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La déforestation à Oran… une arme au service des lobbys.

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Il y a un 1er alibi : les Jeux Méditerranéens de 2021, avec bien entendu la superbe cagnotte qui permet de servir et….de se servir. Ceci n’a en vérité rien de particulier, car Oran n’a certainement pas l’ambition de faire exception à la règle en étant plus honnête que toutes les autres grandes villes du pays, qui organisèrent des shows culturels ou sportifs pour rehausser un tant soit peu une image du pays, et qui en est sortie à chaque fois encore plus ternie que terne.

 Une partie de l’espace naturel du plateau du Murdjadjo totalement brûlée sous prétexte de régénérescence du végétal pendant qu’ailleurs on végétalise artificiellement.

En dernier ressort les Jeux Méditerranéens ne sont rien d’autre qu’une superbe opportunité, pour mettre en place une stratégie destructrice du potentiel forestier et naturel de la ville.Une stratégie pensée et mise au service des puissants lobbys du foncier et de l’immobilier. Peut-être parce qu’ils sont, aujourd’hui, les seuls en mesure d’assurer la progression d’une carrière ou de garantir l’impunité aux bureaucrato- affairistes de service.

De Canastel aux Planteurs

Des arbres arrachés et abandonnés aux feux des campeurs.

Après avoir organisé la mise à sac de la forêt de Canastel à travers un plan d’aménagement ou tout fut prétexte à l’arrachage du couvert végétal et à la bétonisation. Voilà donc venu le temps de la forêt des Planteurs et du plateau du Murdjajo.  Longtemps ignorés par les services forestiers, qui poussèrent la chose jusqu’à confier, leurs bâtisses à la garde d’un vendeur de thé à la sauvette et la forêt à une association qui n’en demandait pas tant.

Voilà donc que nos forestiers subitement se réveillent et sortent d’hibernation pour raser, incendier et arracher le maigre et fragile couvert végétal déjà bien mis à mal par les visiteurs et les aléas climatiques de plus en plus rigoureux.

Pourquoi donc faut-il raser des kiosques et en construire d’autres ailleurs sur de nouveaux sites arrachés à la forêt, alors qu’il suffisait de restaurer et de réhabiliter l’existant?

Pourquoi donc faut-il planter des arbres là ou étaient aménagés des aires de jeux et des banc publics ou tant le sol que le sous-sol sont dégradés et compactés par des dizaines d’années de piétinement et de pollution en tout genre ?

Pourquoi donc, et au nom de quel principe, faut-il acclamer la rupture de la chaine biologique qui consiste à raser des arbres morts et de détruire par-là les foyers des oiseaux, des insectes et autres micro-organismes qui sont la véritable cheville ouvrière du milieu forestier ?

Sur quelle logique agro-forestière a-t-on implanté des peupliers et des faux poivriers au sommet d’une montagne balayée par les vents, sans aucune ressource hydrique et dans un sol ou les trous de plantation sont réalisés au marteau piqueur ?

Pourquoi donc ouvrir de nouveaux espaces par le feu, le marteau piqueur et le bulldozer au cœur de la forêt, lorsque les anciens ne sont même pas réhabilités et que la lisière minéralisée est abandonnée à l’automobile?

De nouvelles aires de jeux pendant que les anciennes sont abandonnés.

Face au sublime paysage de la baie des Andalouses et juste au-dessus du “Port Divin” de l’antique Oran. Ne nous trompons pas. Il ne s’agit pas là d’un choix gratuit ou même idiot mais bien d’un savant calcul, qui, non seulement permet de privatiser le paysage au profit des copains, mais permet surtout de cacher et par conséquent de faire oublier aux oranais leur histoire et leurs légendes.

Ne dit-on pas que c’est là au bord de ce plateau Nord que les pères fondateurs de la cité coincés par une mer méditerranée furibonde venaient tromper leur nostalgie en scrutant au-delà de la mer le scintillement des neiges éternelles sur les sommets de la Sierra Nevada.

Ce n’est certainement pas méconnaissance ou disons-le par l’ignorance d’un noble métier. Mais bien par l’affairisme et le …politique que la forêt oranaise est dévoyée et mise à sac.

