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Environnement

L’alibi… « saleté ».

dans Actualités/Environnement

Le nouveau wali d’Oran, qui a fait le pari fou de faire d’Oran une ville propre, a réuni il y a une semaine environ, de nombreux responsables de l’administration, de la municipalité, des services de l’hygiène et de l’environnement. L’objet de cette réunion  concernait  des mesures «d’hygiène» pour le célèbre quartier «M’dina J’dida».

En gros, il s’agirait de collecter et de stocker, au niveau de l’ancien siège de la direction de l’hygiène, les déchets d’emballage qui sont,  en l’occurrence du papier, du carton et du plastic. Si pour cette dernière matière il y a peu de possibilités à moins de l’exporter vers les USA. Puisque ce sont des industriels américains qui ont acquis des droits sur le système de recyclage mis au point  par un chercheur de l’université de Sétif et qui n’a jamais trouvé une écoute attentive chez les décideurs algériens.

De ce fait, entre 60 et 70% de cette matière plastic, tout types confondus, se retrouvera donc forcement dans la nature ou, au mieux, stockée dans des entrepôts gardés «secrets», en attendant une improbable industrie de transformation, ou alors tout bonnement incinérée en catimini.

Quand au reste, à savoir le papier et le carton, il y a bien longtemps que ces matières premières sont intégrées dans un marché organisé et qui fonctionne très bien.

D’ailleurs en général, dés 20 heures les rues de M’dina Jdida sont déjà plus ou moins propres. Ce qui n’est pas le cas de très nombreuses grandes artères de la ville.

Selon les chiffres du très officiel R20, les papiers et cartons représentaient à peine 9 % des 1400 tonnes de déchets traités par le Centre d’Enfouissement Technique(CET) de Hassi-Bounif en 2016.

Ces malheureux 9% ne représentent en réalité qu’une infime partie d’un gisement dont le chiffre d’affaires est estimé à plus de 2 milliards de dinars par an et qui échappe aux organismes en charge de l’hygiène public et surtout à l’état qui a beaucoup investi dans les fameux CET.

En ces temps de vaches maigres et d’épuisement de la manne financière, notre wali peine à trouver un financement à la hauteur de sa feuille de route. Cela est d’autant plus grave qu’il est pratiquement interdit de ce tourner vers le Trésor public. C’est donc tout bonnement que les pouvoirs publics exercent une espèce de droit de priorité sur le gisement et tant pis pour les centaines de «va nus pieds» qui chaque soir viennent gagner leur pitance quotidienne, en collectant cartons, papiers et plastic à la « ville nouvelle ».

Ce n’est donc pas tant la propreté de la ville qui intéresse nos responsables, car pour cela il y a d’autres moyens dont le plus simple et le moins onéreux serait de réduire le gisement à la source, en faisant campagne contre la multiplication des emballages par exemple. Mais cela n’est pas dans les attributions d’un wali, fut-il celui d’une ville comme Oran car il pourrait alors connaitre le sort d’un «Tebboune», s’il venait à contrecarrer les stratégies, plus machiavéliques que commerciales, des barons de l’emballage qui n’hésitent pas à faire appel au «mauvais œil» et au bien fait de la «sotra» pour rajouter une couche de plastique sur du carton et même du papier d’emballage sur du plastic.

A quoi pourrait bien servir cette énorme manne financière que nos responsables veulent à tout prix canaliser ?

Pour certains, les plus optimistes peut-être, il s’agira d’acquérir des moyens en l’occurrence des camions et des bennes-tasseuses pour les municipalités, notamment la ville d’Oran et l’EPIC « Oran Propreté« , en prévision des Jeux Méditerranéens de 2021.

Pas si sur que cela disent les plus pessimistes, le wali aurait été abasourdie par le délabrement du parc communal  totalement renouvelé ces dernières années et qui serait d’ores et déjà en grande partie inutilisable.

La durée de vie d’une benne-tasseuse  dans les services de nettoiement de la ville serait d’à peine 3 à 4 ans et à peine un peu plus soit 4 à 5 ans au niveau de l’EPIC « Oran- propreté« .

Pour d’autres, cette manne financière servira à payer le lobby des «éboueurs» qui ont acquis des moyens par le biais des dispositifs d’aide à la création d’entreprise et notamment dans le cadre de l’ANSEJ et de la CNAC.

