Tag archive

b.nourine

L’équation à multiples ….questions

dans Actualités/Chroniques

Les événements s’accélèrent de plus en plus au «royaume» des Bouteflika. A peine quelques semaines après son investiture, le premier ministre Abdelmajid Tebboune, considéré (à tort ou à raison comme un fidèle du président) est débarqué. Inédit depuis l’indépendance du pays. Tebboune démis n’est pas tant une surprise, eu égard aux récents événements qu’a connu la scène politique cet été et dont il serait inutile d’y revenir car connu de tout un chacun. La surprise est dans la rapidité de l’acte qui dénote que quelque chose se trame ou se dérègle au sommet.

Jamais dans la jeune histoire de l’Algérie indépendante, le pouvoir n’est paru aussi divisé, aussi fragmenté et aussi fragile qu’il ne l’ait aujourd’hui.

Jamais dans les annales des arcanes du pouvoir, un chef du gouvernement n’a été aussi brutalement et violemment humilié et malmené pas même «l’opposant» idéal Ali Benflis quand il occupait le poste.

Tebboune qu’on a voulu présenté comme le nouveau Boudiaf, (l’historique pas le comique) avait-t-il omis quelque chose de fondamentale ? A-t-il mesuré les conséquences de sa démarche ?

Ce vieux routier du système savait pertinemment qu’on s’attaquant frontalement à une «partie» seulement de l’oligarchie naissante et puissante (particulièrement le groupe Haddad), il s’attaquait à la base même du système Bouteflika dont il revendique pourtant, jusqu’au moment où nous mettons ses lignes, sa… «fidélité»

«Fidélité» à la personne du président ou à son programme ? Lui seul pourrait y répondre. Pour autant, il savait où il mettait les pieds et qu’avec «les» Bouteflika, la notion de fidélité, fusse-t-elle intime, se résume à des…mouchoirs «Kleenex». Il savait également qu’avec les Bouteflika, le poste de premier ministre est une chimère. Enfin, il connaissait parfaitement qu’il est « mortel » de soigner sa popularité chez la cour «zianide».

En ce sens, quelles ont été les motivations ou les garanties dont se prévalait Tebboune pour sortir l’artillerie lourde à peine installé ?

Des indices ont montré qu’un processus a été mis en branle. En l’espace de deux mois, trois faits révélateurs se sont succédé.

Primo : les images, du reste très parlantes, d’une «proximité» entre Tebboune et le chef d’état-major Gaid Salah lors la finale de la coupe d’Algérie de Football.

Secundo : le communiqué sanctionnant la réunion qui a défini la feuille de route du désormais ex-premier ministre ou il a été clairement stipulé qu’elle s’est tenue entre le président, son premier ministre et …le vice-ministre de la défense. Ce qui est en soi une première.

Tercio : les spectaculaires mises en demeure, qui ont été adressé au groupe Haddad, ont été accompagnées illico-presto par celles du M.D.N, qui donnaient un ultimatum d’à peine une semaine, au groupe éponyme d’y répondre sous peine de résiliation de contrats et de poursuites judiciaires. La réponse a été foudroyante : humiliation publique, recadrage tout aussi public et fin de mission brutale à la grande joie des puissants lobbys financiers qui étranglent un pays entier.

Il semblerait que dans cette lutte féroce au sommet, l’équation Gaid Salah devient de plus en plus pesante et presse fortement le premier cercle de la présidence incarné par le frère cadet Said Bouteflika, au point où ce dernier s’affiche ostensiblement en chef des… «affairistes», n’en déplaise à son ami le romancier de «gauche» Rachid Boujedra.

Ceci étant, Tebboune, ou ses parrains, ont réussi à lever le voile sur les intentions des uns et des autres. La stratégie mise en branle, était-t-elle vraiment destiné à lutter contre la prédation, comme a pu, légitimement, le croire une large partie de l’opinion ou à hâter un certain processus avant la confrontation finale? Seule la «grande muette» y détient la réponse.

Pour ce faire, l’éternel soupirant Ahmed Ouyahia, toujours à la recherche de son «destin», revient aux affaires pour rassurer justement ses éternels amis du côté des «Tagarins» et ses nouveaux amis : les oligarques. Son C.V plaide pour lui, quant à son légendaire impopularité….

