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Plus grande commune du pays: Oran a enregistré le plus bas taux de participation de toute son histoire

dans Actualités

 

Le taux de participation au scrutin de ce 23 Novembre, avancé par la wilaya d’Oran a confirmé que les pouvoirs publics, au niveau local ou central, n’ont plus de considérations pour le citoyen. Il est mis devant la situation de prendre ou laisser. Ce taux est établi ainsi : 58,56% pour les APC et 55,49% pour les APC. Des chiffres dignes de l’ère du parti unique et de l’époque de l’article 120. Or, les simples citoyens ont constaté que les centres de vote ont été désertés aussi bien la matinée que l’après midi. Hier en fin de jour, trouver quelqu’un dont le doigt portant les traces de l’encre, preuve matérielle qu’il a voté relevait presque de l’impossible. Notamment au sein des jeunes de moins de trente ans.

Pour notre part, un sondage rapide effectué à partir d’une trentaine de P.V de bureaux de vote nous permet d’avancer que le taux de participation se situerait entre 10 et 13 %. Des bureaux de vote ou le nombre d’inscrits varie entre 500 et 600 personnes.

Plus élaboré est le travail d’un observateur très impliqué dans ce scrutin, qui a passé au peigne fin les PV de 79 des 90 centres de vote de la commune d’Oran. Il est arrivé à un résultat plus effarant : pour lui, au mieux le taux de participation a frôlé les 9%.

Un autre candidat malheureux abonde dans le même sens et parle d’un taux de 11%. Concernant la commune d’Oran, la plus grande de l’Algérie, dans les meilleurs des cas la participation n’a pas accédé 15%. Tout le monde est d’accord que les résultats de ce scrutin sont plus catastrophiques que ceux de 2012.

Et on avance des explications dont les effets de la crise économique que traverse le pays viennent en tête. Mieux, certains trouvent que les arguments avancés par les jeunes qui ont décidé sciemment de tourner le dos à ces élections dénotent d’une conscience politique très avancée. On parle de désertion citoyenne. Quant au taux de 52% avancé par la wilaya concernant la commune d’Oran, il est rejeté par tout le monde.

Les résultats officiels donnant le FLN comme le grand gagnant, (avec 36 sièges sur 43 pour l’APC et 46 sur 53 pour l’APW) et le RND comme figurant avec le reste, donnent froid au dos. Ils ont été interprétés comme la persistance de plus en plus affichée du pouvoir à «fermer définitivement le jeu politique».

Cependant, l’attitude des candidats des autres partis, qui ont concédé de participer à une sorte de mise en scène dont l’issue était connue d’avance, dont l’espoir d’accéder soit aux privilèges personnels au mieux ou à la prédation, est beaucoup plus préjudiciable.

Ces candidats malheureux ont une opportunité de démontrer, preuve à l’appui, l’ampleur de la fraude électorale qui a intronisé le FLN comme première force politique du pays. Chaque tête de liste détient un jeu des PV de ces élections. Il suffit d’un travail de compilation et de recoupement des résultats des PV détenus par les responsables des partis politiques, ayant pris part à cette course électorale pour établir le taux de participation d’une part et le poids de chaque formation politique d’autre part.

En confirmant l’hypothèse de «la désertion citoyenne massive», on délégitimera d’avantage les assemblées désignées lors de ce scrutin. Et du coup, les résultats effectifs rétablis seraient peut être une invitation à certains partis de remodeler leur discours politique afin de le rendre plus attractif pour la jeune génération. A moins que l’échéance des présidentielles se hisse désormais en point de mire, et incitera à d’autres concessions et d’autres calculs politiciens, au détriment de l’avenir……

  • Par ZIAD Salah

 

La « Coulée Verte » : Première étape de la stratégie verte

dans Actualités/Environnement

L’idée de Coulée Verte est, en réalité, née d’une vision écosystémique, elle avait comme objectif lointain la création d’un couloir biologique qui, à terme, devait permettre et de façon très schématique, de relier le Murdjajo à la Montagne des Lions, en traversant les espaces végétalisés et les friches qui jalonnent la frange Nord de la ville, notamment sous  le balcon du Front de Mer à travers de nombreuses poches végétales ainsi que sur l’arrière port à travers la voie de chemin de fer. Bâb el Hamra et la Calère constituent en réalité la première station de ce couloir biologique rêvé qui devait  permettre d’enrichir et de densifier la biodiversité urbaine et périurbaine mise à mal par une politique d’urbanisation en rupture totale avec son environnement naturel.    

