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Oran

A quelques kilomètres d’Oran: 240 hectares affectés pour recevoir la future usine Peugeot

dans Actualités/Economie

 

Peugeot aura son assiette de terrain pour recevoir son usine prévue dans la région d’Oran. 240 ha près d’El Hamoul ont été affectés à ce constructeur de voitures. L’assiette se trouve à 1 km de l’autoroute Est-Ouest et à quelques 5 km du cinquième périphérique. Elle bénéficie d’un autre avantage : elle n’est pas loin du tracé de la nouvelle voie ferrée en cours de réalisation.

 

Selon une source de la wilaya d’Oran, cette assiette, constituée de terrains marécageux, étaient auparavant un ensemble d’EAI (Exploitation Agricole Individuelle) et d’EAC (exploitation agricole collective).

Ceux qui ont accompagné le wali lors de sa sortie d’inspection ont constaté que le terrain est nu, dépourvu de toute plantation végétale, notamment les arbres fruitiers. Il n’est pas très loin de la SEP (Station d’épuration des eaux usées) connaissant des défaillances techniques depuis sa mise en fonction.

Selon la même source, les travaux de forage nécessaires pour l’étude du sol ont été confiés à une entreprise chinoise, d’ailleurs déjà à pied d’œuvre sur site.

Le projet du PSA, qui connait un retard au moins de deux ans, a toutes les chances d’être débloqué dans les semaines ou mois à venir à en croire les propos, tenus récemment par Jean Christophe Quémard, directeur de la région Moyen Orient et Afrique du Nord.

A Tunis, il a déclaré qu’il est optimiste quant au démarrage des travaux dans un proche avenir puisque le dossier a été bouclé techniquement. La visite d’inspection du wali d’Oran doit s’inscrire dans cette perspective, croit-on savoir.

  • Par Halim Seghir.

 

Les Oranais aiment-ils leur ville ?

dans Actualités
  •  Par Taoufik Rouabhi

Qu’ils y soient natifs ou qu’ils le fussent devenus par adoption, a vue d’œil l’on peut dire qu’ils se divisent en deux catégories : ceux qui la connaissent et ceux qui ignorent tout d’elle. Et comme le méconnu et l’inconnu ne peuvent intéresser, dans le meilleur des cas, que les curieux, fatalement la majorité reste à côté de la plaque. L’une des causes de l’incivisme ambiant est sans aucun doute dans cette équation.

Rue Maupas

Quand l’histoire de la ville et ses méandres, quand ses luttes, ses guerres, les hommes et les femmes qui l’ont portée, qui l’ont faite, qui sont morts pour elle, sont appris à l’école, présentés à travers des brochures distribuées dans les antennes communales et les guichets de la mairie, quand les figures des quartiers qui se sont faits des fidaïyyines seraient invités dans des tables rondes avec des collégiens, etc., la ville se présentera sous un nouveau jour. Ce jour qui tarde à se lever pour elle.

Mis à part moins d’une poignée d’associations qui ont choisi d’œuvrer pour son patrimoine ou certains de ces quartiers, il ne reste à Oran, vraiment que très peu d’enfants. La litanie est ancienne et ce ne sera pas le regretté Ahmed Wahbi qui dira le contraire.

Combien parmi ceux qui l’ont construite ou veillé à la formation de la génération actuelle et celle de la suivante ont un nom au coin d’une rue ou d’une place, comme un regretté Hadefi, ou les martyrs de l’USMO?

Combien parmi ceux qui bravé le terrorisme, en dehors d’un Bakhti, d’un Hasni ou d’un Alloula ont une plaque quelque part ?

Combien de gestionnaires ont organisé une journée «portes ouvertes» sur leurs entreprises pour montrer ce qu’elles ont porté à Oran et ce qu’elles n’ont pu atteindre ?

Combien d’imams ont fait des conférences pour retracer la vie et l’œuvre d’un Sidi El-Houari, Sidi Abdelbaki, Sidi Brahim Tazi, Sidi El-Bachir, Moul el-Maïda, Sidi El-Mekhfi ou Sidi Benacef dont même les mausolées n’existent plus ?

 Des rues, des noms et des numéros

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Une ville est reconnaissable à ses rues et celles-ci se distinguent les unes des autres par les noms qui leur ont été donnés. Mais allez trouver une rue qui porte son identité. Vous risquez un torticolis garanti avant d’en trouver une.

