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Oran plaque tournante de tout les trafics: 100 millions d’euros transférés pour de la…friperie

dans Actualités
  • Par B.D.J

Le port d’Oran est en passe de détenir la palme des scandales de l’import-import illustré par l’affaire de saisie de 15 containers de «friperie» et d’autres marchandises prohibées importées avec l’arrestation de l’importateur et la mise sous scellés de ses dépôts.

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La vérification du contenu des containers a permis de découvrir de la friperie interdite à l’importation, à la place des articles déclarés sur les factures comme du papier «kraft» et des cintres.

Le procédé de l’indélicat importateur, consistait à transférer des devises pour profiter de la marge bénéficiaire de l’euro au marché parallèle à raison d’un euro pour 190 dinars, en plus des ristournes sur la friperie importés à raison de 20 mille dinars le colis.

Les gendarmes ont procédé également à la saisie de 11 containers au port d’Oran et qui étaient en voie d’être sortis du port, sans être vérifiés par les agents de douanes et du commerce, afin de s’enquérir du contenu, au mépris de toutes les procédures douanières.

Les données amassées par les éléments en charge de l’enquête depuis des mois, par la mise sur écoute des appels téléphoniques des concernés, a révélé de graves dysfonctionnements et des complicités avérées dans les services de douanes et de la police au niveau du port, pour faciliter la sortie des containers de l’enceinte portuaire sans accrocs. Et cela se faisait depuis des mois, avec des registres de commerce sous-loués, bien que la loi l’interdisait.

Nos sources avancent que l’importateur avait utilisé pas moins de 7 registres de commerces de tierces personnes depuis le début de l’année en cours.

Consciente de la gravité et l’ampleur des faits, l’administration générale des douanes aurait décidé de suspendre plusieurs agents de douanes dont des inspecteurs ayant traité les containers, pour étouffer le scandale.

Les calculs des enquêteurs font ressortir un chiffre de pas moins de 700 containers importés depuis janvier passé , à raison de 60 containers chaque mois, avec une valeur de 200 à 300 mille euros le container. un simple calcul permet de dire que le montant des devises transférés pourrait dépasser facilement les 100 millions d’euros.

Un chiffre qui donne le tournis , au moment ou Algérie s’achemine vers l’endettement extérieur et l’austérité budgétaire,  pour préserver les réserves de changes.

 

L’Interpol s’intéresse aux 120 algériens propriétaires de yachts en Espagne

dans Actualités
  • Par Halim Seghir

Selon des sources généralement bien informées, Interpol a sollicité certaines institutions algériennes pour leur demander des renseignements sur plus de 126 ressortissants algériens détenteurs de yachts en Espagne. Selon nos sources, parmi ces détenteurs de bateaux de plaisance, soixante sont de la ville d’Oran.

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Bien évidemment, l’identité de ces richissimes personnes qui ont opté pour les marinas espagnoles pour leurs yachts a été signalée aux services de douanes et autres institutions algériennes. Pour le moment, nous ignorons la réplique des services de la Douane algérienne. Ce qui est établi c’est que ces derniers ont tout fait pour ne pas ébruiter l’affaire.

Pour un connaisseur, cette procédure est tout à fait ordinaire. Et notre interlocuteur de rappeler l’affaire des 900 millions d’Euros transférées illicitement en Espagne et qui s’est traduite, après l’éclatement du scandale, par la fuite d’un entrepreneur algérien (propriétaire de la Résidence Mobilart connu par le commun des oranais) et l’emprisonnement d’autres.

C’est Interpol qui avait saisi les autorités algériennes pour leur demander des éclaircissements sur le transfert de devises en dehors des circuits bancaires.

Signalons que depuis presque une décennie, des centaines voire des milliers d’algériens et en premier lieu les oranais, ont acquis des biens immobiliers en Espagne où ils ont pris l’habitude de passer leurs vacances. Jamais les pouvoirs publics n’ont initié d’enquête pour déterminer l’origine des fonds ayant servi à l’acquisition de ces biens.

