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Génération « jeunes »

Concours AMOPA d’Oran : Sympathique cérémonie pour un beau lustre

dans Actualités/Génération "jeunes"

Le concours d’écriture (poésie, expression française et nouvelle), organisé par l’Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques –section des Hautes Pyrénées (65)- à Oran, vient de boucler son lustre par une sympathique cérémonie, qui s’est déroulée au siège du Consulat Général de France à Oran, le 22 mai 2017, à partir de 18 h.

Cette année a vu la participation de 7 collèges et 9 lycées d’Oran, Bousfer, Aïn el Turck, Hassi el Ghella et Mostaganem. 19 classes de collèges et 22 de lycées ont concouru pour un total de 215 copies. Envoyées pour correction, elles ont été passées au crible par un jury de 7 personnes dans les Hautes Pyrénées.

Au total, 62 élèves ont été primés.

Durant la cérémonie de remise des prix, parrainée par Madame Nacéra Benharrat, rectrice de l’USTO, Monsieur le Consul Général de France, dans une brève intervention d’ouverture, a souhaité la bienvenue à l’assistance, composée des élèves primés et de leurs parents.

Monsieur Francis Sanchez, initiateur et cheville ouvrière de ce concours depuis 5 ans, a ensuite pris la parole pour remercier les élèves et les enseignants et souligner la qualité des travaux réalisés par les lycéens et collégiens et le dévouement des enseignants.

Dans un émouvant discours, Madame Nacéra Benharrat, technologue, a souligné son attachement à la lecture et l’écriture et encouragé les élèves à la maîtrise des langues.

Après ces allocutions, les élèves ont été appelés, établissement par établissement, à rejoindre la scène pour recevoir, chacun, son prix et son diplôme, remis par les enseignants «historiques», des inspecteurs et des personnalités de la société civile.

Les élèves non primés et dont le travail de qualité a été reconnu seront destinataire, via leurs enseignants, d’une attestation de participation.

Parmi les travaux, quelques-uns ont été retenus par le jury du concours international d’expression française de l’AMOPA. Il est à rappeler que l’année dernière, deux jeunes Algériens se sont brillamment distingués, avec un 1er et un 2ème prix international. Cette année, deux autres élèves ont été primés, avec, en particulier, un premier prix international pour une élève de collège de Bousfer

La cérémonie s’est achevée par une collation offerte, par le Consulat Général de France à Oran, à toute l’assistance.

Signalons que cette année, le concours a été élargi à Alger et qu’une cérémonie de remise des prix y a eu lieu le 29 mars 2017. La cérémonie a eu un grand succès, avec une excellente couverture médiatique.

  • Par Mohamed Rafik

Une nouvelle donne dans le milieu professionnel: Les étudiants-travailleurs

dans Actualités/Génération "jeunes"/Société
  • Par Ali. Hassani

Contrairement aux étudiants des décennies précédentes, ceux des années 2000, en dehors de l’université, ne bossent pas pour acheter des livres ou payer leurs études. Dans le milieu estudiantin, la donne a changé.

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Quelques échantillons

Djalil a 24 ans et il est étudiant en hydraulique à l’USTO-MB. Avec ses trois camarades de promotion, il a pris en location une petite supérette. A quatre (04), ils l’occupent depuis bientôt trois (03) ans. Ils se partagent les frais et les gains et s’entendent à merveille. Ils ont réussi à monter leur propre commerce dans une cité AADL d’Oran.

Haoua a 22 ans et travaille comme commerciale dans une agence qui fait du porte à porte. Elle travaille presque tous les jours et dans différents quartiers proposant divers produits allant des détergents aux cosmétiques. Elle bénéficie d’un salaire fixe et d’un bonus variable en fonction des quantités vendues. Pour Haoua, le travail signifie épanouissement et autonomie, mais cela lui permet aussi de payer une partie des frais de ses études dans un institut privé où cela peut coûter jusqu’à 200.000 DA annuellement.

Nabil et Amine, tous les deux issus de familles aisées, travaillent «pour l’avenir». Ils font (dans) tout ou presque: agents d’accueil, animateurs de stands, agents de transport…Ils touchent à tout pour gagner de l’argent et cela se fait forcément aux dépends de leurs études, pour lesquelles, ils n’affichent pas grand intérêt. Sûrs d’obtenir leurs diplômes, les deux jeunes, presque inséparables, passent plus de temps à explorer et faire exploser leur créativité qu’à suivre les cours à la faculté, dans laquelle ils sont inscrits.

