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Fodil Baba Ahmed emporté par la maladie: El Guellil abandonne les siens

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  • Par Z/S

Au bout du compte, la maladie a eu raison de la résistance de notre ami Fodil. Il avait un cancer et face à cette maladie ravageuse il a fait preuve de courage qui a étonné plus d’un. Il n’a pas perdu ni son humour ni son sarcasme. Par égard à ses amis, il transcendait le mal qui le rongeait et tentait tant que faire se peut de retrouver son image de plaisantin. Un legs de son expérience dans le théâtre et de sa proximité avec les grands dramaturges et comédiens de sa génération. Fodil s’est éclipsé et El Guellil avec lui.

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Conséquence : des milliers de petites gens, puisées dans le réel ou carrément conçues dans son imagination, sont désormais sans porte voix. Désormais orphelins. Même les faits les plus anodins de notre quotidienneté n’auront plus d’artisan en mesure de leur confectionner un cache misère ou un masque laideur.

Fodil a excellé dans le métier de pervertir les images en leur soutirant autre chose que ce qu’elles dégagent de prime abord. Un art qu’on n’enseigne pas dans les académies. Comme il s’est amusé une carrière durant à inventer des termes à partir de registres linguistiques différents. Des néologismes. Au point ou sa rubrique a suscité l’intérêt des chercheurs à l’université.

Il était chroniqueur, directeur artistique au Quotidien d’Oran, Secrétaire de « Rédac ». Il a été aussi imprimeur, éditeur de contes pour enfants. Auparavant, il a touché à certains métiers du cinéma. Comme, il a frôlé une carrière politique.

Bref, Fodil a toujours obéit à ses envies et à ses élans. Jamais à l’obligation de la nécessité parce qu’il était rebelle de nature. Cependant, il n’a pas réussi à concrétiser un rêve : celui de monter un journal pour enfants. Faute d’agrément que la bureaucratie lui a toujours refusé.

Tranchedevie-par-el-guellilEn dehors de sa carrière professionnelle, Fodil s’est aussi illustre par sa convivialité. Il était seigneur de tous les cérémonials et cérémonies. Il savait inviter, mettre ses hôtes à l’aise, détendre les atmosphères les plus lourdes en sortant une blague ou en déclamant un poème.

Fodil avait un côté flambeur dépourvu de toute velléité d’écraser son vis-à-vis. Il était une sorte de personnage d’une cité épicurienne où le plaisir de vivre serait l’unique obligation citoyenne.

Un dandy, venu d’un autre âge et d’une autre planète. Et puis Fodil était l’élégance personnifiée. Il savait se « saper ». Il savait se coiffer. Il savait se raser ou, à contrario, ne pas le faire.

Bien avant l’institution des modes à Paris et ailleurs, il a mélangé les couleurs en cassant les normes usuelles. Tout lui allait. Même le bleu de Shanghai avec des savates en toile. L’élégance était sa seconde nature.

Fodil s’est retiré comme Salah Chalal il y a moins de trois mois. Alors qu’ils pouvaient encore tant donner. Aux leurs en premier lieu. Et à la ville où ils avaient, chacun de son côté, son réseau d’amis, son circuit particulier, ses habitudes,……Et pour nous, il reste le souvenir.

 

 

Nouvelle aérogare d’Oran : Les capacités d’accueil revues à la hausse

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  • Par S.C.

Voulant à tout prix éviter de subir les aléas d’une demande en hausse continue depuis plusieurs années, l’établissement de gestion des services aéroportuaires d’Oran (EGSAO), en tant que maitre d’ouvrage délégué, veut inscrire le projet de la nouvelle aérogare dans la durée en optant pour des modifications portant essentiellement sur une occupation optimale des espaces avec comme finalité d’offrir une meilleure qualité de service aux passagers ainsi qu’aux différents opérateurs dont les compagnies aériennes qui exigent plus de commodités.

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Ainsi, la capacité d’accueil du futur terminal aéroportuaire d’Oran actuellement en cours de réalisation, passeront de 2,5 à 3,5 millions de passagers par an.

Le ministère des transports a donné son accord le 21 décembre dernier à propos d’une série d’aménagements qui permettront une meilleure occupation des espaces.

Quant au financement, il sera interne c’est-à-dire soit sur fond propre de l’EGSA Oran ou à travers un prêt bancaire et qui est estimé à 800 millions DA.

Cette option a été retenue lors de la dernière visite du ministre des transports et qui a émis le vœu de récupérer les espaces du sous sol afin de libérer le premier niveau destiné à l’enregistrement et à l’arrivée.

Le projet dans sa nouvelle version s’étale désormais sur une superficie globale de 41 000 m2 et selon la norme universelle qui fixe la surface de 12 000 m2 pour le traitement annuel d’un million de passager, il est possible désormais d’atteindre les 3,5 millions une fois l’aérogare exploitée.

Les modifications retenues, en accord avec le bureau d’études Egis Avia porteront sur l’augmentation du nombre de banques d’enregistrement qui passera de 18 à 32 ainsi que le nombre de tapis à bagages (carrousel) à l’arrivée qui passera de 3 à 4 permettant ainsi de traiter simultanément 4 arrivées internationales.

Le 4ème équipement du genre ajouté est d’une longueur de 77m permettant le traitement des bagages livrés par un gros porteur de type B747.

