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Arts & Culture

Coup d’envoi de la 10ème édition du festival de la chanson oranaise: Le wali M. Chérifi et le chanteur B. Bekhedda, premières fausses notes….

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La 10ème édition du festival local de la chanson oranaise s’est ouverte lundi 21 août dans la soirée, en présence du wali d’Oran et de quelques représentants des autorités locales. Les invités d’honneur, les chanteurs Benchennet Houari et surtout Maazouz Bouadjadj ont été applaudis par le public, peu nombreux, à l’occasion de cette première soirée, qui a eu son lot de prestations médiocres, tant par les professionnels que par les amateurs.

Une animatrice mal inspirée

Des fausses notes ont fait leur entrée par l’animatrice, Mme Ibtissem, qui a puisé dans tous les «à- côtés » et dans l’improvisation mal inspirée, pour décrire, pas dans leurs faits, les différentes phases de la soirée, en commençant par les présentations des invités et des officiels de cette édition.

Un style d’animation qui n’a pas été du goût d’une grande partie du public présent, dont une grande partie commençait déjà à libérer les places du théâtre Abdelkader Alloula, dés les premiers mots.

Après les interventions de la commissaire du festival et directeur de la Culture, c’est en fait le discours du wali d’Oran, appelé à donner le coup du starter de cette édition qui a soulevé plusieurs interrogations.

Le chef de l’exécutif de la wilaya s’est étalé sur «les défis sociaux et projets structurants», confondant dans sa lancée la ville (madina) à la wilaya d’Oran, dont il est le premier responsable, rappelons-le.

Mélangeant les pinceaux, au lieu de parler du genre El Wahrani, il s’est étalé dans la description d’un autre genre, le Raï certainement « mondialement connu ».

Après cette épreuve difficile, le wali, Mouloud Chérifi, a enfin daigné donner le coup d’envoi, comme le veux la tradition, pour la 10ème édition du festival de la musique et la chanson oranaises. Il s’est certainement trompé de public et de contexte.

Un «flash back» sur les principales œuvres du feu Blaoui Houari a été proposé par l’orchestre, qui a utilisé, pour la première fois des pupitres et donc des notes musicales et un véritable solfège. Il était dirigé par Bey Bekkey afin de laisser la place à l’hommage émouvant rendu au chantre de la chanson oranaise, en présence de son fils Abdelghani.

La prestation sur les planches du théâtre de celui qui a été considéré, à un moment donné, comme le chef de file de la relève de Blaoui et Wahby, Baroudi Bekhedda en l’occurrence, trop confiant ou mal à l’aise pour l’occasion , a été une déception inattendue.

En effet, habitué à respecter son public et à lui donner le meilleur de lui-même, l’interprète est passé à côté de son but. N’ayant pas appris les paroles de sa nouvelle chanson, «Mnine nebda» qui lui a été spécialement écrite par feu Belhadri Belhadri, Baroudi Bekhedda s’est contenté de «réciter» tel un débutant les paroles de la chanson. Voulant se rattraper par la suite et compenser sa sortie ratée, il s’est excusé avec beaucoup d’amertume en quittant la scène. Il a expliqué sa prestation par le fait «d’avoir reçu les paroles du feu Belhadri, une semaine avant son décès.»Et ce n’est guère une justification qui tient la route.

Ce sont ensuite Houria Baba et Abdallah Saï, respectivement, qui ont remis le train sur ses rails avant de céder leur place à une série d’hommages à des figures de la chanson algérienne, en l’occurrence, Tayebi Tayeb, Saïdi Ahmed, Belhadri Belhadri, Senhadji Kendil et Houari Aouinet.

La soirée s’est poursuivie avec des noms comme Hakima Boulanji, égale à elle-même malgré une courte expérience, et Kamel Mellouk, qui n’a pas fait l’effort d’apprendre les paroles de ses chansons.

