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Economie

L’affaire est en délibérée pour ce mercredi : La dissolution de la SORFERT requise par le parquet

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Réquisitoire unique dans les annales de la justice en Algérie. Le représentant du parquet a requis la dissolution de la société SORFERT, lors du procès du 4 octobre passé au pôle pénal spécialisé.  Le verdict, suscitant l’intérêt des observateurs, est attendu pour ce mercredi 18 octobre.

Une peine de 7 ans de prison ferme a été également requise contre l’ex DG égyptien en fuite et un autre responsable des finances, ainsi qu’un chef de service d’une agence BEA et le directeur régional de la même banque.

La fuite du DG de SORFERT «O.A.B»  et son refus de se présenter devant les tribunaux algériens, suscite moult interrogations, quant au non respect de la justice algérienne, sachant qu’un autre ex-DG égyptien est également  en fuite dans l’affaire de transfert de 16 millions de dollars, toujours pendante devant la justice. Les deux responsables auraient été exfiltrés pour échapper à une probable condamnation.

L’affaire a porté sur des chefs d’accusation se rapportant à passation d’un marché avec une société allemande pour la réalisation de l’usine pour la somme de 1.28 milliards euros et transfert illégal d’argent.

Pour en revenir à la demande du Parquet, d’aucuns ont fait le parallèle avec la visite éclair du premier ministre Ahmed Ouyahia à la zone industrielle d’Arzew où siège la société SORFERT, pour s’enquérir de la situation loin de la presse.

Le réquisitoire revêt un caractère éminemment «politique», sachant l’emprise de l’exécutif sur la justice en Algérie. Le verdict attendu nous éclairera davantage sur l’aboutissement de cette affaire et la suite qui sera donné à ce partenariat algéroegyptien ( 51% pour Orascom construction et industrie et 49% pour Sonatrach), qui avait coûté 2,2 milliards de dollars.

Un partenariat qui bat de l’aile depuis la cession par Nacif Sawaris (Orascom construction et industrie) de la cimenterie d’Oggaz pour entrer dans le capital de LAFARGE. une cession qui avait failli mettre un terme au projet SORFERT pour l’ammoniac et l’urée.

Lors du procès, le responsable des finances au sein de l’usine Sorfert s’est défendu en évoquant le caractère privé de la société qui la dispense de recourir au code des marchés. Idem pour les banquiers de la BEA qui avaient soutenu mordicus que le transfert de l’argent est conforme aux procédures, après aval de trois directions centrales et la Banque d’Algérie.

Si on laisse les considérations juridiques portant sur des faits, avérés ou non, de côté, la requête du représentant du ministère public de dissoudre cette entreprise a étonné les avocats des deux parties présents lors du procès et les observateurs suivant de près ce dossier.

S’achemine-t-on vers l’exécution de cette entreprise à la veille de son «algérianisation» (dans le sens de cession de la production au personnel algérien censé avoir assimilé les techniques et le processus de fabrication de l’ammoniac et l’urée programmée pour 2018 ? Ou une autre forme d’algérianisation (par le capital privé) est entrain de se concocter ? Nous aurons un début de réponse mercredi prochain.

  • Par BDJ

 

Des pertes évaluées à des millions de dollars/jour: La mort programmée de la pétrochimie nationale

dans Actualités/Economie

Une semaine exactement après le premier déplacement d’Ouyahia (IV) en tant que premier ministre à la zone industrielle d’Arzew, l’opacité totale enveloppe toujours cette visite. S’est il donné la peine de parcourir 400 km et mobiliser toute une armada de personnel chargé de sa sécurité et de bloquer la circulation sur un axe routier très emprunté juste pour annoncer la révision de la Loi sur les hydrocarbures et le recours à l’exploitation du gaz de schiste ?

Les observateurs avertis en doutent. Celui sollicité par le pouvoir actuel pour trouver des solutions à la crise financière que traverse le pays aurait pu s’arranger pour trouver n’importe quelle opportunité pour formuler ces annonces.

Précisons que le déplacement d’Ouyahia au pôle pétrolier et pétrochimique national s’est passé sans la présence des médias privés.

