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Spectacle à la salle Maghreb «ex-Régent»: Le public oranais sous le charme d’Ait Menguellet

dans Actualités/Arts & Culture
Pied à l’étrier ( chaise ) guitare enlacée, le barde et ciseleur de mots entame sa chevauchée artistique, avec un public fidèle, sans cesse renouvelé. Lounis Ait Menguellet n’a rien perdu de sa verve et ni de sa popularité un demi siècle après, en se produisant à guichet fermé, samedi dernier, à la salle Maghreb «ex-Régent».
Ni le problème de l’encombrement au centre ville, ni la cherté du billet cédé à mille dinars, n’ont eu raison de la volonté du public oranais à suivre la gala de Lounis, dont le dernier passage à Oran remonte à quelques années déjà précisément au théâtre des verdures «Chekroun Hasni».
Épaulé par son fils Djaafar et l’infatigable Said GHEZLI au bendir, et d’autres artistes, Lounis a donné la pleine mesure de son talent toujours intact, aidé par une bonne sonorisation (bravo pour l’ONCI).
Le public enthousiasmé fredonna avec la chanteur l’ensemble de son répertoire et s’en donna à cœur joie en occupant la scène avec de frénétiques danses, surtout aux airs de chansons mythiques comme «ghef a JSK – thakvaylith – askouti – el moussiw ». Les plus âgés ont eu à apprécier les tubes à essence philosophique comme «atoughaled da karrou- amjahed- akken yakhdaa rabbi etc… ».
Il y’a lieu de souligner la bonne organisation de l’Office National de la Culture et l’Information, ce qui augure de lendemains meilleurs pour les deux salles de cinéma reprisent par l’ONCI à partir de cette année pour un contrat de location de 7 années, avec l’APC d’Oran.
La réussite des spectacles organisés à l’occasion du mois du Ramadhan et l’affluence du public malgré une billetterie variant entre 500 et 1000 dinars, rompant avec la gratuité des spectacles, demeure un bon point en faveur de l’ONCI. Reste à relever le défi du maintien de l’activité artistique au-delà du mois du ramadhan.  
  • Par B.D.J  

Centenaire de Mouloud Mammeri : La pensée «mammerienne» revisitée à Oran

dans Actualités

La pensée «mammerinne» a été revisité ce samedi matin, lors d’un colloque au théâtre d’Oran, sur «l’œuvre de Mammeri et le cinéma», aujourd’hui et demain, dans le cadre du centenaire de l’écrivain, organisé par le haut commissariat à l’amazighité et sous le haut patronage du président de la République et en collaboration avec la wilaya d’Oran ainsi que l’association « Numidya».

Si El Hachemi Assad considéra le colloque comme «un juste hommage à un monument de la culture algérienne et sa dimension amazighe». Le secrétaire général s’est incliné à la mémoire des militants pionniers de la cause amazighe à l’instar de feu Mohand Ouidir Ath Amrane, ainsi que Djouher Amhiss et Da Abdellah Hamane présents au colloque.

A leur adresse, il dira que «ce centenaire est le fruit de votre combat et celui des générations depuis le mouvement national , jusqu’à la réconciliation nationale avec soi, usant d’un discours apaisé, loin des radicalismes et du déni de soi, pour parvenir à un capital commun et une fière appartenance  à cette terre ».

L’intervenant annoncera aussi la signature le 16 mai prochain d’un accord entre le HCA et la représentation de l’ONU pour traduire en tamazight le document sur les objectifs du millénaire du développement durable, suivi d’un cycle de formation le 21 mai pour les agents du greffe sous la houlette du ministère de la justice.

Lors de leur prise de parole le wali d’Oran et le représentant du premier ministre ont chacun insisté sur l’importance du colloque pour la réappropriation du legs de Mouloud Mammeri pour la valorisation de tamazight, surtout après sa constitutionnalisation comme langue nationale et l’une des composantes du triptyque amazighité, islamité et arabité.

De son côté l’universitaire Mme Melha Benbrahim a évoqué le premier texte «la société berbère» écrit par Mammeri en 1938, à l’âge de vingt ans et publié dans une revue marocaine. «Ce texte annonça sa vocation de défenseurs de cette cause pour rendre la voix à cette culture plusieurs fois millénaire, il aborde trois notions de la société berbère qui sont – assefru (poème)- awal (parole) et amusnaw (le sage) ».

Abdelmadjid Bali l’un des élèves de Mammeri insista sur le fait que «le colloque ne doit pas être une fin en soi, mais doit être une amorce pour se réapproprier les combats et les idées de Mammeri afin de consacrer sa dimension, par des approches scientifiques et des outils adéquats à sa préservation et son développement ».