 A la recherche du public

 Côté public, venu peu nombreux pour assister à cette première soirée, se sont toujours et malheureusement les mêmes remarques qui reviennent à chaque édition, depuis quelques années déjà. Il y a de ce désintéressement, un semblant d’indifférence à l’égard de cette manifestation culturelle, et à ce genre musical, par voie de conséquence.

Il y a ensuite, ce manque de respect, apparent à travers certains comportements comme la présence des bébés et enfants de très bas âge, aux côtés de leurs parents, qui, au bout d’une dizaine de minutes, attirent l’attention par les pleurs, le chahut et le va-et-vient incessant, perturbant, dans la foulée, la prestation des artistes et dérangeant les rares adultes présents dans la salle.

Tout cela sans parler des tenues vestimentaires qui ne reflètent en aucun cas, et c’est valable pour certains officiels, que les gens sont venus assister à une soirée musicale dans un lieu qui, culturellement impose également du respect.

A l’extérieur, deux écrans transmettaient instantanément les moments vécus sur scène au public, trop peu nombreux aussi et aux quelques curieux venus seuls ou en famille voir ce qui se passe aux alentours de l’Opéra d’Oran à la fameuse Place d’Armes.

L’ambiance est assurée exclusivement par les femmes qui lancent des youyous presque spontanément, ce qui donne de temps à autre un brin de gaieté à cette manifestation qui risque de perde et son public et son existence si les organisateurs et le mouvement associatif ne procèdent pas à des réglages, dès la fin de cette édition, afin de redorer le blason de la chanson oranaise et la placer sur de bons rails.

La deuxième soirée, celle du mardi 22 août, est consacrée à l’apparition des premiers candidats aux trois (03) prix du festival, des voix jeunes, dont on dit beaucoup de bien. Le festival de la chanson oranaise se poursuivra pour quatre soirées avec des rencontres à la radio locale, partenaire officiel de cet événement, sur ce patrimoine immatériel, avant le sa clôture annoncée pour jeudi 24 août. Nous y reviendrons avec plus de détails dans nos prochains comptes rendus.

  • Par MINA H.

  • Source Photos: Commissariat du festival de la chanson oranaise. 

Point de presse du Commissariat du festival de la chanson oranaise: Le plaidoyer des organisateurs.

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Hier matin, à la Direction de la Culture de la wilaya d’Oran, les organisateurs de la dixième édition du festival de la musique et de la chanson oranaise ont révélé deux visages « diamétralement opposés » lors de la conférence de presse, tenue en présence de quelques journalistes et artistes locaux. En effet, ils étaient « ambitieux et optimistes » pour l’avenir du festival et « déçus et désolés » quant au poids que représente actuellement le genre d’El Wahrani. Décryptage.

Ambitions et optimisme

En les écoutant parler, les organisateurs ont tenté de faire dans la transparence et la spontanéité, même s’ils donnent l’air, à certains moments, qu’ils optent pour le non-dit afin de parler, par exemple, du budget ou de la promotion de la chanson oranaise.

Côté optimisme et ambitions, la bonne volonté de bien faire des organisateurs n’est plus à mettre en doute. Dans ce registre, nous citons également le professionnalisme et les compétences avérées des acteurs de cette édition dont font preuve les Abdallah Tammouh, le président du jury, Bey Bekkey, un  musicien de renom et Nory Mekhissi, le chargé de la communication au niveau de la Direction de la Culture.

A ce titre, il est à mentionner « le plaidoyer par les tripes » pour lequel se sont donnés à fond les animateurs de la conférence de presse, à leur tête le directeur de la Culture, M. Kouider Bouziane, et la commissaire du festival, Mme Khalida Benbali, appuyés dans leurs propos par le directeur de l’ONDA, M. Boucif Belhachemi.

