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Perte de sens attribué au vote.

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 Par le Pr. Mohamed Mebtoul(*)

Le taux de participation aux élections législatives estimé à  35, 25% est bien loin, à n’en pas douter, des espérances du pouvoir. Il aura pourtant pesé de tout son poids, en termes de moyens, de propagande, d’implication active et partisane de ses premiers responsables, sans oublier la forme de «mobilisation» forcée  des gens,  nous rappelant les procédés utilisés durant la période de 70 (location de bus, paiement des personnes,  pour les affichages, ou pour faire du présentéisme lors des meetings).

Il semble possible de noter la perte très importante de sens attribué au vote par une majorité d’algériens.  Il  n’est plus un acte «citoyen» – encore faut-il que le citoyen puisse être reconnu publiquement et politiquement- qui autorise le changement, mais plutôt   la reproduction à l’identique du système politique et de ses acteurs.

C’est affligeant d’observer le niveau  du discours politique qui est en total déphasage avec les attentes de la population et notamment des jeunes; d’où ce glissement des enjeux. Il ne s’agit plus en effet d’une adhésion ou non à tel ou tel parti, ou d’une croyance ou non en une idéologie donnée.

La compréhension profonde et fine de ce qu’on a pu relever auprès des gens, a une lourde signification. Elle peut être interprétée par le refus catégorique exprimé par une large majorité, de façon radicale et sans ambages, du mode de fonctionnement actuel du politique. Il a perdu de sa crédibilité par absence d’exemplarité, se traduisant par des pratiques de dévoiement, de transgression des règles éthiques les plus élémentaires, qui laissent perplexe l’observateur sur le rôle de «l’élu». Celui-ci  se confond avec le pouvoir. Le «représentant du peuple» a plus le regard orienté vers le haut de la pyramide,  où il s’agit de s’accaparer une place sociale privilégiée dans l’espace politique dominant.

A bien observer le mode de déroulement du vote dans les écoles,  il est possible d’évoquer de façon rigoureuse une forte désertion sociale des personnes, et plus particulièrement des jeunes. Les  discours de ces derniers,  mettaient l’accent sur le refus de se plier à un rituel de façon hypocrite et formelle qui ne représentait pas à leurs yeux un  enjeu susceptible de modifier leur vie quotidienne.

En questionnant celles ou ceux qui ont votés, on était en présence d’un discours rhétorique et abstrait sur le bien et la prospérité de la Nation ; d’autres personnes ont mis l’accent sur l’habitude de voter, qu’on peut interpréter comme une routine rarement accompagnée d’une conviction politique forte concernant la liste qui sera choisie.

La peur de l’administration et des papiers exigés, et notamment la carte de vote, est une motivation soulignée par certaines personnes qui sont parties voter. Il est aussi incontestable que les affinités familiales et tribales ont pesé dans le vote en l’absence précisément d’une citoyenneté forte et reconnue,  qui  aurait permis de façon sereine et apaisée un débat contradictoire et autonome entre les différents membres de l’institution familiale.

Ce qui, à l’évidence est impossible à imaginer dans une société dominée par un néo-patriarcat transversal à toutes les sphères de la vie sociale, et prégnant dans le champ politique. Celui-ci est porté encore à bout de bras par une  génération vieillissante qui n’a ni l’ethos, ni les référents politiques adaptés  à une population composée en majorité de jeunes.

Le refus de se remettre en question aboutit en réalité à la production d’un scrutin-fiction. Les images idéalisées à l’extrême, montrées à la télévision étatique, au cours du vote, accompagnées d’un discours se limitant à reproduire les injonctions venues d’en haut, étaient en rupture avec la réalité observée.

La stagnation politique n’est pas propice à l’émergence et au renforcement du militantisme politique qui semble profondément se fissurer, intégrant alors tout acte politique dans une logique mercantile, même quand il s’agit de coller des affiches qui seront ultérieurement arrachées par colère, dépit ou refus d’intérioriser la tolérance et donc la concurrence politique.

(*) Publié avec l’aimable autorisation de notre ami Mohamed Mebtoul.  

Le bilan est mitigé : La médiation, a-t-elle échoué en Algérie ?

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  • Par Ali HASSANI

Malgré son importance, et en l’absence d’une évaluation effective et réelle, la médiation en Algérie est un échec cuisant, compte tenu des objectifs qui lui ont été assignés et des attentes de nombreux pratiquants. Le point.

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Au début, était …Inwent

En 2008, alors que les personnes, formées par Inwent, un organisme relevant du ministère allemand de la coopération internationale, affichaient leur optimisme à voir la médiation, un mode dit alternatif pour la gestion non-violente des conflits, investir de plus en plus, le terrain, l’Etat algérien promulgue la loi relative à la création de la médiation judiciaire. Ainsi, les portes ont ouvertes pour que greffiers, avocats et magistrats postulent pour les postes et titres de médiateurs judiciaires. Personne ne pouvait imaginer qu’au lieu de constituer un départ et un souffle propulseur, cette décision a marqué le début de la fin pour la médiation en tant que mode social pour prévenir, réguler et/ou résoudre les conflits.

