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Economie

A quelques kilomètres d’Oran: 240 hectares affectés pour recevoir la future usine Peugeot

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Peugeot aura son assiette de terrain pour recevoir son usine prévue dans la région d’Oran. 240 ha près d’El Hamoul ont été affectés à ce constructeur de voitures. L’assiette se trouve à 1 km de l’autoroute Est-Ouest et à quelques 5 km du cinquième périphérique. Elle bénéficie d’un autre avantage : elle n’est pas loin du tracé de la nouvelle voie ferrée en cours de réalisation.

 

Selon une source de la wilaya d’Oran, cette assiette, constituée de terrains marécageux, étaient auparavant un ensemble d’EAI (Exploitation Agricole Individuelle) et d’EAC (exploitation agricole collective).

Ceux qui ont accompagné le wali lors de sa sortie d’inspection ont constaté que le terrain est nu, dépourvu de toute plantation végétale, notamment les arbres fruitiers. Il n’est pas très loin de la SEP (Station d’épuration des eaux usées) connaissant des défaillances techniques depuis sa mise en fonction.

Selon la même source, les travaux de forage nécessaires pour l’étude du sol ont été confiés à une entreprise chinoise, d’ailleurs déjà à pied d’œuvre sur site.

Le projet du PSA, qui connait un retard au moins de deux ans, a toutes les chances d’être débloqué dans les semaines ou mois à venir à en croire les propos, tenus récemment par Jean Christophe Quémard, directeur de la région Moyen Orient et Afrique du Nord.

A Tunis, il a déclaré qu’il est optimiste quant au démarrage des travaux dans un proche avenir puisque le dossier a été bouclé techniquement. La visite d’inspection du wali d’Oran doit s’inscrire dans cette perspective, croit-on savoir.

  • Par Halim Seghir.

 

Un comité citoyen de soutien à Cevital est né à Oran: Trois méga projets du groupe bloqués au niveau d’Oran

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Des travailleurs du groupe Cevital, des militants d’un parti politique, des entrepreneurs et de simples citoyens se sont retrouvés dans la matinée de ce dimanche au siège de l’entreprise du rond à béton de Rebrab, en voie de réalisation, pour mettre en place un comité de soutien à Cevital. Parmi les présents à cette réunion qui a duré jusqu’à la fin de la matinée, Sayad Kaci, président du «Comité de soutien citoyen aux travailleurs de Cevital et aux investisseurs» de Béjaia.

Ce dernier, en se relayant avec Bouzidi Mourad, un chef d’entreprise, ont brossé un tableau complet sur les blocages du projet de l’usine de trituration des graines oléagineuses au niveau du port de Béjaia.

Ce projet, devant créer 1000 emplois directs, financé sur les propres fonds de l’entreprise, est «victime de ségrégation qui ne dit pas son nom» soulignent les deux intervenants.

K. Sayad n’a pas manqué d’établir le parallèle avec deux projets similaires que doit recevoir le port de Djenjen se trouvant à peine de 100 km de celui de Bougie et qui bénéficient de la bienveillance de l’administration du port et des autorités locales.

On indique dans ce cadre que les deux projets de Djenjen ont bénéficié de financement bancaire s’élevant à 200 millions $ chacun. Or, celui de Cevital nécessite seulement 50 million de $ pour le double des capacités de production de chacun de ces deux projets.

Les intervenants ont lourdement insisté sur le fait que Béjaia n’a bénéficié d’aucun projet public structurant et que le blocage de celui de Cevital pénalise l’emploi au niveau de la ville et toute la région. Ce qui pousse les travailleurs et les citoyens de la ville à se poser des questions, voire à éprouver de la colère.

Concernant le comité de soutien de Béjaia, on rappellera qu’il a à son actif un premier rassemblement devant le siège de l’entreprise portuaire le 25 Mai dernier ; une marche le 3 juillet 2017.

Aussi, le 29 octobre prochain, le même comité doit initier «une marche de la dignité des travailleurs de Cevital». Mais cette fois-ci avec le soutien des membres du comité d’Oran. L’on apprendra que dans les jours à venir, trois autres comités verront le jour : à Sétif, à Bordj Bou Aariredj et un autre à Tizi Ouzou.

Une coordination nationale chapeautera tous les comités qui naîtront à travers toutes les wilayas ou Cevital a des projets bloqués par l’administration.

A Oran, Ali Nazef, un ex PDG de la Sempac et de Sogedia, s’étalera sur le projet de Polyuréthane, à partir du propane, que devait recevoir la région Bethioua, bloqué depuis des années. Ce méga projet devait créer 3000 emplois directs et des centaines de PME et PMI.

L’assiette de terrain, de 34 ha, se trouvant pas loin de l’usine de Tosialy, acquise par Cevital. Le projet, d’un coût de 3.5 Milliards de $, nécessite 1.5 milliards de m3 de propane, ce qui constitue un débouché au gaz qui souffre de manque de débouchés sur le plan international.