En janvier 1954, et bien avant la fameuse Déclaration de Tlemcen (1) qui appelle solennellement à la sauvegarde de la forêt méditerranéenne, l’Association des maires de l’Oranie présidé alors par Henry Fouques-Duparc, s’engageait à travers un contrat moral et politique en faveur de la forêt, qui partirait alors de la pointe rocheuse de l’Aïdour jusqu’au confins de la frontière Ouest du pays.

Et cela en vue de faire des montagneuses du littoral un véritable barrage vert pour  attirer les pluies, réduire les érosions et participer à la construction d’une économie durable qui ne soit pas seulement un mot creux  et trompeur.

Il semble qu’aujourd’hui l’avenir de ce massif forestier, créé de toute pièce au 19 ème siècle par la colonisation, est définitivement scellé par des attaques bien ordonnées.Tant sur le sommet ou nous l’on a  choisi une stratégie populiste de disneylandisation, qu’à la base livré à la bidonvilisation en attendant la livraison du site aux lobbys de l’immobilier.

  • Par Samir Slama

(1) La Déclaration de Tlemcen a été adoptée le 21 mars 2013, au terme des travaux de la 3e Semaine forestière méditerranéenne. Elle marque l’engagement politique des ministres et chefs de délégation présents lors de cette rencontre de haut niveau au profit de la forêt méditerranéenne.

 

 

 

Un projet de Haddad risque de priver d’eau une partie d’Oran

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Une partie des habitants d’Oran-Est (Akid Lotfi, Millénium et des lotissements de villas) suivent avec inquiétude les travaux de défoncement engagés sur une assiette de terrain se trouvant à l’extrémité du terrain devant recevoir le nouveau parc d’attraction d’Oran. La raison de cette inquiétude est l’existence d’un échangeur d’eau qui dessert toute cette partie de la ville au niveau de cette assiette.

Un promoteur immobilier qui avait réalisé un ensemble immobilier pas loin de ce carrefour nous l’a confirmé. Il nous a parlé d’une canalisation d’un mètre de diamètre, ce qui dénote de son importance. On nous parle même de câbles électriques.

Evidemment l’entreprise qui se déploie sur le terrain n’a pas vu utile de souscrire à la réglementation en vigueur en érigeant la traditionnelle plaque où le maître de l’ouvrage, le maître d’œuvre, les références du permis de construire, la date de réalisation du projet et la nature du projet sont signalés. Sûrement, il s’agit d’un projet appartenant à «une huile» bénéficiant de l’impunité, répète-on ça et là.

En effet, à la veille des dernières élections locales, ce terrain a été attribué à Ali Haddad pour y construire le siège de sa télévision. C’est ce que nous affirme une source digne de foi.

L’attribution a eu lieu juste avant le départ de l’ex-wali d’Oran, promu ministre et actuellement occupant le portefeuille des Transports. Les membres de la mairie de Canastel qui ont été obligés d’assister à la désignation de l’assiette à l’équipe de Haddad ont soulevé l’existence de cet échangeur d’eau. Leur hôtes se sont contentés de leur signaler qu’ils ont repéré ce terrain grâce aux techniques de la géo-localisation.

Pour le moment on note avec étonnement le manque de réaction de toutes les institutions, notamment celles chargées de la gestion et distribution de l’eau. Un endommagement de l’échangeur risque de priver des milliers de foyers d’eau. Un risque à la veille de l’été……

  • Par Z/S

Un énième projet de forêt à Oran: L’écologie, tendance ou…alibi

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Un  groupe de citoyens oranais, dénommé «un jour, un déchet», qui active dans l’hygiène publique, a décidé de lancer un projet d’envergure, qui consiste à élargir la célèbre et très controversée forêt de Canastel, en plantant 10.000 caroubiers dans son prolongement du coté Est de la forêt existante, étant donné que tous les autres cotés à forte valeur ajoutée  sont déjà largement privatisés. Cette plantation de 10.000 caroubiers représente environ un peu plus de cinquante hectares, sur des terrains nécessairement marginaux et donc difficiles.

