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Renouvellement et suspension des associations à Oran: A chacun son plan de « réplique »

Vie associative

200290241-002Les présidentielles passées, le renouvellement des associations est sur toutes les langues des activistes à Oran.

Oran, là où le mouvement pour l’abrogation de la loi sur les associations 06/12 est parti et qui avait mobilisé des associations au niveau national. Un mouvement qui est né à la suite d’une suspension de deux associations d’Oran, ARC et Bahia, par l’ex-Wali. Un collectif des associations d’Oran avait été mis sur place en lançant une pétition sur l’abrogation de cette la-dite loi. Mais à deux mois ou presque de la date limite du renouvellement des associations, le collectif avait appelé les associations à se conformer à la nouvelle loi tout en continuant le combat pour son abrogation. On disait au sein du collectif, il faut rester «légaliste» afin de ne pas donner l’occasion au pouvoir de liquider des associations et affaiblir la société civile. Malgré cela, des associations ayant déposé le dossier du renouvellement n’ont pas eu la «vie facile». A Oran, certaines associations ont pu avoir le «ok» de l’administration comme «Bel horizon», «Nomades», «Petit Lecteur» et autres. Mais elles ont dû «cavaler» pour être de nouveau « ré-agrées». Le dossier est lourd sans parler des cinq engagements qui devraient être signés chez les R.G de la police. «De quoi devenir fou», comme a laissé indiquer un membre d’une association en voie de renouvellement. D’autres associations attendent encore leur tour et ne savent pas à quel Saint se vouer. Des associations ont été «surprises» d’entendre qu’elles ont été dissoutes par l’administration pour une «faute» des services de la wilaya, puisque certaines association ont déposé leur dossier de renouvellement en 2012, sauf qu’à cette date le texte d’application de la loi n’avait pas «atterri», comme nous l’a souligné un membre d’une association. Ce dernier dira : »comme notre surprise fut grande quand nous avons appris que notre association a été dissoute sans nous aviser. Nous avons alors préféré déposer un autre dossier presque similaire que celui du renouvèlement. Nous avons déposé notre dossier comme s’il s’agissait d’une création ». Le jeu du «chat et de la souris!». Dans cette catégorie, on compte de nombreux cas, qui sont décidés à se battre pour la légalité. Un membre d’une association, qui est considéré comme faisant partie du clan de l’opposition, nous précisera qu’en cas de refus, son association ne se laissera pas faire et saisira la justice. Les associations sportives notamment des clubs de football ont toutes été «régularisées», car elles sont dépendantes des subventions et donc elles ont toutes déposé renouvelé leur dossier. Ce qui a arrangé l’administration, car les clubs mobilisent mieux que les partis politiques. Le pouvoir ne veut pas un affrontement avec les jeunes. Des associations de jeunes, activant dans le secteur de la culture, semblent ne pas prêter oreille à tout cela en indiquant qu’elles continueront d’activer sur le terrain. Un des responsables d’une association, très active sur le terrain, nous fera le commentaire suivant : «Notre association n’a pas reçu le moindre centime. Les membres et amis financent nos activités. Notre comptabilité est saine et les membres de l’association ont approuvé notre bilan financier. Les autorités ne nous ont pas octroyé un local malgré nos doléances. Alors pourquoi, nous allons nous fatiguer avec le renouvellement. Nous continuerons à nous réunir dans nos maisons ou chez des associations amies. Nous nous propulserons chez ces dernières ou dans des cafés ou dans la rue. Nous n’avons toujours agi dans le respect des lois. Si aujourd’hui, on pense que nous sommes des « hors la loi », nous assumerons avec fierté ce statut». Un autre responsable nous soufflera dans l’oreille qu’il y aura toujours un moyen d’activer en toute «légalité », soit en se faisant parrainer ou en « osant ». La majorité de nos interlocuteurs ont préféré garder l’anonymat afin d’éviter des « représailles ». Le collectif des associations reprendra bientôt ses activités pour faire le bilan du renouvellement avant de se relancer dans le bain de l’action.

  • M. Amine

Le « copier-coller » des cyber-café: Un nouveau commerce à Oran

j.o cyberLa nature du copier-coller prend des proportions alarmantes dans les cyber-café d’Oran.

Lors de notre passage dans un de ces lieux, l’ambiance est toute autre, car habituellement, nous avions coutume de voir des jeunes écoliers et collégiens s’accaparer les ordinateurs pour se consacrer à leurs jeux favoris. Ce qui ne fut pas le cas, il faut dire que l’atmosphère n’est pas la même, nous avons été surpris par la grande affluence des collégiens et lycéens qui prenait d’assaut, le bureau du gérant du cyber-café pour y déposer, l’intitulé des exposés qui leur ont été donnés à faire, par leurs enseignants. En effet, le gérant fait une petite recherche moyennant une tarification variable en fonction des thèmes choisis, à titre d’exemple, nous dit –on, un exposé sur une personnalité historique en arabe devrait couter 80 DA, et un autre sur la conservation des plantes à 70 DA. Pour connaitre l’avis des collégiens, nous avons interrogé Merouane, qui prépare son BEM, il nous fait savoir que suite à la demande de son enseignante, il s’est dirigé illico presto au cyber le plus proche pour un exposé sur l’Emir AEK. Pour connaitre et avoir plus d’information sur cette marchandisation du savoir, qui est en train de prendre de l’ampleur en touchant tous les paliers, du secteur éducatif, nous nous sommes entretenus avec une enseignante du primaire, qui trouve « positif », le fait, de voir des collégiens partir au cyber « copier de l’internet leurs exposés ». Pour notre interlocutrice, c’est de cette façon dira-t-elle « …que nous allons favoriser l’apprentissage chez l’enfant ». Il faut dire qu’à la passive activité de l’apprentissage, s’ajoute la « mercantilisation » de l’outil Internet. A ce propos, le gérant du cyber café, nous fait savoir que son but n’est pas de conseiller les enfants, mais de « rentabiliser son commerce », par la prestation de service. Une enseignante à la retraite déplore cet état d’esprit et ces pratiques en considérant que le corps enseignant est « complice » de cette absurdité qui encourage la paresse intellectuelle et détruit l’esprit d’initiative et la curiosité chez les élèves. Notre interlocutrice préconise afin d’endiguer ce fléau de multiplier les centres de documentation et mettre en place un personnel adéquat et qualifié pour guider et informer l’élève sur les moyens et les méthodes à suive pour sa recherche. En ce sens, un parent qui accompagnait son fils dans le cyber passe au crible cette méthode d’enseignement en disant que ce système arrive à bout de souffle et nos enfants payent le prix fort de cette régression ‘‘. Ceci étant dit, cet aspect déliquescent n’épargne pas le milieu universitaire, de ce fait un enseignant nous fera savoir que 95% des étudiants ont recours à internet, en affirmant que plus de la moitié utilise le copie-collé .Pour notre interlocuteur  » les chartes anti-plagiat ne sont pas vraiment mises en vigueur dans les établissements scolaires. Enfin, devant l’imbroglio d’images du copier-coller, le problème du secteur éducatif ne peut se poser sans qu’on le situe dans le mutisme productif qui habitue l’œil à la paresse.

