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L’urgence de traduire et de s’approprier le livre de D. Guerid

Arts & Culture

Par Z.S guerid

Lors cinq des débats ayant suivi la communication du Professeur Lakjaa Abdelkader, la question de la distribution de dernier livre de feu Djamel Guerid a été posée. Abderhmane Lellou, responsable de la librairie « Livres Art et Culture » a indiqué que ce livre, publié en Octobre dernier, est presque épuisé au niveau de la maison d’édition Publisud. Ce qui laisse supposer que le tirage était très limité. Des voix se sont élevées pour réclamer la nécessité de traduire cet ouvrage à la langue arabe pour permettre aux étudiants algériens, notamment, de le lire. Ce qui suppose la négociation des droits avec l’éditeur en premier lieu. Certains sont partis jusqu’à estimer qu’il est du devoir de l’Université d’Oran d’engager une telle action pour l’intérêt  des étudiants et par égard au défunt qui a enseigné à cette université pendant plus de…trente ans.

Hommage à Djamel Guerid: Le « terrain » comme voie royale vers l’universalisme

  •     Par ZIAD Salah

Dans une brillante communication, le Pr Abdelkader Lakjaâ, enseignant de sociologie à l’université d’Oran, a retracé le cheminement de la pensée de son collègue et ancien professeur le défunt Djamel Guerid, mort en Août de l’an dernier.

La communication a eu lieu à la Librairie «Livres Art et Culturehommage» qui a organisé, ce jeudi, un hommage à D. Guerid, hommage qui a pris la forme de présentation de son dernier livre publié, à titre posthume. Pour Guerid, la voie permettant aux sociologues algériens, arabes et ceux du pays du Sud, de participer à l’élaboration d’un «universalisme véritablement universel» est l’enquête du terrain. L’intervenant, a retracé brièvement le parcours de notre sociologue, ravi à la recherche avant de faire d’aboutir son projet, en rappelant qu’il a abandonné la « psychologie pour s’investir dans la sociologie« . Dès les années 70, il s’est familiarisé avec la recherche. Tout d’abord à titre individuel, avec l’enquête sur «Oued Ghir». Ensuite, dans un cadre plus large, lors d’une enquête sur le complexe sidérurgique d’El Hadjar qui a été recommandée, à l’époque, par Abdeslam Belaïd alors ministre des Industries lourdes. Lors de cette expertise, dira A. Lakjaâ, Guerid notera «la résistance» des travailleurs de la sidérurgie. Une résistance qui avait pris une « forme religieuse« . Et de préciser: «selon Guerid, le problème des résistances de notre société ne se situe pas dans le religieux mais dans les fondements même de cette sociologie» censée rendre compte des réalités du monde du travail.
A partir de ce moment, Guerid commence à s’interroger notamment sur la « pertinence » des outils d’analyse  qu’offre la sociologie (dans ses versions bourgeoises et marxiste) pour appréhender des réalités « non- occidentales ». Ce travail de réflexion et de remise en cause se prolongera sur plus de deux décennies et sera achevé lors de la publication de son ouvrage «L’exception algérienne» en 2007 chez Casbah Édition. Dans ce livre, l’auteur aboutit au constat que la société algérienne, «surprise» par une série d’événements, dont l’émergence violente de l’islamisme politique, « se refuse à toute analyse à partir d’un arsenal théorique et conceptuel élaboré ailleurs pour d’autres réalités sociales« . Faisant suite à ce premier livre, «L’entrée en sociologie. Les limites de l’Universel Européen. Implications concrètes dans le monde d’aujourd’hui», publié quelques mois après la disparition de Guerid, apporte les premières réponses pour dépasser ce quiproquo (l’impossibilité de saisir la société algérienne avec un regard typiquement européen). Pour cela, l’auteur passera en revue toute la littérature sociologique et rappellera que cette «science» née à la fin du dix-neuvième siècle, dans une aire géographique et culturelle bien précise, devait répondre à « des préoccupations bien déterminées posées par la nouvelle ère que venait d’entamer l’Europe ». Cette partie du monde venait de vivre trois révolutions successives (culturelle, politique et industrielle) qui ont permis la naissance de la bourgeoisie et surtout la classe ouvrière, perçue par les savants de l’époque (les sociologues fondateurs) comme porteuse de tous les périls. Ne serait ce qu’à cause de sa naissance, « la sociologie ne peut pas prétendre à l’universalisme« . Or, l’enjeu en ce moment est l’élaboration d’un nouvel universalisme ou les pays du Sud et des différentes aires culturelles peuvent s’y retrouver et surtout participer à son élaboration.
Pour Djamel Guerid, le retour à l’enquête du terrain qui permet, en fait, le retour à l’acteur, est « la voie royale vers l’universalisme ». Le retour à l’enquête de terrain permet la prise en charge du «local» et son érection en universel. Djamel Guerid, en sociologue averti, met en garde de verser dans l’anthropologisation de la sociologie, une tendance de plus en plus dominante chez nous mais surtout ailleurs.

