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Naissance d’un triplé de tigres au zoo d’Oran

Actualités
« L’Arche de Noé », nom du zoo,sis à Medina Djedida à Oran, a connu un heureux événement, dans la matinée de ce jeudi, avec la naissance de trois tigres, selon l’annonce faite par le propriétaire, docteur vétérinaire, Hadj Aissa Mahfoud au J.D.O.
Les trois petits « Sanga« , »Simba » et « Sam » sont en bonne santé et c’est la première fois que la maman tigresse, elle même née en 2012, a mis à bas des triplés.
Les naissances de tigres en captivité, sont des événements très rares dans les zoos et l’on compte actuellement quelques 3500 tigres entre nature et captivité , selon notre interlocuteur, qui ajoute «Mes tigresses ont déjà mis bas 9 tigres depuis 2008 éparpillés un peu partout en Algérie dans les zoos d’Alger, Djelfa, Sétif et Ghardaia».  
  • Par B.D.J

L’équation à multiples ….questions

Actualités/Chroniques

Les événements s’accélèrent de plus en plus au «royaume» des Bouteflika. A peine quelques semaines après son investiture, le premier ministre Abdelmajid Tebboune, considéré (à tort ou à raison comme un fidèle du président) est débarqué. Inédit depuis l’indépendance du pays. Tebboune démis n’est pas tant une surprise, eu égard aux récents événements qu’a connu la scène politique cet été et dont il serait inutile d’y revenir car connu de tout un chacun. La surprise est dans la rapidité de l’acte qui dénote que quelque chose se trame ou se dérègle au sommet.

Jamais dans la jeune histoire de l’Algérie indépendante, le pouvoir n’est paru aussi divisé, aussi fragmenté et aussi fragile qu’il ne l’ait aujourd’hui.

Jamais dans les annales des arcanes du pouvoir, un chef du gouvernement n’a été aussi brutalement et violemment humilié et malmené pas même «l’opposant» idéal Ali Benflis quand il occupait le poste.

Tebboune qu’on a voulu présenté comme le nouveau Boudiaf, (l’historique pas le comique) avait-t-il omis quelque chose de fondamentale ? A-t-il mesuré les conséquences de sa démarche ?

Ce vieux routier du système savait pertinemment qu’on s’attaquant frontalement à une «partie» seulement de l’oligarchie naissante et puissante (particulièrement le groupe Haddad), il s’attaquait à la base même du système Bouteflika dont il revendique pourtant, jusqu’au moment où nous mettons ses lignes, sa… «fidélité»

«Fidélité» à la personne du président ou à son programme ? Lui seul pourrait y répondre. Pour autant, il savait où il mettait les pieds et qu’avec «les» Bouteflika, la notion de fidélité, fusse-t-elle intime, se résume à des…mouchoirs «Kleenex». Il savait également qu’avec les Bouteflika, le poste de premier ministre est une chimère. Enfin, il connaissait parfaitement qu’il est « mortel » de soigner sa popularité chez la cour «zianide».

En ce sens, quelles ont été les motivations ou les garanties dont se prévalait Tebboune pour sortir l’artillerie lourde à peine installé ?

Des indices ont montré qu’un processus a été mis en branle. En l’espace de deux mois, trois faits révélateurs se sont succédé.

Primo : les images, du reste très parlantes, d’une «proximité» entre Tebboune et le chef d’état-major Gaid Salah lors la finale de la coupe d’Algérie de Football.

Secundo : le communiqué sanctionnant la réunion qui a défini la feuille de route du désormais ex-premier ministre ou il a été clairement stipulé qu’elle s’est tenue entre le président, son premier ministre et …le vice-ministre de la défense. Ce qui est en soi une première.

Tercio : les spectaculaires mises en demeure, qui ont été adressé au groupe Haddad, ont été accompagnées illico-presto par celles du M.D.N, qui donnaient un ultimatum d’à peine une semaine, au groupe éponyme d’y répondre sous peine de résiliation de contrats et de poursuites judiciaires. La réponse a été foudroyante : humiliation publique, recadrage tout aussi public et fin de mission brutale à la grande joie des puissants lobbys financiers qui étranglent un pays entier.

Il semblerait que dans cette lutte féroce au sommet, l’équation Gaid Salah devient de plus en plus pesante et presse fortement le premier cercle de la présidence incarné par le frère cadet Said Bouteflika, au point où ce dernier s’affiche ostensiblement en chef des… «affairistes», n’en déplaise à son ami le romancier de «gauche» Rachid Boujedra.