Enfin, ces convulsions violentes des clans au sommet ont pour mérite de confirmer ce que tout sait : Il n’y a plus de pilote dans l’avion Algérie.

Pendant ce temps, l’opinion publique se contentera de la crise, des réseaux sociaux, des larmes et peut-être du…sang.

Par B. Nourine.

 

 

 

 

 

 

 

Des artistes, des spectacles de rue et sans voitures : Oran s’offre sa fête.

dans Actualités/Arts & Culture/Vie associative
  • Par B. N

Sous le thème d’une journée «festive avec une forte mixité sociale et un grand moment du Vivre ensemble» que l’association Bel Horizon entamera sa populaire balade urbaine en ce 1mai de cette année. Comme d’habitude, un riche programme, concocté avec l’Institut français, attend la population oranaise.

Jugez-en : La fanfare des étudiants des beaux-arts de Paris, la compagnie artistique «La Famille Goldini» qui sera en exhibition durant la balade et même un «Spiderman». Idem pour le comédien Yebdri qui sera à sa première participation à cet événement

Aussi, et ce sera le clou de la journée, la chanteuse oranaise Yasmine Ammari lancera son clip avec les participants invités à «Venir danser le RaÏ».

Aussi, d’autres artistes de rue et locaux ont été conviés à la «manif», qui s’élancera à 9h du matin au Square Port Said (Bd de l’ALN) et qui finira jusqu’à la Promenade Ibn Badis ex-Letang ou un atelier sur «l’espace public et la marche urbaine» sera animé par Nawel Guendouz, doctorante en architecture, afin de comprendre et capitaliser cette expérience unique en son genre.

Pour l’association Bel Horizon, cet événement du 1er mai, «à forte mixité sociale» a pour objectif de « favoriser le Vivre Ensemble, l’appropriation de l’espace public et l’exercice de la citoyenneté« .

En ce sens, l’événement sus-cité a déjà enregistré un succès de taille: Oran aura sa « Journée sans voiture »accordée par wali d’Oran après sollicitation de Bel Horizon, du moins sur le trajet ou se déroulera la balade.

Enfin, avec les balades de chaque 1er mai qui ont temporairement remplacé les gigantesques randonnées patrimoniales de Santa-Cruz, Bel Horizon a su réconcilier les oranais et leur ville, le tout dans une ambiance festive.

« A terme, la fête de la ville doit s’imposer » dixit Kouider Metaier, le président de Bel Horizon. Et c’est déjà presque le cas.

 

 

 

 

 

Face à la formidable mobilisation citoyenne: Iveton et Imam El-Houari retrouvent leurs plaques

dans Actualités

Par B. Nourine

Il aura fallu quelques articles parus dans la presse, un tollé général, une formidable mobilisation citoyenne et un coup de gueule d’un élu (nous a-t-on fait savoir) pour que la commune d’Oran se décide de faire marche arrière toute et de réhabiliter les noms d’illustres personnages de la ville et du pays.

imam houari

Ainsi nous venons d’apprendre, de source autorisée, que la scandaleuse opération de débaptisation qui a touché certaines rues au nom d’emblématiques personnages  a été purement et simplement annulée.

De ce fait, le symbole suprême de la ville d’Oran l’Imam El-Houari,  retrouve sa rue ainsi que les martyrs du vieux quartier éponyme à savoir les «frères Guerrab» et Moritz.

Aussi, le nom de l’emblématique Fernand Iveton, d’où le scandale est parti, sera également réhabilité dans l’artère qui a toujours porté son appellation.

Même l’établissement scolaire du quartier des Amandiers serait sur le point de revoir, sur son fronton, le nom du martyr Zaki Said revenu «indemne» du pays de… «Googlistan».

Ainsi «tout est bien qui finit bien» pour nos élus. Mais pour l’ensemble des citoyens, des questions restent sans réponses. Et parmi lesquelles : Qui et sur quelle base a-t-on ordonné de débaptiser les noms d’illustres personnages pendant que des milliers de rues et de grandes artères sont en attente depuis des lustres ?

