D’Oran à New York en passant par Paris: La « JIVE » prend forme

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Dans les jours ou les semaines à venir, la représentation diplomatique algérienne auprès des Nations Unis, à New York; se chargera de la transmission du projet de résolution de la JIVE (Journée Internationale du Vivre Ensemble) aux pays membres des Nations Unis pour en prendre connaissance avant de le discuter et l’adopter en séance plénière. A préciser que ce projet est l’initiative d’AISA (Association Internationale Soufie Alawiyya) une ONG qui a un statut spécial auprès d’ECOSOC (Conseil économique et social des Nations Unis) dont le président d’honneur est Cheikh Khaled Bentounès patron de la zaouiya Al Alawiyya.

Au courant des derniers jours, Cheikh Bentounès a rencontré à New York, le ministre des Affaires Etrangères Abdelkader Messahel ainsi que l’ambassadeur d’Algérie. Les deux parties ont coordonné entre eux les démarches à entreprendre pour faire aboutir le projet de la JIVE, de portée universelle, qui sera proposé au nom de l’Algérie et qui est déjà inscrit dans l’agenda de L’organisation onusienne pour l’année en cours.

Dans le cadre de la même perspective, Cheikh Bentounès, a adressé le 14 juillet 2017 une lettre au SG des Nations Unis Antonio Guteress, lui expliquant les démarches de l’ONG Aisa et rappelant toutes les étapes accomplies avant la prise de décision de dépôt du projet de résolution de la JIVE au niveau du secrétariat des Nations Unis.

L’on apprendra que l’ordre soufi allawi a été qualifié «d’école de paix et de convivialité religieuse» par l’UNESCO en septembre 2015. Le courrier du Cheikh Bentounès reviendra sur «le festival du vivre ensemble» organisé à Cannes en 2010. Mais c’est le «Congrès International Féminin-Paroles aux femmes», tenu à Oran en Octobre 2014 et qui a vu la participation de 2600 personnes venues de 42 pays, qui constitue une étape décisive dans la genèse de la revendication de la JIVE.

En effet, selon la même missive, les congressistes ont voté une motion appelant à œuvrer pour l’instauration de cette journée par l’organisation onusienne. D’ailleurs, certains médias qui ont couvert l’événement qui ont saisi la portée de l’appel formulé par Cheikh Bentounès ont parlé de «l’Appel d’Oran».

D’autres manifestations abondant dans le même sens ont été citées par Cheikh Bentounès dans son sorte de mémorandum adressé au SG des Nations Unis.

Par ailleurs, le patron de la zaouiya Al Alawiyya rappelle ses rencontres et entrevues avec des chefs d’Etat et de hauts responsables de certains pays membres des Nations Unis, dont Angela Merkel, la chancelière allemande.

Un réseau mondial, chargé de prendre en charge la tâche de sensibilisation pour cette journée de tolérance et d’acceptation de l’autre a été crée. Il se nomme «Synergie 17 ODD». Ainsi, il fixe définitivement sa référence aux 17 principes des Nations Unis du développement durable.

Cheikh Bentounès revient sur le prix décerné par son ONG à des personnalités mondiales qui ont marqué l’instance onusienne par leur travail et engagement en faveur de la paix et la stabilité dans le monde. Ce prix porte le nom de «l’Emir Abdelkader pour la promotion du vivre ensemble et la coexistence pacifique dans la Méditerranée et dans le monde».

Le choix de l’Emir n’est pas fortuit, explique l’auteur de la lettre puisque l’exilé de Damas a réussi à sauver des milliers de vies humaines en empêchant le massacre des chrétiens. «La Déclaration de Paris» est la dernière étape de tout un processus entamé depuis des années pour faire admettre la nécessité d’instaurer une journée internationale du vivre ensemble, plaidant pour la réconciliation de ce qu’il appelle «la famille humaine» souligne Cheikh Bentounès.

Il est à souligner que le dossier que doit présenter la délégation officielle algérienne comprend antre autres ces documents dont nous détenons la copie de certains d’entre eux : la lettre au SG des Nations Unis, la Déclaration de Paris entre autres.

En initiant une telle entreprise et en plaidant concrètement et sur le terrain pour une réconciliation entre différents ordre religieux par ces temps d’extrémismes et de repli sur soi, Cheikh Khaled Bentounès est un potentiel candidat au prix Nobel de la paix. Une opinion partagé par plusieurs observateurs……….

  • Par ZIAD Salah