Ceci étant, Tebboune, ou ses parrains, ont réussi à lever le voile sur les intentions des uns et des autres. La stratégie mise en branle, était-t-elle vraiment destiné à lutter contre la prédation, comme a pu, légitimement, le croire une large partie de l’opinion ou à hâter un certain processus avant la confrontation finale? Seule la «grande muette» y détient la réponse.

Pour ce faire, l’éternel soupirant Ahmed Ouyahia, toujours à la recherche de son «destin», revient aux affaires pour rassurer justement ses éternels amis du côté des «Tagarins» et ses nouveaux amis : les oligarques. Son C.V plaide pour lui, quant à son légendaire impopularité….

Enfin, ces convulsions violentes des clans au sommet ont pour mérite de confirmer ce que tout sait : Il n’y a plus de pilote dans l’avion Algérie.

Pendant ce temps, l’opinion publique se contentera de la crise, des réseaux sociaux, des larmes et peut-être du…sang.

Par B. Nourine.

 

 

 

 

 

 

 

Conflit AOA de Mers-el-Hadjadj et le japonais MHI : Un demi milliards $ de pertes et un compromis

Actualités/Economie
Il a fallu huit long mois pour que le compromis se dessine enfin. Le week end passé, un communiqué publié sur le site de la Sonatrach, annonce un accord à l’amiable, entre la société Aldjazaria el Omania Lilasmida (AOA) et Mistsibushi heavy industries et Daewoo engeneering contructions, sur un différend financier d’un montant de 800 millions Dollars.
Le communiqué est resté avare en détails sur le sens à donner à «accord amiable» parce que depuis la fermeture de l’usine en février passé, les pertes s’élèvent à presque un demi milliard, en comptabilisant un manque à gagner de deux millions de dollars/jour pendant huit mois.
Le compromis met fin à la procédure de l’arbitrage international engagé par le consortium nippo-coréen après le refus de la direction d’AOA de régler 800 millions de dollars de factures du contrat de commissioning (réalisation et mise en marche) signé en 2008.
Le gestionnaire de l’usine Suhail Bahwan détenteur de 49% des actions, a motivé son refus par plus de 400 réserves sur la concrétisation du contrat. Cette attitude poussa le japonais MHI et Daewoo EC à arrêter total de l’usine en février, tout en décidant de recourir à l’arbitrage international pour faire valoir ses droits.
Entre temps, la Sonatrach fortement lésé par les pertes de l’usine dont 80 % des revenus lui reviennent de droit selon le contrat de partage, dépêcha plusieurs commissions d’experts pour s’enquérir de la situation. La dernière en date conclura de revoir les réserves émises de 400 à 18 réserves, et un semblant de compromis a commencé à se profiler à l’horizon.
Un compromis qui sonne comme un désaveu à la gestion de Suhail Bahwan responsable du pourrissement de la situation et de la perte d’un demi milliards de dollars, en plus des 800 millions de dollars revendiqué par les japonais, dont 300 millions de dollars ont été viré à la veille de l’accord.
Cet accord à l’amiable révèle les craintes de l’entreprise AOA quant aux retombées financières de la perte du contentieux dans l’arbitrage international.

Par B.D.J.  

Après les faux parkings et les mosquées, place aux arbres de….camouflage

Actualités/Environnement

Aux dernières nouvelles, les pouvoirs publics locaux ont fini par rendre à l’arbre en général et à l’arbre d’alignement en particulier son rôle d’outil d’aménagement. Certes cela est limité uniquement à la seule  fonction esthétisante de l’arbre. Ce qui n’est pas rien, mais c’est un peu trop court pour parler d’une véritable stratégie environnementale à l’échelle de la ville.

Ainsi donc les entrées de la ville d’Oran seront plantées d’arbres.  C’est du moins la décision qui aurait étés prise, certainement dans l’urgence, par les responsables de l’administration locale. L’idée n’est pas nouvelle, ni même originale, elle aurait dû être mise en place il y a quelques années déjà par nos élus locaux qui, en général, préfèrent attendre les ordres qui viennent d’en haut, se contentant de suivre la mode du moment et d’applaudir «les idées lumineuses» de leur tutelle.

Ainsi donc après l’engazonnement des terres pleins d’autoroute, voila venu le temps de l’arbre urbain. Ce qui n’est pas pour déplaire aux citoyens. Bien représenté par ailleurs dans les salons des pouvoirs publics par une société civile qui  n’est pas en reste, et a applaudie, s’est fait prendre en photos et même « facebooké » bien trop souvent pour être clean.

