Après le report de la visite prévue en décembre : Alain Juppé début février à Oran.

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  • Par B. Nourine

Cette visite était programmée en décembre de l’année dernière mais elle fut annulée en dernière minute. Le maire de Bordeaux avait justifié l’annulation par le fait qu’il ne pouvait se déplacer pendant que la France pleurait ses morts de l’attentat de Paris.

Pour autant, la virée oranaise du maire de Bordeaux aura pour objectif de consolider les relations entre les deux cités par la signature d’accords de coopération dans le sillage de l’accord de jumelage qui unit les deux villes.

Selon des sources bien informées, Alain Juppé rencontrera la communauté française établie à Oran ainsi que les associations engagées dans le protocole de jumelage.

Aussi, un déplacement est prévu à la Chapelle de Santa-Cruz et une virée au quartier de Sidi El-Houari ou il visitera quelques monuments historiques de la vieille ville.

Le clou de cette visite se déroulera au mythique jardin d’Ibn Badis (Promenade de Letang) ou le maire de Bordeaux et la délégation qui l’accompagne feront le point avec les autorités compétentes, sur les possibilités de coopération en matière d’étude paysagère pour la réhabilitation du site, considérée comme le plus ancien jardin public du pays.

Il est utile de rappeler qu’une étude sur le sujet a déjà été engagée par la Direction de la Culture et dont le soin a été confié à notre confrère et paysagiste Samir Slama.

Ceci pour le côté cour. Côté jardin, cette énième escapade du maire de Bordeaux à Oran sera précédée par une halte «politique» à Alger où il aura à rencontrer les plus hautes autorités du pays. Le maire enfilera son costume de candidat à la candidature de la droite française aux présidentielles de 2017.

Au-delà du discours officiels, la visite à Alger, de Juppé, à l’instar de toutes personnalités étrangères, sera, une nouvelle fois, l’occasion de prouver la capacité du Président Bouteflika de diriger le pays, avec « alacrité » face aux voix, de plus en plus nombreuses, qui déclarent le contraire.

La perspective des présidentielles françaises étant en ligne de mire, Alger étant un passage obligé pour tout candidat de l’Hexagone. «Le fils ainé de Jacques Chirac» (dixit Claude Chirac), qui caracole dans les sondages, n’aura aucune peine à démontrer qu’il a déjà jeté (et sait encore jeter) les passerelles entre les deux rives contrairement à son rival de droite Sarkozy plus prompt à fréquenter le palais royal de Rabat qu’El-Mouradia ou encore «l’ami» Hollande de plus en plus proche de la sortie. A moins que Daesch ne donne le dernier coup de pouce salvateur, aux … Le Pen.