Face à la campagne xénophobe de certains titres sur les réfugiés africains: D’Oran, « El Hamel » monte au créneau

Actualités
  • Par Lamiri Mohamed

Les supputations et les surenchères, fomentées, comme dans une adjudication, par les pages jaunes d’une presse aux idéaux limitées, n’ont pas été convaincantes, malgré leur persistance, en multipliant des reportages et rapports de presse quotidiens dans lesquels la présence des africains dans le sol algérien est sévèrement stigmatisée sous de fallacieux arguments comme celui de la question sécuritaire.

africains
Le Directeur général de la sureté nationale, le général major El Hamel Abdelghani, a, dans son dernière sortie publique effectué à Oran, affirmé qu’«il n’y a aucune poursuite sécuritaire enregistrée contre ces réfugiés et immigrants africains». De telles confessions livrées par le premier responsable de la police, dans la capitale de l’Ouest du pays, remettront, sans aucun doute, à l’ordre ces « journaleux » pour ajuster leurs viseurs en s’intéressant à autre chose comme la lutte contre la corruption et la vie quotidienne de ces citoyens se trouvant au raz de pâquerettes, au lieu de se perpétuer dans leur stigmatisation de «misérables» chassés par la faim, la guerre et le climat de terreur qui prévalent dans leurs pays. Il coupe, donc, court l’herbe sous les pieds cette presse qui, croyant convaincre, charge ces «gueux» sous des titres comme : «les africains envahissent les villes algériennes», «les africains versent dans la mendicité et la criminalité» et tutti quanti. Dans un passé très récent, un quotidien national, d’une notoriété acquise aux dépens de l’éthique journalistique et déontologie professionnelle, a été sérieusement blâmée par les internautes. Le « canard » a fait de sa Une un sujet axé principalement sur les africains les traitant de tous les noms d’oiseaux. Le texte est composé d’un contenant de clichés à la fois racistes et xénophobes. Les excuses et les explications présentées par le rédacteur en chef, sur le réseau social, n’ont pas été suffisantes pour apaiser la colère des facebookers qui ont crié au racisme et la xénophobie. Dans cette Une, le verbe utilisé est tout à fait semblable à celui qui revient souvent dans la presse de l’ européenne.

Vent de scandale au Tribunal d’Oran : Suspension « suspicieuse » de trois magistrats

Actualités

Par L.B

 

Le tribunal d’Oran vient d’être secoué par une grave affaire, cette semaine, après la décision prise par la chancellerie de suspendre trois magistrats exerçant au niveau du tribunal correctionnel d’Oran .

tribunal

 

La décision de suspension a été notifié aux concernés au courant de la semaine, après qu’ils aient fait l’objet d’une enquête administrative, suite à l’audience accordée par le Wali d’Oran à l’un des trois magistrats. Ce dernier aurait intervenu auprès du Wali en faveur d’un opérateur touristique qui était interdit d’exploiter son établissement. Un établissement fermée depuis le début de l’année suite à une affaire de commercialisation de drogue dure, découverte par la brigade des stupéfiants au sein du même de l’enceinte domicilié à Ain Turck .
Le concerné a été arrêté, en février dernier, et déféré devant le tribunal correctionnel. Il avait écopé d’une peine de 18 mois de prison avec sursis, ainsi que ces co-détenus .

L’enquête administrative a révélé le ‘pots au roses’. Dans le même sillage, le second magistrat suspendu avait, également, intervenu pour la réouverture d’un autre établissement hôtelier frappé par la même mesure de fermeture administrative à cause de ses activités prohibées par la loi.
Alors que la sentence prononcée par le magistrat de siège à l’encontre des inculpés dans l’affaire de commercialisation de cocaïne et « ecstasy » et « rivotril », a laissé perplexe toute la communauté judiciaire à Oran. Des affaires « sulfureuses » qui ont couté la suspension des trois magistrat en attendant les suites de cette affaire.

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