C’est, nous semble-t-il un peu trop gros pour un simple groupe de bénévoles du week-end, sans grande ampleur, sans gros moyens et, surtout, sans grande expérience !

Dans son appel audio, lancé sur la toile, vendredi dernier, le principal animateur de ce groupe fait du pied au wali d’Oran, qu’il étiquette “d’écolo” au passage, au service des forêts de la wilaya d’Oran, à madame la Secrétaire d’Etat à l’environnement enfin et, accessoirement, aux citoyens d’Oran, à qui il demande de procéder à une large diffusion de son appel.

Pourtant lui-même annonce qu’il s’agit là de l’esquisse d’un vague projet. Ce qui veut dire que rien n’est encore décidé et qu’il y a de fortes chances pour que le projet en question n’aboutisse point. Mais il pourrait énormément  tromper !

Peu connaisseur, notre ami annonce un projet dont il ignore, non seulement, le contenu et le volume, mais également et encore plus, l’histoire de la ville, qu’il déclare aimer. Notre docteur, en principe pondéré et réfléchi, avance de nombreuses contre-vérités sur le sujet.

Ainsi et par exemple, il énonce que toutes les forêts d’Oran seraient naturelles, ce qui est, bien entendu, totalement faux. Il n’existe à Oran qu’une seule forêt naturelle, en l’occurrence celle de M’Sila. Tout le reste est artificiel, particulièrement les principales forêts urbaines de Ras el Ain et de Canastel, qui sont, par ailleurs, programmées pour une destruction à plus ou moins court terme.

Ce qui explique, entre autres, la volonté des pouvoirs publics et la feuille de route de Monsieur le Wali qui, dès son installation, a montré sa volonté de reboiser massivement la grande périphérie de la ville.

Pourquoi et comment les pouvoirs publics ont-ils trouvé la volonté et les moyens de boiser 7.500 ha de forêt, alors que pour le projet de Ras el Ain, qui représente à peine une centaine d’hectares, le premier responsable de la wilaya a eu cette formule : «A l’impossible, nul n’est tenu !» ? Ce qui équivaut en réalité à une condamnation sans appel d’un projet de reforestation  d’un site pourtant classé et reconnu, au niveau international, en tant que patrimoine naturel et culturel.

Mais, laissons de coté, pour l’instant, les politiques forestières et les projets immobiliers de nos décideurs et revenons aux contrevérités, probablement soufflées à notre tout nouveau leader écologiste, qui n’hésite pas à faire appel à la fibre patriotique et se positionne déjà en donneur de leçons, à l’instar de ses aînés.

Ainsi et selon lui, les Oranais n’auraient pas contribué à la création de forêts après 1962 et devraient  donc doubler d’efforts et soutenir son projet, qui a tout l’air d’un projet public, porté par une pseudo société civile de service.

Cette contre-vérité est non seulement  fausse mais surtout insultante pour les milliers d’Oranais qui, dès l’indépendance et jusque dans les années 70, ont parcouru, durant leurs journées de repos, des kilomètres à pieds, pour aller planter des milliers d’arbres au lieu-dit Coca-Cola, sur le plateau de Bel Horizon, sur les versants de la Montagne des Lions ou dans la continuité de la forêt de Canastel.

Ce discours, indéniablement tricoté dans les habituels laboratoires, discrédite l’histoire locale, tant décriée auparavant. Malgré les immenses sacrifices de sa population, Oran a toujours été étiquetée, par le passé, de tir-au-flanc de la Révolution. Il n’est donc pas étrange qu’elle soit, encore une fois, étiquetée de tir-au-flanc des efforts de développement patriotiques consentis par tout les Algériens après l’indépendance. Cette  stratégie de culpabilisation d’une société ne peut avoir pour objectif que de mieux faire passer les stratégies de détournement et de dilapidation des biens publics.

Dans un passé récent, notre médecin écologiste avait initié plusieurs opérations de reboisement et de nettoyage dans «sa» forêt fétiche. Ce qui, à notre avis, donnait un peu de caractère à cette pinède sans attraits, malgré tous les investissements et la publicité consentis.

