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Inauguration du jardin « méditerranéen » d’Oran: un « no-mans land » végétalisé

dans Actualités/Environnement
  • Par S.Slama

La municipalité a voulu faire les choses en grand pour l’inauguration, ce dimanche matin, du jardin renommé «méditerranéen». Pas moins de 5 groupes folkloriques et une compagnie de «goum» pour accueillir le wali venu baptiser un jardin qui en finalité n’en est pas un.

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Le fameux jardin méditerranéen que les oranais attendaient depuis des lustres n’est en dernier ressort qu’une longue et plane esplanade, plus ou moins végétalisée ou plutôt bétonnée et accessoirement gazonnée.

Un jardin «fast-food» comme disait un vieux jardinier, parce que fait essentiellement de plantes exotiques à croissance rapide et de pelouses qui demandent beaucoup d’eau et que si cette denrée vient à manquer, le jardin est alors en péril. Ce qui n’est pas le cas d’un jardin mediterranéen qui demande beaucoup plus d’imagination et surtout de professionnalisme.

On nous dira que le terme de «méditerranéen  aurait été choisi pour la simple raison qu’il « sonne bien » et non  parce qu’il s’agit d’un jardin méditerranéen. En finalité ce jardin aurait très bien pu être nommé désert ou même … mascarade.

Dans tout les cas, le mot « méditerranéen » sied mal à cette esplanade de 7 ha qui aura coûté au contribuable la bagatelle de 180 millions de dinars, ce qui n’est pas rien.

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Au regard de cette faramineuse facture, le résultat est plus que décevant et, à notre avis, mériterait d’être décortiquer au plus prés.

C’est d’ailleurs peut être cela qui explique que l’on a pris le soin de ne pas rendre publique la fiche technique du jardin. Aucun panneau d’information, aucune information n’a été affichée et nul n’est, aujourd’hui, en mesure de dire ce qu’a coûté réellement la réalisation du bassin en géomembrane par exemple.

D’ailleurs, le wali en personne sollicitera la compagnie des eaux SEOR pour l’installation de quelques fontaines au titre de la contribution de cette société, au bien être des oranais, alors qu’un énorme budget n’a pas suffit, semble t-il, à donner un semblant de jardin.

Aucune rupture visuelle avec la grande avenue qui le longe. Aucun mouvement de terrain qui apporterait un peu de féerie. Après tout et avant tout, un jardin est un lieu de rêverie.

Mieux encore, les concepteurs n’ont même pas pris la peine de trouver une solution aux odeurs nauséabondes dégagées par la station de traitement des eaux usées installée au beau milieu du site, ni aux écoulements des eaux pluviales qui pourraient à terme jouer un mauvais tour à la future route qui passe en contrebas.

Pourtant cela aurait été facile d’installer, sur les grilles de la station, quelques beaux jasmins et quelques chèvrefeuilles pour embaumer l’air et justement rappeler cette méditerranée qui n’est pas seulement une mer.

Les responsables ont toutefois mis un point d’honneur à policer plus qu’il ne faut ce site dédié à la farniente puisque désormais une brigade canine sera sur les lieux en permanence et notamment pour empêcher les enfants de plonger dans l’étang artificiel selon monsieur le wali.

Par contre rien ne sera dit sur la conformité du garde corps installé en bordure de la falaise et qui constitue un réel danger pour les enfants.

Pour éviter que le site ne se dégrade trop rapidement, un service de maintenance sera installé sur place et veillera au grain. Un service qui en réalité aura beaucoup à faire pour, d’abord, corriger les erreurs des aménageurs qui ont pris le soin d’installer du gazon au pied de quelques rares plantes xérophytes, ou encore pour protéger les stipes des palmiers des morsures des haubans en aciers.

Il est bien dommage que les concepteurs de cet espace n’aient pas pris la peine de regarder autour d’eux et de voir ce que sont devenus les cyprès mal haubanés et plantés lors du sommet du gaz (G16) sur le boulevard de Canastel.

Le jardin «méditerranéen» qui fait la fierté de nos responsables locaux n’est pas un jardin en vérité, mais juste un no-mans land aménagé pour les noctambules et les estivants car il ne sera certainement pas fréquentable dans la fournaise diurne et encore moins lorsque souffleront en hivers les vents frais du Nord-ouest. Mais la c’est déjà une autre histoire.

