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Les lycéens d’Oran se mobilisent : « Il faut sauver Hamza »

dans Actualités/Génération "jeunes"/Société
  • Par B. Nourine

Ils sont des dizaines à arpenter les rues d’Oran. Ils se sont constitués en brigades de trois personnes. Ils sont munis d’une photo, d’une tirelire et un slogan : « Aidez notre ami Hamza atteint d’une tumeur à effectuer une opération chirurgicale». «Ils», ce sont de jeunes lycéens qui lancent une émouvante et impressionnante campagne de mobilisation pour leur camarade Hamza.

Le jeune Hamza El Hadjari

Hamza El Hadjari est actuellement en France, dans un hôpital lyonnais. Hamza est un jeune de 19 ans du quartier populeux et « oublié du monde » d’El-Barki et lycéen à Mustapha Heddam au «Castors».

Tout commence par accident de voiture du côté du pont Bahia.

Hamza, dont l’histoire émeut toute une ville, se trouvait assis au côté de son grand frère. Percuté de plein fouet, l’accident a valu à Hamza une fracture sérieuse au niveau du bassin. Transféré et opéré à la clinique de traumatologie de Fillaoucen, Hamza apprendra, stupéfait, qu’il est atteint d’une tumeur osseuse maligne.

Le cauchemar commence pour le jeune lycéen et pour les proches.

Des interminables séances de radiothérapie et chimiothérapie n’ont pu venir à bout de la tumeur. Des contacts sont établis tous azimuts. Il faut le transférer en France. On frappe à toutes les portes de l’insoutenable administration avec pour seule réponse : Niet. Le Val de Grâce n’est pas pour tous

L’acte coute cher (dans les environs de 500 millions de cts) et la famille n’a pas les moyens. Le père, retraité, décidera de vendre la maison familiale pour «sauver» son petit.

Ses amis et camarades du lycée, traumatisés par tant d’indigence et d’indignité, décident de se mobiliser. Un formidable «téléthon» est organisé à la hâte. 150 millions de cts seront levés en moins de 5 jours par les lycéens. Énorme et peu à la fois.

Le jeune Hamza entouré de ses proches à la maison familiale

Le cœur et le génie des jeunes ne s’arrêteront pas là. Les réseaux sociaux s’enflamment et les autres lycées aussi : il faut sauver le jeune Hamza.

Des jeunes des lycées Lotfi, El Hayat, Les Amandiers, Ibn Badis, El Othmania et autres se mettent de la partie. La mobilisation est générale.

Les citoyens abordés dans la rue mettent la main à la pâte. Un jeune homme, du nom de Nabil, se déplacera à la maison familiale, rencontre Hamza et décide de faire une vidéo qu’il partagera. Le succès est foudroyant. Plus de 300 millions de cts récoltés en 48h.

Hamza est transféré en France au grand bonheur de la famille et de ses amis.

Premier couac. Il faut le triple de la somme pour effectuer l’opération. La mobilisation s’amplifie.

Les jeunes se déplacent au stade Ahmed Zabana, lors du match MCO / USMA. Les groupes de supporters du club d’El Hamri prélèveront une dizaine de millions dans les travers du stade en 2 heures. Ceux du club voisin l’ASMO ont promis de faire de même ce vendredi à Bouakeul.

L’appel est entendu au-delà de la région d’Oran. Des chanteurs, des artistes, des joueurs de football appellent au domicile familial. L’idée d’organiser un concert pour récolter des fonds fait son chemin.

Les anonymes ne sont pas en reste. 3 millions de centimes sont réunis, en un temps record, par un chérubin de onze ans auprès de ses amis écoliers à la cité dit de « Grande terre« .

Les jeunes lycéens «patrouillent» toujours dans les rues d’Oran, munis de leurs sommaires attirails. Ils sont fatigués, leurs baskets usés, ils ont faim mais le temps presse. Il faut faire vite pour Hamza pour qu’il ne subisse pas le sort de Majid (le jeune de 19 ans dont le décès à l’EHU a soulevé une vive indignation à Oran). La détermination de ces jeunes gens et jeunes filles est égale à leur naïveté. Sans limites.