 

Le projet de Coulée Verte, qui a été proposé par l’association Bel-Horizon, est une vielle idée, développée à partir des années 2000, lorsque le président Bouteflika avait rejeté, dans la forme et dans le fond, le projet immobilier défendu par l’ex-DUC et actuel  ministre de  l’habitat.

Le président optera alors pour le projet de forêt récréative. Un projet alternatif auquel d’ailleurs personne parmi les responsables présent à cette époque et tous ceux qui sont succédé à Oran n’y croyait vraiment.

Selon les informations de l’époque, le président aurait alors accordé une enveloppe de 20 millions de dinars au service des forêts en vue de développer le projet de forêt urbaine. Il faudra toutefois attendre quelques années pour que les premiers arbres soient implantés sur le site sans aucune étude préalable, encore moins un plan de plantation.

Laissés pour compte, les eucalyptus profiteront du microclimat de la zone et surtout des remontées d’eau de l’Oued Ras el Ain pour ne pas mourir et  même pousser relativement assez vite et bien. Il faudra attendre deux ou trois ans encore pour voir le projet refaire surface dans le cadre d’une opération de marketing.

L’ex-wali Boudiaf et son chevalier servant de l’époque, parachuté maire d’Oran, s’empresseront de venir en grande pompe planter quelques eucalyptus en présence des jeunes de l’association Bel Horizon, qui défendront alors leur projet de la Coulée Verte.

En réalité il s’agissait d’un faux départ, une opération de marketing qui servira à tromper les citoyens ou du moins ceux qui portaient un intérêt sincère  à leur ville. Les arguments avancés  à l’époque sont exactement les mêmes que ceux qui convaincront l’actuel wali d’Oran. L’histoire montrera très rapidement le fait que les pouvoirs publics et les élus de cette époque (et actuels) avaient d’autres centres intérêts. L’affaire de la forêt de Canastel, la destruction des Halles Centrales, le dossier des Arènes sont des exemples parmi tant d’autres sur le projet urbain que ces messieurs défendaient contre vent et marée.

La relance du projet de Coulée Verte viendra en 2014 et sera le fait de l’ex ministre Boudiaf qui confiera alors le projet de «parcours culturel» au service de l’urbanisme, en lieu et place de la direction de la Culture.

Peu au fait des enjeux et des significations, les responsables de l’urbanisme multiplieront les méprises dans le cahier de charges. Le projet de parcours culturel urbain se transforme en projet de création d’un parcours culturel dans et à partir de la promenade Ibn-Badis ex-Letang.

Cela permettra alors au paysagiste en charge du projet de relancer le projet de la Coulée verte mais  à partir d’un autre bout. C’est ainsi que dans le cadre de ce projet, une analyse paysagère s’impose,  elle permettra d’examiner les nombreux paysages que l’on peut découvrir à partir du jardin.

Ils constituent en fait un fabuleux parcours culturel visuel qui permet alors de découvrir d’un seul coup d’œil ou presque plus de 1000 ans d’histoire. Cette analyse a été établie dans le but  d’asseoir une base qui permettrait  à l’avenir et plus précisément dans le cadre du plan de sauvegarde de la vielle ville, d’établir une stratégie de valorisation et de protection qui englobe non seulement les monuments historiques et pittoresque mais aussi leur environnement.

En vérité, sans ces paysages, la Promenade, qui est sensée produire du donne à voir, n’a pour ainsi dire plus aucune valeur. Dans le cadre de ce projet les falaises de Bab El Hamra qui constitue un paysage minéral ainsi que le célèbre site de la Calère ne portent en vérité aucun monument historique ou pittoresque visible à partir de la Promenade et sont donc appréhendés comme des paysages en construction.

La Promenade de Letang est le point final de cette première  station de la coulée verte qui prend naissance sur les flancs du Murdjajo. Le projet de parcours culturel entend bien rétablir prioritairement des passerelles entre le jardin et la place de la République, notamment à travers un réaménagement profond du talus Ouest qui borde cette superbe place publique.

 

Mais revenant donc au site premier de cette Coulée Verte et qui, au départ était composé de deux espaces verts distincts.

La partie haute a été conçue pour mettre en valeur le paysage minéral des falaises à travers un jardin thématique  lié à notre climat et dédié à l’éloge de l’aridité.