Comme par exemple lorsque les services locaux des forêts se proposaient de dépouiller nos forêts de leurs litières au profit d’une ONG en mal de fabrication de compost…. urbain. Nos associations, trop bien encadrées, ont alors unanimement renvoyées aux calandres grecques le projet de réflexion sur le statut de l’arbre urbain. Ils ne manqueront donc certainement pas encore une fois de joindre leurs applaudissements « citoyens » à ceux de leurs élus.

Le futur programme de plantation est réservé dit-on aux entrées de la métropole oranaise. Il y a lieu de s’interroger sur ce programme qui concerne les grandes pénétrantes routières de la ville. Mais avant d’aborder cet axe dans le détail, abordons donc l’axe aérien.

Avant d’atterrir à l’aéroport d’Es-Senia, premier portail d’Oran, le visiteur doit nécessairement et à base altitude survoler l’immense Chteibo. Mais ici il n’est pas question d’arbre et de……… camouflage.

Cela est d’autant plus vrai que le terrain sur lequel est bâtie cette excroissance urbaine n’est pas vraiment idéal pour l’arbre en général.

Revenons donc à nos axes routiers. Pourquoi donc planter des arbres aux entrées de villes lorsque les paysages sont privatisés ? Les nouveaux riches qui ont remplacé les «faux fellahs» du gouvernement Hamrouche et de l’ex D S A Benhadidi, n’ont pas trouvé mieux que de séquestrer le paysage derrière d’hideux murs le long de leurs parcelles et, par voie de conséquence, sur les principaux axes autour de la ville.

Privatisant par là de longs tronçons de paysages ruraux et même naturels. C’est la première action que les pouvoirs publics devraient entreprendre. C’est à dire qu’au lieu de planter des arbres pour camoufler les murs des autres, ils devraient exiger de ces «gentlemans- farmers» des haies végétalisés. Ce qui serait certainement un mieux pour l’écologie, pour l’esthétique de nos entrées de ville, et même pour l’image d’un pouvoir qui abandonné jusqu’à l’image du pays au puissants lobbys de l’argent.

L’arborisation de nos entrées de ville n’a pas fait l’objet d’une réflexion d’aménagement et encore paysagère. Faut-il planté en mail ou en rond d’oignons ? Faut-il planter des baliveaux ou des cépées ? Faut-il planter en trancher ou au trou ? Faut-il planter des palmiers, des résineux ou des feuillus ?  De tout cela nous n’en savons strictement rien.

Il est vrai qu’il s’agit là de détails avec lesquels il ne faut surtout pas embarrasser les responsables publics de notre cadre de vie. D’ailleurs, ils ne seront probablement pas là pour apprécier les résultats ou les conséquences de leur politique environnementale. Par contre nous serons encore là et quel que soit le résultat nous devrons le subir. Nous subirons ces plantations et qu’importe si demain, parce que les distances de sécurité n’auront pas étés respectées, une famille oranaise soit endeuillée parce que son fils s’est pris un arbre.

Mais qu’importe donc la citoyenneté dans la gestion de carrière.  De tout cela nous n’en savons rien, mais nous savons d’ores et déjà que le projet a été confiée à une entreprise de réalisation d’espace vert qui pour l’instant n’a brillé que par ses échecs répétés au point de nous faire croire qu’une esplanade engazonnée est un jardin méditerranéen.

« Oran-vert », la bien nommée avec ces 11 ha de pépinière ne produit pas suffisamment pour subvenir à ses propres besoins et se rabat sur le marché local et même national.  Chauffant outrageusement les prix et mettant à mal les petits artisans jardiniers qui pour la plupart travaillent au noir.

Enfin il y a lieu de dire aussi que l’arbre urbain en général et l’arbre d’alignement en particulier n’ont pour vocation que de camoufler.

Le camouflage est une invention des militaires pour cacher ce qui ne doit pas être vu par l’ennemi.

Faut-il vraiment cacher nos entrées de ville au lieu d’entreprendre une réflexion paysagère pour assumer leur intégration paysagère ?

La question ne se pose même plus tant nous sommes enfermés dans une logique urgentiste, pour ne pas dire populiste, de la gestion de nos villes qui fait que l’on rase des forêts pour créer de faux parkings et que l’on érige des mosquées sur des sites naturels au prétexte qu’il faut briller.

Par S. SLAMA

 

 

 

 

 

 

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