Lire : http://www.oranais.com/actualites/projet-du-jardin-citadin-et-mediterraneen-doran-du-bleu-azur-au-leurre-vert.htm

Les travaux reprennent devant le monument classé de San José sur fond de polémique: Feuilleton « égyptien » au pied du Tambour « espagnol »

dans Actualités/Patrimoine
  • Par M. Mehdi

Comment donc faire des fameux tunnels et murailles espagnols d’Oran, un site patrimonial classé alors que le nœud central de ces tunnels, qui se trouve être le tambour Saint José, risque gros avec les travaux de réalisation d’un collecteur des eaux usées de la basse ville? Le feuilleton de ce monument historique a donc repris avec la reprise des travaux qui a eu lieu il y à peine trois jours.

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Tout a été relancé lors du dernier salon de l’eau qui s’est tenu à Oran le 25 mai dernier. Arrivé devant le stand de la compagnie des eaux SEOR, le wali d’Oran a demandé des « explications » aux représentants de la compagnie des eaux concernant le chantier du collecteur des eaux usées qui se trouve  à proximité du monument. Les « explications » demandées par le wali avaient trait aux « autorisations » de voirie des services de la direction de la Culture, seule habilitée à en délivrer pour des monuments classés.

La préoccupation de Mr Zaalane Abdelkader peut être « compréhensible » dans la mesure ou il s’agit d’un projet d’utilité publique. La réponse des « commis » de la compagnie, présents au salon, a été rassurante sur le sujet. Ce qui amènera le wali a « tancé » les responsables du projet pour accélérer la cadence des travaux.

Chose dite chose faite, la reprise des travaux recommencent. Contactée, les services de la Direction de la Culture d’Oran qualifient cette reprise des travaux « d’illégale » dans la mesure où ces derniers affirment n’avoir rien accordé « pour le moment ».

La question qui s’impose d’elle même: est-ce que la SEOR procède sur simple « injonction » et plus grave encore a-t-elle respecté les procédures réglementaires?

«Non» répond une source de la compagnie des eaux pour qui tout a été fait «selon les règles». Pour autant, la direction de la Culture a, de suite, réagi en déplaçant une délégation sur lieux qui a rédigé un procès-verbal de constatation, qui suivra le premier dossier, établi en janvier dernier, tant par la direction de la culture ainsi que par la cellule de gendarmerie en charge du patrimoine.

http://www.oranais.com/patrimoine/des-travaux-entames-par-la-seor-au-pied-du-site-classe-du-tambour-san-jose-destruction-dun-pan-dune-ancienne-muraille.htm

Informé des nouveaux développements de cette affaire le Ministère de la Culture a ordonné à ces représentants locaux de « déposer une plainte » auprès des services compétents. Sauf que le dépôt de plainte nécessite la présence de la 1er responsable du secteur qui se trouve être en congé.

Le dossier établi, en janvier, aurait été transmis au ministère de la Culture pour suite à donner et jusqu’à aujourd’hui et malgré les visites successives à Oran des ministres et des hauts responsables de cette administration, aucune solution n’a encore été proposée à la SEOR qui se dit «ouverte» à une autre alternative.

http://www.oranais.com/patrimoine/la-seor-persiste-et-signe-le-tambour-san-jose-menace-decroulement.htm

Comment donc comprendre cette manière de faire qui consiste à dépenser beaucoup d’argent pour organiser un festival international du film arabe dans une ville et ne pas pouvoir dégager un peu d’argent et d’idées pour sauvegarder le patrimoine de cette même ville.

C’est pourtant là un dossier urgent dans la mesure où ce collecteur est un équipement public de première importance pour la ville.

Par ailleurs le trou béant ouvert dans un remblai, depuis 6 mois, devant le Tambour pourrait bien engendrer une catastrophe encore plus importante et mettre en péril le Tambour lui-même et ce qui reste de l’ancienne muraille, notamment avec les pluies orageuses estivales. Un vrai feuilleton….

 

La STEP d’EL KERMA tarde à reprendre malgré les promesses: Danger de pollution sur le groupement d’Oran

dans Actualités/Environnement
  • Par B.D.J

Conçue comme clé de voûte d’une stratégie innovante de gestion des eaux usées, avec production de bio gaz et irrigation de l’agriculture, la gestion de la STEP d’El Karma inauguré par le président Abdelaziz Bouteflika, vire carrément au …fiasco.

step el kerma

L’ex-ministre Hocine Necib est parti sans avoir tenu son engagement de faire fonctionner la station de traitement des eaux usées dans les délais promis (trois mois) à la suite à sa visite à Oran en Août dernier.

