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J.D.O à la rencontre de la musicienne Meryem Benallal: La consécration du chant mélodieux

dans Actualités/Arts & Culture
  • Entretien réalisé par Adnan H

La musique andalouse favorise en soi un bien être intense. Son lyrisme, accompagné d’alchimie, poétique fait vibrer la sagesse .Madame Meryem Benallal, ravive le verbe mélodieux lié depuis longtemps à la musique classique algérienne

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Journal De l’Oranais : Bonsoir Mériem, nous vous remercions pour le temps que vous avez bien voulu nous consacrer. -Mériem, pouvez –vous vous présenter aux lecteurs ?

Meriem Benallal : -Bonsoir, le plaisir est partagé. En résumé, Mériem Benallal est artiste, chanteuse de musique andalouse, architecte de formation et maman de trois petits garçons.

J.D.O – Quel est votre parcours musical ?

M.B : -Alors, mon entrée dans le monde artistique s’est faite en 1998, quand j’ai été repérée par un des membres de l’association de musique andalouse «Awthar Tilimcen», lors d’une fête scolaire à l’occasion du 16 avril. On m’a proposé d’intégrer l’association, d’apprendre la musique andalouse et de perfectionner mes capacités vocales et mes connaissances en matière de musique andalouse.

Comme j’étais de Tlemcen et que j’aimais déjà chanter andalou, ma première chanson était dans le genre «Madih» et avait pour titre «Soukna amer billah». Je suis restée 4 ans dans cette association ; j’ai appris beaucoup de choses, notamment dans la musique classique andalouse dite «La Nouba».

En 2002, j’ai entamé ma carrière solo et professionnelle ; j’ai alors enregistré mon premier album intitulé «Sidi Mohamed Benali» une chanson du «madih» tiré du patrimoine tlemcenien.

J.D.O -Pourquoi vous avez choisi la musique andalouse ?

M.B –Pour ne rien vous cacher, je chante tous les styles, du «tarab», Oum Keltoum, Warda el Djazaïria, Faïrouz ….et bien d’autres. Je chante aussi les chansons occidentales et je suis une grande fan de Céline Dion. Mais l’andalou est une musique qui me ramène et me renvoie à mes origines ; c’est un style que j’aime beaucoup de par ses poésies et ses mélodies ; j’en suis tombée amoureuse et je me suis faite une promesse de la préserver.

J.D.O-Combien d’albums avez-vous enregistré?

M.B -J’ai enregistré 4 albums qui sont sortis sur le marché et 2 noubas qui sont destinées à des coffrets, donc elles ne sont pas encore sur le marché.

J.D.O- Parlez-nous de votre discographie. –

M.B: en 2002, « Sidi Mohamed Bénali« ; en 2008, « ya moulati« . En 2012 il eut deux albums, l’un s’intitule «khatri bel jafa taadeb » et l’autre «kasidet el oum». Ce sont les deux derniers, ils contiennent des chansons hawzi rares qui n’ont pas été enregistrés auparavant, comme la chanson hawzi «ach dwak ya taleb» ou encore «ya msellemine kalbi» , «chraa allah ya hlal ezzine». Et dans le deuxième un « aroubi » chanté beaucoup à Constantine «galou laareb galou». C’est l’histoire de Salah Bey mais je l’ai interprétée à la tlemcenienne à la manière du Cheikh Larbi Ben Sari. « Kassidet el oum », c’est une magnifique chanson qui parle de l’amour et du sacrifice maternels, tirée du melhoun marocain. –

J.D.O : Un mot sur le concert dédié à l’autisme.

M.B -L’autisme est un handicap qui touche de plus en plus d’enfants. On n’entendait pas parler de cette maladie, il y a quelques années par manque d’informations ; j’ai connu l’autisme à travers l’association «Autisme Tlemcen» qui exerce au centre Benkalfat à Mansourah. Elle s’occupe d’enfants autistes et pose aussi le diagnostic des parents en détresse.