Bien au fait de la feuille de route du wali, par le biais de leurs géniteurs, pour la plupart élus de la nation et accessoirement représentants des oranais dans les assemblées nationales, ce lobby devenu incontournable a montré toute sa capacité de nuisance en organisant une grève sauvage qui a fait de la ville d’un véritable dépotoir, quelques jours seulement avant que le nouveau wali ne prenne son poste.

La « société civile » n’est pas indifférente à ces gesticulations populistes des pouvoirs publics. Apres des années de silence pour le moins complice, des concitoyens sortent d’un coup et comme par hasard  d’une longue hibernation juste pour nous dire que finalement si la ville est sale ce n’est pas la faute à l’Etat ni même aux représentants du peuple mais au peuple lui-même qui est traité de «Moussakh».

Ces groupes très dynamiques sur la toile refusent tout débat de fond, se contentant de vous invitez à participer aux mascarades organisées tant tôt à la forêt de Canastel,  tantôt sur l’Esplanade de Sidi M’Hamed ou encore Hai Yasmine. Le rituel est bien huilé: on vous offre des gants et des sachets de plastic et on vous convie à faire les … éboueurs.

D’autres n’hésitent pas à crier victoire parce le wali aurait été mis au courant de la situation de «leur» quartier ou de «leur» rue dont les photos sont publiés sur les réseaux sociaux et qu’ils auraient été programmés, soit pour une visite soit pour une opération de nettoyage.

Soyons sérieux dans quelques semaines et au mieux dans quelques mois, lorsque cette fièvre sera retombée, ne serait ce que parce qu’un wali ne peut passer tout son temps à recenser et à surveiller des points noirs, encore moins l’incivisme de chacun de nous et l’incompétence d’élus qui auront étés désignés ailleurs.

La ville retrouvera alors son image fait des amoncellements de déchets aux coins des rues, des poubelles trop pleines, des encombrants déposés aux pieds des immeubles et des chiffonniers qui viendront éventrés des sacs poubelles à la recherche de fer, de carton et de plastic qui aurait échappé à la voracité de l’Etat.  Il sera alors peut être encore temps de s’interroger sur  l’absence de courage de nos politiques qui n’osent pas interdire l’emballage perdu notamment en matière de boissons ou l’interdiction de l’utilisation de sachet en plastic comme l’on fait de très nombreux pays tel que le Mali, le Niger ou encore le Kenya.

Il est vrai aussi que dans ces pays trop pauvres, mais néanmoins courageux, ni les intrants ni les énergies dans  industries polluantes ou gaspillantes ne bénéficient de subventions et encore moins d’allègements fiscaux.

  • Par S. Slama.

Projet de Conseil Consultatif de l’Environnement : Les copains d’abord.

dans Actualités/Environnement

La fameuse « chaîne d’or », qui regroupe les nombreuses associations de la wilaya d’Oran, serait sur le point d’être mise en veilleuse et remplacée par un conseil consultatif de l’environnement qui, dit on, sera installé en juin de l’année prochaine. C’est du moins ce qu’a annoncé l’un des principaux animateurs de cette chaîne d’or, accessoirement grand adversaire de la «chichomania» et protecteur de la morale.

Le remplacement de la chaîne d’or par un conseil consultatif  de l’environnement n’est pas en soi une évolution de la citoyenneté, ni même une prise en charge plus sérieuse et moins populiste des questions environnementales de la wilaya en général et de la ville en particulier. La chaîne d’or a été créé par la précédente administration du temps de l’ex-wali Zaalane (et pilotée par la direction des forêts) dans le seul but d’étouffer l’émergence d’une société civile plus responsable, notamment après l’affaire bien connue sous le nom  «ARC».

Aujourd’hui, la fameuse chaîne d’or a simplement fait son temps en applaudissant à l’ensemble des atteintes à l’environnement  et même les atteintes au patrimoine, à commencer par la forêt de Canastel ou nos amis prennent plaisir à se faire photographier dans des bâtisses en durs, totalement illégales au regard de la réglementation, mais cautionnées par les pouvoirs publics pour services rendus.

L’échec le plus cuisant de cette chaîne d’or restera bien entendu l’opération tri des ordures pilotée par le célèbre R20, l’ONG du non moins célèbre Arnold Schwarzenegger, qui avait promis d’en finir avec la saleté à Oran.

