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Incendie à la Sorfert: Le pire évité

dans Actualités

 

Dans la nuit du dimanche à ce lundi, un incendie s’est déclaré dans les baraquements de l’administration de l’usine de Sorfert détenue par OCI (celle du fameux homme d’affaires égyptien Sawaris) et Sonatrach (Soalkim). Cette entreprise défie la chronique judiciaire depuis quelques mois puisque deux de ses responsables ont été jugés pour transfert illégal de devises par la Justice algérienne. Selon un rapport de la Protection Civile, la maîtrise de l’incendie a nécessité la mobilisation de 14 camions, 4 ambulances et 05 médecins ainsi que 80 agents pompiers pour venir à bout de l’incendie. 

En plus d’un engin d’éclairage, un autre de communication et un service sanitaire. Ce qui témoigne de l’importance du sinistre qui s’est déclaré aux environs de 18 h 15 mn et n’a pu être maîtrisé qu’aux environs de 23 h.

Le rapport de la protection civile précise que les baraquements de l’usine s’étalent sur une superficie de 320 m2. Il est à préciser que ces baraquements abritent une partie de l’administration de l’entreprise dont (comble de l’ironie) le département de la sécurité interne.

On indique que les débris d’une bouteille de butane ont été relevé sur place. Aussi, selon d’autres informations un coup de circuit électrique s’est déclaré au niveau d’un bureau d’un responsable de l’usine.

Heureusement, on ne déplore aucune perte humaine. Cependant, selon des sources sûres, la zone industrielle d’Arzew a véritablement frôlé le pire. Et pour cause, selon nos sources, l’incendie s’est déclaré à une cinquantaine de mètres des bacs de stockage de l’ammoniac, dont les capacités s’élèvent à 15.000 tonnes métriques.

Les mêmes sources de l’intérieur de l’usine soulignent que le sinistre a eu lieu à quelques mètres de pipeline qui alimente l’usine en gaz. Ce qui nous donne une idée sur les mesures de sécurité de mise dans cette entreprise produisant l’urée et l’ammoniac, matières hautement inflammables.

Signalons que ce n’est pas le premier incendie enregistré au niveau de cette unité de production. Il y a quelques mois, un sinistre s’est déclaré au niveau d’un train de production. Ce qui pose la question de l’hygiène et sécurité d’une entité industrielle récente avec acuité. Pour l’instant, nous apprenons que les éléments de la Gendarmerie Nationale ont entamé l’enquête pour déterminer les causes de l’incendie d’hier.

Ce sinistre intervient dans une conjoncture pesante pour les travailleurs et le staff dirigeant de l’usine. En effet, après le feuilleton des poursuites et enquêtes judiciaires, toujours en cours dont font l’objet certains cadres dirigeants, une réunion a eu lieu le 30 Octobre dernier à Alger, sur instruction de l’actuel PDG de la Sonatrach.

Ce conclave a débouché sur le changement de la composante du Conseil d’Administration de Sorfert. Plus grave encore, l’incendie a eu lieu le même jour où des éléments de la Gendarmerie et des Douanes se sont rendus au siège social de l’entreprise se trouvant à Béthioua. Depuis quelques mois, cette entreprise se trouve dans le collimateur de la Justice.

Cet incendie risque d’aggraver les suspicions. Signalons qu’un communiqué de la Direction de Sorfert est attendu d’un moment pour peut être fournir un éclairage sur les causes de l’incendie d’hier qui a failli mettre en danger toute une région industrielle.

  • Par ZIAD Salah

 

 

Pour vol et agression: Deux groupes de la BRI devant la Justice

dans Actualités
  • Par Halim Seghir

Le tribunal de Cité Djamel d’Oran a examiné la semaine passé deux affaires où les comparus appartenaient à un corps de sécurité, la Brigade de Recherches et d’Investigation (BRI) en l’occurrence. Un premier groupe de ce corps, composé de quatre éléments, devait répondre du «vol» d’une somme de 40 millions de cts à un citoyen, lors d’un contrôle routinier.

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Les détails de cette affaire scabreuse ont été fournis par le quotidien El Khabar dans son édition du 27 février. Ce qui est à retenir, c’est que les membres de ce groupe, dont un officier de grade commissaire, ont été mis sous mandat de dépôt, à la disposition d’un juge d’instruction.

L’autre affaire se rapporte à un acte similaire dont a été victime un sub-saharien. Trois éléments de la même brigade l’auraient délesté d’une somme d’argent en devises. Selon une source digne de foi, on évoque 2000 euros.

On ignore les circonstances de ce forfait, mais tout porte à croire que le subsaharien s’est adressé à un siège de la Sûreté Nationale où sa requête a été prise en charge et les auteurs de ce délit démasqués et présentés à la Justice.

