Déclaration citoyenne sur la Vieille Ville : Le Wali d’Oran s’engage.

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La lettre ouverte citoyenne adressée aux pouvoirs publics, en particulier  au wali d’Oran et au ministre de la culture semble, à priori, porter ses premiers fruits. En effet, une délégation des signataires de l’appel a été reçue, ce mercredi,  par le secrétaire général de la wilaya d’Oran sur instruction du wali.

Il est à rappeler que les signataires de la déclaration ont émis cinq propositions dont l’arrêt des «démolitions anarchiques suite au relogement d’une partie de la population de la vielle ville, la composition d’une commission ouverte aux compétences pour statuer sur l’état des immeubles ainsi que d’installer un gardiennage pour éviter le pillage des matériaux».

Dans cette même missive, les signataires avaient appelé les pouvoirs publics à accompagner les «propriétaires qui veulent rester à Sidi el Houari (assistance, organisation et aide pour réhabiliter leurs immeubles)», ainsi qu’à l’ouverture d’un «chantier de fouilles archéologiques à la Casbah» et le renforcement en moyens humains du maître d’ouvrage en charge du «secteur sauvegardé» qu’est la Direction de la culture.

A cet appel, le Wali et le Sg ont assuré les signataires de leur adhésion à la sauvegarde du patrimoine oranais et la prise en charge des revendications portées dans ladite lettre.

Mais ils ont à préciser que les démolitions anarchiques qui ont eu lieu et qui ont scandalisé l’opinion oranaise ont reçu « l’aval de la Direction de la culture ».

Sur ce point, la délégation a rappelé que la dite direction ne dispose même pas d’architectes d’où la recommandation faite au ministère de la Culture de la «renforcer en moyens humains et matériels pour qu’elle puisse jouer son rôle dans la maîtrise d’ouvrage ».

Le point le plus important est de doter le maître d’ouvrage du budget nécessaire au lancement du PPSMVSS.

Rappelons aussi que ce budget a été gelé car la direction de la culture a mis plus de 2 ans à élaborer un cahier de charges qui n’a aucune originalité puisque on pouvait  s’inspirer des ceux des secteurs sauvegardés de plusieurs villes dont celui de Constantine élaboré par l’éminent et regretté architecte M. Badjaja.

Cette lenteur et force d’inertie de la précédente directrice de la Culture a fait des dégâts sans aucune réaction du ministère de tutelle.

Donc pour ce point qui a été déjà soulevé lors de la 1ere réunion de la Commission d’embellissement, le Sg a assuré la délégation qu’une dotation du budget de wilaya sera effectuée pour lancer l’étude.

D’autres points ont été soulevés comme l’ouverture du chantier de fouilles archéologiques, l’implication du Ministère de la culture et la disponibilité de la Wilaya pour prendre en charge les doléances des pétitionnaires.

A partir de ce premier contact, il a été décidé que d’autres séances de travail suivront en présence du P/APC d’Oran, de la Direction de l’urbanisme, du chef de Daïra ainsi que l’actuel responsable de la direction de la culture pour faire aboutir les revendications.

Pour autant, les pétitionnaires ne comptent pas en rester là car demain samedi 13 janvier, une délégation sera à Alger pour intervenir au niveau du Ministère de la Culture et de la Commission nationale de l’UNESCO jugeant que la situation devient intenable et que tous sera mis en œuvre pour la débloquer.

Par Lylia Myriam