Le constat est plutôt amer. le quartier Akid Lotfi et la cité AADL, premiers terrains expérimentaux du R20 et de la chaîne d’or sont aujourd’hui aussi sales qu’avant. Plus grave encore, l’expérience fut contre productive et a finit par démobiliser les bonnes volontés des résidents.

D’autres expériences et de nombreuses campagnes d’informations et de formations ont été tentés dans  les fiefs de la chefferie de la chaîne d’or, aucune n’a, malheureusement aboutit, Oran n’a jamais été aussi sale.

D’où d’ailleurs la feuille de route du nouveau wali qui sonne le glas de la chaîne d’or d’abord et du R20 ensuite. Il est vraie aussi que la politique d’austérité qui pointe à l’horizon n’est pas très favorable aux amis et bienfaiteurs de l’ami Arnold.

A quoi donc a servie la fameuse chaîne d’or ? La question vaut son pesant d’or. En gros, elle aura permis à certains animateurs de s’installer dans la notabilité de salon et de devenir incontournables pour faire la claque et….. des «selfies» avec les officiels et les stars de cinéma.

D’autres un peu plus ambitieux, attendent un retour d’ascenseur et des strapontins dans les assemblées locales et  garde au chaud l’espoir d’un « destin national ».

A Oran l’exemple de Kada Chafi dit «Rasse», le célèbre et très courtisé président à vie de l’association La Radieuse, qui est désormais ministrable (du moins si tout marche bien pour ces parrains algérois), fait rêver et même courir nos citoyens exemplaires.

Le prochain conseil consultatif sera certainement fait avec exactement les mêmes individus qui polluent la société civile et ruine toute tentative d’émergence d’une démocratie participative critique et constructive.

Il faut juste rappeler que la création d’un conseil consultatif de l’environnement n’est pas nouvelle en soi. Il y a presque 25 ans, Me Henni  Merouan, président de l’assemblée désignée par les pouvoirs publics en remplacement de la municipalité FIS, avait osé tenter l’expérience des conseils consultatifs citoyens. L’expérience sera très vite écourtée par le wali de l’époque qui aura une fin de carrière bien peu glorieuse.

Ce premier conseil a  néanmoins eu le temps de tracer sa feuille de route et n’avait pas pour vocation de faire des oranais des éboueurs, pour nettoyer une ville confiée aux copains et aux coquins, comme disait feu Abdelkader Safir, mais des citoyens exigeants sur la qualité de leur cadre de vie en général, responsables de leurs bulletins de votes et jaloux de leur ville.

Considérée comme une alternative à la crise: L’agriculture urbaine pour les… »nuls »

dans Actualités/Contributions/Environnement

Il y a à peu près dix siècles, le célèbre géographe El-Idrissi, de passage à Oran décrivait les célèbres jardins de Ras el Ain. Quelques siècles plus tard, le non moins célèbre docteur Shaw renouvelait cette description et s’émerveillait alors de leurs richesses. Quelques années plus tard, quoique appartenant à une armée coloniale farouchement destructrice, le Commandant Derrien qui commence son livre par un «j’aime Oran», illustrant parfaitement par-là, la célèbre boutade «qu’on ne né pas oranais mais qu’on le devient», fait l’inventaire de ces jardins et justifie la disparition de certains d’entre eux par le nécessaire développement de la ville.

Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, ou les derniers jardins ont étés rasés, non pas pour construire la cité mais plutôt pour trépaner sa mémoire pré-coloniale, qui dérange à plus d’un titre.

Leur destruction récente est le fait d’une administration aussi inculte que bête qui pensait et continue de le faire, que l’agriculture rime avec archaïsme et a fini par faire du grenier de Rome… un désert.

Aujourd’hui par la grâce de quelques porte-plumes obséquieux, espérant glaner quelques restes tout en se faisant les portes voix de puissants lobbys et en intoxiquant l’opinion publique par le détournement des écrits de chercheurs émérites, à l’instar du docteur Amara Bekkouche, qui en 1998, publie dans la revue «Insaniyat» du CRASC, un article très recherché intitulé «Aux origine d’Oran, le ravin de Ras el Ain.»

Dans cet article, notre éminente chercheuse établit un inventaire des plans et autres programmes relatifs au ravin. Elle souligne qu’au lendemain de l’Indépendance, «Oran reconsidère la programmation de ses espaces verts. Un plan de la ville du Service de l’Urbanisme, daté le 12 juillet 1964, spécifie les états actuels et projetés des espaces verts. Le ravin de Ras el-Aïn n’y figure pas comme projet. Il se présente sous forme de zone sans désignation entre les groupes de quartiers Eugène-Etienne et les Planteurs à l’Ouest, et le camp militaire dénommé Saint-Philippe à l’Est.»