Comme elle fonctionne grâce à des dons et qu’elle a des besoins continus afin de d’améliorer les conditions de travail pour ces enfants, j’ai proposé de les aider en organisant pour eux et à leurs profits, des concerts caritatifs que j’ai intitulés « Aâmel el kheir wensah».

Mon souhait est de continuer dans ce concept du caritatif, c’est une très bonne chose. J’aimerais en faire chaque année pour aider les associations en difficultés.

ENTV : culte de la «médiocratie»

dans Contributions
  • Par Adnan. H.

«Penser veut dire adhérer» Pierre Legendre

Un journaliste a été suspendu pour avoir omis de prononcer la formule de : «monsieur le président» ; cela démontre manifestement que la télévision est encore aux ordres.

EPTV

La pensée conforme, se substitue à la pensée unique qui détruit sans cesse l’avenir du pays avec la complicité des forces destructrices, qui mettent toujours en avant l’apocalypse de l’embrigadement au détriment d’une liberté imaginative et créatrice.

La légitimation du système répressif n’a pas encore fait le deuil de la conception totalitaire du parti unique d’où la résurrection de la dictature qui se réactive encore à travers la « soft barbarie ».

La force de l’hégémonie adopte un aspect irrationnel vis-à-vis de la liberté en court-circuitant toute opposition qui se met en travers de ce système qui perdure malgré tout.

De ce fait, la force agissante trouve sa place dans la rationalisation des comportements, qui permettent le processus par lequel le journaliste est confronté à la loi du silence et essaie de chercher des raisons pour sauver le régime tyrannique de l’audiovisuel, qui justifie à tort ou à raison cet acte dénué de bon sens et se laisse entrainer dans une violence symbolique.

Dans ce cas de figure c’est la mauvaise foi qui prime dans ce manège où la parole libre serait à la remorque de la basse flatterie ; pour ne pas assimiler cet oubli à un crime de lèse- majesté «fakhamatouhou». Ce semblant de liberté d’action est identique à une anesthésie générale.

Devant ce geste d’exclusion, la fonction de journaliste est menacée ; Au-delà du musellement générateur de malaise sociopolitique, la question se pose sur la soumission et la dépendance des journalistes de l’ENTV qui jouent avec les mirages du dogmatisme.

Jusqu’à quand va-t-on garder ce regard myope qui favorise les gestes d’exclusion qui mettent en évidence la négation du conflit. La mise en exergue d’une culture journalistique exige une discipline d’action qui répand la démocratie. C’est par l’exigence de nouvelles formes de socialité remplaçant l’anomie basée sur l’interdit et l’incommunicabilité que les acteurs sociaux devraient contraindre la société à se développer.

Ceci dit , ce phénomène a tendance à se banaliser et à révéler la multiplication des formes de violence notamment dans les sociétés fermées, au pire plombées et au mieux entrouvertes, qui impose l’engagement d’une dynamique susceptible de créer l’émergence de citoyens capables et respectables qui mettraient fin au règne de l’homme jetable et méprisable .

Enfin à partir de ces dogmes, la mise en avant du tabou permettrait de mesurer l’évolution de l’imaginaire trompeur des acteurs par rapport aux mutations profondes et les enjeux qui en découlent

 

Projection en avant première du film documentaire: Zeddour Brahim Belkacem où le parcours de l’étudiant-martyr

dans Arts & Culture
  • Par Adnan. Hzaddour

 

La cinémathèque d’Oran a abrité un film documentaire d’une heure 40mn sur l’étudiant-moudjahed avec la présence du réalisateur Zakaria Kaddour Brahim. Avant de passer à la projection ,le réalisateur avait rappelé qu’Oran demeure la ville de la quintessence des idées et la terre des martyrs qui ont sacrifié leurs vies pour l’indépendance du pays.

 

Le film documentaire met en avant des témoignages pointus sur la figure emblématique de l’étudiant martyr d’Oran sacrifié sur l’autel du colonialisme.