Le projet dans sa totalité est estimé actuellement à 35% et les délais de livraison fixés à la fin 2017 ne seront pas affectés suite à ces modifications. Cosider Constructions, qui réalise l’édifice, vient de lancer un avis d’appel national et international pour la charpente métallique équipée d’une membrane photovoltaïque.

Ainsi, la capacité globale de toute la plateforme aéroportuaire d’Oran atteindra, des 2018, près de 5 millions de passagers si l’on ajoute l’actuelle aérogare, d’une capacité de 1 000 000 et qui sera réservée au trafic national et le chapiteau pour le Hadj et la Omra pour 500 000 passagers par an

Les enfants de plus en plus atteints : Le Sida en hausse à Oran

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  • Par Salah Chalal

Le dernier bilan communiqué par la direction de la santé de la wilaya d’Oran et relatif à la prévalence du sida fait ressortir que durant l’année 2015, pas moins de 622 nouveaux cas de porteurs du virus VIH ont été enregistrés par les services spécialisés et parmi lesquels on dénombre 45 enfants.

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Ce chiffre, loin d’être exhaustif, est en hausse par rapport à celui de l’année 2014 estimé à 532 cas. Ainsi, le bilan fait état de 213 cas de femmes contre 263 de sexe masculin.

Mais ce qui plus inquiétant dans ces chiffres en ascension continue est le nombre d’enfants atteints de Sida, un nombre appelé à prendre une autre dimension eu égard aux conditions sociales précaires dans lesquelles évoluent leurs familles, des difficultés d’accès aux soins et enfin aux différentes formes de stigmatisation.

Ceci demeure paradoxal quand on sait qu’Oran dispose de nombreux établissements hospitaliers et un personnel médical et paramédical de choix, mais sans grand impact.

La sonnette d’alarme a été tirée à plusieurs reprises par les spécialistes ainsi que l’association de lutte contre le Sida sur l’évolution de cette pathologie dévastatrice et l’exigence d’un plan national allant de la prise en charge efficiente des sujets affectés et d’une large campagne de dépistage.

Le même bilan fait remarquer que la tranche d’âge la plus exposée demeure celle des 25-45 ans et cette tendance est nationale avec des chiffres illustratifs de 7974 séropositifs asymptomatiques enregistrés jusqu’en 2014.

Néanmoins, le plus grand déficit en matière de prise en charge demeure celui lié au suivi psychologique des malades, un suivi aussi déterminant que la thérapie, comme l’ont toujours crié les praticiens.

Délocalisation de la gare routière des Castors : La commune opte pour la facilité

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  • Par Salah Chalal

A moins de deux ans des élections locales, l’actuel staff communal veut sauver son mandat chaotique en mettant en œuvre un plan d’organisation allant de quelques travaux d’embellissement à un coup de balai au niveau de l’hippodrome Antar Ibn Chedad en passant par l’éradication de la gare routière des Castors. Ce point noir persiste depuis des années et à chaque fois on en parle sans pour autant trouver la solution salutaire. La dernière option a été de transférer les taxis extra muros vers le parking du parc d’attractions sis à El Hamri.

parc d'attraction

Une solution qui ne fera que transférer des désagréments un endroit à un autre alors que si cette structure datant des années 80 avait été gérée de manière efficiente sans passer par la concession, une formule qui a enrichi des privés et la dégradation des biens communaux.

La solution préconisée par l’équipe de Nourredine Boukhatem et qui sera soumise à la prochaine assemblée a été vivement remise en cause, dans un premier temps, les chauffeurs de taxis qui ont estimé, à juste titre, que la nouvelle aire de stationnement n’offrait aucune condition de sécurité aussi bien pour eux que pour les voyageurs. Les fripiers en savent quelque chose.

Cependant la plus grande riposte est venue de la part du personnel de l’établissement de gestion du parc d’attractions, appelé communément « manège ».

Cadres et personnels, au nombre de 200, estiment que «si l’établissement public du parc d’attraction venait à être amputé de son parking, c’est la mise à mort de ce seul et unique parc à vocation régional ».

Les mêmes interlocuteurs remettent les pendules à l’heure en rappelant que cet espace n’est pas un bien communal comme le prouve l’arrêté de la wilaya d’Oran datant de 1988 autorisant d’intégrer cet espace au patrimoine du parc d’attractions, une entreprise sous tutelle de la wilaya.

Toujours au plan des procédures, l’établissement a, dès 1998, lancé une procédure d’acquisition du terrain exploité par l’établissement auprès de la direction des Domaines.

Le terrain objet de l’acquisition, d’une superficie de 13,8 hectares selon les Domaines, a été estimé, selon une première évaluation en 1998 à 13,137 milliards de dinars, avant que sa valeur ne soit revue à la hausse, dans une deuxième évaluation établie en 2002, toujours par les Domaines, à 30,9 milliards de dinars.

Selon le document établi par les Domaines, le terrain est composé d’une parcelle de 9 hectares sur laquelle sont installés les manèges, les kiosques et les blocs administratifs, plus un terrain de 4 hectares qui représente la superficie du parking, un espace indispensable à l’activité, sachant que cet établissement, ouvert en 1984, accueille une moyenne de 2 millions de visiteurs par an et 1500 véhicules par jour.

«En clair, si le parc est amputé de son parking les visiteurs seront moins nombreux et la trésorerie sera affectée», concluent nos interlocuteurs.

 

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