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Le premier plan d’action achevé : Les initiateurs de « La Déclaration d’Oran » préparent la seconde étape

dans Actualités
  • Par ZIAD Salah

Avant l’ébranlement du rassemblement du début d’après midi de ce mardi à Place des Victoires, le professeur et militant Messaoud Babadji a pris la parole pour signaler que «cette place d’Oran n’a pas d’histoire. A part à l’époque coloniale où l’OAS assassinait les algériens sur ce lieu. Mais à partir d’aujourd’hui, nous la nommerons Place de la Liberté d’expression ». Proposition accueillie avec une salve d’applaudissements.

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Le rassemblement auquel ont appelé les initiateurs de «La Déclaration d’Oran» a attiré une cinquantaine de personnes, venues de différents horizons. Des associatifs (Civic, Bel Horizon, ARC, résidents du Bd de la Soummam) des politiques (FFS et Talai El Houryat), des intellectuels, des travailleurs de l’APC d’Oran, qui mènent un combat depuis des mois pour faire valoir leur droits, des militants de Droit de l’Homme (la LADDH), des citoyens, et des journalistes de tous bords.

Le rassemblement s’est déroulé dans une ambiance des plus détendues. Il faut signaler que la présence dès la fin de matinée d’un dispositif sécuritaire impressionnant qui a un peu dissuadé plusieurs citoyens de prendre part à ce rassemblement.

Surtout que des esprits malveillants ont, pour faire capoter cette manifestation, fait circuler que les habitants du quartier de Saint Pierre s’apprêtaient à investir la Place et barrer la principale artère du centre d’Oran à savoir Larbi Ben M’hidi.

En organisant ce rassemblement, qui a attiré l’attention des passants à une heure de grande affluence, les initiateurs de «La Déclaration d’Oran» estiment qu’ils ont réalisé la feuille de route qu’ils se sont fixés.

En attendant la décision de la Justice concernant la requête contre le faux usage de faux en matière d’octroi et d’obtention de la carte professionnelle de journaliste, ils invitent ceux qui partagent avec eux les idées contenues dans cette Déclaration d’entamer la réflexion sur la préparation et la tenue des «États généraux des médias» dans les mois à venir.

Enfin, l’idée de mettre sur pied un fond de solidarité avec les journalistes en difficulté a été évoquée lors d’un point de presse et doit être approfondie dans les jours et semaines à venir.

Évocation : Il y a 54 ans, l’horreur à « Tahtaha »

dans Contributions/Evocation
  • Par Mohamed Bengasmia Chadly

Alors que la bataille d’Oran faisait rage pour le recouvrement de notre indépendance, le 28 Février 1962, fût un jour funeste. La dernière semaine du mois de Ramadhan s’étirait et la fête de « l’Aid Séghir » était annoncée pour le Mercredi 7 ou Jeudi 8 Mars. L’ambiance était explosive à Oran. Les hordes terroristes de l’ O A S, étaient déchaînées. Pas un seul jour ne passait sans qu’au moins une dizaine d’attentats ne soient commis.

Ce 28 Février 1962, le quartier populaire de M’Dina J’Dida, était endeuillé par un des plus terribles massacres que les terroristes de l’OAS aient commis en cette veille de l’indépendance : La voiture piégée, vicieusement postée au coin du café  »Boulahia » dans cette Tahtaha très fréquentée par les algériens, en ce jour de Ramadhan, avait fait au moins 85 morts, des centaines de blessés et une dizaine de disparus.

Un summum dans l’atrocité dans cette série d’attentats commis par cette organisation terroriste, que le dernier commandant de l’armée française a reconnu dans ses écrits.

Il est utile de signaler que ce lâche attentat avait été précédé par 56 opérations similaires dont 41 pour la seule journée du 27 Février.

Les témoins de l’époque affirmaient, qu’après l’explosion, l’esplanade de Tahtaha était jonchée de corps et des hurlements de douleurs s’élevaient de partout, l’effet du souffle avait pulvérisé d’autres véhicules garés aux alentours.

« Partout où le regard se posait, c’était l’horreur : du sang, de la chair, des morceaux de corps projetés au loin étaient plaqués contre les murs, des corps mutilés gisaient sur la chaussée.

C’était insupportable, la rue était pleine de cris, de hurlements et des lamentations des blessés. Les blessés qui étaient touchés grièvement, mais conscients refusaient d’être conduits vers les hôpitaux européens où ils redoutaient, non sans raison, d’être achevés ».