Tout récemment, sur les réseaux sociaux, l’information de l’acquisition par Ali Haddad, patron du FCE réputé un proche du cercle présidentiel, d’un hôtel en Espagne a créé le buzz. On a même avancé le prix de cette acquisition qui dépasse les 120 millions de $.

La fraude au Bac et le cyberespace : Le crime est presque parfait

dans Actualités
  •   Par Ines Meriem

Les fuites organisées sur plusieurs matières et durant plusieurs jours, lors du bac 2016, étaient trop bien organisées pour être un simple fait divers ou un «chahut de gamins» comme on dit en haut lieu pour dédramatiser les conflits. Elles ne sont pas non plus le résultat d’une bataille dans la lutte idéologique féroce qu’entretiennent les forces occultes tapis dans le secteur de l’éducation. Cette fraude n’a rien à voir avec l’épisode de 1992 et l’ex-ministre Benmohamed, qui a fait jubiler les uns et crier au complot les autres. Le séisme politique généré, par la cuvée 2016, dépasse la seule personne du ministre de l’éducation nationale.

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Ceux qui aujourd’hui appelle à sa démission, tout comme ceux qui veulent en faire une martyre, lui apporte en définitive un formidable coup de publicité tout au plus. Car  le «complot» n’était pas dirigé contre la seule personne de madame Benghebrit ni même contre le secteur de l’éducation mais vers d’autres cibles. Plus précisément vers les services en charge de lutter contre la cybercriminalité. Car il s’agit bel et bien d’un cybercrime.

Un fléau largement débattu par les experts réunis, il y a quelques jours à peine, par la gendarmerie nationale à l’occasion du séminaire international intitulé «Le cyberespace enjeux et défis

Une consœur d’El-Watan, qui a assisté au séminaire, a rapporté que «certains experts algériens présents ont estimés que notre pays  reste très vulnérable en matière de cybersécurité… »

Avec cette fraude, plus que toute autre chose, la preuve est donc faite de cette vulnérabilité de notre pays face au cybercrime.

Durant près de 5 jours, nos fins limiers, tout corps confondus, n’ont rien pu faire pour endiguer la fraude à grande échelle et cela malgré tout les moyens dont ils disposent.

La jeune ministre de la Poste et des Technologies de l’Information et de Communication, qui fait profil bas aujourd’hui, avait pourtant déclaré haut et fort : «Nous avons des services qui sont aujourd’hui en mesure d’identifier ces tentatives de fraude

Les dits services ont tout juste réussit à identifier, après coup faut-il le souligner, quelques diffuseurs, en réalité du menu fretin, car les éditeurs sont bien loin et courent toujours.

Cette fraude n’a rien à voir avec les précédentes car, en sus des épreuves, c’est les corrigés-types qui ont été diffusés. En principe, les dits corrigés ne sont pas gérés uniquement par l’Office National des Examens et Concours (ONEC) mais sont gardés, quelques part, dans un coffre, au niveau du ministère de l’éducation nationale.

Le temps des « plombiers » qui visitent nuitamment les bureaux et vident les coffres étant aujourd’hui révolu. C’est donc probablement un piratage à distance des micros du  ministère de l’éducation qui aurait permis cette fraude.

Elle n’est pas restreinte à quelques garnements dont les parents sont prêts à débourser de faramineuses sommes pour la réussite de leurs progénitures. Le mobile n’est donc pas pécuniaire puisque la diffusion s’est faite sur la toile et sans aucune contrepartie. Dans ces conditions le mobile du crime ne peut être que strictement politique.

Quel est donc la partie (ou plutôt le clan) qui serait en mesure d’organiser cette fraude et surtout quel en serait les retombées politiques qui pourraient être à son avantage en l’organisant à cette échelle ?

La crédibilité de L’État et du 4eme mandat ? Pas vraiment, car depuis le twitt du premier ministre français, les tournées de Khellil, les panamas papers et autres scandales, cette crédibilité et le quatrième mandat sont très  largement entamés auprès des citoyens. Ce n’est donc pas spécifiquement ce but qui était recherché par les cybercriminels.

