Vente-dédicace de A.S. Benziane : «Youmma» en vedette à la librairie « Livres Arts et Culture »

dans Actualités/Arts & Culture
  • Par ZIAD Salah

Devant un nombreux public, Méliani Hadj a présenté, à la « Librairie Livres Arts et Culture »,  le roman «Youmma» d’Ahmed Saïfi Benziane publié chez Harmattan Algérie. Il a commencé son intervention en rappelant que c’est le second roman de l’auteur qui avait déjà publié en 2004 «L’autre maîtresse» chez Dar El Gharb.

Le dernier né de Benziane diffère diamétralement du premier où il avait essayé «de déverser son rapport au monde», ce qui est commun à «tous les premiers romans» dira Meliani. Et d’ajouter «j’ai été surpris par la tonalité de ce roman», un texte «serein».

L’autre particularité de «Youmma » est «son écriture blanche». Il expliquera le sens de cet euphémisme: «phrases courtes» et «usages de termes très précis».

En plus, l’auteur s’est donné la peine pour doter son roman d’une construction puisqu’on y trouve une histoire qui évolue avec un suspense.

L’autre trait distinctif de l’ouvrage de Benziane, qui est en fait «une simple chronique familiale», se sont les «questions profondes posées à partir de faits très simples». Et pour Méliani l’auteur n’est pas tombé dans le travers de vouloir résoudre des interrogations d’ordre philosophiques.

Il laissera le loisir à son lecteur de se les poser ou de les extraire des faits relatés. Cependant, le présentateur du roman a relevé que les dialogues ne sont pas toujours percutants et que le rythme baisse par moments.

Pour sa part, Mohamed Mebtoul a livré, à la présence, sa lecture sociologique de «Youmma» de Saifi Benziane. Il parlera de «la désacralisation du cimetière», un espace où véritablement le texte prend son envol quand le personnage principal, ivre, surprend la présence d’une âme.

D’un autre côté, l’auteur a réussi la prouesse de «déconstruire certains stéréotypes» et surtout de «donner la parole aux personnes de si peu» dira notre sociologue. Il finira ses remarques par relater «la tolérance» qui traverse la trame du roman. Pour preuve les principaux personnages se nomment Aissa et Meriem dans un cimetière musulman.

L’auteur qui a été sollicité par les présents à cette séance de vente-dédicace devait s’expliquer notamment sur le titre «Youmma». Il dira «en plus de la sonorité, j’ai préféré cette appellation propre à l’est du pays à Mma courante chez nous en raison d’une chanson et surtout parce que j’ai lu un beau texte de Nourine Djelouat titré « Mma »». Évoquant de ses personnages, il dira qu’ils ont été «soumis à l’épreuve de la certitude».

Sinon, il expliquera qu’il traînait l’idée de ce roman depuis fort longtemps en évoquant des personnages, notamment une juive, de son enfance.