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Arts & Culture

Spectacle à la salle Maghreb «ex-Régent»: Le public oranais sous le charme d’Ait Menguellet

dans Actualités/Arts & Culture
Pied à l’étrier ( chaise ) guitare enlacée, le barde et ciseleur de mots entame sa chevauchée artistique, avec un public fidèle, sans cesse renouvelé. Lounis Ait Menguellet n’a rien perdu de sa verve et ni de sa popularité un demi siècle après, en se produisant à guichet fermé, samedi dernier, à la salle Maghreb «ex-Régent».
Ni le problème de l’encombrement au centre ville, ni la cherté du billet cédé à mille dinars, n’ont eu raison de la volonté du public oranais à suivre la gala de Lounis, dont le dernier passage à Oran remonte à quelques années déjà précisément au théâtre des verdures «Chekroun Hasni».
Épaulé par son fils Djaafar et l’infatigable Said GHEZLI au bendir, et d’autres artistes, Lounis a donné la pleine mesure de son talent toujours intact, aidé par une bonne sonorisation (bravo pour l’ONCI).
Le public enthousiasmé fredonna avec la chanteur l’ensemble de son répertoire et s’en donna à cœur joie en occupant la scène avec de frénétiques danses, surtout aux airs de chansons mythiques comme «ghef a JSK – thakvaylith – askouti – el moussiw ». Les plus âgés ont eu à apprécier les tubes à essence philosophique comme «atoughaled da karrou- amjahed- akken yakhdaa rabbi etc… ».
Il y’a lieu de souligner la bonne organisation de l’Office National de la Culture et l’Information, ce qui augure de lendemains meilleurs pour les deux salles de cinéma reprisent par l’ONCI à partir de cette année pour un contrat de location de 7 années, avec l’APC d’Oran.
La réussite des spectacles organisés à l’occasion du mois du Ramadhan et l’affluence du public malgré une billetterie variant entre 500 et 1000 dinars, rompant avec la gratuité des spectacles, demeure un bon point en faveur de l’ONCI. Reste à relever le défi du maintien de l’activité artistique au-delà du mois du ramadhan.  
  • Par B.D.J  

Ouadah Habib, un artiste-peintre à part  

dans Actualités/Arts & Culture

Ouadah Habib, est né un 28 décembre 1958 à Oran, dans l’emblématique quartier de M’dina Jdida ou il vit encore. Habib a suivi un cursus artistique aux beaux-arts d’Oran, sanctionné par un diplôme, option peinture, en 1984.

Il entame quelques années plus tard une carrière d’enseignant de dessin, dans un collège à Oran. A la retraite depuis peu, il dispose désormais de tout son temps pour s’adonner à ce qu’il n’a jamais cessé de faire : PEINDRE.

Ouadah Habib est un artiste-peintre difficilement classifiable, artistiquement parlant. Dans ses toiles sont « convoqués » tantôt le fauvisme de Van Gogh, et l’impressionnisme de Cézanne, tantôt Le surréalisme de Dali ou Magrite, ou  «l’énigmatisme» métaphysique d’un Giorgio De Chirico ou encore expressionnisme de Max Pechstein.

La peinture de Ouadah Habib est une prouesse artistique qui réunit tous ces courants de la peinture moderne en une nouvelle approche picturale originale et réussie.

Pourtant, lorsqu’on lui demande à quel courant appartient sa peinture, cet artiste timide et réservé, n’aime pas, ou ne veut pas, répondre.

«Lorsque je pose mon pinceau sur la toile, c’est lui qui commande. Il court où il veut sur le canevas de jute. Il ne le quitte que pour plonger dans les médiums multicolores que j’ai déposés sur ma palette, pour y revenir aussitôt décider de leurs mélanges harmonieux, ou leurs juxtapositions violentes. »

C’est ainsi que Ouadah définit sa démarche technique. Une démarche qui est intimement liée à son approche artistique, celle de transformer ses émotions et ses angoisses en œuvres artistiques loquaces et émouvantes.

L’artiste Ouadah Habib à la galerie Civoeil

Le pessimisme qui semble se dégager de certaines de ses œuvres, est largement justifié, d’après les connaisseurs qui ont été nombreux lors du vernissage de l’exposition d’Ouadah Habib, organisée en février dernier à la Galerie d’Art «CIVŒIL» à Oran.

En effet, la peinture de cet artiste décrit parfaitement le monde actuel, hostile et incertain, et qui présage de sombres inquiétudes et angoisses.

A travers ses œuvres, Ouadah réussi à exprimer les problèmes humains qu’il pense être insolubles.

Ses toiles ressemblent à un cri de désespoir lancé en réaction à cette société et cette modernité qui n’offre que violence et peur de l’avenir.

La forme de sa peinture est brute et nerveuse. Le trait et les couleurs vives sont violents et expressifs. La composition est «hérétique» et se joue de la règle des tiers ou celle du nombre d’or. Mais le tout est émotionnellement harmonieux et touchant.