Le choix de cette thématique n’est pas fortuit mais réfléchie à partir de l’orientation du site et surtout de la réalité du réchauffement climatique et à la diminution des ressources en eau qui nous touche plus que partout ailleurs.

Il s’agirait alors de créer un jardin pédagogique qui montre à nos concitoyens et à nos enfants à travers des collections  végétales et un design adapté,  une esthétique nouvelle (très à la mode sous d’autres cieux), basée sur la sobriété et l’économie des ressources aussi rare et fragile que la terre. Il s’agirait de montrer que la beauté singulière des paysages arides n’a rien à envier aux jardins engazonnés consommateurs de ressources aussi rares et fragiles que l’eau, criant de mondanité et de nombrilisme et qui servent malheureusement de modèle unique à nos décideurs. Il s’agirait aussi de montrer à nos concitoyens qui se piquent d’écologie et d’écocitoyenneté une vision du jardin respectueux de l’environnement.

Dans le cadre du projet de coulée verte, le site de la Calère devait permettre de compenser le manque d’espaces vert et de loisirs aussi criard que scandaleux que connait la basse ville. Cela est d’autant plus urgent que le plan de gestion d’un jardin historique tel que l’ex-Promenade Letang, unique espace vert de la vielle ville, ne permet pas de nombreux équipements de jeux et de loisir.

Le site de la Calère qui constitue un microclimat  très particulier est en réalité le site idéal pour la création et le développement d’un arboretum en lieu et place d’une forêt urbaine qui jouxte l’immense pinède du Murdjajo. L’arboretum permettrait alors d’introduire et de développer de nouvelles espèces d’arbres et d’arbustes en vue de leur introduction dans le cadre d’une stratégie de diversification des espèces plantées notamment en matière de plantation d’alignement dans une ville qui peine pour diversifier son patrimoine arboré.

Le projet de la coulée verte est en réalité la première étape d’un long et très complexe projet de reconversion et de dynamisation de la mémoire de la ville. Le choix de la Calère n’est pas fortuit car il s’agit en fait du premier morceau de la mémoire urbaine trépanée au nom d’une pseudo-modernité.

Aujourd’hui ce projet constitue une opportunité courageuse de rendre à cette ville sa dignité, en rétablissant des liens avec son environnement naturel qui soit montagnard ou marin. Le projet de la Coulée Verte avec ces dernières variantes qui ouvrent enfin la ville sur la mer méditerranée, permettra à son  promoteur d’inscrire son nom en lettres d’or dans l’histoire urbaine de cette ville.

  • Par SLAMA. S

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

El-Hamri se meurt…… en se reconfigurant.

dans Actualités/Reportage/Société

El Hamri, quartier dont le nom va de pair avec celui de la ville, fait sa mue, des fois à une allure effrénée, sans soulever le moindre intérêt. Conséquence entre autres des vagues de relogement de ses habitants et leur transfert dans d’autres communes du Grand Oran, le quartier connait une forte spéculation foncière. Au point qu’il a déjà changé d’apparence. Il donne l’image d’un site gagné par une forme de tumeur où des assiettes, qui recevaient auparavant des haouchs, se transforment en immeubles ou des bâtisses à plusieurs étages. Cette mutation s’effectue au détriment d’un style de vie, d’un certain nombre de métiers……et d’une histoire sociale.    

Les milliers de personnes qui traversent l’avenue Cheikh Djilali (ex Av. Yougoslavie), la plupart motorisés, probablement ne se posent pas des questions sur le devenir du mythique quartier El Hamri.

Pourtant, cette artère, qui trace la frontière entre le fief des inconditionnels du mythique MCO et la ville intra-muros, livre les prémisses sur l’avenir à court terme du quartier dont le nom va de pair avec la ville.

Sur une cinquantaine de mètres, à partir de la pharmacie Bouziane, réputée pour assurer un service de nuit, une demi-douzaine de nouvelles bâtisses ont été érigées sans qu’on leur prête attention. L’une d’entre elle est construite en verre, un matériau très en vogue depuis quelques années. Une assiette de quelques milliers de mètres carrés, barricadée par une clôture en taule portant le nom d’un promoteur immobilier dont le nom est établi à Oran et ses alentours, ne trompe pas sur sa destination. Elle est appelée à recevoir une promotion immobilière d’au moins une dizaine d’étages.

Les opérateurs publics dans le domaine du bâtiment disputent leur part sur ce nouveau réservoir du foncier. Ainsi, l’ENPI dispose elle aussi d’un terrain destiné à recevoir une cinquantaine de logements avec bureaux d’affaires.