Pourquoi et comment expliquer ce changement opéré par notre écologiste, qui détourne ainsi l’attention de la forêt de Canastel et envisage, d’ores et déjà, l’après-Canastel ? Un après qui, d’ailleurs, s’inscrit aussi bien dans l’espace que dans le temps. Le projet de 10.000 caroubiers serait certainement fabuleux et mériterait que tous les citoyens d’Oran s’impliquent et y participent matériellement, physiquement et moralement, mais à la condition que ce projet s’inscrive au cœur de la cité,  qui ne manque pas de friche, et non dans sa périphérie, où il servira surtout d’alibi dans la stratégie de déforestation du cœur urbain.

  • Par S. Slama

La “Coulée Verte” : Première étape de la stratégie verte

dans Actualités/Environnement

L’idée de Coulée Verte est, en réalité, née d’une vision écosystémique, elle avait comme objectif lointain la création d’un couloir biologique qui, à terme, devait permettre et de façon très schématique, de relier le Murdjajo à la Montagne des Lions, en traversant les espaces végétalisés et les friches qui jalonnent la frange Nord de la ville, notamment sous  le balcon du Front de Mer à travers de nombreuses poches végétales ainsi que sur l’arrière port à travers la voie de chemin de fer. Bâb el Hamra et la Calère constituent en réalité la première station de ce couloir biologique rêvé qui devait  permettre d’enrichir et de densifier la biodiversité urbaine et périurbaine mise à mal par une politique d’urbanisation en rupture totale avec son environnement naturel.    

 

Le projet de Coulée Verte, qui a été proposé par l’association Bel-Horizon, est une vielle idée, développée à partir des années 2000, lorsque le président Bouteflika avait rejeté, dans la forme et dans le fond, le projet immobilier défendu par l’ex-DUC et actuel  ministre de  l’habitat.

Le président optera alors pour le projet de forêt récréative. Un projet alternatif auquel d’ailleurs personne parmi les responsables présent à cette époque et tous ceux qui sont succédé à Oran n’y croyait vraiment.

Selon les informations de l’époque, le président aurait alors accordé une enveloppe de 20 millions de dinars au service des forêts en vue de développer le projet de forêt urbaine. Il faudra toutefois attendre quelques années pour que les premiers arbres soient implantés sur le site sans aucune étude préalable, encore moins un plan de plantation.

Laissés pour compte, les eucalyptus profiteront du microclimat de la zone et surtout des remontées d’eau de l’Oued Ras el Ain pour ne pas mourir et  même pousser relativement assez vite et bien. Il faudra attendre deux ou trois ans encore pour voir le projet refaire surface dans le cadre d’une opération de marketing.

L’ex-wali Boudiaf et son chevalier servant de l’époque, parachuté maire d’Oran, s’empresseront de venir en grande pompe planter quelques eucalyptus en présence des jeunes de l’association Bel Horizon, qui défendront alors leur projet de la Coulée Verte.

En réalité il s’agissait d’un faux départ, une opération de marketing qui servira à tromper les citoyens ou du moins ceux qui portaient un intérêt sincère  à leur ville. Les arguments avancés  à l’époque sont exactement les mêmes que ceux qui convaincront l’actuel wali d’Oran. L’histoire montrera très rapidement le fait que les pouvoirs publics et les élus de cette époque (et actuels) avaient d’autres centres intérêts. L’affaire de la forêt de Canastel, la destruction des Halles Centrales, le dossier des Arènes sont des exemples parmi tant d’autres sur le projet urbain que ces messieurs défendaient contre vent et marée.

La relance du projet de Coulée Verte viendra en 2014 et sera le fait de l’ex ministre Boudiaf qui confiera alors le projet de «parcours culturel» au service de l’urbanisme, en lieu et place de la direction de la Culture.

Peu au fait des enjeux et des significations, les responsables de l’urbanisme multiplieront les méprises dans le cahier de charges. Le projet de parcours culturel urbain se transforme en projet de création d’un parcours culturel dans et à partir de la promenade Ibn-Badis ex-Letang.

Cela permettra alors au paysagiste en charge du projet de relancer le projet de la Coulée verte mais  à partir d’un autre bout. C’est ainsi que dans le cadre de ce projet, une analyse paysagère s’impose,  elle permettra d’examiner les nombreux paysages que l’on peut découvrir à partir du jardin.