Si les œuvres de Ouadah Habib expriment, en apparence, son âme en peine et sa foi perdue en l’humain, son don et sa sensibilité artistique démontrent un savoir-faire et une maitrise technique certaine et prometteuse.

Pour le microcosme artistique oranais, Ouadah Habib est certainement un artiste à part. Mais surtout un artiste à suivre…De près.

  • Par Abdelhafid Boualem.

 

 

«Contemplations» ou le retour du peintre prodigue

dans Actualités/Arts & Culture

Encore une semaine avant la cloture de l’exposition de Saber Maazouz Bachir, intitulée « Contemplations » à la galerie « CIVOEIL » à Miramar. Une exposition qui a réconcilié ce peintre doué, généreux et humble avec son public.

La peinture de Saber Bachir ne se décrit pas, on la contemple. Elle ne s’explique pas, on la ressent. Elle ne s’impose pas, on l’adopte.

La peinture de Saber Bachir est abstraite mais intelligible. Audacieuse mais toute en finesse. Couleurs vives et franches, sorties d’une palette sensible et intelligente.

Ce n’est pas facile de faire aimer l’art abstrait au large public qui s’accroche au figuratif aussi monotone et insipide qu’il puisse être, parfois. C’est encore moins facile pour un peintre de s’accrocher à « l’abstrait » quand ça ne débouche sur rien de concret.

Et ce n’est pas peu dire que la peinture « abstraite » n’a pas la côte chez les « décideurs culturels » de chez nous, d’où les rares apparitions et expositions du Peintre Saber en presque 30 ans de carrière. Ou plutôt de passion.

Il lui est souvent arrivé de perdre confiance en son choix pictural, à cet ancien élève, diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts d’Oran. Quoi de plus normal que le doute, lorsqu’on ne rencontre qu’indifférence et portes fermées des rares espaces d’expositions que renferme Oran.

Il est difficile de parler de Saber sans évoquer son ami de toujours et compagnon du même « chemin de croix », qu’est Ouadah Habib. Un peintre au style pictural différend, mais tout aussi pétri de talent, et qui a été l’hôte de la même galerie quelques semaines auparavant. C’est lui qui a permis aux membres de « CIVOEIL» de le découvrir, et de décider d’exposer ses œuvres.

L’exposition «Contemplations» a permis à ce talentueux artiste, de reprendre confiance en lui-même comme peintre de valeur, et à un public connaisseur de découvrir un artiste sensible et brillant.

Elle prendra fin dans quelques jours. Alors, pour ceux qui n’y sont pas encore allé, Faites-y un tour. Vous ne serez pas déçus.

Petite précision : La galerie « CIVOEIL » est ouverte uniquement en soirée (ramadan oblige).

  • Par Abdelhafid Boualem

 

 

Des artistes, des spectacles de rue et sans voitures : Oran s’offre sa fête.

dans Actualités/Arts & Culture/Vie associative
  • Par B. N

Sous le thème d’une journée «festive avec une forte mixité sociale et un grand moment du Vivre ensemble» que l’association Bel Horizon entamera sa populaire balade urbaine en ce 1mai de cette année. Comme d’habitude, un riche programme, concocté avec l’Institut français, attend la population oranaise.

Jugez-en : La fanfare des étudiants des beaux-arts de Paris, la compagnie artistique «La Famille Goldini» qui sera en exhibition durant la balade et même un «Spiderman». Idem pour le comédien Yebdri qui sera à sa première participation à cet événement

Aussi, et ce sera le clou de la journée, la chanteuse oranaise Yasmine Ammari lancera son clip avec les participants invités à «Venir danser le RaÏ».

Aussi, d’autres artistes de rue et locaux ont été conviés à la «manif», qui s’élancera à 9h du matin au Square Port Said (Bd de l’ALN) et qui finira jusqu’à la Promenade Ibn Badis ex-Letang ou un atelier sur «l’espace public et la marche urbaine» sera animé par Nawel Guendouz, doctorante en architecture, afin de comprendre et capitaliser cette expérience unique en son genre.

Pour l’association Bel Horizon, cet événement du 1er mai, «à forte mixité sociale» a pour objectif de « favoriser le Vivre Ensemble, l’appropriation de l’espace public et l’exercice de la citoyenneté« .

En ce sens, l’événement sus-cité a déjà enregistré un succès de taille: Oran aura sa « Journée sans voiture »accordée par wali d’Oran après sollicitation de Bel Horizon, du moins sur le trajet ou se déroulera la balade.

Enfin, avec les balades de chaque 1er mai qui ont temporairement remplacé les gigantesques randonnées patrimoniales de Santa-Cruz, Bel Horizon a su réconcilier les oranais et leur ville, le tout dans une ambiance festive.

« A terme, la fête de la ville doit s’imposer » dixit Kouider Metaier, le président de Bel Horizon. Et c’est déjà presque le cas.

 

 

 

 

 

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