Changement à la tête du ministère de l’énergie: De grosses interrogations.

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La nouvelle équipe gouvernementale, nommée ce jeudi, soulève quelques interrogations. Si certaines évictions ont été saluées, notamment celle d’Abdelmalek Boudiaf, ministre de la santé, ou celle de Bouchouareb, ministre de l’industrie et des mines et qui avait l’œil sur l’énergie, d’autres ont suscité des interrogations et ne trouvent pas d’explication jusqu’ici. C’est le cas de Mustapha Guitouni, dont la promotion à la tête de Sonelgaz, entreprise où il a coulé pratiquement sa carrière, a déjà été jugée trop grande pour lui.

Le voilà nommé à la place de Bouterfa, son ex-patron à la Sonelgaz et en tant que ministre de l’énergie. Disons les choses simplement. Nouredine Bouterfa compte à son actif ce qui est désormais connu dans l’histoire du marché pétrolier : «l’accord d’Alger».

Cet accord qui a réussi l’impossible pari de réunir les pays producteurs de l’OPEP et ceux hors-OPEP autour d’un objectif : réduire la production pour éponger une partie du surplus de l’offre et permettre un raffermissement des prix. Depuis cet accord, les prix n’ont pas franchi, à de rares exceptions, la barre des cinquante dollars dans le sens de la baisse s’entend. D’ailleurs Bouterfa se trouve à l’étranger où il participe à la reconduction de cet accord sur une période de neuf mois. Autant dire qu’en l’espace de quelques mois le ministre algérien de l’énergie s’est illustré sur la scène énergétique mondiale.

Pour ou à cause de ce succès, il a été remercié et remplacé par son éternel subalterne. Mustapha Guitouni qui quitte la Sonelgaz en laissant une situation sociale des plus critiques puisque le syndicat autonome de cette entreprise fait toujours parler de lui.

Quid de la situation financière de la situation financière de la Sonelgaz qui doit recouvrir presque une centaine de milliards de DA pour échapper à l’asphyxie.

En tout cas, durant son règne, bref certes, Guitouni s’est illustré par une seule et unique déclaration publique où il a cherché à culpabiliser les citoyens en les qualifiant des premiers consommateurs de l’énergie à l’échelle universelle. Ce qui reste à prouver.

Par ailleurs, l’ex PDG de Sonelgaz ne peut pas se prévaloir d’un CV ou de compétences scientifiques et académiques justifiant cette ascension fulgurante au déclin de sa vie. A part qu’il est de Relizane alors que son prédécesseur est de Kenchela. Déjà, à Oran, certaines doigts pointent la zone d’influence qui serait derrière cette super-promotion.

Quant à Bouterfa, il aura pour consolation qu’il n’est pas le premier ministre dégommé alors qu’il était en mission au service des intérêts majeurs de la Nation. L’économiste Hocine Benissaad, alors ministre de l’économie l’a devancé sur ce chapitre quand il a remercié alors qu’il était à Tokyo pour négocier des facilitations de payement pour son pays.

Le cas de Guitouni interdit à Tebboune et ceux qui l’ont placé et lui ont dicté la composition de son gouvernement de développer la thèse du recours aux compétences. Au contraire, ce sont d’autres critères qui président au choix des hommes qui dirigent les affaires du pays…ou les affaires d’un clan de ce pays.

  • Par ZIAD Salah
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