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Tayeb Zitouni évoque l’affaire des crânes de résistants en France : «Une demande officielle a été déposée» 

dans Actualités
  • Par B.D.J

«Je parle en tant que ministre d’un état , une demande pour la restitution des crânes des résistants algériens en France à bel est bien était déposée», a déclaré le ministre des moudjahidines Tayeb Zitouni, ce lundi à Oran, lors du coup d’envoi d’un colloque sur la wilaya 5 historique au centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (Crasc). Cette déclaration s’est voulu être une réplique aux déclarations des responsables français sur l’absence d’une demande officielle algérienne pour la restitution des crânes, suite à la pétition lancé par des universitaires et des historiens.

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Il affirmera que le dossier fait l’objet d’une coordination accrue entre son ministère, celui des affaires étrangères et l’ambassade d’Algérie en France, en collaboration avec les autorités françaises pour mener à terme les négociations.

Le ministre concédera, en outre, que « les lois doivent être revus du côté français pour faciliter la restitution, vu que les restes des résistants font partie du patrimoine français

Le dossier est désormais pris en charge par l’Etat algérien. «Nous allons les rapatrier pour leur offrir les meilleures des sépultures dignes de leur sacrifices ».

Il conclura en disant : «qu’exposer au public des restes de résistants dans des musées dénote du caractère abject du colonialisme français qui se revendique patrie des droits de l’homme».

L’autre question abordé par le ministre est celle des disparus algériens lors de la Révolution : «un premier décompte fait ressortir le chiffre de deux mille disparus dont des moudjahidines étrangers. On a exigé des autorités françaises de nous fournir des informations sur le lieu de leur enterrement d’autant plus qu’ils étaient tous dans des camps d’internement ou des prisons avant leur disparition ».

Les comités instaurés lors de sa visite en France porte également sur les dédommagements pour les victimes des essais nucléaires au Sahara.

Le ministre n’a pas manqué, lors de son allocution, d’encenser le président de la République : «il fut le seul chef à avoir inspecter toutes les zones de la wilaya 5 avant de transiter par les monts Ouarsenis et partir en Tunisie et procéder à l’ouverture du front sud au Mali » rien que ça, diront certains.

Un passage du discours qui a fait sourire certains authentiques maquisards qui avaient  connu les affres de la guerre durant sept longues années sans avoir le «privilège» de sortir aux frontières.

A rappeler que, la tenue du colloque a coïncidé avec la commémoration de la grande bataille de «Laghaoulem» à Tafraoui le 18 juillet 1956.

Un documentaire sur le sujet a été projeté dans la grande salle du CRASC, en présence des anciens maquisards de la région 5 et des autorités locales. Le ministre a procédé a l’inauguration d’une stèle commémorative sur les lieux de la bataille.

BDJ

Pour le Quai d’Orsay, l’Algérie est un « pays à haut risque »

dans Actualités
  • Par ZIAD Salah

A ses interlocuteurs rencontrés à Santa Cruz, une touriste française, qui a l’habitude de ramener des groupes de voyageurs depuis 1976 pour pèlerinage à Oran, reconnait que cette année le Quai d’Orsay l’a persuadé de renoncer à son entreprise en invoquant des raisons sécuritaires. Par ailleurs, un guide touristique, qui a pris l’habitude de travailler durant le mois d’Avril et Mai, constate lui aussi que la fréquentation des ressortissants français, notamment les pieds noirs, est en nette baisse cette année.

Classement de 2016 des paus d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient

L’explication de cette baisse de touristes est à chercher au niveau du site internet du Quai d’Orsay lui-même. En effet, la simple consultation de la carte présentée aux voyageurs dans la rubrique «Conseils aux voyageurs» nous renseigne sur le classement et la perception de l’Algérie par les services des AE français.

L’essentiel de la carte d’Algérie, notamment le sud, est classé rouge avec la mention «formellement déconseillé». Le reste est en orange, ce qui veut dire dans l’entendement des concepteurs de ce classement «déconseillé sauf raison impérative».

Remarquons que le territoire du Sahara Occidental, sous occupation marocaine, est mieux classé que l’Algérie puisqu’il requiert «une vigilance renforcée» et donc n’est pas déconseillé, ni interdit de s’y rendre.

Dans le texte, il est clairement mentionné que l’est du pays, en raison de la proximité des frontières avec la Tunisie et la Libye, est une zone dangereuse.