Cet extrait constitue aujourd’hui, l’argument massue que ces mêmes portes plumes, qui n’ont certainement pas lu une seule phrase de l’écrit en question, mais se plaisent à répéter ce paragraphe vraisemblablement « soufflé » par les lobbys de l’immobilier et leurs alliés de l’administration locale, qui ont fait main basse sur le patrimoine foncier de la ville.

A quel projet fait référence notre chercheuse dans cette phrase ? Bien entendu, nos gribouilleurs, connus sur la place publique pour leur tendance maladive au plagiat n’ont même pas pris la peine de s’interroger sur cela ?

Le professeur Bekkouche fait en réalité référence au premier Plan Directeur du Groupement d’Urbanisme dressé par J. Durin en 1960, à la veille de l’indépendance et qui récupère le ravin à des fins ludiques en le concevant comme un futur espace vert.

Voilà donc ce que nos pseudo-journalistes ne diront pas, tout comme ils ne diront rien de la conclusion de la chercheuse, dont nous prenons un plaisir certain à citer un petit extrait «… Il s’offre aujourd’hui comme un héritage à valoriser et un fonds d’idées à exploiter dans la perspective d’une composition urbaine qui puisse lui donner la mesure de sa particularité. Situer l’image du ravin de Ras el-Aïn au niveau d’un espace majeur, c’est lui restituer l’importance de son échelle multidimensionnelle.»

Les jardins de Ras el Ain ne sont pas une «nostalgie passéiste», mais une réalité concrète depuis 902 jusqu’ à ce jour ou, du moins, tant qu’existera encore un jardinier à l’instar de Aâmmi Ali dernier concessionnaire agricole du ravin, qui continue vaille que vaille, envers et contre tous, à perpétuer courageusement une tradition millénaire sur un bout de jardin.

L’agriculture urbaine à New York

Aujourd’hui, à l’heure du développement durable et du changement climatique, qui n’est pas une vue de l’esprit puisqu’en l’espace d’une vie oranaise (80 ans) environ, nous sommes passé d’un climat tempéré semi- aride à un climat aride et sec avec une perte de pluviométrie de quelques 183 mm et une augmentation de la température qui atteint presque 0,2°, en moins d’un siècle ainsi qu’un indice d’aridité qui passe de 11 à 18. Cette réalité climatique rend encore plus urgent l’émergence d’une conscience écologique citoyenne.

Bien entendu nos pédants et pseudos-journalistes, aveuglés par leur goût de la perversion pour ne pas dire de la prostitution s’offre toute honte bue aux lobbys prédateurs et s’offusquent de l’émergence de cette conscience citoyenne qu’ils tentent, à travers une phraséologie choisie, de ridiculiser.

La végétalisation et plus encore le retour de l’agriculture urbaine n’est pas la fierté de quelques bourgades de province qui ont des prétentions de métropole à l’instar de la pauvre Oran. Elle est, aujourd’hui, la fierté de mégapoles modernes à l’instar de New-York ou la municipalité a racheté et a mis à la disposition de ces concitoyens quelques 700 ha de terre à jardiner.

A l’instar de Pékin, futur capitale de l’empire terrien ou 60%, soit environ 15 millions de personnes se nourrissent à partir des potagers urbains.

A l’instar d’Amman, cité de la millénaire de la Jordanie, ou le sacre de la terre n’est pas un mot creux et ou les pouvoirs publics ont fait en sorte que la terre soit bancarisée Quelques 100 ha de jardins urbains greffésà l’utilisation des eaux grises permettent à la population d’Amman de réduire au moins symboliquement sa dépendance alimentaire et surtout d’être fières de la «richesse» de leur contrée et accessoirement de leurs idées et qui ne doivent rien à la rente pétrolière.

La Havane.

L’expérience cubaine est encore plus probante et certainement à méditer par nos pseudos journalistes.

La République de Cuba fut confrontée à une crise majeure lorsque le bloc soviétique s’effondra dans les années 1990-91. Du jour au lendemain, la ration cubaine passe de 3000 calories par jour à 1900.