Halima, 21 ans, a suivi une courte formation en infographie qui lui a permis d’être recrutée, pour des projets au sein d’une agence de publicité. En deuxième année universitaire, elle s’engage souvent pour des périodes allant de trois jours à une semaine pour finaliser un projet de conception d’un support allant d’un flyer à un dépliant.

Samir, étudiant en mastère, s’est carrément lancé dans son propre business. Il a monté une agence de développement de sites web. Ayant «recruté» deux techniciens, Samir est un véritable manager : négociateur averti, concepteur créatif et gestionnaire visionnaire, il a déjà à son compte, et comme clients, une bonne dizaine d’entreprises, des TPE et des PME exclusivement.

Safia, 23 ans, travaille chez un pâtissier. Elle est serveuse, une semaine sur deux, de 11 h à 17 h. Le reste de son temps, Safia le passe à la fac, où elle suit ses cours et travaux dirigés dans la spécialité et l’histoire. La jeune fille est également résidente dans une cité universitaire à Oran alors que toute sa famille se trouve à Relizane. Pour Safia «travailler lui permet de gagner quelques sous, acheter des fringues et bien manger», car à la cité universitaire, «la bouffe est souvent infecte et les filles sont obligées de manger dehors

Des conséquences plus dévastatrices

Ce sont là, quelques échantillons représentatifs de la nouvelle vague d’étudiants-travailleurs.

Il est important de mentionner les remarques suivantes, pour cette tranche qui représente un taux assez élevé parmi la communauté estudiantine:

  • Travailler, c’est important pour retrouver autonomie et épanouissement.
  • Les études ne constituent pas forcément une priorité absolue.
  • L’argent gagné ne sert pas forcément à financer les études sauf pour ceux et celles inscrits pour des études privées.
  • Rares sont les étudiants qui travaillent en tant que saisonniers. Ainsi, travailler c’est toute l’année ou presque.
  • Aucun domaine n’est exclu et tous les secteurs sont investis par ces jeunes de moins de 25 ans.

Au niveau des entreprises, ou de ce qui en reste, ces jeunes constituent la nouvelle génération, considérée par les experts et spécialistes des Ressources Humaines (RH) comme étant la «génération Z». Elle vient dans le prolongement de l’autre génération appelée «génération Y».

Au niveau de l’entreprise, il est clair maintenant et plus que jamais que la sonnette d’alarme est tirée, et cela a été fait depuis quelques années déjà par Jean Marie Peretti, considéré comme le père des RH, dans l’entreprise, au niveau mondial.

Oui, la sonnette d’alarme est tirée et il est «très» urgent de revoir et reconsidérer toute la science des RH, afin qu’elle puisse répondre aux besoins et aspirations des nouvelles générations, Y et Z. C’est à travers les séminaires et les rencontres que les consultants s’affolent et attirent l’attention sur la nécessité de revoir «les règles de base et les méthodes de travail au sein des entreprises, car les générations, Y puis Z, ne reconnaissent plus, dans la pratique quotidienne, ces règles qui ont tendance à stagner depuis…1985 déjà.»A ce rythme, l’entreprise, connue en tant que telle (dans un sens organisationnel et relationnel) risque de disparaître.

En Algérie, en particulier, l’entreprise s’efface de plus en plus, laissant la place à une forme plus réduite (d’un point de vue organisationnel) et plus compliquée (d’un point de vue relationnel). Pour s’en rendre compte, il n’y a qu’à constater puis analyser les dégâts causés par les nouvelles formules d’insertion professionnelle des jeunes, ANSEJ et autres. Ces formules ont certes permis de créer les TPE (très petites entreprises) avec toutes les conséquences sociales comme la disparition de toute revendication socioprofessionnelle, par l’avortement des tentatives de création des corporations (et nous ne pouvons même pas parler de syndicats).

Ajoutons à ce constat, le fait que les patrons des entreprises, même des TPE, ont tendance à recruter des jeunes (encore) étudiants pour des salaires réduits que des employés qu’ils devront assurer. Cette pratique est très connue et dans plusieurs domaines, dont particulièrement le journalisme, le commercial et l’événementiel, créant ainsi une règle générale appelée la précarité de l’emploi.