Les villes qualifiées de fréquentables sont Alger, Oran, Tlemcen et Tipasa, avec le respect des règles de vigilance.

La Kabylie et une partie du pays « chaoui » sont eux aussi classés dans le rouge, avec le rappel de l’enlèvement de Gourdel.

La région de Sidi Bel Abbès est elle aussi rangée dans la catégorie à hauts risques.

Remarquons que ce classement date de janvier dernier mais «toujours valide» jusqu’à ce jour.

D’un autre côté, le Quai d’Orsay invite tous les ressortissants français se rendant en Algérie à signaler leur voyage à un «Centre de Crise du Ministère des AE».

 

Les lycéens d’Oran se mobilisent : « Il faut sauver Hamza »

dans Actualités/Génération "jeunes"/Société
  • Par B. Nourine

Ils sont des dizaines à arpenter les rues d’Oran. Ils se sont constitués en brigades de trois personnes. Ils sont munis d’une photo, d’une tirelire et un slogan : « Aidez notre ami Hamza atteint d’une tumeur à effectuer une opération chirurgicale». «Ils», ce sont de jeunes lycéens qui lancent une émouvante et impressionnante campagne de mobilisation pour leur camarade Hamza.

Le jeune Hamza El Hadjari

Hamza El Hadjari est actuellement en France, dans un hôpital lyonnais. Hamza est un jeune de 19 ans du quartier populeux et « oublié du monde » d’El-Barki et lycéen à Mustapha Heddam au «Castors».

Tout commence par accident de voiture du côté du pont Bahia.

Hamza, dont l’histoire émeut toute une ville, se trouvait assis au côté de son grand frère. Percuté de plein fouet, l’accident a valu à Hamza une fracture sérieuse au niveau du bassin. Transféré et opéré à la clinique de traumatologie de Fillaoucen, Hamza apprendra, stupéfait, qu’il est atteint d’une tumeur osseuse maligne.

Le cauchemar commence pour le jeune lycéen et pour les proches.

Des interminables séances de radiothérapie et chimiothérapie n’ont pu venir à bout de la tumeur. Des contacts sont établis tous azimuts. Il faut le transférer en France. On frappe à toutes les portes de l’insoutenable administration avec pour seule réponse : Niet. Le Val de Grâce n’est pas pour tous

L’acte coute cher (dans les environs de 500 millions de cts) et la famille n’a pas les moyens. Le père, retraité, décidera de vendre la maison familiale pour «sauver» son petit.

Ses amis et camarades du lycée, traumatisés par tant d’indigence et d’indignité, décident de se mobiliser. Un formidable «téléthon» est organisé à la hâte. 150 millions de cts seront levés en moins de 5 jours par les lycéens. Énorme et peu à la fois.

Le jeune Hamza entouré de ses proches à la maison familiale

Le cœur et le génie des jeunes ne s’arrêteront pas là. Les réseaux sociaux s’enflamment et les autres lycées aussi : il faut sauver le jeune Hamza.

Des jeunes des lycées Lotfi, El Hayat, Les Amandiers, Ibn Badis, El Othmania et autres se mettent de la partie. La mobilisation est générale.

Les citoyens abordés dans la rue mettent la main à la pâte. Un jeune homme, du nom de Nabil, se déplacera à la maison familiale, rencontre Hamza et décide de faire une vidéo qu’il partagera. Le succès est foudroyant. Plus de 300 millions de cts récoltés en 48h.

Hamza est transféré en France au grand bonheur de la famille et de ses amis.

Premier couac. Il faut le triple de la somme pour effectuer l’opération. La mobilisation s’amplifie.

Les jeunes se déplacent au stade Ahmed Zabana, lors du match MCO / USMA. Les groupes de supporters du club d’El Hamri prélèveront une dizaine de millions dans les travers du stade en 2 heures. Ceux du club voisin l’ASMO ont promis de faire de même ce vendredi à Bouakeul.

L’appel est entendu au-delà de la région d’Oran. Des chanteurs, des artistes, des joueurs de football appellent au domicile familial. L’idée d’organiser un concert pour récolter des fonds fait son chemin.

Les anonymes ne sont pas en reste. 3 millions de centimes sont réunis, en un temps record, par un chérubin de onze ans auprès de ses amis écoliers à la cité dit de « Grande terre« .