La particularité de cette fraude se trouve aussi dans le choix des  heures de diffusion des épreuves et des corrigés et qui n’est certainement pas le fait du hasard. Deux heures du matin n’est pas une heure de grande affluence sur la toile, mais elle était attendue par les candidats. Cela veut dire que l’information a bel et bien été distillée dans les centres d’examen et que certains candidats avaient connaissance de cela.

Qui parmi les candidats au bac 2016 (et autres parties) étaient assez prés des cybercriminels pour savoir et surtout communiquer l’information  aux autres ?

L’enquête engagée par les services de sécurité pourrait apporter certains éléments de réponses mais certainement pas toutes les vérités. Car il se pourrait bien qu’elles ne sont pas bonnes à entendre.

Dans tout les cas et quelque soit les résultats de l’enquête, une chose est d’ores et déjà sure. La fraude du bac 2016  apporte de l’eau au moulin à ceux qui prônent, aujourd’hui, plus de surveillance et de contrôle du cyberespace.

Lettre ouverte à Monsieur le Wali de Sidi Bel Abbes

dans Contributions
  • Par M BOUDDOU Mohammed*

Prenant en compte votre aptitude à écouter vos administrés et le fait de votre investissement dans la chose publique je me permets de porter à votre intention, un fait qui ne va pas pousser les personnes à croire en l’État de droit malgré l’effort consenti par l’État algérien dans ce domaine.

lettre ouverte           En effet, Monsieur Abid Nour Eddine est citoyen algérien travaillant à l’université de Sidi Bel Abbes comme agent, marié à une femme handicapée et ayant à sa charge une fillette dans le cadre de la «kafala», qu’ils trainent à chaque fois avec lui d’un lieu à un autre au gré de l’humeur de ceux qui louent.
Monsieur Abid avait demandé aux autorités compétentes l’octroi d’un logement en 2002 se basant sur le décret exécutif 98-42 daté du 01/02/1998.Après une enquête prévue par les textes, Mr Abid a vu son nom portant le n° 4220 porté sur la liste des bénéficiaires de logements sociaux publiée par les services concernés sur les tableaux au niveau de l’APC et de certains journaux.

Cette liste a été modifiée d’une façon contraire à la règlementation. Monsieur Abid travaillant à l’université s’est rapproché de moi, en tant qu’universitaire et membre de la ligue des droits de l’homme, après avoir frappé à toutes les portes et usé de tous les recours administratifs. Il a été destinataire notamment d’une lettre de la part du chef de daïra lui affirmant qu’il a été évincé de la liste des bénéficiaires par arrêté de la wilaya portant le n° 3300.

Nous lui avons suggéré, après étude de son dossier, que le seul et unique moyen lui permettant d’être rétabli dans ses droits, est le recours à la justice ; ce qu’il a fait, malgré la déprime et l’abattement.
En date du 16 avril 2008, Mr Abid a este, comme tout bon citoyen, la Wilaya de Sidi Bel Abbes devant la chambre administrative régionale d’Oran, laquelle a rendu un arrêt le 12/07/2008 portant le n° de l’affaire 576/2008, après que la wilaya ait refusé de présenter cet arrêté pour je ne sais quelle raison, (à moins que cet arrêté n’ai jamais existé), annulant le dit arrêté et rétablissant dans ses droits Mr Abid, à savoir le bénéfice de ce logement (pièce jointe).

La Wilaya ayant utilisé son droit d’appel, l’affaire est monté devant le Conseil d’État qui a confirmé par arrêt du 29/07/2010 sous le n° 53747 la décision de la chambre administrative régionale d’Oran ; et devant le conseil d’État, la wilaya, encore une fois, n’a pas pu présenter cet arrêté n° 3300 (pièce jointe).
Fort de cet arrêt définitif, Monsieur Abid, soulagé, a continué dans la voie, la seule, de la justice en demandant à un huissier de justice de notifier l’arrêt et demander son exécution. Quelle fut sa déception, ce jour du 13 décembre 2010, quand l’huissier lui avait délivré un procès-verbal de non-exécution ( pièce jointe), c’est-à-dire que la Wilaya a refusé, en tant qu’institution de l’État et non des moindres d’exécuter un arrêt rendu par une autre autorité judiciaire que la Constitution a, dans son article 143, reconnu le droit aux recours à l’encontre des autorités administratives.

