Le rassemblement de la CGATA a eu lieu: Les syndicalistes investissent la rue et montrent la voie

dans Actualités/Vie associative

Le rassemblement auquel a appelé la Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie, CGATA, a eu lieu. C’est «en lui-même une réussite» selon les syndicalistes présents ce matin, lundi 1er mai, à la place Abdelmalek Ramdane, ex des victoires.

 Dès les premières heures de la matinée

Ils étaient plusieurs dizaines de personnes, (plus de 200 personnes) qui ont pu participer au rassemblement de la CGATA. A vrai dire, et dès les premières heures de cette journée fériée pour célébrer la fête des travailleurs, plusieurs dizaines de personnes, répondant favorablement à l’appel de la CGATA, ont pu investir les alentours et les ruelles moyennes de l’ex-place des victoires, située en plein cœur de la ville d’Oran.

Sur place, nous avons également constaté la présence impressionnante d’un arsenal sécuritaire constitué principalement de plusieurs véhicules et des dizaines de policiers dépêchés pour répondre, à leur manière, au mot d’ordre lancé, il y a quelques jours, par la CGATA.

Le rassemblement, non autorisé par les autorités locales, a tenu «toutes» ses promesses. Il y a eu tout d’abord cette présence des syndicalistes et délégués de travailleurs venus de différentes wilayas, même si «des délégations ont été empêchées de franchir les désormais frontières de la wilaya d’Oran», pour paraphraser le contenu de la CGATA, signé par son président Rachid Malaoui.

Ce dernier, nous a exprimé dans une déclaration «sa satisfaction» quant à la réussite du rassemblement, qui, malgré «la répression» a drainé la foule. Et c’est à propos de la foule que les éléments de la police ont «démontré tout leur art» à la maîtriser, en se déployant tôt dans la matinée et en «imposant» un certain «cordon» de deux lignes parallèles, afin d’ «immobiliser» les contestataires à l’entrée même du siège régional de la CGATA et le local du SNAPAP, le syndicat des personnels de l’administration publique.

 « Houriya Naqabiya »

C’est vers 9h 45 minutes que les premiers slogans retentissent dans les alentours, à la rue Loubet précisément, où des syndicalistes de la CGATA ont repris au sein d’un groupe «houriya naqabiya» (liberté syndicale).

C’était le début pour exprimer les objectifs de ce rassemblement qui s’est déroulé en trois tranches distinctes : un groupe d’une centaine de personnes devant le siège du SNAPAP, un second (une autre centaine de personnes) à l’intérieur de l’immeuble (où se situe le siège du syndicat). Ces deux groupes étaient les plus actifs et le plus expressif. Un troisième groupe constitué de plusieurs dizaines de personnes s’était constitué sur l’autre côté de la place, à l’intérieur des arcades et à la station des bus. Plusieurs personnes parmi ce groupe ont tenté de rejoindre le groupe initial mais «ont été dissuadés» par le nombre impressionnant de policiers présents en cette matinée particulière et instruits à ne pas user dans la violence.

La femme syndicaliste et travailleuse était également présente à ce rassemblement. Et c’est la présence de ce sexe faible qui a donné beaucoup de courage à certains hommes pour scander des slogans et crier leur désarroi et leur malheur. Autre fait à mentionner en faveur des syndicalistes de la CGATA, c’est le nombre de jeunes et ce taux de rajeunissement qui a fait dire à Chouicha Kaddour, du syndicat des enseignants solidaires de l’enseignement supérieur, que l’avenir «appartient à la solidarité syndicale».

La contestation a permis à certains représentants de la CGATA  de s’exprimer devant les présents sur les valeurs sociales à défendre et les objectifs futurs à atteindre. Il faut rappeler que l’appel de la CGATA est venu pour consolider ses principes et valeurs de base afin de défendre le pouvoir d’achat, les libertés syndicales et l’emploi.

Selon Rachid Malaoui, président de la CGATA, «plusieurs corporations ont répondu à l’appel», dont principalement les militants et cadres syndicaux du SNAPAP et ses fédérations, SNESS (enseignement supérieur), SNATEG (Sonelgaz), les représentants des jeunes, des avocats, de l’éducation et de plusieurs entreprises du secteur économique.

De son côté, Chouicha Kadour nous déclarera que «Tlemcen sera le prochain rendez-vous» car la contestation continuera à «faire entendre sa voix et à investir la rue» pour crier «non à la hogra», en guise de réponse à un pouvoir décidé à continuer dans la voie de la marginalisation et du monologue.

  • Par H. I. M.

 

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