Pour parvenir à surmonter la faim et la malnutrition, et ce sans fertilisants, herbicides, insecticides et…. sans pétrole, le gouvernement délaissa le modèle agro-industriel et entreprend une révolution véritablement «verte» à travers la mise en place d’une agriculture urbaine, entièrement biologique dès 1997. Cuba ne connaîtra ni la faim, ni de «révolution printanière» n’en déplaise à l’Oncle Sam.

En 2009, la production totale de légumes de La Havane a atteint 286 000 tonnes, alors qu’elle était de 20 000 tonnes par an en 1997. Pour la seule période allant de janvier et novembre 2010, l’agriculture urbaine cubaine produira 1,2 millions de tonnes de nourriture, soit une ration quotidienne de 300 gr environ de produit frais et biologique par habitant.

En Russie, l’agriculture urbaine concerne 65 à 80 % des urbains et la pratique de cette agriculture est située dans le «domaine de la stratégie de survie.» Que dire des modèles urbains, si cher à nos pseudo- journalistes plus adeptes des «moussalsalates» des discussions de bistros et des grandes surfaces lorsqu’ils voyagent, que d’un véritable travail de documentation encore moins d’investigation.

À Istanbul, en Turquie, une production maraîchère, installée sur des terrains publics, le long de la muraille byzantine de Constantinople, perpétue à ce jour une tradition millénaire d’approvisionnement de la ville en légumes frais.

A Valence, en Espagne, la dernière crise financière a permis de générer 80 ha de jardins urbains exploités collectivement par la population. Nos pseudo- journalistes se contentent d’être les chiens de garde d’un ordre oligarchique établi tout en ignorant volontairement et totalement ce que les peuples et les sociétés citoyennes entreprennent ailleurs, pour réduire leur dépendance à la rente afin d’à assurer leur sécurité alimentaire et garder la tête haute sans être obliger de quémander un bout de pain fut-il à leurs gouvernants.

Enfin, pour conclure, nous reprendrons ce que le docteur Bekkouche soulignait dans son article, il y a 19 ans déjà. « … A ce titre les intentions préliminaires à l’étude du Plan Directeur d’Aménagement Urbain (PDAU) d’Oran lancé en 1994, (passé sous silence par nos pseudo journalistes), annonçaient en substance que «Les règlements d’urbanisme seront conformes à l’esprit de la loi 90/29 du 1/12/90… ». Parmi les orientations données, il s’agit de considérer et développer les aspects culturels dans la démarche conceptuelle d’aménagement. L’effort annoncé d’inscrire «l’aspect historique… à partir d’une recherche documentaire et traces archéologiques ainsi que certains témoignages oraux » dans l’étude, signifiait l’idée de concrétiser ces aspects pour transgresser le niveau technique des études d’urbanisme. Mais il s’avère en définitive et notamment au niveau des débats publics, que le côté culturel n’a jamais été véritablement abordé.

A qui la faute lorsque de pseudo-journalistes, donneurs de leçon transgresses les règles élémentaire de déontologie avec la complicité des politico-technocrates locaux, voir nationaux.

  • Par Samir Slama.

 

Après les faux parkings et les mosquées, place aux arbres de….camouflage

dans Actualités/Environnement

Aux dernières nouvelles, les pouvoirs publics locaux ont fini par rendre à l’arbre en général et à l’arbre d’alignement en particulier son rôle d’outil d’aménagement. Certes cela est limité uniquement à la seule  fonction esthétisante de l’arbre. Ce qui n’est pas rien, mais c’est un peu trop court pour parler d’une véritable stratégie environnementale à l’échelle de la ville.

Ainsi donc les entrées de la ville d’Oran seront plantées d’arbres.  C’est du moins la décision qui aurait étés prise, certainement dans l’urgence, par les responsables de l’administration locale. L’idée n’est pas nouvelle, ni même originale, elle aurait dû être mise en place il y a quelques années déjà par nos élus locaux qui, en général, préfèrent attendre les ordres qui viennent d’en haut, se contentant de suivre la mode du moment et d’applaudir «les idées lumineuses» de leur tutelle.

Ainsi donc après l’engazonnement des terres pleins d’autoroute, voila venu le temps de l’arbre urbain. Ce qui n’est pas pour déplaire aux citoyens. Bien représenté par ailleurs dans les salons des pouvoirs publics par une société civile qui  n’est pas en reste, et a applaudie, s’est fait prendre en photos et même « facebooké » bien trop souvent pour être clean.