Les jeunes lycéens «patrouillent» toujours dans les rues d’Oran, munis de leurs sommaires attirails. Ils sont fatigués, leurs baskets usés, ils ont faim mais le temps presse. Il faut faire vite pour Hamza pour qu’il ne subisse pas le sort de Majid (le jeune de 19 ans dont le décès à l’EHU a soulevé une vive indignation à Oran). La détermination de ces jeunes gens et jeunes filles est égale à leur naïveté. Sans limites.

« Nous avons frappé à toutes les portes » dira Mustapha, lycéen aux Castors et voisin de Hamza. « Je ne connais pas personnellement Hamza mais je ferais tout pour apporter ma contribution. Nous avons parcouru toute la ville avec mes camarades. Nous avons fait la quête dans les cafés, dans les stades, dans les mosquées, dans les bars, dans les salons de coiffure. Partout quoi ! Et nous le ferons chaque jour que Dieu fera jusqu’à ce que Hamza fasse son opération », ajoutera Mohamed du Lycée El- Hayat.

Contacté, Sofiane, le frère de Hamza nous avouera que cette mobilisation citoyenne leur a apporter « un baume incommensurable ». « Nous étions au bord du gouffre et ses amis nous ont sauvés. Grâce à tout ce beau monde nous avons pu lever presque 1 milliard en quelques jours. Les gens nous appellent de partout dans le monde. De France, de Turquie, du Maroc, de Tunisie, d’Allemagne ….. Certains se sont même déplacés à Lyon chez mon frère. »

Nabil -l’auteur de la vidéo qui a tout déclenché-, Mustapha et tous les lycéens d’Oran projettent d’organiser un rassemblement pour une grande quête, demain jeudi, devant le lycée Lotfi pour lever les derniers fonds nécessaires.

Hamza, lui, peut compter sur la solidarité de ses amis. Le Val De Grâce n’est pas pour tous, la « grâce » aussi.

 

 

Venu et parti les mains vides : La virée oranaise d’Alain Juppé est … un flop

dans Actualités
  • Par ZIAD Salah

C’est Alain Juppé qui a établi le bilan de son bref séjour de moins de vingt quatre heures à Oran. Trois haltes, une à la mosquée Ibn Badis, l’autre au siège de SDH après une virée à Santa Cruz et la signature d’une convention entre le Groupe hôtelier Éden et le lycée de formation hôtelière de Gascogne. Autrement dit un bien maigre bilan.

juppé àl'apc

Monsieur Juppé a réitéré la volonté de la commune qu’il dirige d’inaugurer d’autres terrains de collaboration avec la ville d’Oran, notamment en ce qui concerne le dépistage du cancer du sein et l’assistance en matière d’espaces verts pour la ville.

Mais nous n’allons pas imputer ce ratage à la mauvaise foi de l’hôte d’Oran. Ses proches collaborateurs, avant le report de sa venue à la fin de l’année, ont déployé des efforts pour s’enquérir sur les dossiers ou Bordeaux peut apporter son expertise, voire sa contribution financière.

Des propositions ont été avancées concernant la Promenade de Letang, le Ravin de Ras El Aïn (Vallon Vert) et surtout le vieux bâti, un sujet brûlant de l’actualité oranaise.

Disons les choses crûment : ce sont les hôtes de Juppé qui n’ont pas proposé de dossiers à leur invité. Peut être ils avaient déjà la tête ailleurs, en pensant à leur prochain déplacement à Bordeaux en … villégiature.

L’échec du déplacement de Juppé à Oran incombe à son vis-à-vis, c’est-à-dire le maire d’Oran, soucieux des protocoles et des apparats.

Il incombe à ceux qui représentent la ville à un autre échelon et qui se sont empressés à partager la table de l’invité de marque d’Oran avant son départ vers Alger.

La coopération peut se discuter autour d’une table bien garnie mais avec des dossiers bien ficelés où les demandes sont bien identifiés et consignés.

Demain nos élus et nos députés vont s’empresser à acheter les journaux dans l’espoir de trouver leur photos avec celui que les sondages donnent comme probable candidat aux présidentielles en France. Histoire de garnir d’avantage leur album photo pour une postériorité impossible à avoir par le labeur et la dépense des méninges.

Quant à Oran, elle peut attendre la prochaine visite de Juppé ou de son remplaçant ou un de ses secrétaires. Parce que son agenda sera très chargé l’an prochain s’il réussit à franchir le cap des primaires avec succès.

Entre temps, Sidi El Houari aura perdu une autre portion de son âme et les terrains destinés à recevoir les jardins et les plantes auront rétréci d’avantage.

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