Le fait nouveau dans ces deux affaires, c’est le recours à la justice, en transitant en premier lieu par le commissariat pour dénoncer les dépassements de ceux censés protéger la loi et faire régner l’ordre. Ce qui augure de l’implication du citoyen, même quand il est subsaharien de passage ou résident, dans la lutte contre «El Hogra».

Le bilan est mitigé : La médiation, a-t-elle échoué en Algérie ?

dans Contributions
  • Par Ali HASSANI

Malgré son importance, et en l’absence d’une évaluation effective et réelle, la médiation en Algérie est un échec cuisant, compte tenu des objectifs qui lui ont été assignés et des attentes de nombreux pratiquants. Le point.

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Au début, était …Inwent

En 2008, alors que les personnes, formées par Inwent, un organisme relevant du ministère allemand de la coopération internationale, affichaient leur optimisme à voir la médiation, un mode dit alternatif pour la gestion non-violente des conflits, investir de plus en plus, le terrain, l’Etat algérien promulgue la loi relative à la création de la médiation judiciaire. Ainsi, les portes ont ouvertes pour que greffiers, avocats et magistrats postulent pour les postes et titres de médiateurs judiciaires. Personne ne pouvait imaginer qu’au lieu de constituer un départ et un souffle propulseur, cette décision a marqué le début de la fin pour la médiation en tant que mode social pour prévenir, réguler et/ou résoudre les conflits.

Dès 2002, le ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, et sur proposition de partenariat avec Inwent, a ouvert les portes à ses directeurs de wilaya et cadres pour se former dans la gestion non-violente des conflits environnementaux.

Une année plus tard, en décembre 2003, le CRASC se joint à Inwent, dans un programme de coopération algéro-allemande, afin de former dans le cadre de la médiation environnementale. Plusieurs sessions de formation ont été assurées, alors que la déperdition allait atteindre des niveaux assez élevés.

Effectivement, sur presque 300 personnes formées lors des premiers ateliers d’initiation, seulement une vingtaine de participants ont pu passer par les différents filtres et atteindre la phase finale, celle de la formation de formateurs. Le groupe final a suivi 200 heures de formation étalée sur plusieurs ateliers actifs privilégiant la forme participative.

La médiation étant une discipline qui fait appel à des compétences et aptitudes diverses, la formation a été graduelle. En fait, les formateurs, de divers horizons et domaines, ont assuré des formations dans la communication interpersonnelle, la gestion des conflits et la facilitation. C’est ainsi que le groupe cible, selon sa composante, ses passions et centres d’intérêt, s’est éparpillé sur plusieurs domaines et spécialités, tout en demeurant un ensemble d’individus multiplicateurs de la culture de la gestion pacifique des conflits.

C’est ainsi qu’en plus de ceux et celles qui ont choisi la médiation comme activité principale, d’autres membres ont préféré s’orienter vers l’animation, la facilitation, ou la recherche. Plusieurs personnes ont choisi de rester au niveau d’un travail sur soi et le développement personnel. Le bilan et l’évaluation n’ont pas été faits et demeurent donc, non identifiés.

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Fatiha Ben Naoum, la pionnière

Afin de rendre à César ce qui lui appartient et faire le point sur les faits historiques qui méritent d’être cités, il y a lieu de signaler qu’au cœur de ce processus, il y avait un nom: Fatiha Ben Naoum.

Cette femme issue d’une famille originaire de Sidi Bel-Abbès, très instruite et qui avait choisi de vivre en Allemagne dès la fin des années 1970, a été la véritable plaque tournante, le cerveau penseur et la principale actrice dans l’introduction, en Algérie, de la médiation, sous sa conception moderne. Elle était au four et au moulin, en Allemagne comme en Algérie et veillait au moindre détail pour que participants, formateurs et administrateurs assuraient, chacun et chacune dans son coin, ses tâches, ses missions et son rôle.

Fatiha Ben Naoum constituait le trait d’union dans la coopération algéro-allemande. A vrai dire, elle en constituait le véritable maillon fort. La dame était -et demeure- aimée et respectée par tout le monde pour son engagement, son assiduité et son sens de l’écoute.

Pour revenir à la médiation, L’Etat algérien doit capitaliser cette expérience qui donne l’air d’être diluée et donc sans effets réels. La médiation est peut-être un label national de premier ordre.

Durant les dernières années, l’Algérie a été sollicitée pour «modérer» plusieurs conflits et le nom de Lakhdar Ibrahimi est souvent cité en premier, quand on évoque le mot «médiation».