Comme par exemple lorsque les services locaux des forêts se proposaient de dépouiller nos forêts de leurs litières au profit d’une ONG en mal de fabrication de compost…. urbain. Nos associations, trop bien encadrées, ont alors unanimement renvoyées aux calandres grecques le projet de réflexion sur le statut de l’arbre urbain. Ils ne manqueront donc certainement pas encore une fois de joindre leurs applaudissements « citoyens » à ceux de leurs élus.

Le futur programme de plantation est réservé dit-on aux entrées de la métropole oranaise. Il y a lieu de s’interroger sur ce programme qui concerne les grandes pénétrantes routières de la ville. Mais avant d’aborder cet axe dans le détail, abordons donc l’axe aérien.

Avant d’atterrir à l’aéroport d’Es-Senia, premier portail d’Oran, le visiteur doit nécessairement et à base altitude survoler l’immense Chteibo. Mais ici il n’est pas question d’arbre et de……… camouflage.

Cela est d’autant plus vrai que le terrain sur lequel est bâtie cette excroissance urbaine n’est pas vraiment idéal pour l’arbre en général.

Revenons donc à nos axes routiers. Pourquoi donc planter des arbres aux entrées de villes lorsque les paysages sont privatisés ? Les nouveaux riches qui ont remplacé les «faux fellahs» du gouvernement Hamrouche et de l’ex D S A Benhadidi, n’ont pas trouvé mieux que de séquestrer le paysage derrière d’hideux murs le long de leurs parcelles et, par voie de conséquence, sur les principaux axes autour de la ville.

Privatisant par là de longs tronçons de paysages ruraux et même naturels. C’est la première action que les pouvoirs publics devraient entreprendre. C’est à dire qu’au lieu de planter des arbres pour camoufler les murs des autres, ils devraient exiger de ces «gentlemans- farmers» des haies végétalisés. Ce qui serait certainement un mieux pour l’écologie, pour l’esthétique de nos entrées de ville, et même pour l’image d’un pouvoir qui abandonné jusqu’à l’image du pays au puissants lobbys de l’argent.

L’arborisation de nos entrées de ville n’a pas fait l’objet d’une réflexion d’aménagement et encore paysagère. Faut-il planté en mail ou en rond d’oignons ? Faut-il planter des baliveaux ou des cépées ? Faut-il planter en trancher ou au trou ? Faut-il planter des palmiers, des résineux ou des feuillus ?  De tout cela nous n’en savons strictement rien.

Il est vrai qu’il s’agit là de détails avec lesquels il ne faut surtout pas embarrasser les responsables publics de notre cadre de vie. D’ailleurs, ils ne seront probablement pas là pour apprécier les résultats ou les conséquences de leur politique environnementale. Par contre nous serons encore là et quel que soit le résultat nous devrons le subir. Nous subirons ces plantations et qu’importe si demain, parce que les distances de sécurité n’auront pas étés respectées, une famille oranaise soit endeuillée parce que son fils s’est pris un arbre.

Mais qu’importe donc la citoyenneté dans la gestion de carrière.  De tout cela nous n’en savons rien, mais nous savons d’ores et déjà que le projet a été confiée à une entreprise de réalisation d’espace vert qui pour l’instant n’a brillé que par ses échecs répétés au point de nous faire croire qu’une esplanade engazonnée est un jardin méditerranéen.

« Oran-vert », la bien nommée avec ces 11 ha de pépinière ne produit pas suffisamment pour subvenir à ses propres besoins et se rabat sur le marché local et même national.  Chauffant outrageusement les prix et mettant à mal les petits artisans jardiniers qui pour la plupart travaillent au noir.

Enfin il y a lieu de dire aussi que l’arbre urbain en général et l’arbre d’alignement en particulier n’ont pour vocation que de camoufler.

Le camouflage est une invention des militaires pour cacher ce qui ne doit pas être vu par l’ennemi.

Faut-il vraiment cacher nos entrées de ville au lieu d’entreprendre une réflexion paysagère pour assumer leur intégration paysagère ?

La question ne se pose même plus tant nous sommes enfermés dans une logique urgentiste, pour ne pas dire populiste, de la gestion de nos villes qui fait que l’on rase des forêts pour créer de faux parkings et que l’on érige des mosquées sur des sites naturels au prétexte qu’il faut briller.

Par S. SLAMA

 

 

 

 

 

 

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