Dès 2002, le ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, et sur proposition de partenariat avec Inwent, a ouvert les portes à ses directeurs de wilaya et cadres pour se former dans la gestion non-violente des conflits environnementaux.

Une année plus tard, en décembre 2003, le CRASC se joint à Inwent, dans un programme de coopération algéro-allemande, afin de former dans le cadre de la médiation environnementale. Plusieurs sessions de formation ont été assurées, alors que la déperdition allait atteindre des niveaux assez élevés.

Effectivement, sur presque 300 personnes formées lors des premiers ateliers d’initiation, seulement une vingtaine de participants ont pu passer par les différents filtres et atteindre la phase finale, celle de la formation de formateurs. Le groupe final a suivi 200 heures de formation étalée sur plusieurs ateliers actifs privilégiant la forme participative.

La médiation étant une discipline qui fait appel à des compétences et aptitudes diverses, la formation a été graduelle. En fait, les formateurs, de divers horizons et domaines, ont assuré des formations dans la communication interpersonnelle, la gestion des conflits et la facilitation. C’est ainsi que le groupe cible, selon sa composante, ses passions et centres d’intérêt, s’est éparpillé sur plusieurs domaines et spécialités, tout en demeurant un ensemble d’individus multiplicateurs de la culture de la gestion pacifique des conflits.

C’est ainsi qu’en plus de ceux et celles qui ont choisi la médiation comme activité principale, d’autres membres ont préféré s’orienter vers l’animation, la facilitation, ou la recherche. Plusieurs personnes ont choisi de rester au niveau d’un travail sur soi et le développement personnel. Le bilan et l’évaluation n’ont pas été faits et demeurent donc, non identifiés.

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Fatiha Ben Naoum, la pionnière

Afin de rendre à César ce qui lui appartient et faire le point sur les faits historiques qui méritent d’être cités, il y a lieu de signaler qu’au cœur de ce processus, il y avait un nom: Fatiha Ben Naoum.

Cette femme issue d’une famille originaire de Sidi Bel-Abbès, très instruite et qui avait choisi de vivre en Allemagne dès la fin des années 1970, a été la véritable plaque tournante, le cerveau penseur et la principale actrice dans l’introduction, en Algérie, de la médiation, sous sa conception moderne. Elle était au four et au moulin, en Allemagne comme en Algérie et veillait au moindre détail pour que participants, formateurs et administrateurs assuraient, chacun et chacune dans son coin, ses tâches, ses missions et son rôle.

Fatiha Ben Naoum constituait le trait d’union dans la coopération algéro-allemande. A vrai dire, elle en constituait le véritable maillon fort. La dame était -et demeure- aimée et respectée par tout le monde pour son engagement, son assiduité et son sens de l’écoute.

Pour revenir à la médiation, L’Etat algérien doit capitaliser cette expérience qui donne l’air d’être diluée et donc sans effets réels. La médiation est peut-être un label national de premier ordre.

Durant les dernières années, l’Algérie a été sollicitée pour «modérer» plusieurs conflits et le nom de Lakhdar Ibrahimi est souvent cité en premier, quand on évoque le mot «médiation».

Néanmoins, dans cette réflexion à propos de la médiation, ce processus élaboré en quatre (04) ou cinq (05) étapes ou phases, est connu en Algérie depuis très longtemps. Citée par Saint Augustin en parlant d’Apulée de Madaure, la médiation est considérée historiquement comme étant algérienne.

Signalons qu’à travers le pays, les modes traditionnels de résolution des conflits sont connus. Nous en citons la « Jama’âa » et le « Jah ». A ce titre, il faut préciser que «nos» méthodes sont en fait, des formes plus ou moins élaborées de ce qui est appelé l’Arbitrage.

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Les raisons d’un échec

A notre sens, l’origine de l’échec, en Algérie, de la médiation qui n’assure plus sa fonction sociale, se trouve dans les trois facteurs suivants :

  • L’introduction, ou plus exactement l’instauration, de la médiation judiciaire qui s’est faite par un simple «copier-coller» des textes déjà connus et existants en France. Cela s’est fait sans étude préalable du contexte algérien, dans ses volets, social et culturel. Les personnes qui ont été chargées de promulguer les textes de loi, auraient pu prendre le temps nécessaire afin d’élaborer des articles et clauses prenant en compte l’évolution de la société algérienne.
  • Le recrutement des médiateurs s’est fait d’une manière anarchique. La justice en général, et algérienne en particulier, étant avant tout, bureaucratique, pour la médiation, les décideurs ont préféré faire appel à des greffiers en préretraite, avant d’élargir le champ aux avocats et autres magistrats. Bien sûr, l’affluence était record aux premières semaines après l’ouverture des candidatures. A Oran, par exemple, près de 200 dossiers ont été déposés dès la première semaine.
  • L’absence d’une véritable campagne de sensibilisation et de vulgarisation, permettant de préparer le terrain, a été défavorable pour la comprendre du processus, le pratiquer et en escompter des résultats réels et fiables. Tout a été fait dans l’expectative et la précipitation et l’Algérie a perdu plusieurs années difficiles à rattraper.