Néanmoins, dans cette réflexion à propos de la médiation, ce processus élaboré en quatre (04) ou cinq (05) étapes ou phases, est connu en Algérie depuis très longtemps. Citée par Saint Augustin en parlant d’Apulée de Madaure, la médiation est considérée historiquement comme étant algérienne.

Signalons qu’à travers le pays, les modes traditionnels de résolution des conflits sont connus. Nous en citons la « Jama’âa » et le « Jah ». A ce titre, il faut préciser que «nos» méthodes sont en fait, des formes plus ou moins élaborées de ce qui est appelé l’Arbitrage.

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Les raisons d’un échec

A notre sens, l’origine de l’échec, en Algérie, de la médiation qui n’assure plus sa fonction sociale, se trouve dans les trois facteurs suivants :

  • L’introduction, ou plus exactement l’instauration, de la médiation judiciaire qui s’est faite par un simple «copier-coller» des textes déjà connus et existants en France. Cela s’est fait sans étude préalable du contexte algérien, dans ses volets, social et culturel. Les personnes qui ont été chargées de promulguer les textes de loi, auraient pu prendre le temps nécessaire afin d’élaborer des articles et clauses prenant en compte l’évolution de la société algérienne.
  • Le recrutement des médiateurs s’est fait d’une manière anarchique. La justice en général, et algérienne en particulier, étant avant tout, bureaucratique, pour la médiation, les décideurs ont préféré faire appel à des greffiers en préretraite, avant d’élargir le champ aux avocats et autres magistrats. Bien sûr, l’affluence était record aux premières semaines après l’ouverture des candidatures. A Oran, par exemple, près de 200 dossiers ont été déposés dès la première semaine.
  • L’absence d’une véritable campagne de sensibilisation et de vulgarisation, permettant de préparer le terrain, a été défavorable pour la comprendre du processus, le pratiquer et en escompter des résultats réels et fiables. Tout a été fait dans l’expectative et la précipitation et l’Algérie a perdu plusieurs années difficiles à rattraper.

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Réactiver la médiation

Pour mieux comprendre la médiation, il est nécessaire de signaler que ce processus est basé sur des principes et règles, lesquels constituent l’essence même de ce mode de résolution des conflits. Arrivés chez le médiateur, de leur propre gré et volonté et avec des perceptions différentes de leur conflit, les médiés ou les antagonistes sont pris en charge dans le but de trouver ensemble un consensus ou un compromis leur permettant de concevoir les solutions. Le travail du médiateur se base essentiellement sur l’identification des causes du problème, des intérêts et des besoins, la nomination des sentiments et la conception des solutions possibles. Le rôle du médiateur est souvent assimilé à celui d’une sage-femme. Il aide à la naissance de quelque chose dont il n’est pas le créateur. Mais il n’est pas, non plus, là, pour résoudre le problème.

Sachant que la médiation peut constituer pour l’avenir, une clé efficace pour lutter contre les violences et un moyen pour prévenir les conflits, son usage et fortement recommandé. Gageons qu’à l’avenir, nos décideurs devront revoir leur pâle copie de la réglementation et ouvriront grandes ouvertes, les portes à la médiation conventionnelle.

APC d’Oran : Le S.G entendu par la Police

dans Actualités
  • Par ZIAD Salah

L’inamovible SG par intérim de la Commune d’Oran, B. Fakkha, a des démêlés avec la justice. Celui qui occupe ce poste depuis treize ans et dont le dossier de titularisation a été rejeté plus d’une fois, a été entendu par la BEF (Brigade Economique et Financière) il n’y a quelques jours.

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Selon nos sources, son dossier a été transféré à la Justice qui doit statuer sur son cas  dans les semaines à venir. Un ancien employé de la mairie, devenu cadre de la wilaya, est lui aussi a été entendu par la police dans le cadre de la même enquête.

Les plaignants dans cette affaire sont les entrepreneurs engagés par B.F. dans la précipitation pour réaliser le jardin se trouvant en face l’ensemble immobilier de Mobilart et qui a coûté la coquette somme de 18 Milliards de cts.

Ce jardin devait être achevé un 5 Juillet sur instruction de l’ex wali Abdelmalek Boudiaf l’actuel ministre de la Santé. Les entreprises sollicitées n’ont pas eu l’ODS (Ordre de Service) et vite ont été changées par d’autres dès le départ de Boudiaf et l’arrivée de Zaalane à la tête de la wilaya d’Oran.

Selon nos informations, l’ancien employé de mairie promu au statut de cadre à la wilaya, a signé des ODS antidatés.

Selon les observateurs de la vie de la commune d’Oran, B.F. a jusqu’ici réussi à échapper à plusieurs affaires douteuses. Mais cette fois ci, estime-t-on, ses démêlés avec la justice risquent de prendre une tournure sérieuse.

 

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