Mise à la retraite du général de corps « Toufik »: Saidani impose … le silence

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  • Par ZIAD Salah

Sur ordre de leur SG, les cadres du FLN ne sont pas habilités de commenter les changements intervenus au sommet de l’institution militaire, c’est-à-dire la mise en retraite du désormais ex-patron du DRS le général du corps Toufik.

Selon une source proche de ce parti, Amar Saidani a envoyé une instruction aux mouhafeds du parti, ainsi qu’aux députés, sénateurs et hauts cadres du parti leur interdisant la formulation de tout commentaire concernant ce que certains considèrent l’évènement politique majeur de la rentrée sociale de cette année.

D’ailleurs, jusqu’ici plusieurs formations et leaders politiques se sont exprimés sur la décision attribuée au Président de la République sauf le FLN et ses deux alliés dans le gouvernement, en l’occurrence TAJ de Amar Ghoul et le RND du revenant Ahmed Ouyahia.

Remarquons également que Amara Benyounès et son parti le MPA sont devenus inaudibles depuis le dernier remaniement ministériel d’il y a quelques mois.

Mais le silence de Saidani est le plus éloquent puisque c’est lui qui a ouvert les hostilités avec le DRS et particulièrement son ex patron la veille des élections présidentielles d’Avril 2014.

Fort probablement sur injonction, ou du moins proposition, de ses mentors qui lui ont offert le poste de SG de l’ex parti unique, Saidani a entamé «le processus de démystification» du DRS et de son ex patron en réclamant «la civilisation» de l’État algérien.

C’est lui qui avait réclamé le retrait des colonels des Services des ministères de la République, première opération d’effeuillage des institutions relevant du DRS.

L’hypothèse la plus plausible serait que le silence que s’est imposé Saidani et qu’il a imposé aux responsables de son parti serait le résultat d’une injonction de ces mêmes mentors qui l’avait missionné la veille des élections présidentielles.

Pourtant, le SG du FLN a besoin de n’importe quelle opportunité politique pour rebondir et retrouver sa place dans le concert politique national et surtout desserrer l’étau suites à ses démêlées réelles ou supposées avec la justice française.

En tout cas le silence de Saidani accentue d’avantage son écartement de la scène politique et médiatique nationale.