4ème et dernière soirée du festival de la chanson oranaise: Quand Benchennet émeut le public

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En présence du secrétaire général du ministère de la Culture, M. Smail Oulebsir, et du directeur de l’ONCI, M. Lakhadar Bentorki, la dernière soirée de la 10ème édition du festival local de la chanson oranaise a eu son lot de réussites, d’émotions et de cafouillages, une tendance devenue, sans grande surprise, une marque locale. Explications.

Des satisfactions certainement

 

Côté réussites et satisfactions, nous retenons, pour cette dernière soirée, une affluence assez nombreuse d’un public acquis, dans une ambiance « bon enfant ». Ce qui était apparent, tout au long de cette édition, c’était la présence, en grand nombre, d’un certain public relativement âgé, des septuagénaires et des sexagénaires des deux sexes.

Dans ce volet, il y a le passage sur scène de Houari Benchennet, pour interpréter une chanson en hommage au feu Blaoui Houari, et de Rahal Zoubir, incontestablement, 3ème pilier du genre « El Wahrani ». Il a interprété pour l’occasion, « Wahran Wahran » et « Rani mhayar« , avec de nouvelles distributions musicales, avant de chanter sa « Saadia« .

Les résultats du concours annoncés par le président du jury, M. Abdallah Tammouh, a été sans grande surprise. C’est le jeune Khatir Kessairi qui a été le lauréat du premier prix, suivi respectivement de Othmane Boudia et Abdallah Hamzi, alors que Fayçal Bekhti a obtenu les encouragements des membres du jury.

Les six jeunes candidats au concours de cette année, s’ils sont bien pris en charge, constituent des éléments sûrs au sein du vivier pour l’avenir de la chanson oranaise.

Le plein d’émotions

En ce qui concerne les émotions, le passage de Houari Benchennet en a été un moment plein. L’interprète de « Ersame Wahran« , ému, a été très inspiré lors de son hommage rendu au feu Blaoui, ce qui lui a valu un « standing ovation » très chaleureux de la part du public, dont certains visages ont été tellement touchés qu’ils ont laissé couler quelques larmes. Le chanteur, lui-même, n’a pas pu se retenir, avant d’essuyer ses larmes et continuer de chanter.

L’autre moment à retenir est le passage de Mekki Nouna qui a pu déclamer quelques vers du « Melhoun » en hommage au feu Blaoui. Avec son humour noir et direct, Nouna a su faire passer des messages aux jeunes générations, lui, qui a été longtemps banni des couloirs et bureaux de la direction et du palais de la Culture.

Le flop

Comme à son habitude, le festival a eu son lot de comportement à classer dans las case « flop ». Le déception est venue de Maati El Hadj, pourtant valeur sûre et expérimenté, n’a pas daigné apprendre les paroles de « ses » chansons, et s’est contenté de lire à partir…du pupitre.

Quant aux responsables, ils ont procédé au rituel échange d’hommages et de distinctions, en s’offrant mutuellement des cadeaux, des bises et des fleurs.

Dans ce cafouillage, le chef de daira et le wali et le maire d’Oran qui est en vacances à l’étranger, ont été, chacun, destinataires d’hommages lors de cette édition, une manifestation purement…culturelle.

  • Par MINA H.