Tarissement de la manne publicitaire : L’État au secours de la presse… »parapublic »

dans Actualités
  • Par Halim Seghir

Crées et encouragés par les pouvoirs publics pour endiguer l’influence de certains journaux à audience, la presse qualifiée de « parapublique » traverse une crise profonde de trésorerie à cause de la raréfaction des entrées publicitaires prodiguées par l’Anep. Les pouvoirs publics décident de leur renvoyer l’ascenseur pour service rendu.

Selon certaines informations, le premier ministre Abdelmalek Sellal a présidé une réunion consacrée à la situation que traverse un certain nombre de titres de la presse locale et nationale en raison de tarissement des rentrées publicitaires.

Selon nos sources, parmi ceux qui ont pris part à cette réunion, on signale la présence du directeur de l’Anep, agence qui a le monopole de fait de toute la manne publicitaire en provenance des institutions, organismes et entreprises publiques.

Il semblerait qu’une opération de sauvetage a été décidée et qu’une trentaine de titres nationaux, qu’on qualifie de « parapublics », et une dizaine de titres locaux vont en bénéficier.

On ignore les critères retenus ou arrêtés pour sélectionner les titres éligibles à ce soutien décidé par les pouvoirs publics. On indique que des titres appartenant à des «oligarques» font partie du lot des bénéficiaires de cette aide.

Ce qui est établi c’est que le tarissement de la manne publicitaire a été ressenti par une grande partie des publications. Au point ou certains journaux ne sortent plus quotidiennement. Le cas de la Voix de l’Oranie et sa version en langue arabe sont dans ce cas.

Mais ce sauvetage, décidé par les pouvoirs publics, repose la question du monopole exercé par l’Anep sur la manne publicitaire publique.

D’autre part, cette intervention de l’État au profit de certains quotidiens ne peut pas arranger définitivement la situation financière de ces titres. Autrement dit, c’est une solution provisoire.