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Réactiver la médiation

Pour mieux comprendre la médiation, il est nécessaire de signaler que ce processus est basé sur des principes et règles, lesquels constituent l’essence même de ce mode de résolution des conflits. Arrivés chez le médiateur, de leur propre gré et volonté et avec des perceptions différentes de leur conflit, les médiés ou les antagonistes sont pris en charge dans le but de trouver ensemble un consensus ou un compromis leur permettant de concevoir les solutions. Le travail du médiateur se base essentiellement sur l’identification des causes du problème, des intérêts et des besoins, la nomination des sentiments et la conception des solutions possibles. Le rôle du médiateur est souvent assimilé à celui d’une sage-femme. Il aide à la naissance de quelque chose dont il n’est pas le créateur. Mais il n’est pas, non plus, là, pour résoudre le problème.

Sachant que la médiation peut constituer pour l’avenir, une clé efficace pour lutter contre les violences et un moyen pour prévenir les conflits, son usage et fortement recommandé. Gageons qu’à l’avenir, nos décideurs devront revoir leur pâle copie de la réglementation et ouvriront grandes ouvertes, les portes à la médiation conventionnelle.

Le festival du théâtre arabe à Oran. Élitiste et «anti-populaire».

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  •  Par Abdelhafid Boualem*

 Le rideau est tombé sur la 9ème édition du festival du théâtre arabe qui s’est déroulé à Oran du 10 au 19 janvier. Un événement «international» qui a rendu, un tant soit peu, justice à la ville d’Oran, dont l’envergure n’a rien à envier aux grandes villes méditerranéennes. Une ville capable d’organiser de grandes manifestations, mais qui a été injustement marginalisée culturellement, et dépouillée de tous ses festivals, même ceux auxquels elle a donné naissance. Mais cela est un autre sujet.

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L’autre fait marquant de cet événement, est l’agréable surprise du Wali d’Oran, qui est venu plusieurs fois au théâtre d’Oran. Sans protocole et sans «chichi», il a pris place parmi le public, pour assister aux représentations des différentes troupes invités, en restant à chaque fois, jusqu’au salut final. Le public et les artistes oranais ont été agréablement surpris de découvrir, en leur Wali, un homme cultivé et réellement humble. C’est tellement rare qu’il fallait le souligner.

Le contemporain en force.

Quelles leçon tirer de cette manifestation qui a vu les «meilleure » troupes théâtrales arabes défiler sur la scène mythique du théâtre régional d’Oran, et celle nouvellement créée au cinéma «Essaada» ( ex-Colisée ) ?

La plus importante et évidente caractéristique de cette édition, est que le choix des créateurs et décideurs de ce festival est définitivement entériné en faveur du « théâtre contemporain », voire même «l’expérimental». Le grand prix de cette édition octroyé à la troupe marocaine avec la pièce «Al Kharif», est une confirmation sans appel de ce choix. Ce qui pose la question légitime suivante :

C’est quoi le « théâtre arabe » ?

Par l’intitulé «théâtre arabe», les organisateurs font-ils référence à l’identité arabe ? La langue arabe ? Le monde arabe ? La société arabe ?  

Ces questions sont d’autant plus légitimes que le seul trait commun entre toutes les pièces programmées, a été la thématique qui traite des préoccupations de l’individu et la société arabe. Par contre, pour ce qui est de la forme (mise en scène, scénographie, chorégraphie et jeu de comédiens) elle est purement contemporaine et par conséquent universelle. Une universalité moderne et élitiste qui fait grincer des dents même en Europe.

En quoi les œuvres «arabes» qui ont été choisies par la commission du jury de ce festival, sont-elles différentes de celles produites en Occident, mis à part la langue, bien évidemment ?

La réponse est évidente : En rien ! Ce festival a été une illustration flagrante de l’influence d’une mondialisation envahissante dans le mouvement théâtral arabe,

En conséquence, la réponse à la question précédente, induit inévitablement une question plus importante encore :

Quel théâtre voulons-nous ?

Le théâtre contemporain, moderne ou expérimental, est par définition, un théâtre élitiste, voir même parfois, plein de suffisance, hautain et méprisant des autres formes de théâtre dites « populaires ».