L’universitaire Mohamed Bensalah, quant à lui rappela le déni dont fut victime l’homme de lettres et l’anthropologue reprochant au CRASC d’Oran «le peu d’intérêt accordé aux travaux anthropologique de Mammeri».

Il appela également les spécialistes à faire un travail sur les textes inédits laissé par Mammeri «à la veille de sa disparation », soit une pièce de théâtre et un roman. «Il faut reprendre ses textes pour en faire une œuvre et une analyse comme l’ont fait d’autres sur des fragments de textes laissés par Camus»conclura-t-il.

Enfin, ce fut autour des réalisateurs Ahmed Rachedi et Belkacem Hadjadj ainsi que le cinéaste Ahmed Bejaoui de parler de leur expériences respectives sur les œuvres de Mammeri adaptés au cinéma à l’image du film «L’opium et le bâton » et le documentaire «L’aube des damnés » dont le commentaire fut écrit par Mouloud Mammeri.

  • Par B.D.J

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chanson Raï en deuil : Oran enterre Cheikh Senhadji Kandil 

dans Actualités/Arts & Culture
  • Par B.D.J

Le monde du rai à Oran est en deuil après la mort de cheikh Kandil Sanhadji,83 ans, enterré hier après le dohr au cimetière d’Ain El Beida. Une procession humaine a accompagné le corps du défunt, de sa maison, sise, rue de la gare au quartier Plateau en signe de reconnaissance au talent de l’un des derniers ténors de la chanson oranaise.

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Le défunt était parmi les premiers précurseurs du genre rai avec Blaoui, Wahbi, Saber et autres Benzerga, avec des chansons célèbres comme «kaman- kaman et El-Oued lahmar» ; dont les paroles sont tirés des qacidates des cheikhs du melhoun tels que; El Khaldi, Bensmir, Ould Belkhir.

Sa dernière apparition sur scène remonte au mois de décembre dernier dans une cité universitaire à l’IGMO. Victime d’un AVC il fut admis à l’EHU d’Oran ; où il avait subit une opération chirurgicale mais sans succès; il a rendu l’âme avant-hier, après un long coma.

 

 

Oran plaque tournante de tout les trafics: 100 millions d’euros transférés pour de la…friperie

dans Actualités
  • Par B.D.J

Le port d’Oran est en passe de détenir la palme des scandales de l’import-import illustré par l’affaire de saisie de 15 containers de «friperie» et d’autres marchandises prohibées importées avec l’arrestation de l’importateur et la mise sous scellés de ses dépôts.

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La vérification du contenu des containers a permis de découvrir de la friperie interdite à l’importation, à la place des articles déclarés sur les factures comme du papier «kraft» et des cintres.

Le procédé de l’indélicat importateur, consistait à transférer des devises pour profiter de la marge bénéficiaire de l’euro au marché parallèle à raison d’un euro pour 190 dinars, en plus des ristournes sur la friperie importés à raison de 20 mille dinars le colis.

Les gendarmes ont procédé également à la saisie de 11 containers au port d’Oran et qui étaient en voie d’être sortis du port, sans être vérifiés par les agents de douanes et du commerce, afin de s’enquérir du contenu, au mépris de toutes les procédures douanières.

Les données amassées par les éléments en charge de l’enquête depuis des mois, par la mise sur écoute des appels téléphoniques des concernés, a révélé de graves dysfonctionnements et des complicités avérées dans les services de douanes et de la police au niveau du port, pour faciliter la sortie des containers de l’enceinte portuaire sans accrocs. Et cela se faisait depuis des mois, avec des registres de commerce sous-loués, bien que la loi l’interdisait.

Nos sources avancent que l’importateur avait utilisé pas moins de 7 registres de commerces de tierces personnes depuis le début de l’année en cours.

Consciente de la gravité et l’ampleur des faits, l’administration générale des douanes aurait décidé de suspendre plusieurs agents de douanes dont des inspecteurs ayant traité les containers, pour étouffer le scandale.

Les calculs des enquêteurs font ressortir un chiffre de pas moins de 700 containers importés depuis janvier passé , à raison de 60 containers chaque mois, avec une valeur de 200 à 300 mille euros le container. un simple calcul permet de dire que le montant des devises transférés pourrait dépasser facilement les 100 millions d’euros.

Un chiffre qui donne le tournis , au moment ou Algérie s’achemine vers l’endettement extérieur et l’austérité budgétaire,  pour préserver les réserves de changes.

 

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