Dans le même sillage, on saura que cette dixième édition sera exclusivement dédiée au genre « El Wahrani« , autrement dit sans son enfant légitime, le Raï. Les choix des soirées sera axé sur « les nouveautés » et les participants ont été sommés de ne présenter au public que de nouvelles chansons « afin d’éviter » les redondances et le sentiment que le festival fait dans la routine, constat établi à partir des précédentes éditions.

« Des surprises » ont été également annoncées, même si les organisateurs se sont contentés de ne citer que deux noms, dont le répertoire est loin du registre supposé de la chansons oranaise: El Hadj El Ghaffour de Nedroma et Maazouz Bouadjadj de Mostaganem.

Les animateurs du point de presse ont aussi expliqué que « six candidats vont concourir » pour l’obtention de trois prix et l’enregistrement de chansons protégées par l’ONDA. L’absence de femmes et des jeunes talents a été expliquée par le fait « qu’aucune jeune fille ne s’est présentée aux auditions devant le jury, mises à part deux voix non retenues« , a tenu à le révéler, le directeur de la Culture.

Des déceptions aussi

C’est à partir de ce constat que la liste des déceptions et des désolations allait s’imposer comme sujet incontournable lors de cette conférence de presse. On en cite des thèmes liés à l’absence d’un véritable parrain, nom chef de file, comme l’a été feu Blaoui Houari, lors des précédentes éditions, au mouvement associatif qui n’a pas apporté une alternative qui tient la route, au public que le festival n’arrive pas à drainer en grands nombres, au budget qui demeure le nerf source de toutes les imperfections, surtout en ces temps de vaches maigres et à l’absence de jeunes compositeurs pour prendre le flambeau, comme on aime bien illustrer la question de la relève.

Enfin, nous ne pouvons que souhaiter « bon vent » à ce festival local dans sa dixième édition, qui rendra hommage au feu Blaoui Houari, icône incontestable de la chanson oranaise, et à d’autres noms qui viennent de nous quitter comme Belhadri Belhadri et Cheikh Saïdi.

Nous nous contentons d’attribuer « une note honorable » aux organisateurs pour leur plaidoyer, dans l’attente d’écouter ce que vont révéler « les notes musicales » durant les soirées du festival sur les planches de l’imposant théâtre régional d’Oran, Abdelkader Alloula.

  • Par MINA H.

Inauguration de la nouvelle salle de Liberty Hôtel: Rachid Talbi dévoile sa virtuosité

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Rachid Talbi, qui a inauguré le cycle des expositions à la nouvelle salle de l’hôtel Liberty,  « dévoilé » une de ses grandes toiles. Il s’agit d’une œuvre de 2m sur 1m 30 illustrant une scène de fantasia. Les connaisseurs et les amoureux de la peinture, présents lors de cette cérémonie d’inauguration de cette salle se sont longuement attardés devant cette œuvre jugée magistrale par tous.

En effet, en dehors du sujet, le cheval en l’occurrence, les nuances des couleurs et la luminosité se dégageant de ce tableau ne laissent pas indifférent. Les quelques étrangers présents n’ont pas caché leur émerveillement. L’exposition, traçant un bout de la trajectoire artistique de Rachid, a consisté en treize toiles de différentes dimensions.

Pourtant, elle donne une idée sur les thèmes de prédilection de cet artiste et surtout sur l’étendue de sa maîtrise. Se réclamant du style figuratif, il nie pas son attrait pour les orientalistes. Parmi les toiles qui ont aussi retenu l’attention des visiteurs celle de la mariée.

Mais comme Rachid est oranais et donc forcément méditerranéen, lui qui a coulé son enfance à La Scaléra, la mer est trop présente dans sa peinture. Exactement de la même manière que les ruelles de Sidi El Haouari, qui renvoient à un Oran mythique où la joie de vivre imprégnait les murs et les ruelles.

Presque improvisée, l’exposition de jeudi en fin de journée n’a duré que quelques jours. Le temps que Rachid renoue avec son public à Oran, lui qui a une carrière de dix-sept ans à Alger avec une galeriste de grande renommée qui l’a fait connaître au niveau des ambassades occidentales et des grandes entreprises nationales.