Un peu plus loin, juste à l’entrée de la grande avenue qui traverse El Hamri de bout en bout en allant vers le stade Ahmed Zabana et qui croise l’avenue de la Yougoslavie, une grande assiette devait recevoir la plus haute tour d’Oran : un immeuble de quarante étages.

L’ex wali Zaalane, actuellement ministre des Transports, a bloqué le projet au grand soulagement des citoyens qui ne voyaient pas d’un bon œil cette démesure.

Quelques dizaines de mètres plus, d’anciens entrepôts datant de l’époque coloniale porte une inscription affirmant le caractère privé du bien et un numéro de mobile pour les éventuels acquéreurs.

L’autre avenue qui délimite le quartier au sud, c’est-à-dire du côté du stade Ahmed Zabana, connaît exactement le même phénomène : les immeubles et les constructions à plusieurs étages qui se substituent au haouch, la forme d’habitat traditionnelle qui prédominait dans ce quartier populaire.

 

Des constructions mastodontes, encore inachevées, témoignent que cette déferlante n’est qu’à ses débuts. Une grande mosquée, un café chic, un bureau d’affaires et quelques enseignes de marques étrangères ont conféré à cette artère son futur caractère commercial.

Alors qu’auparavant, elle recevait les monticules des pastèques et melons et accessoirement le vendredi le marché aux puces. Ce phénomène d’implantation de nouvelles activités est remarquable dans plusieurs endroits du quartier. Au niveau de la rue Ghardaïa, une salle de fête côtoie une station de lavage pour engins.

Ces quatre dernières années, le quartier a connu des vagues successives de relogement. Des centaines de familles hamraouies ont été réinstallées à Oued Tlellat, à Gdyel, à Chehairia, à Belgaïd et autres communes du Grand Oran. Ce qui a permis la libération de centaines et de centaines d’habitats communs, dont la plupart appartenaient à des particuliers et qui menaçaient ruine.

La plupart des locations, à des prix modiques, remontent avant l’indépendance. Une fois ces haouchs libérés, les propriétaires, le plus souvent les ayant droit, décident de raser ces habitations réalisées avec la pierre et mettent en vente les assiettes nues.

Pratiquement dans chaque rue on relève des cas illustrant cette dévitalisation d’un quartier dont les habitants étaient réputés par un style de vie, par une manière de s’habiller et par un parler très particulier. Un marchand de thé et de beignets installé au marché du quartier nous indique que «l’ancien quartier agonise. Par conséquent nous attendons le nouveau et nous doutons que nous pouvons s’y installer encore». Sollicité d’expliciter d’avantage sa pensée, il dira «c’est clair que ce sont les gens friqués qui se lancent dans la course à l’acquisition des terrains libérés».

Pour vérifier ses propos, nous avons pris contact avec un détenteur d’un numéro de téléphone affiché sur un mur. Notre interlocuteur nous assure que le carnet foncier du bien en question sera prêt dans deux semaines. Quant au mètre carré, il nous indiquera un prix pas loin de celui pratiqué dans les nouveaux quartiers de l’est de la ville où les commerces et les affaires fleurissent de jour en jour. Pourtant, l’assiette en question se trouve en plein cœur du quartier et non sur une artère principale ou commerçante.

Ce passage d’un type d’habitat à un autre ne connait pas la même allure partout dans ce quartier. Dans certains endroits, elle semble bien entamée. Dans une partie de la rue Sika, les derniers haouchs survivants font grise mine entre les bâtiments nouvellement érigés. Au niveau de la rue de Valence, pas loin de la place Soualmia, tout un pâté de constructions à plusieurs étages a été réalisé ces derniers mois, sans attirer l’attention.

On relève exactement la même chose au niveau de la rue Bougandoura donnant sur la mythique place du Sahara. Cette mutation occasionne une déperdition d’une certaine forme de sociabilité basée sur la proximité d’une part et l’identité des conditions de vie et d’existence.

Les familles se connaissant depuis des générations ont été séparées ou placées dans des logements, peut être offrant plus de commodités mais imposant l’intimité et le cloisonnement.

Aussi, cette mue se passe au détriment de certains métiers d’artisanat. A El Hamri, on ne trouve plus de dinandier. Un matelassier (qui travaille la laine pour matelas) résiste tant bien que mal à l’acharnement du temps. D’ailleurs, faute de clientèle, il prolonge sa sieste et ouvre sa petite échoppe après la prière d’Al Asr (milieu de l’après midi) nous explique-ton.