Ces idoles que nos jeunes imaginent : Changement de valeurs, changement de modèles.

dans Actualités/Génération "jeunes"/Société
  • Par H. I. M.

Le modèle à suivre, ou l’idole, pour les jeunes algériens, est en train de basculer. Cette translation de l’image idéale à prendre comme référence dans la vie marque un manquement ou un changement dans le système des valeurs sociales principalement. Le point.

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Le système des valeurs

Connues et définies pour être «l’ensemble des critères qui permettent de distinguer ce qui est bon de ce qui est mauvais», les valeurs humaines sont classées selon une échelle. Ainsi, nous parlons souvent de l’échelle des valeurs et cela suppose qu’une hiérarchisation existe selon notre personnalité, notre culture et notre système social et environnement naturel. Bien sûr, l’échelle des valeurs individuelles s’inscrit entièrement ou partiellement dans un système de valeurs sociales, lesquelles influencent nos comportements et nos attitudes ; chaque valeur admet une contre-valeur.

En Algérie, même si les études et les recherches demeurent très (ou trop) limitées dans le domaine des systèmes de valeurs (deux universités ont initié quelques études: celles de Bejaia et de Constantine), nous nous référons aux différentes vertus et divers principes qui ont régi les périodes et les décennies.

Les valeurs sont évolutives

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La décennie qui a précédé l’indépendance, incluant les années de la guerre de libération, le mot d’ordre, socialement parlant, n’avait d’autre valeur que celle liée à la liberté et à la lutte. Socialement, des valeurs dites traditionnelles ont subsisté comme ligne de conduite de la société algérienne. On en cite des valeurs comme la patience, la foi et le destin.

Durant les années 1960, et une grande partie de la décennie suivante (1970), d’autres valeurs sont apparues avec des principes et idéaux comme le socialisme et la solidarité.

Au début des années 1980, l’autonomie et le désir ont marqué notre système de valeurs, pour laisser place, ensuite, durant les années 1990, à un système hybride marqué par la disparité des valeurs. On peut parler de la religion, de l’argent et du respect en même temps et chez la même personne. Notre société qui souffrait d’une clarté dans la vision et d’une unification de discours, ne pouvait pas offrir une échelle de référence en matière de valeurs.

C’est avec le début du 3ème millénaire, que l’évolution des valeurs a pris une tournure basée sur tout ce qui est extérieur comme l’argent et le désir, et physique comme la santé et l’esthétique, mais aussi la science.

Valeurs et Modèles

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Logiquement et presque automatiquement, et dans l’imaginaire populaire, tout système et toute échelle de valeurs, créent des modèles. Pour illustrer cela, nous citons l’adolescent qui, autour de lui, s’appuie sur des modèles qu’il associe inconsciemment, à un système de valeurs qu’il crée dans son subconscient. Le père, la mère, le grand-père, l’oncle et la grande sœur, constituent ces idoles et modèles à suivre, à imiter le cas échéant, car ils et elles représentent des valeurs comme l’amour, le travail, la rigueur ou la piété.

Parallèlement donc aux décennies des valeurs, des modèles, représentés par des hommes et des  femmes, sont créés. A l’Emir Abdelkader, l’Emir Khaled, Messali Hadj et Ben Badis, des héros de la révolution comme Larbi Ben M’hidi et Mourad Didouche, ont constitué des modèles «fiables et crédibles» aux jeunes des années 1960.

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Aux noms algériens, des progressistes et révolutionnaires connus dans le monde, ont fait partie des idoles durant les années 1970. Nous en citons Lénine, Lumumba, Gandhi et le Ché.

La décennie 1980, a eu son lot de noms d’idoles, chez une jeunesse algérienne, à la recherche de ses repères après la grande désillusion des trois révolutions. Dans la «short list» on va remarquer l’apparition, presque choquante et inattendue, de Boumediène aux côtés de Djamel Eddine Al Afghani. Aussi contradictoire que variée, la liste des idoles, durant les années 1990, va s’éparpiller en incluant des noms de plusieurs domaines et secteurs.

A Hassan Al Banna, on pouvait associer facilement, Hasni et Belloumi.