A cet égard, l’historien Benkada Sadek relate le parcours exemplaire de cette figure historique en faisant des haltes sur plusieurs périodes allant de l’enfance à l’âge adulte.

Il a fait un rappel sur sa famille en évoquant son père Si Tayeb El Mhadji grande figure spirituelle. D’autres témoignages de compagnons de route abondent dans ce sens en racontant que ce moudjahed s’est engagé dans la politique en embrassant plusieurs organisations en étant délégué du PPA-MTLD d’où sa rencontre avec Messali El Hadj.

En effet après des études au Caire,il retourne à Oran pour préparer le chemin de la résistance. Sur cet aspect, l’historien Benkada fera savoir qu’il avait une vie culturelle palpitante. Dans la même lignée, un des proches dira qu’il avait un élan pédagogique pour faire asseoir des stratégies de lutte et des débats intense et parfois houleux.

Le film documentaire relate son interpellation par les services de la sécurité DGST, et sa tragique disparition sous la torture. Lors du débat, le réalisateur a émis le vœux de voir plusieurs films documentaires sur le parcours historique des combattants.

Bel Horizon et Ofaj mettent en place des ateliers sur les « expressions plurielles »: Comment « déconstruire les préjugés »?

dans Génération "jeunes"/Vie associative
  • Par Adnan. Hplurielle.jpg1

 

L’association Bel Horizon a organisé, hier, un atelier sur «les stéréotypes et préjugés, déconstruire les préjugés».
 Au-delà de la sauvegarde du patrimoine, l’association Bel Horizon, conjointement avec l’Office Franco Allemand de la Jeunesse OFAJ, concentre son énergie sur la mise en place d’ateliers d’expressions plurielles qui constituent l’élément moteur de la réflexion.

 

A ce sujet, des groupes de jeunes Allemands, Français et Algériens ont animé, durant la journée de ce samedi, plusieurs ateliers de débats interactifs à l’Institut Français, sur les préjugés, stéréotypes et discriminations.

En guise de préambule, Ismahane, membre de l’association, a exprimé bel et bien le « dynamisme régulateur » de ces ateliers dans la mise en œuvre féconde d’échanges fructueux.

Organisés sur plusieurs espaces et utilisant différentes méthodes d’animation, les jeunes participants ont abordé 3la pleine négativité des préjugés sur l’incompréhension et les désordres qu’ils suscitent en désagrégeant le tissu social… »

Pour nos interlocuteurs, la « découverte de l’autre et l’altérité » demeurent l’une des catégories fondamentales de l’esprit pour « comprendre le genre humain dans sa dimension la plus large »

Dans ce sens, les animateurs feront savoir à l’assistance, composée de jeunes, que « l’affirmation d’une humanité partagée doit favoriser un brassage culturel et une identité qui doit être en perpétuelle actualisation avec les interactions d’autrui, d’où le cri de Rimbaud:  »Je… est un autre ».

Table ronde et débats

 

La journée a été clôturée par une table-ronde, modérée par un membre de Bel Horizon et animée par les jeunes participants à cette action qui s’est étalée sur deux années. Il est à préciser que l’action a débuté, en février 2012, par une formation suivie en Allemagne durant une semaine.

Cette activité avait pour but de former de jeunes référents Algériens, Français et Allemands. Les référents ont ensuite investis des lycées pour sensibiliser les élèves à la thématique «Stéréotypes, préjugés et discriminations». Une seconde rencontre s’est tenue, à Lyon, en novembre 2012 pour faire le bilan de l’action et tenter de l’élargir à d’autres pays (Italie, Grèce, Espagne, etc.)

Les jeunes participants à la table-ronde ont fait un rappel de l’action et chacun, ensuite, est revenu sur son parcours, faisant part de son ressenti et de l’impact qu’ont eu la formation et les activités organisées sur sa vie.

Le second temps de la table ronde s’est attaché à faire part des prolongements de l’action dans chacun des pays et à s’interroger sur les possibilités d’échanges interculturels entre les pays des deux rives de la Méditerranée.

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