« Nous avons frappé à toutes les portes » dira Mustapha, lycéen aux Castors et voisin de Hamza. « Je ne connais pas personnellement Hamza mais je ferais tout pour apporter ma contribution. Nous avons parcouru toute la ville avec mes camarades. Nous avons fait la quête dans les cafés, dans les stades, dans les mosquées, dans les bars, dans les salons de coiffure. Partout quoi ! Et nous le ferons chaque jour que Dieu fera jusqu’à ce que Hamza fasse son opération », ajoutera Mohamed du Lycée El- Hayat.

Contacté, Sofiane, le frère de Hamza nous avouera que cette mobilisation citoyenne leur a apporter « un baume incommensurable ». « Nous étions au bord du gouffre et ses amis nous ont sauvés. Grâce à tout ce beau monde nous avons pu lever presque 1 milliard en quelques jours. Les gens nous appellent de partout dans le monde. De France, de Turquie, du Maroc, de Tunisie, d’Allemagne ….. Certains se sont même déplacés à Lyon chez mon frère. »

Nabil -l’auteur de la vidéo qui a tout déclenché-, Mustapha et tous les lycéens d’Oran projettent d’organiser un rassemblement pour une grande quête, demain jeudi, devant le lycée Lotfi pour lever les derniers fonds nécessaires.

Hamza, lui, peut compter sur la solidarité de ses amis. Le Val De Grâce n’est pas pour tous, la « grâce » aussi.

 

 

A peine accordée au Mouloudia d’Oran: La subvention déjà «amputée» par décision de justice!

dans Actualités/Vidéos
  • Par Mohamed El Amine 

39 millions de dinars ont  renfloué les caisses du club phare de la région dont 20 millions de dinars remis par le wali d’Oran, versés dans le compte de la SSPA du MCO, et  1,9 million de la part du DJS. Une vraie bouffée d’air pour le président Belhadj dit «Baba», mais, très vite, il s’est heurté au problème récurent des dettes du club.

mcoEt quelques jours après la rentrée de la subvention au Trésor, les dirigeants ont été surpris par voir leur subvention «diminuer» puisqu’elle a été défalquée de 3.120.478 DA par décision de justice au profit de  l’ex coach Cherif El Ouazani et de 1.391.838 DA au profit de l’agence de voyage Azur.

On laisse entendre que plusieurs personnes disposant de décision de justice iraient, eux aussi, à saisir les comptes du club à l’image de Belatoui, Slimani, Djebour et d’autres.

Tout récemment, le président Baba a déclaré au journal sportif «Compétition» : «j’apprends que des créanciers se sont manifestés munis de décisions de justice ; ces derniers vont nous prendre plus d’un milliard.

Il y a des dettes qui  datent de 2006, il a fallu que je prenne les destinées du MCO pour que ces créanciers se manifestent, alors que Omar Belatoui a encaissé 210 millions, il y a quelque temps, même si pour Belatoui, je sais qu’il mérite cet argent vu qu’il n’a pas été payé pendant la période où il entraînait l’équipe.

Cette fois-ci, c’est l’équipementier Haddou Sport, qui réclame 600 millions, alors que Slimani Sid-Ahmed réclame lui aussi la bagatelle somme de 470 millions. Ace rythme, le club ne peut ni bénéficier de l’argent des droits de télévision ni des aides de l’État ».

Le pire est à craindre pour le Mouloudia d’Oran, qui croule sous le poids des dettes. Des dettes dues à la mauvaise gestion du club surtout quant à la question des limogeages des entraineurs. On laisse entendre que la wilaya viendrait au secours du club.

 

La wilaya au secours de l’ASMO et du MCO: Des milliards pour le foot et des zéros pour les autres

dans Actualités/Sports
  • Par ZIAD Salah

La presse sportive a fait l’écho des subventions accordées par la wilaya aux clubs du foot: MCO ; ASMO et celui d’Arzew. Uniquement, le club phare le MCO a reçu une enveloppe de 2 Milliards de cts. Selon d’autres sources, le club d’El Hamri attend une autre enveloppe de 1.9 milliards de cts. L’ASMO n’a pas été du reste. Le club de Mdina Djdida a empoché un chèque de 20 millions de dinars.

Baba-recevant-le-cheque-des-mains-du-wali

Son PDG, présent lors de la réception organisée par le wali, déclara à un journaliste que cet argent ira « dans les caisses de la société des «assémistes» ». Il précisera dans le même entretien accordé à un journal sportif que « le CSA détient 34% des actions de la SPA ASMO« .