L’article 145 n’oblige-t-il pas l’exécution des décisions de justice ? La justice n’a-t- elle pas rendu son arrêt au nom du peuple (art 141 de la Constitution) ? Cet acte ne valorise pas ceux qui l’ont décidé, à moins que, j’ose croire que monsieur le Wali, n’ai jamais été au courant de cette décision de justice.
Je vous ai envoyé cette lettre en date du 09/11/2014 et elle est arrivée à destination, l’accusé faisant foi.
Monsieur Abid a été destinataire le 03/01/2011 d’une copie d’une lettre de la daïra de Sidi Bel Abbes adressée à Mr le Wali attestant que le dossier de Mr Abid allait être étudié encore une fois devant la commission de la daïra.
Cette attitude doit faire l’objet de 2 remarques importantes qui touchent:

  • Au fait que le problème de Mr Abid n’est pas un recours administratif pour que la commission se saisisse de l’affaire et d’ailleurs quel est ce dossier que la commission doit étudier alors qu’il n’existe pas. Comment va–t- on demander à la commission de plancher sur un dossier en faisant fi des lois et des règlements ? Et puis depuis cette date de 2011, c’est-à-dire après près de 4 ans, n’y a-t-il pas eu de réunion de la commission ? N’a-t-on pas distribué des logements depuis cette époque ? N’est-ce pas là encore un abus d’autorité réprimé par la loi tel que stipulé dans l’article 22 de la Constitution ?
  • Le plus grave c’est la mise en cause de la crédibilité de la justice. Mr Abid, en tant que citoyen, a choisi d’aller vers la justice de son pays sans savoir la décision de cette dernière mais avec le sentiment qu’il se plierait à cette décision. En face, une institution qui, même si elle a recouru au conseil d’État, ne veut pas admettre sa décision. Reproche-t-on à Mr Abid d’avoir recouru à la justice ? N’est-ce pas une fierté pour nous tous algériens, personnes physiques ou morales d’applaudir un citoyen qui a cherché la voie la plus adéquate et plus encore, la plus légale de recouvrir ses droits ? Je n’ose pas y croire à ces violations de ces droits consacrés constitutionnellement par des institutions de l’État !

Je viens d’apprendre, ces jours ci, que vous avez pris une décision, qui nous réjouit, d’octroyer un logement à une famille qui était dans la rue, et ce par souci d’ordre public. Mais d’un autre côté, Mr Abid attend toujours l’exécution de sa décision de justice. Faut-il, en plus de sa décision de justice, que Mr Abid sorte dans la rue avec sa femme tétraplégique et son enfant pour, qu’enfin, il puisse se réjouir de cette décision et surtout de croire en cet État de droit.
Ils nous arrivent lors des rencontres à l’étranger, dans le cadre des droits de l’homme avec les institutions internationales ou avec les organisations non gouvernementales, de parler de l’évolution tardive mais positive des droits de l’homme dans notre pays. Cette situation, même si elle n’arrivera pas à nous décourager, nous fait montrer combien il est difficile d’instaurer une culture des droits de l’homme et d’arriver à un État de droit dans notre pays.
Mr le Wali , les échos positifs que nous avons de vous, votre entière disponibilité à assister vos administrés à travers votre participation aux débats et rencontres, fait que nous sommes optimistes quant à la résolution de ce cette affaire, qui passe obligatoirement par l’application de la décision de justice afin que les citoyens croient dans cet État de droit que les pouvoirs publics n’ont de cesse de mettre à l’avant.
Veillez agréer, Mr le Wali, l’expression de mon profond respect.

 

Mr BOUDDOU Mohammed 
Maitre de conférences à la faculté de droit
Avocat 
Vice-Président de la Ligue Algérienne des Droits de L’homme (L.A.D.H)

 

 

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