Ils constituent en fait un fabuleux parcours culturel visuel qui permet alors de découvrir d’un seul coup d’œil ou presque plus de 1000 ans d’histoire. Cette analyse a été établie dans le but  d’asseoir une base qui permettrait  à l’avenir et plus précisément dans le cadre du plan de sauvegarde de la vielle ville, d’établir une stratégie de valorisation et de protection qui englobe non seulement les monuments historiques et pittoresque mais aussi leur environnement.

En vérité, sans ces paysages, la Promenade, qui est sensée produire du donne à voir, n’a pour ainsi dire plus aucune valeur. Dans le cadre de ce projet les falaises de Bab El Hamra qui constitue un paysage minéral ainsi que le célèbre site de la Calère ne portent en vérité aucun monument historique ou pittoresque visible à partir de la Promenade et sont donc appréhendés comme des paysages en construction.

La Promenade de Letang est le point final de cette première  station de la coulée verte qui prend naissance sur les flancs du Murdjajo. Le projet de parcours culturel entend bien rétablir prioritairement des passerelles entre le jardin et la place de la République, notamment à travers un réaménagement profond du talus Ouest qui borde cette superbe place publique.

 

Mais revenant donc au site premier de cette Coulée Verte et qui, au départ était composé de deux espaces verts distincts.

La partie haute a été conçue pour mettre en valeur le paysage minéral des falaises à travers un jardin thématique  lié à notre climat et dédié à l’éloge de l’aridité.

Le choix de cette thématique n’est pas fortuit mais réfléchie à partir de l’orientation du site et surtout de la réalité du réchauffement climatique et à la diminution des ressources en eau qui nous touche plus que partout ailleurs.

Il s’agirait alors de créer un jardin pédagogique qui montre à nos concitoyens et à nos enfants à travers des collections  végétales et un design adapté,  une esthétique nouvelle (très à la mode sous d’autres cieux), basée sur la sobriété et l’économie des ressources aussi rare et fragile que la terre. Il s’agirait de montrer que la beauté singulière des paysages arides n’a rien à envier aux jardins engazonnés consommateurs de ressources aussi rares et fragiles que l’eau, criant de mondanité et de nombrilisme et qui servent malheureusement de modèle unique à nos décideurs. Il s’agirait aussi de montrer à nos concitoyens qui se piquent d’écologie et d’écocitoyenneté une vision du jardin respectueux de l’environnement.

Dans le cadre du projet de coulée verte, le site de la Calère devait permettre de compenser le manque d’espaces vert et de loisirs aussi criard que scandaleux que connait la basse ville. Cela est d’autant plus urgent que le plan de gestion d’un jardin historique tel que l’ex-Promenade Letang, unique espace vert de la vielle ville, ne permet pas de nombreux équipements de jeux et de loisir.

Le site de la Calère qui constitue un microclimat  très particulier est en réalité le site idéal pour la création et le développement d’un arboretum en lieu et place d’une forêt urbaine qui jouxte l’immense pinède du Murdjajo. L’arboretum permettrait alors d’introduire et de développer de nouvelles espèces d’arbres et d’arbustes en vue de leur introduction dans le cadre d’une stratégie de diversification des espèces plantées notamment en matière de plantation d’alignement dans une ville qui peine pour diversifier son patrimoine arboré.

Le projet de la coulée verte est en réalité la première étape d’un long et très complexe projet de reconversion et de dynamisation de la mémoire de la ville. Le choix de la Calère n’est pas fortuit car il s’agit en fait du premier morceau de la mémoire urbaine trépanée au nom d’une pseudo-modernité.

Aujourd’hui ce projet constitue une opportunité courageuse de rendre à cette ville sa dignité, en rétablissant des liens avec son environnement naturel qui soit montagnard ou marin. Le projet de la Coulée Verte avec ces dernières variantes qui ouvrent enfin la ville sur la mer méditerranée, permettra à son  promoteur d’inscrire son nom en lettres d’or dans l’histoire urbaine de cette ville.

  • Par SLAMA. S

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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