Ce blocage perdure depuis plusieurs années et Cevital a toujours bon espoir de le réaliser dans l’avenir. 70% des dérivés du propane traité étaient destinés à l’exportation et les 30 restants à la satisfaction de la demande intérieure.

Un autre projet d’un Hypermarché, avec un village de restaurants et une aire de jeux pour enfants connait le même sort. Son emplacement se trouve à la sortie de la banlieue de Sid El Bachir, et devait employer au moins 300 personnes dans un premier temps. L’assiette de terrain acquise par Cevital, de 13 ha, a été rognée de 3 ha, en raison «de l’utilité publique», expliquera Monsieur Nazef Ali.

Il évoquera le cas des 1600 ha, dans la région de Sig, terres déclassées par des experts et jugées stériles, destinées initialement à recevoir une région d’activités économiques au profit du groupe Cevital et d’autres opérateurs économiques.

Tous les intervenants ont affirmé que d’autres projets de ce groupe appartenant à Issaad Rebrab, connaissent toutes sortes d’entraves dans d’autres wilayas du pays. Ce qui ramènera Bouzidi Mourad à parler de «véritable menace sur l’outil de production».

Il semblerait que ces blocages à l’endroit d’un opérateur considéré comme le premier capitaine d’industrie et sollicité par toutes les représentations diplomatiques à Alger commencent à nourrir des sentiments d’exclusion chez des populations. Sentiments qui poussent à l’extrémisme, prévient un des intervenants.

Un autre, se contentera de noter qu’on cherche en fin de compte à pérenniser l’Algérie dans l’import-import pour continuer à siphonner les devises du pays.

  • Par ZIAD Salah 

 

L’affaire est en délibérée pour ce mercredi : La dissolution de la SORFERT requise par le parquet

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Réquisitoire unique dans les annales de la justice en Algérie. Le représentant du parquet a requis la dissolution de la société SORFERT, lors du procès du 4 octobre passé au pôle pénal spécialisé.  Le verdict, suscitant l’intérêt des observateurs, est attendu pour ce mercredi 18 octobre.

Une peine de 7 ans de prison ferme a été également requise contre l’ex DG égyptien en fuite et un autre responsable des finances, ainsi qu’un chef de service d’une agence BEA et le directeur régional de la même banque.

La fuite du DG de SORFERT «O.A.B»  et son refus de se présenter devant les tribunaux algériens, suscite moult interrogations, quant au non respect de la justice algérienne, sachant qu’un autre ex-DG égyptien est également  en fuite dans l’affaire de transfert de 16 millions de dollars, toujours pendante devant la justice. Les deux responsables auraient été exfiltrés pour échapper à une probable condamnation.

L’affaire a porté sur des chefs d’accusation se rapportant à passation d’un marché avec une société allemande pour la réalisation de l’usine pour la somme de 1.28 milliards euros et transfert illégal d’argent.

Pour en revenir à la demande du Parquet, d’aucuns ont fait le parallèle avec la visite éclair du premier ministre Ahmed Ouyahia à la zone industrielle d’Arzew où siège la société SORFERT, pour s’enquérir de la situation loin de la presse.

Le réquisitoire revêt un caractère éminemment «politique», sachant l’emprise de l’exécutif sur la justice en Algérie. Le verdict attendu nous éclairera davantage sur l’aboutissement de cette affaire et la suite qui sera donné à ce partenariat algéroegyptien ( 51% pour Orascom construction et industrie et 49% pour Sonatrach), qui avait coûté 2,2 milliards de dollars.

Un partenariat qui bat de l’aile depuis la cession par Nacif Sawaris (Orascom construction et industrie) de la cimenterie d’Oggaz pour entrer dans le capital de LAFARGE. une cession qui avait failli mettre un terme au projet SORFERT pour l’ammoniac et l’urée.

Lors du procès, le responsable des finances au sein de l’usine Sorfert s’est défendu en évoquant le caractère privé de la société qui la dispense de recourir au code des marchés. Idem pour les banquiers de la BEA qui avaient soutenu mordicus que le transfert de l’argent est conforme aux procédures, après aval de trois directions centrales et la Banque d’Algérie.

Si on laisse les considérations juridiques portant sur des faits, avérés ou non, de côté, la requête du représentant du ministère public de dissoudre cette entreprise a étonné les avocats des deux parties présents lors du procès et les observateurs suivant de près ce dossier.

S’achemine-t-on vers l’exécution de cette entreprise à la veille de son «algérianisation» (dans le sens de cession de la production au personnel algérien censé avoir assimilé les techniques et le processus de fabrication de l’ammoniac et l’urée programmée pour 2018 ? Ou une autre forme d’algérianisation (par le capital privé) est entrain de se concocter ? Nous aurons un début de réponse mercredi prochain.