Par contre, un réparateur de vélos profite de la vague de retour de l’activité et son adoption par les jeunes comme moyen de déplacement. En dehors du marché couvert, il est impossible de tomber sur un gargotier offrant des plats traditionnels. Les marchands de pizzas et de casse croûte dit «spécial» ont victorieusement supplantés ceux qui proposaient «hrira» «haricot» et sardines grillés.

Cette mutation sociologique se déroule dans l’indifférence totale. Sans le moindre intérêt ou simple regard de l’université en tout cas. Ni les architectes, encore moins les sociologues, ne se sont donné la peine de consigner un mode d’habitat et un mode de vie qui prédominaient dans cette partie constituante de l’identité de la ville.

Quant à l’histoire que renferme les ruelles et les habitations de ce quartier typiquement arabe, elle est déjà bien ensevelie.

  • Par Ziad Salah

 

Incendie à la Sorfert: Le pire évité

dans Actualités

 

Dans la nuit du dimanche à ce lundi, un incendie s’est déclaré dans les baraquements de l’administration de l’usine de Sorfert détenue par OCI (celle du fameux homme d’affaires égyptien Sawaris) et Sonatrach (Soalkim). Cette entreprise défie la chronique judiciaire depuis quelques mois puisque deux de ses responsables ont été jugés pour transfert illégal de devises par la Justice algérienne. Selon un rapport de la Protection Civile, la maîtrise de l’incendie a nécessité la mobilisation de 14 camions, 4 ambulances et 05 médecins ainsi que 80 agents pompiers pour venir à bout de l’incendie. 

En plus d’un engin d’éclairage, un autre de communication et un service sanitaire. Ce qui témoigne de l’importance du sinistre qui s’est déclaré aux environs de 18 h 15 mn et n’a pu être maîtrisé qu’aux environs de 23 h.

Le rapport de la protection civile précise que les baraquements de l’usine s’étalent sur une superficie de 320 m2. Il est à préciser que ces baraquements abritent une partie de l’administration de l’entreprise dont (comble de l’ironie) le département de la sécurité interne.

On indique que les débris d’une bouteille de butane ont été relevé sur place. Aussi, selon d’autres informations un coup de circuit électrique s’est déclaré au niveau d’un bureau d’un responsable de l’usine.

Heureusement, on ne déplore aucune perte humaine. Cependant, selon des sources sûres, la zone industrielle d’Arzew a véritablement frôlé le pire. Et pour cause, selon nos sources, l’incendie s’est déclaré à une cinquantaine de mètres des bacs de stockage de l’ammoniac, dont les capacités s’élèvent à 15.000 tonnes métriques.

Les mêmes sources de l’intérieur de l’usine soulignent que le sinistre a eu lieu à quelques mètres de pipeline qui alimente l’usine en gaz. Ce qui nous donne une idée sur les mesures de sécurité de mise dans cette entreprise produisant l’urée et l’ammoniac, matières hautement inflammables.

Signalons que ce n’est pas le premier incendie enregistré au niveau de cette unité de production. Il y a quelques mois, un sinistre s’est déclaré au niveau d’un train de production. Ce qui pose la question de l’hygiène et sécurité d’une entité industrielle récente avec acuité. Pour l’instant, nous apprenons que les éléments de la Gendarmerie Nationale ont entamé l’enquête pour déterminer les causes de l’incendie d’hier.

Ce sinistre intervient dans une conjoncture pesante pour les travailleurs et le staff dirigeant de l’usine. En effet, après le feuilleton des poursuites et enquêtes judiciaires, toujours en cours dont font l’objet certains cadres dirigeants, une réunion a eu lieu le 30 Octobre dernier à Alger, sur instruction de l’actuel PDG de la Sonatrach.

Ce conclave a débouché sur le changement de la composante du Conseil d’Administration de Sorfert. Plus grave encore, l’incendie a eu lieu le même jour où des éléments de la Gendarmerie et des Douanes se sont rendus au siège social de l’entreprise se trouvant à Béthioua. Depuis quelques mois, cette entreprise se trouve dans le collimateur de la Justice.

Cet incendie risque d’aggraver les suspicions. Signalons qu’un communiqué de la Direction de Sorfert est attendu d’un moment pour peut être fournir un éclairage sur les causes de l’incendie d’hier qui a failli mettre en danger toute une région industrielle.

  • Par ZIAD Salah

 

 

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