Dommage que ce responsable n’a pas été interpellé par le journaliste sur la tentative de vente d’un bien, attribué il y a des lustres par les pouvoirs publics au club de M’dina Jdida. Une affaire jamais élucidée jusqu’ici par la presse spécialisée.

Dans son allocution, lors de la cérémonie de remise des chèques, le wali d’Oran a clairement justifié sa décision de venir au secours des clubs de la wilaya d’Oran. Le traumatisme des émeutes qui avaient ensanglanté la ville le jour de la relégation du MCO sont apparemment toujours vivaces.

Le wali qui a tenu à préciser qu’il ne « s’immisce pas » dans les querelles ultra utérines de ces clubs mais sans le dire cherche la préservation de la paix sociale. Et c’est de son devoir.

Néanmoins, jusqu’à quand le contribuable (parce qu’il s’agit de deniers publics) continuera à supporter le coût de cette paix sociale pendant que les dirigeants de ces clubs continuent à traire cette manne publique.

Arrêtons-nous juste un instant et demandons à ces dirigeants le salaire qu’ils perçoivent et en échange de quel apport. Des indiscrétions parlent de 30 millions de cts le salaire que s’est fixé le PDG de l’ASMO qui n’a jamais mis un cts dans la caisse du club.

Sur un autre registre, d’aucuns n’ignorent qu’il existe une noria d’associations sportives qui fournissent un travail titanesque sans bénéficier du moindre subside de la part des autorités publiques.

Plus grave, jusqu’ici, Youssef Zalat, vice-champion d’Afrique en Judo, titre accroché l’été dernier au Caire dans des conditions hostiles, n’a jamais bénéficié de gratification de la part des autorités sportives ou administratives.

Le cas d’une association de judo qui a donné à Oran l’an dernier deux champions universitaires n’a jamais elle aussi été approché par les responsables.

D’autres exemples, concernant d’autres disciplines sportives, doivent exister. Ce qui nous autorise à dire que même ces athlètes ont le droit d’accéder aux subventions que prodigue la wilaya aux footballeurs……

 

Un Mémorial en l’honneur de Medjadj Mohamed Nadjib à Ain Turck : Une reconnaissance au sacrifice

dans Actualités/Sports
  • Par Mohamed El Amine

 Sa disparition, après une longue maladie, avait plongé le monde du football dans la tristesse. Feu Medjadj Nadjib, est un technicien de valeur qui a fait les beaux jours de plusieurs clubs huppés du pays notamment ceux de l’Oranie.

medjadj

«Nadjib» savait transformer une pâte brute pour en faire un produit rare. Il aimait la formation et lancer des jeunes talents dans le bain de la compétition. Il ne privilégiait pas l’argent, il aimait son travail et s’impliquer dans un projet.

Sa disparition a laissé un grand vide tant parmi la famille sportive autant que chez ses amis. Ces derniers se sont constitués en un comité d’organisation  pour lui rendre un hommage où la DJS et le CREPS sont partenaires.

Le comité est chapeauté par Arbaoui Mustapha, ancien joueur du RCGO et de l’USMBA, épaulé par Maatallah Aek, Affane, directeur de l’INFS CJS, Selguia, Sadok, Bensaoula, le coach Merzoug, les journalistes Haffaf, Hassani et Assal, Bendoukha, DTS de Saida Benaouda, l’instructeur de la CAF Ameur Chafik, Sebbah, Mortit, Kheladi, Guemri Redouane, Medjadj Abedellah et Tasfaout Hmida.

Le Mémorial aura lieu ce samedi du 03 octobre au CREPS de Ain Turck où ses collègues et autres responsables sportifs interviendront pour lui rendre un hommage.

Un match aura lieu entre anciens joueurs qui ont été coaché par le défunt.

Diplômé de l’ISTS, il a œuvré toute sa vie au service du football en drivant des équipes, former des jeunes entraineurs, piloter des commissions à la DTN pour la détection des jeunes talents, enseignant au CREPS et instructeur fédéral.

Il était un fervent défenseur, dans les années 80et 90, de la complémentarité entre « l’empirique » et le scientifique quant à la question du coaching.

Cette louable initiative n’est qu’une reconnaissance de la part de ses pairs et ses anciens joueurs quant à ses sacrifices et dévouement.

 

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