Ce n’est pas qu’elles n’ont pas été baptisées mais ce sont les plaques qui n’ont pas été posées, quand ne l’ont été là où il fallait, qui n’ont pas été replacées après des travaux ou remplacées après arrachage par vandalisme urbain.

Aujourd’hui tout Oran n’a recours qu’à la mémoire pour diriger une personne qui demande une rue et qui est obligée de le demander et de le confirmer quand elle y est du fait que rien ne lui indique qu’elle s’y trouve déjà. Cet anonymat incompréhensible et qui n’en est pas un, dure depuis toujours ou presque sans aucune raison.

Et comme s’il s’agissait d’une maladie contagieuse ou d’une mode en vogue, il a gagné les numéros de portes des habitations, des immeubles, des commerces dans ces mêmes rues. Il devient de plus en plus rares de trouver une porte portant un numéro.

Pour trouver une adresse précise après avoir repéré la rue, il faut y trouver d’abord une porte qui par chance « porte » encore un numéro et compter en espérant qu’il y existe pas des «bis» et des «ter» pour deviner approximativement le lieu recherché.

A l’heure où ailleurs, on réfléchit sur des façons avant-gardistes pour permettre plus aisément l’orientation dans une ville importante, où on imagine des supports autres que des plaques métalliques ou la peinture pour les numéros des portes, on en est, chez nous, encore au stade des devinettes et la sollicitation. Tant que l’on y est, autant ne pas oublier, par honnêteté, d’informer un invité de marque qui le mérite si on aura à lui remettre les «Clefs de la ville» qu’il risque de s’y égarer du fait que les rues et même les places et autres voies n’ont pas toujours de plaques et les portes de numéros.

Non seulement mal-aimée, Oran est également mal connue. Commencer par apprendre pour aimer ne serait pas un mauvais départ. Oran est une ville à aimer. Commençons par la connaître.

 

 

Série de conférences sur Sidi El Houari: Regain d’intérêt ou … convoitises ?

dans Actualités/Patrimoine
  • Par ZIAD Salah

Le mythique quartier de Sidi El Houari occupe cette semaine le centre d’intérêt des intellectuels d’Oran. Le collectif de la revue «Madinati» lui consacre même son premier numéro, ce qui est tout un programme en soit. Un groupe d’architectes, profitant de l’opportunité du mois du patrimoine, organisent une rencontre autour de ce quartier jeudi dernier à la bibliothèque Sophia. Cette rencontre s’est limitée à l’exposition de photos de ce quartier, diapos assortis de commentaire de l’architecte Abdallah Benchérif, nom connu dans le petit cercle de la restauration à Oran.

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Abdallah Bencherif lors de sa communication au CDES

 

Ceux qui sont venus assister à cette rencontre, dont beaucoup de résidents ou d’ex résidents de ce quartier, n’ont rien appris de nouveau des commentaires accompagnant les illustrations.

Cependant, l’intervenant, Abdallah Benchérif, nous apprendra deux détails ayant un lien avec son métier d’architecte restaurateur. La première : le rejet d’un projet de restauration d’onze immeubles par les pouvoirs publics il y a moins d’une semaine.

Avec insistance, on saura que c’est lui (en tant personne physique ou morale ????) qui est derrière la proposition de ce projet et que l’étude remonte à six ans auparavant. En somme quand il était en odeur de sainteté avec les responsables locaux qui lui ont confié la grande majorité des projets de restauration patrimoniaux, entre autres ceux de la mosquée de Sidi El Houari, toujours inachevée et des Arènes d’Oran, un monument historique qui agonise dans l’indifférence la plus totale.

La seconde révélation de l’intervenant a trait à l’absence, à Oran de personnel qualifié pour engager les travaux de restauration. De la part d’un professionnel, le propos ne passe pas inaperçu.

Faudrait-il comprendre que l’école de l’association SDH, partenaire avec des pros de la ville de Bordeaux, n’assure pas de formation correcte ? Et quid de la formation donnée par le Musée d’Oran et dont personne ne parle ?