Rappelons que la wilaya d’Oran, au temps de Zaalane, l’actuel ministre du Transport, l’a sollicité pour une œuvre qui a été offerte à Arnold Schwarzenegger, président du R20 lors de son dernier passage à Oran.

Rachid Talbi, à droite de la photo, en compagnie du propriétaire de Liberty Hôtel Mohamed Affane. Deux dignes enfants du mythique quartier de Sidi El-Houari.

S’agissant de la salle, inaugurée jeudi dernier, elle est polyvalente selon les dires du propriétaire gérant de l’hôtel. Elle peut abriter des fêtes de mariages et de fiançailles comme elle peut abriter des manifestations scientifiques et culturelles. Elle est parfaitement équipée pour les colloques et séminaires de haut niveau.

Comme elle peut facilement recevoir des expositions de peinture ou de livres. En somme, un plus pour la ville d’Oran qui a déjà quelques rendez vous de dimensions internationales sur son agenda.

  • Par ZIAD Salah

 

Ouverture de la 4ème Biennale Méditerranéenne d’Art Contemporain d’Oran : Le nouveau directeur de la Culture brille par son absence

dans Actualités/Arts & Culture

Le nouveau directeur de la Culture de la wilaya d’Oran, installé il y a à peine quelques jours, entame son «règne» par une absence au mieux, ou par un boycott du vernissage de la 4ème Biennale d’Oran en fin d’après midi de ce dimanche au Mamo (Musée de l’Art Moderne d’Oran).

En effet, lors de la cérémonie d’ouverture, où Tawfiq Ali Chaouch, président de l’association Civ Œil, organisatrice de cette manifestation picturale, a présenté les invités et les participants venus de quinze pays, l’absence de ce nouveau responsable de la Culture à Oran a été relevée par plus d’un. Or, tout le monde espère de Kouider Benziane, le remplaçant de Mme Moussaoui Rabiaa, à donner un nouveau souffle à ce secteur stratégique miné par la dernière nommée qui s’était employé à tuer toute expression culturelle à Oran onze durant.

 

 

 

En dehors de l’Algérie qui participe avec plus d’une trentaine de plasticiens venus des quatre coins du pays, on relèvera la présence de : l’Italie, la France, la Grèce, le Royaume Uni, le Canada, les USA, la Palestine, la Syrie et la Suisse.

Durant son intervention annonçant l’ouverture officielle de cette quatrième biennale, Ali Chaouche, le commissaire de la manifestation présentera entre autres Zineb Sedira, une algérienne installée au Royaume Uni et qui a ouvert une résidence à Alger au profit des jeunes créateurs. Dans la même foulée, il présentera au grand public qui s’est déplacé pour ce vernissage Mustapha Nedjai, venu de Sétif pour exposer durant cette exposition.

 

Signalons qu’aucun représentant d’une autorité publique n’a honoré de sa présence cette cérémonie de vernissage qui, de surcroît, concrétise le coup d’envoi réel du MAMO, dont l’ouverture a été attendue des années durant.

Par contre, le Consul de France et Mme son épouse, habitués des manifestations culturelles de la ville d’Oran, ont répondu à l’invitation de l’association organisatrice Civ Œil.

Dans les coulisses on indique que cette manifestation, en l’occurrence la 4ème Biennale Méditerranéenne d’Art Contemporain d’Oran figure dans les festivités du 5 Juillet, marquant l’anniversaire de l’Indépendance Nationale.

Autrement dit, les autorités locales, à commencer par l’APC et ses services culturels et cultuels, n’ayant rien prévu pour marquer une date majeure, risquent de se rabattre sur une manifestation culturelle à l’actif d’une association. Ce jour là, on notera la mobilisation des médias lourds, aussi bien publics que privés.

  • Par ZIAD Salah

 

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