En tout cas la première sortie du premier ministre à Arzew n’a pas rassuré les travailleurs du secteur. Bien au contraire, elle a aggravé d’avantage leur suspicion et inquiétude. Et pour cause, le premier ministre n’a, visiblement, rien apporté comme réponse aux unités de production qui sont à l’arrêt, dont une depuis des mois.

Coïncidant avec un jour férié, Achoura en l’occurrence, les travailleurs de la Sorfert ne cachent pas leur déception d’avoir raté une rencontre avec Ouyahia pour lui exposer les difficultés de leur usine. Cette dernière, en partenariat avec Orascom, est pratiquement à l’arrêt depuis pratiquement trois semaines. Composée de deux unités dont une a rompu avec la production depuis huit mois et la seconde depuis trois semaines. Produisant initialement 4400 t/J d’ammoniac et 2200 t/j d’urée, Sorfert, réalisée par Orascom et financé essentiellement avec l’argent public national, a connu des pannes dès le lendemain de sa mise en fonction.

La rénovation, prise en charge il y a deux ans par le partenaire égyptien qui a coûté à la trésorerie de l’usine 50 millions de dollars. En tout cas, ce qui est établi c’est que l’arrêt de production de cette entreprise occasionne un manque à gagner de 2.5 millions de $ par jour.

Selon des cadres de Sorfert, Ouyahia connait très bien le dossier de cette entreprise puisqu’il a pesé de tout son poids pour que sa direction commerciale soit basée en Algérie et non à l’étranger comme l’a exigé le partenaire égyptien avant le lancement du projet. Précisons que depuis quelques mois Sorfert est en prise avec la Justice pour des problèmes de détournements de deniers publics.

Un autre partenariat avec un étranger dans le domaine de la pétrochimie vire à l’échec lui aussi. Il s’agit d’AOA (Algerian Omani Amoniac). Pour des raisons évoquées dans la presse, cette entreprise est à l’arrêt depuis plus de huit mois. Le consortium japonais qui l’a réalisé et mise en marche réclame la bagatelle de 800 millions de $. L’affaire est au niveau de l’arbitrage international.

En attendant son issue, cette unité censée produire 4400 t d’urée par et 2200 t ammoniac/j accuse un manque à gagner de 2 millions de $ par jour.

L’expérience d’AOA, selon certains techniciens, c’est que le transfert de technologie n’a pas eu lieu. Autrement dit, après le retrait des techniciens japonais, le personnel algérien s’est avéré incapable de faire tourner l’usine.

Une autre unité est à l’arrêt à Arzew est le complexe GNL 3. Selon des cadres de la Sonatrach, ce complexe devait cesser de fonctionner pendant un mois et demi pour les besoins de la maintenance. Seulement, cet arrêt semble se prolonger dans le temps.

On peut citer aussi le cas d’Hélios, dont les cadres fournissent des efforts gigantesques pour faire marcher deux trains sur six. Cette entreprise vieillissante, commercialisant l’hélium, souffre de la vétusté de ses équipements. Selon une source fiable, un rapport américain datant de quatre ans a déjà signalé les risques de pannes à venir en raison du vieillissement des équipements.

Lors de sa visite, est ce que Ouyahia s’est enquis sur le cas de ces unités de production ? Plusieurs cadres de la pétrochimie en doutent. Déjà on susurre que l’ouverture des capitaux de ces entreprises aux opérateurs privés n’est pas à écarter. On donne l’exemple de Fertial dont le groupe Haddad détient déjà 17% et qui est curieusement épargnée jusqu’ici des problèmes dont pâtissent les autres.

Ce que relèvent certains observateurs c’est l’absence d’un centre de décision en mesure de trancher et qui sanctionne lourdement le secteur de la pétrochimie. Dans ce sens, on rappelle l’acharnement de Bouchouareb quand il était à la tête du département de l’Industrie de s’accaparer ce secteur sous l’autorité de son ministère. Un projet qui n’a pas abouti mais qui soulève moult questions eu égard à la réputation de l’ex ministre et surtout ses accointances avec les milieux d’affaires au niveau national et international.