  • Par BDJ

 

Des pertes évaluées à des millions de dollars/jour: La mort programmée de la pétrochimie nationale

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Une semaine exactement après le premier déplacement d’Ouyahia (IV) en tant que premier ministre à la zone industrielle d’Arzew, l’opacité totale enveloppe toujours cette visite. S’est il donné la peine de parcourir 400 km et mobiliser toute une armada de personnel chargé de sa sécurité et de bloquer la circulation sur un axe routier très emprunté juste pour annoncer la révision de la Loi sur les hydrocarbures et le recours à l’exploitation du gaz de schiste ?

Les observateurs avertis en doutent. Celui sollicité par le pouvoir actuel pour trouver des solutions à la crise financière que traverse le pays aurait pu s’arranger pour trouver n’importe quelle opportunité pour formuler ces annonces.

Précisons que le déplacement d’Ouyahia au pôle pétrolier et pétrochimique national s’est passé sans la présence des médias privés.

En tout cas la première sortie du premier ministre à Arzew n’a pas rassuré les travailleurs du secteur. Bien au contraire, elle a aggravé d’avantage leur suspicion et inquiétude. Et pour cause, le premier ministre n’a, visiblement, rien apporté comme réponse aux unités de production qui sont à l’arrêt, dont une depuis des mois.

Coïncidant avec un jour férié, Achoura en l’occurrence, les travailleurs de la Sorfert ne cachent pas leur déception d’avoir raté une rencontre avec Ouyahia pour lui exposer les difficultés de leur usine. Cette dernière, en partenariat avec Orascom, est pratiquement à l’arrêt depuis pratiquement trois semaines. Composée de deux unités dont une a rompu avec la production depuis huit mois et la seconde depuis trois semaines. Produisant initialement 4400 t/J d’ammoniac et 2200 t/j d’urée, Sorfert, réalisée par Orascom et financé essentiellement avec l’argent public national, a connu des pannes dès le lendemain de sa mise en fonction.

La rénovation, prise en charge il y a deux ans par le partenaire égyptien qui a coûté à la trésorerie de l’usine 50 millions de dollars. En tout cas, ce qui est établi c’est que l’arrêt de production de cette entreprise occasionne un manque à gagner de 2.5 millions de $ par jour.

Selon des cadres de Sorfert, Ouyahia connait très bien le dossier de cette entreprise puisqu’il a pesé de tout son poids pour que sa direction commerciale soit basée en Algérie et non à l’étranger comme l’a exigé le partenaire égyptien avant le lancement du projet. Précisons que depuis quelques mois Sorfert est en prise avec la Justice pour des problèmes de détournements de deniers publics.

Un autre partenariat avec un étranger dans le domaine de la pétrochimie vire à l’échec lui aussi. Il s’agit d’AOA (Algerian Omani Amoniac). Pour des raisons évoquées dans la presse, cette entreprise est à l’arrêt depuis plus de huit mois. Le consortium japonais qui l’a réalisé et mise en marche réclame la bagatelle de 800 millions de $. L’affaire est au niveau de l’arbitrage international.

En attendant son issue, cette unité censée produire 4400 t d’urée par et 2200 t ammoniac/j accuse un manque à gagner de 2 millions de $ par jour.

L’expérience d’AOA, selon certains techniciens, c’est que le transfert de technologie n’a pas eu lieu. Autrement dit, après le retrait des techniciens japonais, le personnel algérien s’est avéré incapable de faire tourner l’usine.

Une autre unité est à l’arrêt à Arzew est le complexe GNL 3. Selon des cadres de la Sonatrach, ce complexe devait cesser de fonctionner pendant un mois et demi pour les besoins de la maintenance. Seulement, cet arrêt semble se prolonger dans le temps.

On peut citer aussi le cas d’Hélios, dont les cadres fournissent des efforts gigantesques pour faire marcher deux trains sur six. Cette entreprise vieillissante, commercialisant l’hélium, souffre de la vétusté de ses équipements. Selon une source fiable, un rapport américain datant de quatre ans a déjà signalé les risques de pannes à venir en raison du vieillissement des équipements.

Lors de sa visite, est ce que Ouyahia s’est enquis sur le cas de ces unités de production ? Plusieurs cadres de la pétrochimie en doutent. Déjà on susurre que l’ouverture des capitaux de ces entreprises aux opérateurs privés n’est pas à écarter. On donne l’exemple de Fertial dont le groupe Haddad détient déjà 17% et qui est curieusement épargnée jusqu’ici des problèmes dont pâtissent les autres.

Ce que relèvent certains observateurs c’est l’absence d’un centre de décision en mesure de trancher et qui sanctionne lourdement le secteur de la pétrochimie. Dans ce sens, on rappelle l’acharnement de Bouchouareb quand il était à la tête du département de l’Industrie de s’accaparer ce secteur sous l’autorité de son ministère. Un projet qui n’a pas abouti mais qui soulève moult questions eu égard à la réputation de l’ex ministre et surtout ses accointances avec les milieux d’affaires au niveau national et international.

  • Par ZIAD Salah

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