La CGATA appelle à un rassemblement des travailleurs: Pour sauvegarder le pouvoir d’achat…dignement

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Par H. I. M.

Pour célébrer le 1er mai, les travailleurs algériens affiliés aux syndicats autonomes ont choisi la protestation comme moyen et Oran comme lieu. La protestation sera pacifique sous forme d’un rassemblement pendant trois (03) heures à l’ex-place des Victoires. 

La symbolique est, certes liée à une stratégie syndicale, mais exprime

avant tout «le ras-le-bol» des travailleurs. Cela est également exprimé d’une manière claire et précise lorsqu’on examine les objectifs de la contestation: contre la dégradation du pouvoir d’achat, pour le libre exercice du droit syndical et pour la solidarité entre les travailleurs. Ainsi, la Confédération Générale Autonome des Travailleurs Algériens, CGATA, compte, par cette action, interpeller certaines consciences et en réveiller d’autres.

C’est suite à la répression, «dure et pure» qu’ont subis les travailleurs de la fédération des employés de Sonelgaz, que le mot d’ordre est venu pour rassembler atour d’un idéal et d’un objectif. Les cadres syndicalises de ladite confédération, connus pour leur engagement dès les premières semaines de la promulgation des lois autorisant l’exercice des syndicats et corporations autonomes,  dont ceux du SNAPAP, conscients des enjeux économiques et sociaux actuels, demeurent fidèles à leurs principes et façons de penser.

Rencontré au siège du SNAPAP à Oran, Mr Mecheri Larbi Salim, cadre et militant de la CGATA,  nous expliquera que «la participation au rassemblement sera porteuse de notre vision quant au recul des droits civiques et sociaux

Cette vision inclura la manière de sortir vainqueurs d’un bras de fer Pouvoir-Syndicats autonomes, sachant que «le premier fait tout» pour rendre le travail syndical une force d’alliance pour tout ce qu’il décide et promulgue.

Selon notre interlocuteur, «aucune motivation, autre que défendre les droits sociaux et professionnels» n’est à l’origine de la décision à choisir Oran afin d’abriter ce rassemblement, qui marquera certainement, un tournant dans les milieux professionnels des deux secteurs, économique et de la fonction publique.

C’est ainsi que «tous les slogans liés à la lutte syndicale et le pouvoir d’achat» autorisés, et c’est pourquoi les participants ont été briefés pour ne pas répondre à la provocation en scandant par exemple des slogans anti vote.

La lutte syndicale prônée par la CGATA, qui ne date pas d’hier, est une forme d’organisation en réponse au gouvernement qui a misé sur tous les moyens pour bloquer et affaiblir les différentes actions des corporations dans les divers secteurs comme ceux de la santé publique, l’éducation, l’enseignement supérieur, les collectivités locales et les entreprises à vocation économique.

Pour la «lutte» syndicale en Algérie, et après l’alliance Etat-UGTA-Patronat et «la charte» de la bonne conduite dans le secteur de l’Education nationale, le SNAPAP, confortée par le SNESS représentant des enseignants du Supérieur, demeure une source pour «tous les opprimés» du monde du travail en Algérie, dont la copie sociale a été revue et corrigée par les autorités publiques pour répondre aux désirs de ceux qui détiennent le nouveau pouvoir celui de l’argent.