Les pièces produites par les différents théâtres régionaux algériens, depuis une vingtaine d’années, sont dans leur majorité, des tentatives hybrides entre théâtre moderne et classique, sans identité claire, ni référent au patrimoine légué par les pionniers du théâtre algériens que furent les Bachtarzi, Rachid Kspublic,entini, Allal Mouhib, Alloula, Benguettaf et la liste est longue.  Ces noms illustres du théâtre algérien, adoptés et chéris par un public connaisseur et fidèle, sont ignorés par les nouveaux dramaturges, et surtout les metteurs en scène, qui ont opté résolument pour le contemporain dans la forme et souvent même, dans le contenu.

Pourquoi le public boude-t-il les salles de théâtre ?

Le public ne s’est pas trompé en «boycottant» les nouvelles productions du théâtre algérien. Il ne se retrouve plus dans les pièces élitistes que lui proposent des auteurs et metteurs en scène convaincus d’être libres de faire ce qu’ils veulent, pérorant à qui veut bien leur prêter oreille, que si le public n’aime pas leurs « créations » de « génies », c’est parce qu’il est inculte et «rétrograde».

Le public algérien n’est pas rétrograde ou inculte. Il n’aime pas leurs «œuvres» parce qu’il ne s’identifie plus dans ces spectacles insipides et tristes, même lorsqu’ils proposent des thématiques sociales.

Il est rebuté par la forme délurée et fantaisiste des mises en scène où la scénographie prétentieuse prime sur le texte, et la chorégraphie envahissante transforme le comédien en danseur de ballet.

Le rire salvateur tant recherché par le public est remplacé par des tirades creuses et faussement intellectuelles. Le conflit, essence même de tout œuvre théâtrale, est évacué au profit d’une surenchère d’effets visuels digne d’un spectacle de cirque.

Oublié les rebondissements, les coups de théâtre, les quiproquos, et tout ce qui fait une œuvre théâtrale digne d’intérêt dans l’esprit du public.

Les comédiens ne campent plus des personnages attachants, drôles ou contestataires, qui ne laissent pas indifférent, tels les personnages de «Jelloul El F’haimi» dans la magistrale œuvre « Al Adjwad », ou encore « Si Mohamed Al Hayti » dans «  El Khobza » deux œuvres de l’irremplaçable génie Abdelkader Alloula. Ou bien encore le personnage de Chérif Ezzaouali, campé par le grand Azzedine Medjoubi.

Les personnages que présente le théâtre algérien à son public depuis la disparition ou l’exil des géants du 4ème art que furent les Alloula, Kaki, Slimane Benaissa, Medjoubi, Benguettaf, etc, sont insipides, mornes, sans caractère et par-dessus tout, ne sont pas algériens ! Pas étonnant donc que le public s’en détourne et abandonne les travées des salles de théâtres.

Le spectateur en payant son billet pour voir une pièce, veut d’abord passer un moment agréable et se divertir, s’évader de la vie quotidienne. Il veut également ressentir des émotions : pleurer et surtout rire. Purger ses passions en une indispensable catharsis, essence même de l’art théâtral.

Le théâtre contemporain répond-t-il à cette attente du public algérien ? La réponse est sans conteste : NON !

D’ailleurs, l’art contemporain en général ( arts plastiques conceptuels ou théâtre expérimental ) ne répond nullement et nulle part dans le monde au attentes du large public, celle de «monsieur et madame tout le monde», le simple individu sans prétention intellectuel, celui qui, justement, a le plus besoin d’un théâtre divertissant et éducatif. Pour exemple, le genre de représentations théâtrales qui font recettes en France, et jouissent constamment de grands succès populaires, sont incontestablement le genre vaudeville et le théâtre de boulevard.

Alors que les «œuvres» contemporaines n’auraient aucun droit de cité, si ce n’étaient les subventions généreuses des ministères de la culture et autres aides des mairies, qui leur maintiennent la tête hors de l’eau en les programment dans différents festivals fréquentés par un public clairsemé et acquis d’avance à ce genre d’œuvres « modernes ».

 Le festival du théâtre arabe à Oran, a-t-il été un événement bénéfique ?

Oui et non.

Oui, pour les raisons évoquées au début de cet article, et qui sont la médiatisation de l’image d’une ville accueillante et moderne, et d’un pays stable et « serein ».

Non, pour la « propagande » et la part belle faite au théâtre contemporain par ce festival, et les risques d’influence sur nos jeunes dramaturges et metteurs en scène, qui trouveraient dans cette manifestation une caution officielle à l’adoption de ce genre théâtrale pour leurs futures créations.

Ça ne serait alors plus un divorce entre le public et le théâtre, mais carrément une répudiation définitive et réciproque entre les deux.

 

*Abdelhafid Boualem est auteur-metteur en scène

 

La perception citoyenne de la violence… le mal sans remède

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