  • Par ZIAD Salah

Conflit AOA de Mers-el-Hadjadj et le japonais MHI : Un demi milliards $ de pertes et un compromis

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Il a fallu huit long mois pour que le compromis se dessine enfin. Le week end passé, un communiqué publié sur le site de la Sonatrach, annonce un accord à l’amiable, entre la société Aldjazaria el Omania Lilasmida (AOA) et Mistsibushi heavy industries et Daewoo engeneering contructions, sur un différend financier d’un montant de 800 millions Dollars.
Le communiqué est resté avare en détails sur le sens à donner à «accord amiable» parce que depuis la fermeture de l’usine en février passé, les pertes s’élèvent à presque un demi milliard, en comptabilisant un manque à gagner de deux millions de dollars/jour pendant huit mois.
Le compromis met fin à la procédure de l’arbitrage international engagé par le consortium nippo-coréen après le refus de la direction d’AOA de régler 800 millions de dollars de factures du contrat de commissioning (réalisation et mise en marche) signé en 2008.
Le gestionnaire de l’usine Suhail Bahwan détenteur de 49% des actions, a motivé son refus par plus de 400 réserves sur la concrétisation du contrat. Cette attitude poussa le japonais MHI et Daewoo EC à arrêter total de l’usine en février, tout en décidant de recourir à l’arbitrage international pour faire valoir ses droits.
Entre temps, la Sonatrach fortement lésé par les pertes de l’usine dont 80 % des revenus lui reviennent de droit selon le contrat de partage, dépêcha plusieurs commissions d’experts pour s’enquérir de la situation. La dernière en date conclura de revoir les réserves émises de 400 à 18 réserves, et un semblant de compromis a commencé à se profiler à l’horizon.
Un compromis qui sonne comme un désaveu à la gestion de Suhail Bahwan responsable du pourrissement de la situation et de la perte d’un demi milliards de dollars, en plus des 800 millions de dollars revendiqué par les japonais, dont 300 millions de dollars ont été viré à la veille de l’accord.
Cet accord à l’amiable révèle les craintes de l’entreprise AOA quant aux retombées financières de la perte du contentieux dans l’arbitrage international.

Par B.D.J.  

Fleuron de l’industrie pétrochimique : « Hélios » dans l’œil du cyclone

dans Actualités/Economie
  • Par Halim Seghir

Helios, détenue par Sonatrach et un opérateur américain, spécialisée dans la production et la commercialisation de l’Hélium, fonctionne depuis des semaines au ralenti. Pourtant, le marché de ce gaz, utilisé dans la cryogénie un processus de refroidissement dans l’aéronautique, l’électronique et la médecine, est appelé à exploser dans les années à venir.

La cause du ralentissement de la production de l’usine d’Hélios a un lien direct avec la crise que connait le marché du GNL puisque l’hélium est produit à partir du gaz torché. Selon notre source, un responsable du secteur pétrochimique, toutes les unités du GNL sont presque à l’arrêt à cause de l’absence de débouchés. Dans les meilleurs des cas, un train sur quatre fonctionne encore au niveau des différentes usines GNL d’Arzew et Bethioua.

Notre source indique que la crise que connait GNL est la conséquence directe de la décision prise par Chakib Khelil alors ministre de l’énergie. Et de nous expliquer que l’ex ministre a décidé de déserter le marché dit spot pour l’établissement des contrats avec les clients acquéreurs.

Cette décision a été prise lors de la tenue de la Conférence sur le GNL à Oran. Or, Khelil, un familier du marché et des pratiques commerciales américaines, n’ignorait pas que le commerce de l’hélium était durant au moins vingt ans une sorte de chasse gardée des américains.

Durant la guerre froide, les américains se sont constitués une réserve dite stratégique qu’ils ont mis sur le marché qu’en 2005. Ce qui a débouché sur un effondrement du marché. Mais l’intérêt de la Chine pour ce gaz a boosté les prix.

Jusqu’ici, on ignore l’étendue des pertes qu’enregistre Hélios, un fleuron de la Pétrochimie nationale. Mais le manque à gagner se chiffre en dizaines de millions de $ par jour.

Pendant ce temps là, l’ex argentier du pays, Abdelatif Benachenou, ne manque pas une occasion pour vanter les vertus des choix de son ami Khelil, notamment dans le domaine des hydrocarbures.

 

 

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