Pour rappel, le ministre avait minimisé l’incident des fissures du bassin central du traitement, tout en accusant la presse d’avoir «sur-dimensionné» l’incident.

Mais force est de conclure qu’après presqu’une année les travaux sont toujours en cours et le chantier Chinois tire en longueur. Et ce parce que le ministre et son entourage avaient «sous-dimensionné» l’incident de la fissuration, apprend-on auprès de sources proches du dossier.

L’engagement, non tenu, de redémarrer la station a mis les responsables, en charge des travaux, dans la « gêne », malgré le fait que la responsabilité incombe à ceux qui avaient décider d’implanter une station de cette acabit (la plus grande en Afrique  avec une capacité de 274 mille mètres cubes) sur une « Sebkha ».

Certains spécialistes reprochent même à l’entreprise réalisatrice de n’avoir pas émis les réserves sur la faisabilité du projet avec une enveloppe de 600 milliards CTS.

La ville risque gros avec l’accumulation d’une grande quantité de boues au niveau de la station faute de capacités de stockage ou de rejet, après  fermeture de la décharge d’El Kerma par arrêté  du wali, suite aux pressions du mouvement associatif.

Les responsables de la SEOR , de l’hydraulique et de l’environnement se concertent pour trouver une solution à l’épineux problème de la boue, en attendant la reprise du traitement des eaux usées après réparation du grand bassin, prévu pour août prochain.

Pour autant, le problème risque de s’aggraver avec l’augmentation des rejets en prévision de la saison estivale et son flux de touristes.

Coté officiel, la discrétion est de mise: Le directeur des ressources en eau de la wilaya d’Oran n’a pas voulu s’expliquer sur le sujet, malgré notre insistance. Signe d’une navigation à vue ou d’un désarroi sur un problème qui dépasse les instances locales. Ce qui est en partie vrai, étant donné ; que les responsables locaux et les techniciens de la SEOR ont hérité une situation à laquelle ils n’y avaient pas contribué.

Le gigantisme maladif de nos responsable a débouché quelques années après, sur un échec patent , avec une station fort coûteuse, et des projets y afférents en suspens comme le projet d’irrigation de 800 hectares de la plaine d’El-M’lata, la production de bio-gaz à base de boues traitées et la fin des rejets des eaux usées dans la mer. Résultats des courses les rejets en mer continuent, point de bio gaz et El-M’lata attend toujours son eau traitée.

Défaillance des services d’intervention de la Seor: A ne pas déranger la nuit

dans Actualités
  • Par Z/S

A la première heure de ce jeudi, une canalisation d’eau dans une cité du quartier Al Akid Lotfi a éclaté, causant de grosses pertes d’eau et mettant en danger un immeuble de la cité. L’incident est survenu juste après minuit. Alertés, les habitants de la cité, pris de panique ont essayé de prendre contact avec la Seor. Sans succès.

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Ils se sont rabattus sur les éléments de la Protection Civile qui ont répondu à l’appel et ont dépêché un engin, une ambulance et surtout des hommes.

Mais en l’absence d’un plan des canalisations de cette cité, ils ont tâtonné pour arrêter l’écoulement de l’eau, parvenu jusqu’aux abords du Centre de Conventionnement à quelques centaines de mètres.

Il faut préciser que la présence des éléments de la Protection Civile a été rassurante puisque d’autres personnes, habitants d’autres cités, notamment un officier de police, se jointes aux habitants concernés pour leur prêter main forte.

Il a fallu attendre plus de deux heures et demie pour que la permanence de la Seor daigne répondre aux multiples appels de ces citoyens inquiets des pertes énormes de l’eau.

C’est un agent retiré à son lit à qui on a expliqué comment procédaient ses camarades de l’entreprise pour couper l’eau de la cité en question.

Précisons que la canalisation qui s’est rompue venait juste d’être réparée par les services techniques de la compagnie des eaux.

Ajoutons que l’opération de coupure d’eau, et donc d’empêcher son gaspillage, a nécessité quelques tours au niveau d’une canalisation à l’aide d’une clef à manettes géante.

En tout cas, les habitants de la cité en question, tous clients de la Seor, ont eu la preuve qu’ils ne peuvent pas compter sur les services d’interventions de cette entreprise en cas de …….sinistre.

Ajoutons que les éléments de la Protection Civile doivent établir un rapport sur leur intervention et mentionner au moins la « célérité » (plus de deux heures) avec laquelle la Seor est intervenue.

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