Lors des débats au moins deux idées maîtresses ont été avancées en plus des cris de cœur lancés par certains. La première est celle de Kouider Metaier,président de l’association Bel Horizons, qui invite à un retour aux textes concernant la sauvegarde.

Relevant l’absence d’outils juridiques pouvant utilisés par les défenseurs du patrimoine en face des pouvoirs publics, il invite les acteurs associatifs à «un compromis» pour l’éclosion d’une véritable culture de sauvegarde et de restauration du patrimoine. Mais il rappellera l’existence d’un «plan d’urgence» doté d’une enveloppe financière conséquente datant de 2010, dont personne ne parle par méconnaissance surtout et qu’il faut déterrer.

Quant à notre confrère Nourine Benammar, il s’est insurgé contre cette réduction du patrimoine à la pierre. Pour lui le patrimoine comprend aussi les traditions culinaires, les styles de vie, le savoir vivre et la savoir faire transmissible de générations en générations.

D’ailleurs, il qualifiera les dernières opérations de relogement des habitants de ce quartier d’opération de dévitalisation s’inscrivant à faux par rapport aux principes de sauvegarde du quartier.

D’ailleurs c’est justement le transfert de l’essentiel des populations de Sidi El houari vers d’autres zones d’habitat qui a aiguisé les appétits du lobby de la promotion immobilière et mêmes celles des chantres de la restauration. Pendant ce temps, ce quartier perd chaque jour que Dieu une petite parcelle de son identité.

En attendant un véritable sursaut d’une véritable société civile ……

La LADDH inaugure son nouveau siège d’Oran: Plaidoyer pour les libertés syndicales et les migrants

dans Actualités
  • Par Samir El Kébir

Le nouveau siège conjoint de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) et du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) a été inauguré samedi dernier à Oran. L’occasion a été saisie pour une cérémonie conviviale à laquelle ont participé de nombreux militants, sympathisants et autres représentants de la société civile d’Oran.

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L’universitaire K. Chouicha, vice-président de la LADDH, a souligné que ce nouveau siège était un «enjeu important» car ce se sont «les adhérents des deux organisations et les amis de la LADDH qui ont assuré le financement pour le siège et cela nous permet d’être autonome dans notre lutte pour les droits et c’est aussi un signe que nous sommes utile à Oran».

C’est en effet un indicateur de la présence de la LADDH dans la ville d’Oran, alors que lors des prises de paroles, tous les intervenants ont mis l’accent sur la situation peu rassurante qui règne dans le pays.

Si le représentant du SNAPAP, S.Mechri, soulignera les atteintes graves aux libertés syndicales, le harcèlement des syndicalistes atteignant des sommets et dans l’indifférence générale, Chouicha ainsi que Me Salah Debouze président de la LADDH, évoqueront les tensions régnant à l’intérieur du pays et à ses frontières.

Ainsi déplorant qu’au final ceux qui dirigent le pays sont toujours «ceux qui ont les armes», les orateurs ont estimé que face à «la situation critique aux frontières l’Algérie ne pourra traverser cette situation que si le front interne est uni avec une relation apaisée entre citoyens et entre citoyens avec le pouvoir en place, ce qui signifie une démocratie et la possibilité pour les citoyens d’exercer leurs droits » dira le vice-président de la ligue.

Sur ce, et accueillant deux migrants lors de cette inauguration, les représentants de la LADDH ont tenu particulièrement à évoquer la situation des migrants subsahariens en Algérie et les derniers évènements grave qui se sont déroulés à Ouargla.

Me Debouze dénoncera l’attitude des autorités dans cette affaire d’autant que plusieurs morts ont été enregistrés et qu’aucun bilan et enquête officielle indépendante n’a été menée.

Cette position de la LADDH vis-à-vis de la situation des migrants dans notre pays, vient naturellement expliqueront les militants de la LADDH en disant « nous sommes une ligue des droits de l’homme il n’y a pas de couleurs de passeports ou de peau ».

A noter que rien que pour la ville d’Oran il y aurait entre 3 000 et 4 000 migrants dont une bonne partie en situation irrégulière.

Aussi, de nombreuses affaires ont éclaté à Oran notamment lors du viol et de l’agression de migrantes et qui de victimes se sont retrouvée poursuivies pour séjour illégale.

Des cas que la ligue avait traités et dénoncés à maintes reprises.

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