D’autres interrogations turlupinent les Oranais et les Algériens en général quant à la passivité des pouvoirs publics et de la justice sur ce fait grave qui porte atteinte aux martyrs de la Révolution alors qu’un simple tweet, une photo montage sur des «symboles» de la République ou sur des corps constitués, ou encore un pseudo-blasphème valent à leurs auteurs des poursuites judiciaires et de lourdes peines d’emprisonnement. Les martyrs Iveton, Guerrab et autres peuvent retourner dans leurs anonymes tombes.

Aussi, le mutisme des toutes les organisations dites de la «famille révolutionnaire» à commencer par celle des enfants de chouhadas (martyrs) et autre moujahidines est plus que troublant face à la scandaleuse dérive (une de plus) des élus «tamponnés» F.L.N qui peuplent l’assemblée communale et de wilaya sans omettre leurs sénateurs et députés.

Pour autant et face à affaire, toute cette « faune » s’est disqualifiée au profit d’une conscience citoyenne qui s’est réapproprié, ses martyrs, ses symboles et surtout sa mémoire. Et c’est cela la grande victoire oranaise.

 

Cliquez sur ce lien: http://www.oranais.com/actualites/fernand-iveton-et-imam-el-houari-le-revisionnisme-a-loranaise.htm

 

 

 

 

 

Fernand Iveton, Imam El-Houari…: Le révisionnisme à l’oranaise

dans Actualités
  • Par B. Nourine

La rue Iveton débaptisée et c’est le scandale de trop. Car Iveton n’est pas n’importe qui. C’est l’un des illustres martyrs de la Révolution algérienne. Fernand Iveton, au-delà de son grand parcours, est glorieusement connu comme étant l’un des premiers et le SEUL guillotiné «européen d’Algérie» de la guerre d’indépendance. Et débaptiser une rue portant son nom c’est guillotiner la mémoire d’un peuple.

iveton-1

 

Pour autant, le changement de nom de cette rue située en plein centre-ville d’Oran n’est pas le premier du genre. C’est une véritable campagne de débaptisation qui s’opère au su et au vu de tout le monde par nos élus et la section locale des moujahidines.

L’équipe dirigeante communale, estampillée «Oualad Blad» (enfants de la ville), a même commis le délit suprême de débaptiser la rue Imam El-Houari du nom du célèbre savant et saint-patron de la ville, située dans le quartier éponyme. Crime de lèse-majesté.

Dans cette vielle ville mythique, même les artères portants les noms des martyrs du quartier à l’instar des frères Guerrab et autres Moritz ont été dégommés.

Le crime greffé à l’absurde, les frontons de quelques établissements scolaires ont eux aussi subi le « lifting mémoriel » en cours.

Ainsi, un établissement, inauguré en grande pompe en 1978, du nom de Zaki Said, situé aux Amandiers, vient lui aussi de changer de nom. Le plus cocasse est l’explication donnée par un responsable : «Le martyr Zaki Said n’existe pas. Nous l’avons «cherché» partout sur le net, en vain». Fin de citation.

Ainsi, c’est le net qui définit la qualité de martyr, du révolutionnaire ou du pâtissier d’antan.

Pour autant, nos élus et responsables n’ont pas eu recours au net en débaptisant la place Bamako, du Bd Front de mer pour la renommer au nom d’un parent d’un responsable.

Pourtant de célèbres personnalités sont en attente, à l’instar de feu «Nacera El-Baz», la défunte Kheira Bent Bendaoud, le grand «Hamani» Belhafaoui, le Cheikh Tayeb Mehaji  ou encore le 1er libérateur d’Oran le Bey Med El-Kebir pour ne citer que cela.

Ceci étant dit, la particularité de ces changements, tout azimut, est le dégommage  pur et simple des noms de glorieux martyrs et de grandes personnalités et leurs remplacements de nom de «moujahids», dont une partie, sont d’illustres inconnus.

Les fantômes de la révolution de 54 hantent-ils toujours…. 54 ans après l’indépendance ?

 

1 2 3 9
Allez en Haut