Un grand élan de solidarité se mit en place pour porter aide et assistance aux blessés qui furent évacués vers les centres de soins que les responsables du FLN avaient ouverts dans les quartiers populaires pour la prise en charge médicale de la population algérienne, s’ensuivit alors, dans plusieurs quartiers d’Oran, un mouvement de colère avec une ampleur qui fit craindre le pire aux militaires français,

 »Une manifestation monstre évaluée à 50.000 personnes, se déroule dans les quartiers indigènes. Elle dure toute la nuit et nous fait craindre une descente massive d’une foule en furie sur les quartiers européens (…) », voilà ce qu’a raconté le dernier commandant de l’armée française du secteur autonome d’Oran.

Jusqu’à ce jour, jamais une commémoration digne de ce nom n’a été faite faite par les services publics et les autorités officielles, si ce n’était qu’en 2002, une association bien connue à Oran ( le CIVIC), n’avait appelé a en commémorer la date anniversaire le 28 Février 1962, jour de l’attentat à la bombe, cette commémoration serait passée inaperçue.
On s’interroge par ailleurs, si les autorités officielles, allaient un jour honorer, comme il se doit la mémoire des victimes.

Allah Yerham Chouhadas.

 

 

Les événements du 5 juillet 1962 à Oran refont surface à Bézier: Mémoire d’un jour pour un oubli de 132 ans de colonialisme

dans Actualités
  • Par B.D.J

La polémique sur les évènements d’Oran du 5 juillet 1962, ressurgit de nouveau avec l’annonce de l’ association «Veritas», lors d’un congrès à Béziers chez Robert Menard, le 14 décembre dernier, d’un dépôt de plainte prés de la Cour Européenne de justice pour crime d’État.

5 juillet

Cinquante trois ans après les faits, les partisans de la « nostalgérie » n’arrivent pas à admettre que l’Algérie est définitivement indépendante, et que la page du colonialisme est tournée à jamais.

Un combat d’arrière garde que l’historien Fouad Soufi assimile à «une vieille histoire d’une poignée de pieds noirs oranais qui veulent prouver qu’ils ont souffert plus que leur congénères ».

Une attitude qui, selon Soufi, exaspère même les français. En ce sens, ce dernier s’est remémoré une confidence d’un directeur d’un journal français : «Ils nous emm… avec leur agissements».

Le chercheur en histoire réplique aux animateurs de ces mouvements en quête de vérité historique : «vous vous focalisez sur un jour et vous oubliez 132 années de colonialisme abject et inhumain que les algériens avaient subit dans leur chair».

Il assimile cette annonce d’un dépôt de plainte pour «crime d’État» à une «vieille histoire, que les milieux de l’extrême droite tente de manipuler au profit de leur thèses».

Sur le registre historique, Fouad Soufi rappelle, sur la base de ses travaux réalisés en 1992, que plusieurs contrevérités subsistent à ce jour par le biais de la propagande des milieux pieds noirs dans un souci de victimisation. Il citera entre autres : «l’OAS n’a pas quitté la ville au moment des faits; la balle tiré par la fenêtre sur les manifestants algériens a été l’œuvre d’un français qui n’aurait pas admet l’indépendance de l’Algérie. Les éléments de l’ALN de la Zone autonome d’Oran sous l’autorité de Bekhti Nemiche avaient tout fait pour protéger les européens. Parmi les victimes il y avait aussi plusieurs algériens dont des enfants et des femmes et pas que des européens».

Avec le recul, notre interlocuteur impute «les dépassements survenus lors de la journée du 5 juillet au passage d’un ordre à un autre et d’une autorité à une autre et contrairement aux allégations il n y a jamais eu d’ordre du FLN pour chasser l’européen, mais certains dérives ont été l’œuvre du groupe dit de « Petit Lac » qui agissait sur la route de l’aéroport et les responsables de l’ALN, Si Abdelbaki et Si Abdelhamid n’avaient aucune emprise sur eux».

les écrits de l’époque avaient signalés la neutralisation du groupe en question et sa présentation devant la presse.

De son côté , l’historien Amar Mohand Amer abonde dans le même sens en affirmant: «Il n y a jamais eu d’ordre du FLN pour se venger des européens».

Ces allégations relèvent, selon lui, «de guerres de mémoires prises en otage par une vision coloniale de l’histoire  et manipulées par l’extrême droite française».

 

 

Oran accueille des associations françaises amies de l’Algérie : «Témoigner, en France, de  l’atrocité de la guerre est un devoir»

dans Actualités/Vie associative
  • Par Mohamed El Amine

Ce mercredi, au siège de l’association «Bel horizon», un point de presse a été tenu par des associations françaises, amies de l’Algérie. L’Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs amis contre la guerre (4ACG),  Réfractaires non violents à la guerre d’Algérie et l’Association nationale des Pieds-Noirs progressistes et leurs amis (ANPNPA) ont tenu à présenter leurs actions, menées en France pour contrer les nostalgiques de l’Algérie Française.


