? Faut-il planter des palmiers, des résineux ou des feuillus ?  De tout cela nous n’en savons strictement rien.

Il est vrai qu’il s’agit là de détails avec lesquels il ne faut surtout pas embarrasser les responsables publics de notre cadre de vie. D’ailleurs, ils ne seront probablement pas là pour apprécier les résultats ou les conséquences de leur politique environnementale. Par contre nous serons encore là et quel que soit le résultat nous devrons le subir. Nous subirons ces plantations et qu’importe si demain, parce que les distances de sécurité n’auront pas étés respectées, une famille oranaise soit endeuillée parce que son fils s’est pris un arbre.

Mais qu’importe donc la citoyenneté dans la gestion de carrière.  De tout cela nous n’en savons rien, mais nous savons d’ores et déjà que le projet a été confiée à une entreprise de réalisation d’espace vert qui pour l’instant n’a brillé que par ses échecs répétés au point de nous faire croire qu’une esplanade engazonnée est un jardin méditerranéen.

Oran-vert”, la bien nommée avec ces 11 ha de pépinière ne produit pas suffisamment pour subvenir à ses propres besoins et se rabat sur le marché local et même national.  Chauffant outrageusement les prix et mettant à mal les petits artisans jardiniers qui pour la plupart travaillent au noir.

Enfin il y a lieu de dire aussi que l’arbre urbain en général et l’arbre d’alignement en particulier n’ont pour vocation que de camoufler.

Le camouflage est une invention des militaires pour cacher ce qui ne doit pas être vu par l’ennemi.

Faut-il vraiment cacher nos entrées de ville au lieu d’entreprendre une réflexion paysagère pour assumer leur intégration paysagère ?

La question ne se pose même plus tant nous sommes enfermés dans une logique urgentiste, pour ne pas dire populiste, de la gestion de nos villes qui fait que l’on rase des forêts pour créer de faux parkings et que l’on érige des mosquées sur des sites naturels au prétexte qu’il faut briller.

Par S. SLAMA

 

 

 

 

 

 

1 2 3 4
Allez en Haut