Les scientifiques feront leur entrée aussi impressionnante qu’intéressante des le début des années 2000 avec des noms comme Einstein et Marie Curie. On retrouve ces mêmes noms avec Bill Gates et M. Jackson, partageant le haut du classement avec d’autres, moins connus et dont la participation à l’édifice humanitaire n’a rien de glorieux, comme Messi, Ronaldo et…Belaili.

Aux valeurs extérieures, des modèles éphémères

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On ne peut pas ignorer le lien fort entre la valeur, son importance et le modèle choisi ou sélectionné. Selon cette même règle, à une valeur extérieure comme l’argent, ou physique comme l’esthétique, on ne peut associer que des modèles à moindre importance, le plus souvent éphémère et sans valeur ajoutée socialement ou culturellement.

Le phénomène actuel inscrit dans son registre Belaili et Mohamed Benchennet comme modèles réels pour nos jeunes. Ce même phénomène est généralement qualifié de «perte de repères», le plus souvent.

A ce pôle, s’oppose un autre qui s’appuie sur des modèles comme Omar Ben Al Khattab et Abou Baker Esseddiq. Il est donc clair, de retrouver le religieux et le spirituel pour contrer l’extérieur et le physique, dans une échelle de valeurs qui serait à redéfinir à partir d’un ensemble de besoins et/ou contre-valeurs.

Des modèles construits

Historiquement, il est connu que les valeurs humaines, extérieures et physiques, se sont confondues aux valeurs commerciales, appelées aussi de marketing. Ce concept est plus connu depuis l’avènement des modèles de showbiz, de football et de l chanson, par exemple. Ceci est également connu pour l’échantillon MARADONA et le montage en toutes pièces, d’un modèle à trois ingrédients: Un don naturel, des scandales immoraux et de la médiatisation. L’argent coulera à flot, certainement.

Dans une campagne contre « les stéréotypes, la discrimination et les préjugés » : Des jeunes oranais enflamment la « toile »

dans Actualités/Génération "jeunes"/Vie associative

Nora Zaïr

  • Par B. Hakim

Nous vivons dans un monde où le préjugé est devenu une norme, où les stéréotypes font rage… De jeunes Oranais, sous l’égide de l’association Bel Horizon, ont eu la magnifique idée de dénoncer cet état de fait par l’intermédiaire de quelques photos qui font actuellement le buzz sur les réseaux sociaux.

Le 17 mars 2016, des jeunes se sont réunis au Creps d’Aïn El Turck (W. Oran) pour participer à un séminaire intitulé « Ensemble pour changer de lunette« , organisé par l’association Bel Horizon, sous la direction de Houari Boumediene (Cadre de cette association).

L’objectif de cette rencontre consistait à se pencher sur la thématique «Stéréotypes, préjugés et discrimination», afin de prendre conscience des problèmes que cela entraîne dans toute société.

Le 1er jour les participants ont été initiés a des ateliers sur la thématique par des animateurs culturel de Bel Horizon.

Le 2eme jour, plusieurs exercices de formation ont été organisés. Le premier d’entre eux, dénommé « SPEED 3AFSA« , consiste en une formation de 30 minutes pour chacun des thèmes: « Community Management« , « communication« , « écriture« , « animation« .

Ensuite, la rencontre s’est déroulée en 3 ateliers d’expression autour de la thématique. L’atelier Audiovisuel animé par Nora Zaïr, avait pour objectif de déboucher sur un photomontage, l’atelier écriture animé par Lilia visait la production de textes et l’atelier théâtre animé par Linda se proposait la création d’une petite pièce théâtrale…

La dernière journée fut l’occasion de procéder à l’évaluation de la rencontre, à travers les productions de chaque atelier.

Chaque groupe a bien joué son rôle et nous avons pu apprécier tout le travail réalisé par chaque atelier pour dénoncer des croyances partagées concernant des personnes, des jugements hâtifs sur quelqu’un, des comportements négatifs vis-à-vis d’un groupe social ou d’autres réactions basées sur des idées préconçues…

Celui qui a retenu le plus notre attention est le montage photo produit par l’Atelier Audiovisuel et qui fait actuellement le buzz dans les réseaux sociaux …



Lien de l’album: « Brisons les stéréotypes & préjugés – Bel Horizon »

Photo par Nora Zaïr

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