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Après la présentation des axes d’intervention de l’association oranaise «Bel horizon», dans son action autour du patrimoine, Malika Tazaïrt, de «Voyag’acteur», producteur de voyages équitables et solidaires, qui a présenté les trois associations françaises, œuvrant pour un travail de mémoire, de leur refus de la guerre d’Algérie et pour un rapprochement des deux peuples, en indiquant que de tels voyages permettent le contact et un échange de points de vue sur l’histoire de la guerre d’Algérie et tout ce qui a été fait par ceux qui avaient jugé que la guerre d’indépendance de l’Algérie est légitime et une cause juste, défendue par les Algériens.

La parole fut donnée à Jacques Pradel, représentant de l’Association nationale des Pieds-Noirs progressistes et leurs amis, qui d’emblée a indiqué qu’il se considérait comme Algérien. Il souligne que c’est un voyage effectué pour cultiver le rapport entre les acteurs-associations dans leur lutte contre les nostalgiques de l’Algérie française, les pieds-noirs nostalgiques à l’OAS et  l’extrême droite en France.

Il souligne que leur association a été créée depuis huit ans pour répondre au besoin de faire entendre une autre voix des rapatriés contre l’Algérie française. Il rappela leurs actions de travail de mémoire et de transmission de leur vécu d’antan aux jeunes générations et contre les manifestations de l’extrême droite et les nostalgique du discours de l’OAS.

Pour sa part, Rem Serres, représentant de l’Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs amis contre la guerre a, dans son intervention, évoqué la création de leur association par quatre paysans en 2004. Ils avaient décidé de briser le silence, en tant qu’anciens appelés en Algérie, qui, à l’époque, n’ont rien pu dire ou n’ont pu avoir le courage de dénoncer les atrocités de la guerre.

Avec une trentaine de membres, ils ont organisé plusieurs actions et se retrouvés plus nombreux. Rémi évoque les exactions de certains appelés et militaires contre des populations isolées durant la guerre.

Les membres de la 4ACG estiment qu’il est temps de ne pas regarder seulement le passé mais de se tourner vers l’avenir, en luttant contre le discours des nostalgiques de l’Algérie Française et des racistes contre les Maghrébins.

Ces appelés ont décidé de refuser de percevoir leur retraite du combattant et de la reverser intégralement dans des projets de solidarité principalement en Algérie et en Palestine.

Cette association défend la mémoire, en allant à la rencontre des jeunes générations pour leur transmettre l’inutilité du conflit, témoigner de l’horreur et refuser généralement la guerre comme moyen de résolution des conflits.

Rémi avoue qu’ils savaient, en 1957, que cette guerre était perdue d’avance, car le peuple était avec le FLN et qu’il était temps de tirer les leçons de cette guerre où des appelés ont perdu aussi leur jeunesse.

Le représentant des « réfractaires non violents à la guerre d’Algérie« , Michel, a présenté son association, née de la volonté des hommes et des femmes qui, pendant la guerre d’Algérie, ont décidé de s’y opposer par les moyens de non-violence et en demandant l’instauration d’un service civil en Algérie.

Il rappelle que les jeunes appelés refusant d’être enrôlés en Algérie assumaient publiquement les conséquences, à savoir l’emprisonnement, condamnation, la vie en clandestinité et autres.

L’association axe ses efforts sur le témoignage en France, mais aussi en Algérie, avec d’autres associations qui partagent les mêmes principes de lutte.

Lors du débat, plusieurs membres de ces 3 associations ont relaté leurs témoignages sur les atrocités de la guerre, notamment l’œuvre de l’OAS. Des témoignages émouvants !

« Des amis de l’Algérie » ont relaté leurs expériences de passages dans les établissements scolaires, parfois en compagnie avec d’Anciens Moudjahidine, pour témoigner de  l’atrocité de la violence coloniale. Ils estiment que les jeunes ne savent rien de ce qui s’est passé, car leurs parents refusent d’en parler.

La collaboration entre les trois associations est fructueuse à plus d’un titre et leurs membres comptent saisir par lettre le président français François Hollande pour la reconnaissance des crimes de la guerre d’Algérie. Jacques conclut qu’après plusieurs actions en direction de la jeunesse, il estime qu’elle est très sensible aux atrocités du colonialisme en Algérie.

 

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