  • Adnan H

Un agronome formé à l’ITA à la tête du CRASC

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arton2648-cab23Le CRASC (Centre National de l’Anthropologie Sociale et Culturelle) a désormais un nouveau directeur en remplacement de Madame Noria Benghabrit-Remaoun. Cette dernière a été promue ministre de l’Education Nationale lors du dernier remaniement effectué par le Président de la République suite à sa reconduction pour un quatrième mandat. Son remplaçant, Mohamed Smaha, doyen de l’université Ibn Badis de Mostaganem, a siégé pendant des années au Conseil Scientifique du Crasc. Celui qui va présider à l’unique centre d’études anthropologiques en Algérie est agronome de formation. Le fait n’est pas passé inaperçu au niveau de la communauté universitaire, d’autant que le nouveau promu ne s’est jamais illustré par une publication ou un travail de recherches. Au niveau des enseignants chercheurs du Crasc on affirme que c’est la désormais ex directrice qui a suggéré le nom de son remplaçant. On suppute bien évidemment autour de ce choix. Mais ce qu’il faut retenir c’est qu’un Centre de recherches en anthropologie est dirigé par un agronome, formé à l’ITA (Institut Technologique d’Agronomie) dont la vocation était de fournir un encadrement pour réussir les plans de la défunte révolution agraire. Par ailleurs, nombreux ceux qui n’ont jamais partagé la vision de Madame Remaoun quand elle était à la tête du CRASC qu’elle a dirigé presque vingt ans durant condamnent avec la plus grande fermeté la campagne de dénigrement dont elle a fait l’objet après sa nomination à la tête de l’Éducation Nationale. Ils jugent indécent de la traiter de « juive », ce qui relève d’un antisémitisme primaire. Cependant, ils ne voient pas d’un mauvais œil d’établir le bilan de sa gestion d’un centre qui aurait pu un phare dans le domaine de la recherche en anthropologie culturelle notamment.

  • ZIAD Salah

L’agence foncière d’Oran: Il gère, dilapide et laisse 4 milliards de dettes et puis s’en va

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euro-flux-financier-en-trou-noir-6799600L’agence foncière de la wilaya d’Oran , vit ces jours-ci, au rythme de la protesta. La montée au créneau des travailleurs, à travers l’organisation de deux sit-in en l’espace d’une semaine, cache mal un malaise latent legs de l’ex- directeur de l’agence.

Ce dernier a été poussé à la porte , suite à ses démêlées avec la justice et des condamnations à la pelle, en sus des amendes cumulées pour cause de non-application des décisions de justices rendues, en sa qualité de gestionnaire de l’agence. L’ardoise héritée s’élèverait, selon certaines sources, à un peu plus de 4 milliards de Cts, cumulées, au niveau du service de recouvrement et contentieux , dont 7 millions dinars à verser comme honoraires à un avocat , après rupture arbitraire de la convention le liant à l’agence foncière, après une autre affaire en justice perdue par la dite agence. D’aucuns avaient assimilé l’attitude du Conseil d’administration de l’agence de laisser partir l’ex- responsable à de la «passivité» ou pire à de la «complicité», malgré une gestion catastrophique et certains actes jugés délictueux. Une gestion que certains cadres, exerçant encore à l’agence, essayent de cacher aux responsables hiérarchiques, notamment, le Wali d’Oran, en recourant au subterfuge d’un nouveau organigramme de l’agence en faisant disparaître le service de recouvrement et du contentieux ou se trouve la fameuse ardoise de plus de 4 milliards cts. Ces responsables contrôlent également les rouages de l’octroi des assiettes de terrains, véritable mamelle de rente, pour s’acheter des complicités et se protéger contre les poursuites judiciaires. Ce réseau bien tissé profite toujours à l’ex- directeur, condamné à la prison ferme pour faux et usage de faux. Les travailleurs lors de leur protestation , ont exigé du nouveau responsable intérimaire , de mettre fin au fonction du responsable sous-traitant de l’ex-directeur , qui a été nommé dernièrement au service de l’audit , malgré le fait qu’il soit sous contrat et de surcroît âgé de plus de 60ans , tombant de fait sous le coup de la circulaire du premier ministre Sellal pour la mise en retraite d’office.

  • Par B. Dj

 

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